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Retisser la sexualité féminine. Par Joëlle MIGNOT. Pour la Revue Sexualités Humaines



Retisser la sexualité féminine. Par Joëlle MIGNOT. Pour la Revue Sexualités Humaines
Rappel des bases intrapsychiques de la sexualité féminine

La sexualité féminine a été l’objet, au cours du XXe siècle, d’études et d’évolutions tant sur le plan psychologique que sociologique, ces deux domaines devant être pris en compte pour mieux comprendre la sexualité de la femme aujourd’hui.

Il est donc nécessaire de faire un rappel historique de l’évolution des idées et, en particulier, l’apport de la psychanalyse dans ses modèles théoriques successifs.
Les deux textes princeps de Freud sur la sexualité féminine datent respectivement de 1931 et 1932. Un certain nombre de points cruciaux de la pensée freudienne seront largement critiqués et rediscutés par des psychanalystes femmes à la lumière du mouvement féministe.

Sur la base de la découverte de la sexualité infantile et de l’inconscient, à partir de la mise en évidence du complexe d’Œdipe, Freud, avec l’étude sur le masochisme féminin, relance l’interrogation sur la sexualité féminine.

Ce qui lui sera largement reproché plus tard, c’est qu’il propose une construction de la sexualité féminine basée sur la sexualité de l’homme et essentiellement tournée vers une quête impossible, l’envie du pénis. Il souligne ainsi pour la petite fille la difficulté de la résolution œdipienne par l’angoisse de castration, celle-ci étant déjà à l’origine « castrée ».
Il reconnaît le mystère de la sexualité féminine sous la forme d’un « continent noir ».

Freud termine sa 33e conférence par cette pirouette : « Si vous voulez en savoir plus sur la féminité, interrogez vos propres expériences de la vie, ou adressez-vous aux poètes, ou bien attendez que la science puisse vous donner des renseignements plus approfondis et plus cohérents. »

La question fondamentale au centre des débats psychanalytiques de l’époque qui va changer l’orientation de toute la conception de la féminité est la suivante : « Y a-t-il, chez la petite fille, une connaissance précoce du vagin ? » Si le débat semble dépassé aujourd’hui, c’est sur cette base de la non-reconnaissance d’une féminité originaire que se sont étayés ensuite les courants de réflexion et de contradiction.

Karl Abraham se pose la question d’une première « éclosion vaginale » de la libido féminine destinée au refoulement et pousse ses hypothèses jusqu’à mettre en parallèle les contractions vaginales spontanées de la petite fille et les premières érections du pénis du garçon. Par ailleurs, il précise ses hypothèses en proposant la « théorie du cloaque » mettant en relation directe les sensations transmises de la zone anale au vagin. Cette question avait d’ailleurs déjà été évoquée en 1916 par Lou Andreas-Salomé dans son texte « Anal et sexuel » par sa notion de « voisinage » anatomique, sensoriel et fantasmatique des deux zones dans la sexualité féminine.

L’école anglaise : si pour Josine Müller le vagin est le premier organe investi libidinalement, c’est Karen Horney qui expose ses idées du point de vue féminin. Elle met en évidence, à partir des fantasmes masturbatoires et des rêves des petites filles, leur connaissance instinctive du vagin. En fait, la fillette craindrait les différentes atteintes dont pourrait être l’objet l’intérieur de son corps. Melanie Klein reprend dans ses travaux cette crainte fondamentale en le resituant dans le contexte œdipien.

L’envie du pénis est alors investie libidinalement et intériorisé « L’Œdipe de la fille ne s’installe pas indirectement à la faveur de ses tendances masculines, mais directement sous l’action dominante de ses éléments instinctuels féminins. » (« La psychanalyse des enfants »). Si l’organe visible est le clitoris, il n’en reste pas moins que la fillette a une connaissance très précoce et au moins inconsciente de son vagin.

Les fantasmes et les sensations qui accompagnent la masturbation clitoridienne, les sensations vaginales qui en résultent, traduisent des désirs d’incorporation du pénis paternel (introjection). Dès la phase orale, c’est-à-dire très précocement, par la déception qu’éprouve la petite fille vis-à-vis du sein et sa conséquence, son déplacement au pénis du père (penis-like), l’Œdipe se met en place. Ernest Jones s’opposera radicalement à Freud en soutenant l’idée que la fillette est dès le début plus féminine que masculine et qu’elle plus centrée sur l’intérieur du corps que sur l’extérieur.

Peu à peu, la psychanalyse sort de ce dans quoi elle s’était engluée, une vision phallocentrique de la sexualité féminine.
L’évolution de la sexualité des années 1970, et en particulier l’avènement de la contraception et la libéralisation de l’avortement, ont donné la possibilité aux femmes de séparer sexualité de procréation et sexualité de récréation. La mise en évidence et l’invitation à la révolte par les mouvements féministes contre la soumission des femmes au désir masculin ont permis de dénoncer la place d’objet assigné à la femme et de lui reconnaître le droit au plaisir. On s’aperçoit néanmoins dans la clinique que les choses ne sont pas si simples, car bien souvent sexualité et maternité restent liées dans la tête des femmes.

Les travaux de Masters et Johnson sur la physiologie du rapport sexuel ont permis également de mieux comprendre le plaisir féminin, tout au moins sur un plan organique. Différents travaux, surtout anglo-saxons et canadiens (par ex. Helen Singer Kaplan, ou plus près de nous, Gilles Trudel) se sont penchés sur la dimension comportementale et « consciente » de la sexualité féminine.

Si les théories d’inspiration psychanalytique de la psychogenèse de la sexualité nous restent précieuses quant à sa dimension inconsciente, il est un fait qu’on ne peut véritablement envisager une compréhension globale de la sexualité de la femme qu’à travers une vision évolutive tout au long de sa vie, et en prenant en compte sa relation à son corps anatomique, physiologique et fantasmatique.

Ainsi, les études récentes montrent qu’orgasme clitoridien et orgasme vaginal sont liés sur le plan physiologique. « Les études scientifiques à niveaux de preuves satisfaisants démontrent bien l’existence d’une zone spécifique du vagin, péri-urétrale, situé sur sa face antérieure, richement innervée, et communiquant de manière dynamique avec le clitoris qui vient s’appuyer lors des mouvements de va-et-vient pendant la pénétration. Cette zone serait à l’origine d’un orgasme pouvant se déclencher pendant les mouvements intra-vaginaux, mais impliquant aussi le clitoris. »

La sexualité de la femme est donc complexe par son aspect secret et c’est avec cette complexité que nous devons composer en sexothérapie hypnotique, la première difficulté tenant aux représentations, tant sur le plan de l’image du corps, de l’acceptation de la féminité, que dans sa dimension d’autorisation face au plaisir et au désir.

Rédigé le 03/06/2011 modifié le 24/09/2011
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