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La BROSSOSPHÈRE, à jamais dans l'orbite de l'hypnose.

Gaston BROSSEAU et Andrée FORTIN.
La meilleure façon de vous dire « adieu », est peut-être de laisser quelqu’un d’autre prendre l’initiative de le faire à travers le regard qu’elle conserve de vous.



Femme au téléphone (Vietnam). © Serge Nouchi
Femme au téléphone (Vietnam). © Serge Nouchi
On risque moins de s’éloigner de l’impact de votre pédagogie ou de votre présence réelle auprès de vos pairs. J’ai donc retenu le propos d’une psychologue qui a assisté à plusieurs de mes séminaires d’hypnose depuis 1987 et de ce qu’elle a intégré de mon univers thérapeutique. Ce qui est particulièrement intéressant dans son écriture c’est l’écart de quatre ans qu’elle a mis entre la question qu’elle avait elle-même posée et l’accouchement de sa réponse qui m’est parvenue récemment.

On y découvre à travers un langage métaphorique beaucoup de nuances de ma « Brossosphère ». Au terme de ma carrière, j’ai la satisfaction de constater qu’au moins une stagiaire a su saisir et intégrer à sa pratique clinique l’essentiel de ma conception de l’hypnose. Je peux donc me retirer dans mes terres avec le sentiment de mission accomplie. Je remercie Andrée Fortin, psychologue québécoise qui m’a autorisé à publier l’intégralité de son texte évocateur.

Le contexte : dans un précédent numéro Hors-Série n° 10 de la revue « Hypnose & Thérapies brèves », paru en mars 2016, sur le thème « Les métaphores », j’avais fait écho à travers sa plume enchantée, dans L’énigme de la Perle noire. Métaphore de la rencontre du Comte de Brosseau. Ou une métaphore qui en cache une autre, de sa perception de mon vocabulaire thérapeutique. Ce qui m’apparaissait dans son premier texte encore quelque peu volontairement ambigu est devenu limpide, lucide de par sa luminosité décrivant à merveille ce que je préconise comme démarche pour s’approcher progressivement des qualités structurales d’un thérapeute efficient et par extension de ma définition d’un adulte. Si ma collègue aime se décrire comme étant la reine de la confusion, je dois constater que paradoxalement elle est devenue à travers sa réponse un rayon de soleil qui dissipe toute la brume matinale du quotidien ou de ma carrière de thérapeute. Je la remercie et je tiens à lui exprimer mon admiration.

LA RENCONTRE DU COMTE DE BROSSEAU, UNE PERLE NOIRE

Par Andrée Fortin, psychologue « Souvenez-vous d’une femme, Jeanne d’Arc, qui partit sur un bateau afin de rencontrer le Comte de Brosseau. Depuis, le temps passa, quatre années. Jeanne d’Arc n’avait pas encore terminé sa bataille. Cette fois-ci, elle voulait traverser la forêt qui la séparait de la lumière, mais il y avait beaucoup d’embûches. Dans cette forêt, parfois sombre, elle s’y plaisait, et d’autres fois elle reculait et retournait dans ses terres.

Mais le Comte lui avait donné une perle noire qui pouvait la guider pour faire face aux quatre dragons. Elle devait composer avec certains enjeux comme la performance, la peur du rejet, la séduction puis la solitude. Toute cette dense forêt qu’elle a dû traverser, avec ses arbres tortueux qui lui parlaient fort, parfois en se fracassant sous les rafales du vent. Et cette noirceur annoncée par les cris des loups.

Et chaque levée du soleil qui vient tout effacer et réveiller ces odeurs enivrantes, et cette chaleur douce... et soudainement les arbres se mettent à danser sous le vent pour lui annoncer cette joie de vivre. Jeanne d’Arc croyait que pour réussir elle devait traverser à tout prix cette forêt, pour arriver sur les terres du Comte de Brosseau. Mais elle ne savait pas que traverser cette forêt n’était pas une question de réussite, mais plutôt son chemin qu’elle avait choisi. Elle n’avait donc pas à performer ni à prouver quoi que ce soit où devenir comme lui. La performance, ce premier dragon à apprivoiser !

Une perle détient une texture très dure, on ne peut donc pas changer sa forme, mais sa translucidité, sa teinte, sans parler de sa couleur ?... Doit-elle rester cachée pour rester vivante dans le noir et rester teintée de ce noir, par peur de perdre toute sa profondeur et par conséquent en priver les autres ? Ce qui lui donnerait un sentiment quelconque de rareté ou de mystère, pour alimenter la curiosité, pour ne pas dire l’intrigue ou le désir. Ce qui ne paraît pas, ce que les autres ne peuvent voir, soit parce que l’on cache volontairement ou parce qu’on ne le voit pas ou parce que l’on ne veut pas que l’autre y ait accès, par peur de décevoir ou peur du rejet, voilà le deuxième dragon et non le moindre.

Rester là au milieu sans trop mener de vague et attendre... attendre que la menace s’efface ou attendre la reconnaissance, le trésor qui est là en dormance, ou attendre sans rien attendre... dans la forêt... Comment est-ce possible ? Ne rien faire, là où il y a tant de mouvements ? C’est comme se poser la question paraître ou apparaître, comment est-ce possible les deux en même temps ? Eh bien, être là, répondrait sûrement le Comte de Brosseau.

D’ailleurs, il avait un talent particulier : il savait reconnaître et voir dans l’ouverture du coeur du rebelle. Ce talent caché, ce trésor incommensurable, enfoui dans le coeur meurtri du rebelle. Ce manque de reconnaissance qu’ont tous les rebelles, et ce qu’ils espèrent de ce regard tout simplement aimant qu’ils ne puissent pas voir, c’est-à-dire ce qu’ils ont de meilleur en eux ! Le Comte de Brosseau affectionnait la lumière et cette lumière faisait grandement partie de sa vie et il aimait la partager avec d’autres et s’alimenter de celles des autres.

Comment reconnaître une personne, dans son intelligence, dans son être, dans sa construction unique ? Peut-être de jouer avec elle, pour la rencontrer ou l’approcher de plus près ou avec d’autres façons d’être ou de faire. Mais encore ?... Et le fameux complexe de Pygmalion, celui qui devient meilleur sous le regard de son maître, parce que ce dernier a cru en lui. Qu’est-ce que l’on en fait ? Ces cellules miroirs qui se rencontrent et qui se reconnaissent, ces enfants rebelles... Qui est la perle dans tout ça, s’est-on demandé ? Celui qui a vu l’autre ou l’autre qui a été vu, tout en sachant que lui aussi a vu l’autre, en train de le voir... Savoir traverser l’enjeu de la séduction pour arriver au coeur du coeur, un autre dragon, le troisième à rencontrer. Jeanne d’Arc avait compris plus tard à quoi tout cet enseignement lui avait servi. Exactement comme une perle, elle pouvait rester cachée dans sa coquille, si elle en avait besoin, par peur d’être découverte ou de mourir sous la lumière, ou bien si elle en avait envie tout simplement…

Elle avait compris que c’est sous sa propre lumière, celle qui vient du coeur, que l’on peut se définir et être. Dans cette lumière, l’on peut s’autoriser à être, parce qu’elle ne brûle pas, elle réconforte, elle réchauffe, et en même temps elle irradie sur les autres. Comme celle du Comte de Brosseau... et cette lumière se nomme la reconnaissance. Lorsqu’il a vu ce qu’il y a de meilleur dans Jeanne d’Arc, il ne pouvait qu’être considéré que comme une perle lui-même. Voir dans le monde interne des autres à travers cet angle vivant, qui est au plus profond de soi, demande un savoir-faire et un savoir-être. Touché dans son être, surtout dans son coeur. Ce que le Comte de Brosseau lui avait donné, c’est la reconnaissance, cette reconnaissance de soi, qui donne du muscle pour traverser des forêts et des continents, le droit de vivre sa vie avec ce que nous sommes... et accepter d’être seul avec soi-même et aussi parfois avec les autres. Le quatrième dragon de la forêt, la solitude, n’était pas loin. Après avoir suffisamment fait connaissance avec ses dragons et les avoir acceptés, elle sortit enfin de cette jungle nord-américaine où les espaces sont vastes et où l’on peut se perdre et/ou éternellement se chercher. Elle avait compris en cours de route que pour traverser cette forêt tortueuse, une chose l’avait aidée, celle de se reconnaître, de croire en elle-même. Les contours apportés par l’ombre ne peuvent… Pour lire la suite...


Gaston BROSSEAU Psychologue québécois. Un tantinet iconoclaste, il a oeuvré depuis 1965 principalement en milieu hospitalier, avec des détours en milieux scolaire, universitaire, organisationnel et clinique, en expertise psycho-légale et en recherche. On lui a décerné les prix Pierre Janet (2011) et Milton Erickson (2018), le mérite de l’Excellence pédagogique de la décennie 2001-2011, et membre du Club des Pionniers de l’hypnose de la CFHTB en 2017. Gaston Brosseau : « Merci aux gens qui m’ont consulté depuis cinquante-cinq ans, aux institutions d’enseignement qui m’ont fait confiance des deux côtés de l’Atlantique. »

ANDRÉE FORTIN Membre de l’Ordre des psychologues, pratique en clinique privée au Québec depuis une vingtaine d’années auprès d’une clientèle adulte. Par le biais de multiples formations dans le domaine de la psychologie appliquée, l’hypnose constitue la base de sa pratique.

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Revue Hypnose & Thérapies brèves n°57 version Papier

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N°57 Mai/Juin/Juillet 2020


- ÉDITORIAL : « Trouver une certaine sacralité de l’autre, humain et non-humain. » Aurélien Barrau. S. COHEN

- LA « BROSSOSPHÈRE ». G. BROSSEAU et A. FORTIN
- THÉRAPIES BRÈVES. W. MARTINEAU
- QI GONG ET HYPNOSE M. SÉJOURNÉ
- MÉDITATION ET HYPNOSE O. DE PALÉZIEUX



ESPACE : DOULEUR DOUCEUR
- Éditorial. H. BENSOUSSAN
- Adolescent mutique. S. COPEAU
- La lévitation en douleur chronique. A. BOUZINAC

DOSSIER : SE SENTIR VIDE
- Éditorial. D. VERGRIETE
- Vide, phobie et transe ordinaire J. BETBÈZE
- Creuser le vide S. LE PELLETIER-BEAUFOND
- Les vides. D. MEGGLÉ
- Vide et addictions. D. VERGRIETE

- QUI PROQUO, MALENTENDU ET. . .« Tout a une fin ! » S. COLOMBO, MUHUC
- Couvade en pays Dendi. C. LELOUTRE-GUIBERT
- Les Grands Entretiens: Elvira Lang. G. FITOUSSI

Livres en Bouche: H. BENSOUSSAN, C. GUILLOUX, L. BILLY, S. COHEN


Rédigé le 23/05/2020 modifié le 26/05/2020
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Laurent Gross
Formateur en Hypnose Médicale au CHTIP à Paris, à l'Institut Hypnotim à Marseille, à l'Institut... En savoir plus sur cet auteur




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Rédacteur en Chef: Laurent Gross

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Dernière Mise à Jour du site: 7 Août 2020

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