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 <title>Hypnose Ericksonienne &amp; Thérapies Brèves, EMDR Intégrative, Formation en Hypnose, EMDR à Paris, Marseille, Bordeaux, Nancy, Strasbourg. Formation EMDR-IMO</title>
 <subtitle><![CDATA[Hypnose Ericksonienne et Médicale. EMDR Intégrative, Thérapies Brèves. Formations et articles.]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-05T09:24:35+01:00</updated>
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   <title>Comment s’appuyer sur une exception pour co-construire le processus de réassociation</title>
   <updated>2024-06-27T23:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Comment-s-appuyer-sur-une-exception-pour-co-construire-le-processus-de-reassociation_a1356.html</id>
   <category term="Forum 2024 Hypnose &amp; Thérapies Brèves à Bordeaux" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/78652146-57068385.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-02-29T12:49:00+01:00</published>
   <author><name>Ecole Bordelaise ERICKSONIENNE</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Julien BETBEZE. 13ème Forum de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves à Bordeaux. Organisatrice: Dr Sylvie COLOMBANI - CLAUDEL, Médecin Anesthésiste, Hypnothérapeute à Bordeaux. Elle est responsable de la formation en hypnose à Bordeaux.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/78652146-57068385.jpg?v=1709208454" alt="Comment s’appuyer sur une exception pour co-construire le processus de réassociation" title="Comment s’appuyer sur une exception pour co-construire le processus de réassociation" />
     </div>
     <div>
      Les exceptions sont des moments où les initiatives du sujet lui permettent de résister ou de faire un pas de côté par rapport à l’histoire dissociative dominante. Nous rappellerons les différentes manières d’obtenir une (ou plusieurs) exception(s) et la manière de la (les) décrire. Une fois l’exception décrite de façon détaillée et sensorielle, nous indiquerons les questions à poser pour que cette exception devienne délibérée, même lorsqu’elle est perçue par le sujet comme le fruit du hasard ou du contexte.       <br />
              <br />
       Nous proposerons un exercice pour que cette exception soit le début d’une histoire alternative de réassociation et ne soit pas, comme dans tous les processus chroniques, invalidée et ré-avalée dans l’histoire dissociative dominante, source de désespoir pour le patient et d’impuissance pour le thérapeute.       <br />
              <br />
       Après un temps de présentation (30min) et d’explication avec démonstration (30 min), les participants travailleront en binômes (30min).       <br />
              <br />
       Exercice : A partir d’une exception, les participants apprendront à différencier les questions qui invalident le sens de l’exception de celles qui ouvrent sur une histoire alternative.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Forum organisé par l'institut de Formation Hypnose 33 EBE, Hypnose Ericksonienne Bordelaise.</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/78652146-57068412.jpg?v=1709208584" alt="Comment s’appuyer sur une exception pour co-construire le processus de réassociation" title="Comment s’appuyer sur une exception pour co-construire le processus de réassociation" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://hypnose33ebe.org/">Hypnose 33, Institut de Formation en Hypnose Médicale,</a> <a class="link" href="https://www.hypnose-formation.fr/villes/bordeaux">Formation en Hypnose Ericksonienne à Bordeaux.</a>       <br />
              <br />
       Hypnose 33 – École Bordelaise Ericksonienne est une Association loi 1901 sis au 115 Cours Saint Louis 33000 Bordeaux, à but non lucratif enregistrée auprès de la préfecture de la Gironde. Fondée en 2004, H33EBE a pour objet la mise en commun des moyens de connaissance pour l’étude, le diagnostic, le traitement, l’information et la formation dans le domaine de l’hypnose médicale, paramédicale, clinique et thérapeutique.       <br />
              <br />
       Hypnose 33 EBE, association d’implantation locale, regroupe des membres aquitains actifs qui participent à la recherche et la promotion de l’hypnose médicale à Bordeaux (enseignement au DIU d’hypnose médicale, clinique et thérapeutique) mais également sur le plan national : articles dans les deux revues dédiées, études cliniques, participation à des ouvrages collectifs et à des congrès.       <br />
              <br />
       Hypnose 33 EBE organise le 13ème FORUM francophone de la CFHTB en mai 2024 à Bordeaux et s’engage désormais localement pour contribuer à l’essor de la pratique de l’hypnose dans le soin en Nouvelle-Aquitaine.       <br />
       Afin que les patients bénéficient d'une meilleure prise en soin, Hypnose 33 EBE a décidé de former elle-même un maximum de soignants au sein de leur établissement, dans le respect des valeurs qui lui sont chères : éthique, respect du patient, qualité de la formation et des formateurs, partage et transmission du savoir, bienveillance et convivialité.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-formation.fr/enseignants/160-dr-sylvie-colombani-claudel">Dr Sylvie COLOMBANI - CLAUDEL, Médecin Anesthésiste à Bordeaux, Hypnothérapeute.       <br />
       </a>       <br />
              <br />
       Voir l'interview du <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Prochain-Forum-de-la-Confederation-Francophone-d-Hypnose-et-de-Therapies-Breves-a-Bordeaux_a268.html">Dr Sylvie COLOMBANI - CLAUDEL présentant le Forum...</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous êtes à la recherche d’une Formation Certifiante et Officielle en EMDR IMO ® ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/78652146-58551920.jpg?v=1719526240" alt="Comment s’appuyer sur une exception pour co-construire le processus de réassociation" title="Comment s’appuyer sur une exception pour co-construire le processus de réassociation" />
     </div>
     <div>
      Alors optez uniquement pour une        <br />
       <b>Formation Certifiée par France EMDR IMO ®.</b>       <br />
              <br />
       La seule et unique <b>Certification Officielle en EMDR IMO ® en Europe.</b>       <br />
              <br />
       Cette formation vous permettra d’intégrer cet outil avec les outils thérapeutiques que vous utilisez déjà en pratique clinique.       <br />
              <br />
       Alors, rendez-vous à Paris, Marseille, Annecy, et bientôt Bordeaux, Nancy, Strasbourg, Lausanne et Genève, avec des instituts membres de la CFHTB.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-emdr.fr/">www.formation-emdr.fr/</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/agenda/">Agenda des prochaines formations</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Annuaire-EMDR-IMO-HTSMA_r7.html">Annuaire de thérapeutes sur EMDR.FR</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Comment-s-appuyer-sur-une-exception-pour-co-construire-le-processus-de-reassociation_a1356.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L'autohypnose facile rapide.</title>
   <updated>2019-05-10T10:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-autohypnose-facile-rapide_a1225.html</id>
   <category term="Forum 2019 Hypnose &amp; Thérapies Brèves Montpellier" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/33520499-30875422.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-04-24T10:20:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Françoise JEAN, Infirmière Anesthésiste, Hypnothérapeute, Institut Milton H. Erickson de Lyon. 11ème Forum de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves à Montpellier. Organisatrice: Dr Isabelle Nickles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/33520499-30875422.jpg?v=1557431907" alt="L'autohypnose facile rapide." title="L'autohypnose facile rapide." />
     </div>
     <div>
      <b>Objectifs:</b>       <br />
       -  Pratiquer l'autohypnose à travers de multiples seances courtes, tout au long de la journée       <br />
       -  Exploration des moyens d'induction rapides       <br />
       -  Utilisation de ces inductions au quotidien, ou comment inclure quelques minutes d'autohypnose tout au long de la journée       <br />
       -  Utilisation de ces inductions rapides au bloc operatoire, ou pour autonomiser les patients entre les séances d'hypnose       <br />
              <br />
       <b>Contenu:</b>       <br />
       On entend souvent dire que l’hypnose prend du temps.       <br />
       Lorsque l’on parle d’autohypnose, souvent on pense « temps à se donner »       <br />
       Or, la vie actuelle fait que souvent, il est difficile de se donner 20 à 30 minutes pour soi au cours de la journée .… Et nos patients nous disent qu’ils n’ont pas pu ou pas eu le temps de faire les exercices que nous leur avons donné à faire.       <br />
               <br />
       Exploration de différents moyens d’inductions rapides qui permettent d’activer des séquences courtes d’autohypnose tout au long de la journée.       <br />
       Ces mini-séances d'hypnose permettent de gérer au fur et à mesure ses émotions, ses sensations internes, nerveuses et corporelles afin de garder son équilibre intérieur face aux événements du quotidien.       <br />
       Ainsi il devient plus facile de gérer ses tensions internes face au stress journalier, pour une meilleure hygiène de vie et la prévention du burn-out du soignant       <br />
       En intégrant l’hypnose dans sa vie de tous les jours, il devient alors plus aisé de dissocier nos patients, que ce soit en cabinet ou au bloc opératoire.       <br />
       Par un phénomène miroir, et parce que l'on se met soi-même rapidement en autohypnose, les patients nous suivent plus facilement dans l'état de dissociation.       <br />
       Et parce que l'on vit soi-même cet état de mini transes au quotidien, il est plus facile d'apprendre à nos patients cet état d'autohypnose rapide.       <br />
              <br />
       <b>Mots clés:</b>       <br />
       apprentissage - autohypnose - burnout - dissociation - douleur aigue - douleur chronique - induction rapide       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/33520499-30875467.jpg?v=1557479026" alt="L'autohypnose facile rapide." title="L'autohypnose facile rapide." />
     </div>
     <div>
      Laurent GROSS du <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Paris-College-Hypnose-Therapies-Integratives-de-Paris_r48.html">CHTIP Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris</a> et <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/search/mathe/">Guillaume Mathé</a> de l'Institut Milton H. Erickson de Lyon, à l'occasion du 11ème Forum de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves à Montpellier. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-autohypnose-facile-rapide_a1225.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Hypnose et Brainspotting: similtudes et différences</title>
   <updated>2019-03-26T22:00:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-et-Brainspotting-similtudes-et-differences_a1178.html</id>
   <category term="Forum 2019 Hypnose &amp; Thérapies Brèves Montpellier" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/32018062-29975290.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-03-26T21:52:00+01:00</published>
   <author><name>Laurence ADJADJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Françoise Pasqualin et Bernard Mayer, IETSP. 11ème Forum de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves à Montpellier. Organisatrice: Dr Isabelle Nickles     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/32018062-29975290.jpg?v=1553634722" alt="Hypnose et Brainspotting: similtudes et différences" title="Hypnose et Brainspotting: similtudes et différences" />
     </div>
     <div>
      <b>Objectifs:</b>       <br />
       L’hypnose, fondatrice de la Dissociation sera comparée au BrainspottingTM, une récente psychothérapie, qui démontre, aux premières observations cliniques, une efficacité rapide, profonde et stable sur les troubles dissociatifs complexes et leurs comorbidités résistantes.       <br />
       Le Brainspotting inclus des « états et des techniques propres à l’hypnose » mais s’en différencie sur des aspects essentiels (relationnel, non verbal, sans suggestion, ni induction). La dynamisation d’un dialogue interne corps/cerveau vise la re-régulation psycho-neurobiologique.       <br />
       Un film de 18 mn du concepteur, D. Grand (USA), d’une séance complète, ouvrira la réflexion collégiale.       <br />
              <br />
       <b>Contenu:</b>       <br />
       L’hypnose est fondatrice de la Dissociation avec Pierre Janet (1889) et de nombreuses thérapies s’en inspirent pour traiter la Dissociation et les pathologies résistantes. On retrouve dans ces approches, des dimensions propres à l’état hypnotique, telles qu’un mode relationnel spécifique, des réminiscences, des abréactions « salutaires », de nouveaux apprentissages, des effets d’intégration conscient/inconscient…       <br />
       C’est à partir des modèles intégratifs EMDR et Somatic Experiencing que David Grand, Ph.D (USA) a découvert le Brainspotting. Lors des Stimulations Bilatérales Alternées, une de ses patientes a présenté une fixité oculaire (qu’il a dénommée « brainspot ») lors de l’évocation du traumatisme. L’issue positive de cette thérapie a été confirmée avec d’autres patients et  d’autres thérapeutes. Un Brainspot permet un accès profond et direct aux sources traumatiques non accessibles au niveau cognitif et verbal par les patients.       <br />
       Le Brainspotting présente des points communs avec l’hypnose et quelques différences qui en font sa singularité. Parmi les points de convergence figurent : la focalisation, la double attention et une relation spécifique thérapeute/patient.       <br />
       Mais les modes opératoires sont différents, notamment le mode d’entrée « recherche de l’activation ciblée/à la problématique » et le choix de la cible qui détermine « l’orientation visuelle focalisée », ainsi que l’induction, non verbale, de la Dissociation thérapeutique.       <br />
       La conduite thérapeutique repose sur « le principe d’incertitude » qui soutient la relation spécifique thérapeute/patient de  « double accordage relationnel et neurobiologique » selon le modèle de relation interpersonnelle de Siegel.       <br />
       Le Brainspotting met en place les conditions d’un dialogue interne corps/cerveau et traite les traumatismes en profondeur avec une issue intégrative. Il vise la re-régulation psycho-neurobiologique.       <br />
       L’atelier comprendra un film du concepteur du Brainspotting, David Grand, de 18 minutes, d’une séance complète, et sera suivi d'un temps de dialogue.       <br />
                <br />
              <br />
       <b>Mots clés:</b>       <br />
       DISSOCIATION – BRAINSPOTTING – HYPNOSE – PIERRE JANET – intégration – régulation neuropsychobiologique – traumatisme – double attention – induction non verbale -dialogue interne corps/cerveau
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/32018062-29975313.jpg?v=1553634800" alt="Hypnose et Brainspotting: similtudes et différences" title="Hypnose et Brainspotting: similtudes et différences" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-et-Brainspotting-similtudes-et-differences_a1178.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L’instantané hypnotique</title>
   <updated>2020-10-22T23:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-instantane-hypnotique_a1155.html</id>
   <category term="Forum 2019 Hypnose &amp; Thérapies Brèves Montpellier" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/31470624-29668677.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-03-10T01:09:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Xavier Penin, Yves Halfon. Institut Milton H. Erickson de Normandie - Rouen. 11ème Forum de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves à Montpellier. Organisatrice: Dr Isabelle Nickles     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/31470624-29668677.jpg?v=1552177772" alt="L’instantané hypnotique" title="L’instantané hypnotique" />
     </div>
     <div>
      <b>Objectifs:</b>       <br />
       Dans cet atelier nous montrerons l’importance de:        <br />
       - Légitimer ce que donne le patient à voir et à entendre.         <br />
       - Enclencher le principe de réciprocité        <br />
       - Associer une phrase de transition       <br />
        - Utiliser des stratégies hypnotiques dissociatives        <br />
       pour provoquer une anxiolyse et une analgésie en moins de 5 minutes       <br />
       Les méthodes pour réaliser l'état de transe sont limitées seulement par votre propre imagination.       <br />
       Les démonstrations et les exercices seront nombreux.       <br />
              <br />
       <b>Contenu:</b>       <br />
       L’instantané hypnotique       <br />
       « Précision, économie de moyens et quasi-absence d'efforts : la maîtrise est soeur de l'élégance. » J.-L. Servan-Schreiber.       <br />
       Tout  acte chirurgical ou anesthésique ou même une simple hospitalisation, induit une modification de l’état de conscience similaire à l’hypnose et augmente la suggestibilité.       <br />
       Cet « état hypnoïde » spontané peut alors  être utilisé et se révéler bénéfique pour autant que l’on donne au patient des suggestions positives  et réconfortantes.        <br />
       Milton Erickson : &quot;Avez-vous besoin d’une technique d’induction longue, étendue et prolongée ? Un de mes étudiants peut se souvenir de l’époque où j’utilisais beaucoup de temps dans des techniques prolongées. Mais avec davantage d’expérience… j’ai compris que peu de technique est nécessaire si vous êtes prêt à utiliser l’attention de votre patient. Vous avez besoin de le focaliser sur une simple petite chose et de l’y maintenir.  (L’hypnose thérapeutique, quatre conférences&quot;, ESF, Paris, 1986)       <br />
       Le Médecin, le dentiste, l'infirmier dans leur pratique veulent l'hypnose ici et maintenant et si elle n'est pas disponible ici et maintenant, ils renonceront rapidement à n'importe quelle tentative de l'utiliser. C'est pourquoi je souligne l'importance d'une induction rapide.       <br />
       Elman : « Limiter votre période d'induction à une minute pour chaque patient. Quand vous prenez plus longtemps qu'une minute pour mettre le sujet en relaxation puis dans l'état hypnotique, vous gaspillez du temps. C'est ma conviction que si l'hypnose doit avoir une place importante en médecine et en soin dentaire, cela doit être disponible au médecin presque immédiatement. » dans « Hypnotherapy »       <br />
               <br />
              <br />
       <b>Mots clés:</b>       <br />
       inductions rapides, Extemporanée, Erickson, Elman, Dissociation, Réciprocité, Légitimer, Comme si...       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/31470624-29668679.jpg?v=1552177849" alt="L’instantané hypnotique" title="L’instantané hypnotique" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-instantane-hypnotique_a1155.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Traitement du syndrome de stress post traumatique (PTSD) par l’hypnose.</title>
   <updated>2019-03-04T22:31:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Traitement-du-syndrome-de-stress-post-traumatique-PTSD-par-l-hypnose_a1141.html</id>
   <category term="Forum 2019 Hypnose &amp; Thérapies Brèves Montpellier" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/31303120-29563122.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-03-04T22:11:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Salomon Hayoun 11ème Forum de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves à Montpellier. Organisatrice: Dr Isabelle Nickles     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/31303120-29563122.jpg?v=1551736044" alt="Traitement du syndrome de stress post traumatique (PTSD) par l’hypnose." title="Traitement du syndrome de stress post traumatique (PTSD) par l’hypnose." />
     </div>
     <div>
      <b>Objectifs:</b>       <br />
       Reconnaître les symptômes et les émotions pathologiques du PTSD       <br />
       Retrouver ou non le traumatisme initial       <br />
       Etablir une stratégie thérapeutique       <br />
       Vérifier l’obtention du résultat recherché       <br />
              <br />
       <b>Contenu:</b>       <br />
       L’hypnose permet de voyager aux frontières du réel et de l’imaginaire et ainsi d’enrichir le patient d’une EXPERIENCE nouvelle permettant au sujet de réorganiser un évènement traumatique en intégrant de nouvelles émotions.       <br />
       L’hypnose constitue aujourd’hui, l'une des meilleures façons de traiter le syndrome de stress post traumatique.       <br />
       Nous sommes donc confrontés fréquemment à des patients qui font appel à nous en tant qu’hypnothérapeute et non comme simple thérapeute  car elle constitue la thérapie brève la plus efficace et la plus rapide pour solutionner les symptômes en relation avec le traumatisme. Il faut savoir qu'une seule séance peut parfois suffire.       <br />
       Il sera donc intéressant d’analyser la façon dont le traumatisme imprègne sa victime et les raisons pour lesquelles l’hypnose trouve une place prépondérante dans la résolution de ses conséquences psychiques.       <br />
               <br />
       <b>STRATEGIE DIAGNOSTIQUE ET THERAPEUTIQUE</b>       <br />
                   1°) Interrogatoire :  Recadrage       <br />
                                                  Métaphore       <br />
              <br />
                   2°) La séance d’hypnose : Induction et transe       <br />
                                                              Perception et ouverture       <br />
                                                              Dissociation et image du passé       <br />
                                                              Intégration mnésique       <br />
                                                              Sortie de transe       <br />
              <br />
        3°) Le contrôle du résultat de la séance       <br />
       Une partie « théorique » réduite au strict minimum et une partie pratique avec une phase diagnostique et thérapeutique, la démarche thérapeutique trop « recette »? Non, juste une « façon de faire ».       <br />
       Adapter à chaque patient ce que vous faites et ne jamais s'enfermer dans des protocoles trop précis.       <br />
       Être toujours ouvert et présent au patient et à tout ce qu’il vous propose dans ses « dires » et ses « non dires ».       <br />
       Être confiant dans votre intuition, ressenti, votre créativité, inventivité et votre sensibilité.       <br />
               <br />
               <br />
       JE N’AI RIEN DE VRAI À VOUS PROPOSER SEULEMENT UN OUTIL PRATIQUE       <br />
       UN MODELE ET SURTOUT PAS UNE THEORIE.       <br />
       NOUS ALLONS AVOIR UNE APPROCHE PRAGMATIQUE       <br />
               <br />
       <b>Comment obtenir un changement ?  </b>         <br />
       Certains pensent qu’il faut :       <br />
       - enlever quelque chose, - changer quelque chose, - Ou oublier quelque chose.       <br />
       Souvent il faut rajouter quelque chose :       <br />
       - comme une ressource, - élargir l’horizon des possibles chez le patient, - créer des expériences nouvelles.       <br />
              <br />
       <b>Mots clés:</b>       <br />
       Psychotraumatisme – PTSD, Hypnose, Induction, Dissociation, Intégration mnésique, Changement       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/31303120-29563133.jpg?v=1551736027" alt="Traitement du syndrome de stress post traumatique (PTSD) par l’hypnose." title="Traitement du syndrome de stress post traumatique (PTSD) par l’hypnose." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Traitement-du-syndrome-de-stress-post-traumatique-PTSD-par-l-hypnose_a1141.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Quand la dissociation touche le corps</title>
   <updated>2019-02-22T00:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Quand-la-dissociation-touche-le-corps_a1129.html</id>
   <category term="Forum 2019 Hypnose &amp; Thérapies Brèves Montpellier" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/30959343-29350902.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-02-22T00:32:00+01:00</published>
   <author><name>Laurence ADJADJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Danielle Delporte 11ème Forum de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves à Montpellier. Organisatrice: Dr Isabelle Nickles     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/30959343-29350902.jpg?v=1550793634" alt="Quand la dissociation touche le corps" title="Quand la dissociation touche le corps" />
     </div>
     <div>
      <b>Objectifs:       <br />
       </b>Sensibiliser les professionnels à l'existence d'état dissociatifs liés au corps, en lien avec des accidents, des interventions chirurgicales.... Pouvant se présenter sous diverses formes : troubles du comportement, maladie psychiatrique, douleurs de membres fantômes...       <br />
       Apprendre à les envisager et effectuer leur traitement, lien avec l'épigénétique et la neurophysiologie.       <br />
              <br />
       <b>Contenu:</b>       <br />
       préambule sur l'épigénétique et l'enjeu de société que représente le traitement des traumatismes.       <br />
       présentation de quatre vignettes cliniques de dissociation traumatique liée au corps et leur traitement ( techniques d'hypnose et d'HTSMA)       <br />
               <br />
       Deux des vignettes concernent des cas de douleurs de membres fantômes,       <br />
       Un cas de dissociation d'un membre depuis 4 ou 5 ans suite à un accident de cheval, avec des  complications comportementales.       <br />
       Le dernier cas est celui d'un patient considéré comme psychotique, dont le suivi a permis la mise à jour de dissociations traumatiques  étagées, le traitement ayant nécessité plusieurs étapes, au fur et à mesure du dévoilement.       <br />
       Comment repérer ces dissociations, quels signes nous alertent, quel traitement proposer...       <br />
        Je terminerai par une discussion sur notre modélisation interne, en lien avec les travaux du professeur Berthoz sur la neurophysiologie.       <br />
               <br />
               <br />
              <br />
       <b>Mots clés:</b>       <br />
       traumatisme, dissociation, membre fantôme, hypnose, HTSMA, modélisation interne, épigénétique, neurophysiologie, hypervigilence, douleur.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/30959343-29350915.jpg?v=1550793402" alt="Quand la dissociation touche le corps" title="Quand la dissociation touche le corps" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Quand-la-dissociation-touche-le-corps_a1129.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L’auto-hypnose facile rapide.</title>
   <updated>2018-05-30T21:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-auto-hypnose-facile-rapide_a1011.html</id>
   <category term="Congrès Hypnose &amp; Douleur St Malo 2018" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/22623454-25243592.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-05-30T21:37:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Françoise Jean, IADE 7ème Congrès International Hypnose et Douleur. Formation Continue en Hypnose Ericksonienne, Hypnose Médicale. VENDREDI 15 JUIN de 16 h 30 à 18 h 30 Atelier Pratique : Auto-hypnose Niveau : Débutant, Intermédiaire, Expert     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/22623454-25243592.jpg?v=1527710091" alt="L’auto-hypnose facile rapide." title="L’auto-hypnose facile rapide." />
     </div>
     <div>
      Exploration de différents moyens d’inductions rapides qui permettent d’activer des séquences courtes d’auto-hypnose tout au long de la journée.       <br />
              <br />
       Ces mini-séances d’hypnose permettent de gérer au fur et à mesure ses émotions, ses sensations internes, nerveuses et corporelles afin de garder son équilibre intérieur face aux événements du quotidien.       <br />
              <br />
       Ainsi il devient plus facile de gérer ses tensions internes face au stress journalier, pour une meilleure hygiène de vie et la prévention du burn-out du soignant       <br />
              <br />
       En intégrant l’hypnose dans sa vie de tous les jours, il devient alors plus facile de dissocier nos patients au bloc opératoire.       <br />
              <br />
       Par un phénomène miroir, et parce que l’on se met soi-même rapidement en auto-hypnose, les patients nous suivent plus facilement dans l’état de dissociation.       <br />
              <br />
       Et parce que l’on vit soi-même cet état de mini transes au quotidien, il est plus facile d’apprendre à nos patients cet état d’auto- hypnose rapide.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Exercices pratiques       <br />
       •	Exploration de différentes inductions par le corps, la respiration, la focalisation… etc.       <br />
              <br />
       Objectifs       <br />
       •	Exploration de moyens d’inductions rapides.       <br />
       •	Utilisation de ces inductions au quotidien… ou comment inclure quelques minutes d’auto-hypnose tout au long de la journée.       <br />
       •	Utilisation de ces inductions rapides au bloc opératoire ou pour autonomiser nos patients entre les séances d’hypnose.       <br />
              <br />
       Liste des Mots-clés :       <br />
       Apprentissage, Auto-hypnose, Burn-out, Dissociation, Douleur aiguë, Douleur chronique       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-auto-hypnose-facile-rapide_a1011.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Catalepsie au cabinet dentaire</title>
   <updated>2018-05-30T21:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Catalepsie-au-cabinet-dentaire_a1010.html</id>
   <category term="Congrès Hypnose &amp; Douleur St Malo 2018" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/22623268-25243514.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-05-30T21:30:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Michèle Hugues, chirurgien-dentiste 7ème Congrès International Hypnose et Douleur. Formation Continue en Hypnose Ericksonienne, Hypnose Médicale. VENDREDI 15 JUIN de 14 h 30 à 16 h 00 Atelier Démonstration Vidéo : Soins dentaires Niveau : Intermédiaire, Expert     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/22623268-25243514.jpg?v=1527709768" alt="Catalepsie au cabinet dentaire" title="Catalepsie au cabinet dentaire" />
     </div>
     <div>
      Cet atelier ne prétend pas vous apprendre la mise en place d’une catalepsie. Nous savons que c’est une technique d’induction hypnotique puissante que l’on peut l’utiliser avant une phase d’accompagnement classique. Ce phénomène idéomoteur permet également de renforcer la dissociation au cours de la transe pour ainsi stabiliser davantage le processus d’activation de la conscience hypnotique.       <br />
       Cette posture inhabituelle maintenue pendant de longues minutes, signe selon Erickson la présence de la transe. Ainsi, cet indicateur visuel simple et rapide d’installation va pouvoir permettre de conforter l’hypnothérapeute sur la profondeur et la stabilité de l’hypno-sédation.       <br />
              <br />
       La catalepsie est un phénomène hypnotique se traduisant par un état de rigidité musculaire. Elle peut être localisée à un membre, ou généralisée à l’ensemble du corps.       <br />
       Dans le cas d’une catalepsie du bras, le sujet hypnotisé sera souvent surpris de constater que le bras conserve la position que le praticien lui donne et cette expérience pourra constituer un phénomène de persuasion pour le patient (constatant qu’un fait inhabituel se produit, il s’ouvrira en conséquence à la possibilité de vivre d’autres expériences aussi surprenantes durant la séance d’Hypnose).       <br />
              <br />
       Au cabinet dentaire c’est la catalepsie du bras qui retiendra principalement notre attention. Par des démonstrations vidéos je vous montrerai ce que mes patients apprennent à faire et vous pourrez transmettre ces expériences à vos patients.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Exercice Démonstration       <br />
       •	Induction rapide       <br />
       •	Stabiliser la transe       <br />
       •	Auto-hypnose et chronomètre       <br />
       •	Analgésie       <br />
              <br />
       Objectifs       <br />
       •	Comment se servir de la catalepsie du bras       <br />
       •	Mettre le patient au cœur du soin       <br />
       •	Autonomie du patient       <br />
              <br />
       Liste des Mots-clés :       <br />
       Dentaire, Vidéo, Auto-hypnose, Dissociation, Analgésie       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Catalepsie-au-cabinet-dentaire_a1010.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Comment améliorer la prise en charge de nos patients en salle de réveil grâce aux outils hypnotiques</title>
   <updated>2018-05-18T22:06:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Comment-ameliorer-la-prise-en-charge-de-nos-patients-en-salle-de-reveil-grace-aux-outils-hypnotiques_a1000.html</id>
   <category term="Congrès Hypnose &amp; Douleur St Malo 2018" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/22319757-25078325.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-05-21T05:05:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Nicolas Guillou, Dr Laure Martin, médecins anesthésistes 7ème Congrès International Hypnose et Douleur.   Formation Continue en Hypnose Ericksonienne, Hypnose Médicale JEUDI 14 JUIN de 14 h 30 à 18 h 30 Atelier : Douleur aiguë Niveau : Intermédiaire, Expert     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/22319757-25078325.jpg?v=1526674679" alt="Comment améliorer la prise en charge de nos patients en salle de réveil grâce aux outils hypnotiques" title="Comment améliorer la prise en charge de nos patients en salle de réveil grâce aux outils hypnotiques" />
     </div>
     <div>
      La salle de surveillance post-interventionnelle est un passage inévitable pour tous les patients bénéficiant d’une prise en charge anesthésique au bloc opératoire.       <br />
              <br />
       Elle est en sorte le lieu d’atterrissage après une anesthésie et génère de multiples stimulations sensorielles. La conscience de nos patients après une chirurgie et une anesthésie n’est pas toujours capable d’analyse critique.       <br />
       L’état émotionnel des patients est de ce fait souvent assez défavorable et plutôt tourné vers « le problème » que vers l’espace des solutions.       <br />
              <br />
       C’est de notre responsabilité de soignant d’aider ces patients à retrouver, un étage émotionnel favorable, les outils hypnotiques de recadrage permettent de réactiver une conscience critique et de changer d’étage émotionnel.       <br />
       L’approche est évidemment multimodale et l’outil hypnotique trouve une place pertinente dans cette prise en charge.       <br />
              <br />
       De la simple communication thérapeutique à des techniques plus élaborées s’intéressant notamment au confort corporel, nous vous proposerons une approche pratique et tournée vers le quotidien de soignant.       <br />
       L’objectif principal de cet atelier est de vous permettre d’aider vos patients à retrouver du confort en SSPI et tout au long de leur chemin vers la guérison.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Exercices Pratiques :       <br />
       •	Discussion autours exemples vidéo       <br />
       •	Toucher – détente       <br />
       •	Réification inconfort/confort.       <br />
              <br />
       Objectifs :       <br />
       •	Comprendre les spécificités des outils hypnotiques en SSPI.       <br />
       •	Développer la créativité des équipes de SSPI en lien avec les ressources des patients.       <br />
       •	Comment redonner du lien entre corps et esprit ?       <br />
              <br />
       Mots-clés :       <br />
       SSPI – douleur aiguë – confort – Dissociation – corps – Esprit       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Comment-ameliorer-la-prise-en-charge-de-nos-patients-en-salle-de-reveil-grace-aux-outils-hypnotiques_a1000.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Hypnose: dissociation ou des-association. Dr Luc Farcy</title>
   <updated>2015-04-30T12:36:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-dissociation-ou-des-association-Dr-Luc-Farcy_a669.html</id>
   <category term="Congrès Mondial d'Hypnose Paris 2015" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/7738741-11979374.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-04-30T12:01:00+02:00</published>
   <author><name>Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Retrouvez l'intervention du Dr Luc Farcy au Congrès Mondial d'Hypnose. Le Dr Luc Farcy est Psychiatre, praticien hospitalier au CHU de Nîmes. Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 12h30 - Symposium 5 Salle : n°1     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/7738741-11979374.jpg?v=1430388978" alt="Hypnose: dissociation ou des-association. Dr Luc Farcy" title="Hypnose: dissociation ou des-association. Dr Luc Farcy" />
     </div>
     <div>
      <b>Résumé</b>       <br />
       Chaque expérience pour être intégrée doit s’inscrire, selon Daniel Stern, dans quatre domaines de soi : le verbal, l’intersubjectif, le noyau et l’émergent.       <br />
       Chaque paramètre de l’expérience active créé une connexion, dans chaque et chacun domaine de soi. Prenons par exemple, la dimension affective d’une expérience : elle apparaîtra comme un affect de vitalité dans l’émergent, une émotion organisée dans le noyau, une valeur relationnelle dans l’intersubjectif et enfin comme un symbole, un mot ou une image dans le domaine de soi verbal.       <br />
       Chaque paramètre de l’expérience pourra être subliminal, préconscient ou conscient selon l’attention qu’on lui accorde, selon l’étendu des connexions activées. Les paramètres d’une expérience ne seront pas dissociés mais associés ou pas à l’expérience.       <br />
       Une lésion corticale peut amener une personne à ne plus pouvoir lire ce qu’elle continue à pouvoir écrire. Du fait de la lésion, la compétence a disparue. Elle pourra, du fait de la neuroplasticité, réapparaître.       <br />
       Les deux dimensions, écriture et lecture, seront à nouveau re-associées, pour rétablir la fonction « écriture ». Imaginons que la fonction lecture ne soit pas détruite mais juste pas associée, doit-on dire dissociée ou des-associée? Dissociée, c’est comme si elle s’activait pour elle-même, en dehors de soi. Ce n’est pas possible. Le soi est un tout dont la conscience n’est qu’une infime partie. Ce tout est vivant, en remaniement permanent et perpétuellement parcouru par des processi parallèles non associés. L’expérience d’une catalepsie est-elle l’expérience d’une des-association ou d’une dissociation? A mon avis, l’expérience d’hypnose n’est pas dissociative mais des-associative. L’image de soi ne sera pas dissociée, elle sera cohérente ou bizarre selon les informations reconstituées et recombinées. C’est l’intérêt de l’hypnose de proposer un processus de déconstruction-reconstruction des expériences. Une expérience de transformation de soi, dans chaque et chacun de ses domaines. C’est ce que nous vivrons au décours de cet atelier.       <br />
              <br />
       <b>Exercices pratiques</b>       <br />
       La catalepsie; La lévitation; L'amnesie       <br />
              <br />
       <b>Objectifs</b>       <br />
       Rendre plus simple et plus interactive la pratique. Se conformer aux données de la science. Partager.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le Dr Luc Farcy assure des formations auprès de l’institut MH Erickson de Touraine, d’Emergences avec C Virot, de l’Espace du Possible avec Y Doutrelugne, d’Hypnotheeth avec K Kaiser et C Parodi, de l’Universités d’Eté avec P Bellet ou auprès de ME Faymonville à Liège.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/7738741-11979388.jpg?v=1430389085" alt="Hypnose: dissociation ou des-association. Dr Luc Farcy" title="Hypnose: dissociation ou des-association. Dr Luc Farcy" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.cfhtb.org/">Le site de la CFHTB </a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.cfhtb.org/congres-paris-2015/inscription-au-congres-paris-2015/">S'inscrire au Congrès Mondial d'Hypnose 2015</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/downloads/files/167134/">Télécharger le Programme complet du Congrès</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-dissociation-ou-des-association-Dr-Luc-Farcy_a669.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Inductions courtes au bloc opératoire : atelier d'inductions rapides par le corps. Forum Hypnose 2013</title>
   <updated>2013-04-14T11:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Inductions-courtes-au-bloc-operatoire-atelier-d-inductions-rapides-par-le-corps-Forum-Hypnose-2013_a530.html</id>
   <category term="Forum 2013 Hypnose &amp; Thérapies Brèves Strasbourg" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/5381963-8029427.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-04-14T10:59:00+02:00</published>
   <author><name>Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Françoise Jean Jeudi 16 Mai 11h Forum Hypnose Strasbourg 2013     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/5381963-8029427.jpg?v=1364997662" alt="Inductions courtes au bloc opératoire : atelier d'inductions rapides par le corps. Forum Hypnose 2013" title="Inductions courtes au bloc opératoire : atelier d'inductions rapides par le corps. Forum Hypnose 2013" />
     </div>
     <div>
      L’histoire de Chloé, 14 ans, qui arrive au bloc opératoire en pleurs, tremblant de tout son corps.        <br />
       Comment, 7mn plus tard, elle s'endormait le sourire aux lèvres.         <br />
               <br />
       Dans cet atelier nous vous proposons de découvrir des techniques de dissociation qui facilitent les inductions courtes.         <br />
              <br />
       Distribution d'un mémo à l'issue de l'atelier, résumant les principales techniques utilisées.        <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/5381963-8029428.jpg?v=1364997862" alt="Inductions courtes au bloc opératoire : atelier d'inductions rapides par le corps. Forum Hypnose 2013" title="Inductions courtes au bloc opératoire : atelier d'inductions rapides par le corps. Forum Hypnose 2013" />
     </div>
     <div>
      <b>Françoise Jean</b>       <br />
              <br />
       Infirmière Anesthésiste        <br />
       Initiation à l’hypnose en 2001        <br />
       Formation à l’hypno-thérapie et aux thérapies brèves par Ana Luco, au CEFATC, de 2002 à 2005        <br />
       Membre du bureau de l’ IMELyon        <br />
       Formatrice à l’IMEL et au CEFATC        <br />
              <br />
       Travail : au bloc, (en anesthésie) et en cabinet (préparation à la chirurgie et gestion des émotions et de la douleur)        <br />
               <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Inductions-courtes-au-bloc-operatoire-atelier-d-inductions-rapides-par-le-corps-Forum-Hypnose-2013_a530.html" />
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  <entry>
   <title>Revue Hypnose &amp; Therapies Breves 24 : Hypnose, dissociation et trauma : 30 ou 150 ans de psychotraumatologie ? Gisela PERREN-KLINGLER</title>
   <updated>2020-09-26T22:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-Hypnose-Therapies-Breves-24-Hypnose-dissociation-et-trauma-30-ou-150-ans-de-psychotraumatologie-Gisela-PERREN_a446.html</id>
   <category term="Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/4131348-6272364.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-26T14:40:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quand Pierre Janet publia en 1851 son premier livre sur la dissociation, il se référait avant tout à des cas de « femmes hystériques ». Il fut le premier à lier les phénomènes dissociatifs à des vécus d’abus sexuels infantiles, ce que l’on appellerait aujourd’hui « trauma répétitif de type II ».     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4131348-6272364.jpg?v=1335444550" alt="Revue Hypnose &amp; Therapies Breves 24 : Hypnose, dissociation et trauma : 30 ou 150 ans de psychotraumatologie ? Gisela PERREN-KLINGLER" title="Revue Hypnose &amp; Therapies Breves 24 : Hypnose, dissociation et trauma : 30 ou 150 ans de psychotraumatologie ? Gisela PERREN-KLINGLER" />
     </div>
     <div>
      Aujourd’hui, on considère ces vécus infantiles comme étant une cause possible de troubles dissociatifs complexes. On parle de « trauma complexe », ou de désordre de personnalité limite (Van der Haart, Nijenhuis, 2005), ou de troubles développementaux dus aux expériences traumatisantes durant l’enfance (De Bellis, 1999). Freud a commencé par suivre les hypothèses de son maître Janet, jusqu’au moment où le « trauma réel » se trouva converti en « trauma fantasmatique » dû au complexe d’Œdipe.        <br />
              <br />
       On suppose que cette conversion vers le fantasmatique s’est opérée pour des raisons personnelles inconscientes. Cette individualisation freudienne du trauma a conduit à une représentation intrapsychique du trauma qui a marqué la psychiatrie et la psychothérapie durant presque un siècle.        <br />
       La conception psychosociale du trauma n’a émergé que progressivement à partir des années de dictatures militaires en Amérique latine (1971-1984), qui ont vu l’arrivée d’un grand nombre de réfugiés politiques torturés porteurs d’une étrange symptomatologie. En même temps, les vétérans américains de la guerre du Vietnam témoignaient d’une symptomatologie similaire.        <br />
              <br />
       Les psychiatres de part et d’autre de l’Atlantique ont commencé à établir des liens entre les symptômes bizarres de ces survivants de la guerre et de la torture et leur récent vécu : c’est l’émergence de la psychotraumatologie moderne. Le diagnostic de « Post Traumatic Stress Disorder » (1980, DSM III), le « désordre de stress post-traumatique », est souvent appelé « névrose traumatique » en France, ce qui renvoie à la dimension personnelle du vécu. Le diagnostic de PTSD a permis des approches théoriques de plus en plus sophistiquées, basées sur la neuro-biologie cognitive ou sur l’entourage et les ressources sociales (« Conservation of Resources, COR », Hobfoll, 2007).        <br />
              <br />
       Ces différentes approches théoriques et phénoménologiques des symptômes ont aussi permis de sortir de l’impuissance thérapeutique résultant aussi bien des approches psychodynamique, comportementaliste ou existentielle.  Ces approches permettaient certes une bonne interprétation de « l’ininterprétable » (Klein, 1974), sans toutefois en libérer le patient. Les théories neuro-cognitives ont mis en évidence les aspects prioritaires dans l’approche thérapeutique des symptômes, ainsi que l’action des différentes techniques dans les zones du cerveau, tandis que l’approche « sociale et ressources » aide à rétablir un meilleur équilibre des ressources.         <br />
              <br />
       C’est donc une définition nouvelle du PTSD qui attribue les symptômes à des événements de violence hors de la norme survenus dans l’entourage de la personne (critère A1, DSM IV R), ainsi qu’à la réaction individuelle manifestée dans le vécu d’impuissance ou de la peur – mieux, la pensée – de mourir (critère A2). Le trauma n’existe pas en tant que tel : c’est un événement qui le devient à partir de l’interprétation qu’en fait la personne touchée, après coup.         <br />
              <br />
       Au début, les groupes essentiellement européens s’occupant des réfugiés et des survivants de l’Holocauste et des camps de concentration ont eu de la difficulté à faire la différence entre l’extérieur et l’intérieur, la société et la victime. Il y avait confusion entre prévention (lutte pour les droits humains) et thérapie, l’avant et l’après. Depuis lors, nous savons tous que l’un n’empêche pas l’autre, et que la prévention et l’activisme politique en faveur des droits de la personne renforcent l’aspect thérapeutique si l’on sait en tirer profit.        <br />
              <br />
       Aussi, les thérapeutes qui s’occupent des conséquences de traumatismes complexes de l’enfance se rendent compte que si l’on prenait au sérieux la question des droits de l’enfant, il y aurait moins d’adultes souffrant de ces symptomatologies graves et compliquées à traiter. Nous retrouvons alors ce que Pierre Janet avait enseigné : la symptomatologie du PTSD et du trauma complexe est personnelle, individuelle, mais elle est primordialement due à des causes extérieures. Elle affecte la personne dans toutes ses dimensions, tant biologique que mentale et sociale.       <br />
              <br />
       Dans le diagnostic des affections du trauma, il faut relever ce qui en principe dérange le plus le patient : les souvenirs récurrents intrusifs (critère B) et éventuellement aussi l’hyperexcitation (critère D). Cela signifie qu’on peut se concentrer sur les effets du stress vécu au niveau du système nerveux autonome sympathique. On peut tout à fait aussi considérer l’autre face de la médaille, la dissociation (critère C), ou rester dans l’approche biologique sur les mécanismes compliqués de l’autoprotection de l’individu touché.        <br />
              <br />
       Durant l’exposition potentiellement traumatique, ce n’est pas seulement le système sympathique du stress (fuite/combat) qui est sollicité, mais aussi le système parasympathique (impression de gel, se figer, ne rien sentir) qui contribue au mécanisme de dissociation. D’autres mécanismes biologiques renforcent la dissociation initiale parasympathique. Souvent les personnes touchées ne consultent que tardivement, car la dissociation leur permet de ne pas souffrir des conséquences post-traumatiques.        <br />
              <br />
       Tout au plus, ce sont les phobies post-traumatiques qui les dérangent dans les activités quotidiennes : par exemple le chauffeur de camion qui redoute de monter dans son camion, quand bien même le côté somatique ait été bien traité par la chirurgie. Incapable de reprendre le travail, ce chauffeur est alors catalogué comme « névrotique » et se retrouve bénéficiaire d’une rente… Mais si la dissociation émotionnelle ne gêne que rarement les victimes elles-mêmes, elle est par contre difficile à vivre pour l’entourage.         <br />
              <br />
       Dans les pages suivantes, j’aimerais présenter quelques vignettes cliniques de thérapie post-traumatique abordée sous l’angle de la dissociation.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4131348-6272365.jpg?v=1335444612" alt="Revue Hypnose &amp; Therapies Breves 24 : Hypnose, dissociation et trauma : 30 ou 150 ans de psychotraumatologie ? Gisela PERREN-KLINGLER" title="Revue Hypnose &amp; Therapies Breves 24 : Hypnose, dissociation et trauma : 30 ou 150 ans de psychotraumatologie ? Gisela PERREN-KLINGLER" />
     </div>
     <div>
      <b>Exemples       <br />
       Cas 1 </b>       <br />
       <b>Anamnèse, symptomatologie et intervention </b>       <br />
       Originaire du Maghreb, cet homme dans la quarantaine, arrivé en Suisse vingt ans auparavant, me consulte pour des « crampes de l’œsophage et envie de vomir », phénomènes qui se manifestent depuis son arrivée, surtout en présence de gens en face desquels il aimerait faire bonne figure. Dans ces moments de crampes, il s’efforçait alors de ne pas laisser monter l’air de son estomac, et avalait et avalait jusqu’à avoir les larmes aux yeux.       <br />
              <br />
       De l’anamnèse ressortit qu’il avait été torturé dans son pays d’origine comme militant en faveur de la démocratie. Sa demande d’asile en Suisse avait été acceptée, il avait trouvé du travail et épousé une Suissesse, par ailleurs fille de policier. Le motif de la consultation était l’augmentation de la fréquence de ces crampes et de la gêne occasionnée. De fait, alors qu’il était en train de m’expliquer sa situation, il fut pris d’une série de crampes contre lesquelles il luttait jusqu’aux larmes.        <br />
              <br />
       Plutôt que d’entrer dans l’histoire précise de sa torture, de sa migration forcée et de la nostalgie de son pays ou d’interpréter ses larmes, je pensai que le rétropéristaltisme et les larmes qui l’accompagnaient pouvaient être compris comme un signe d’hyperexcitation parasympathique, donc de phénomène dissociatif.        <br />
              <br />
       Je suspectai derrière cela une hyperexcitation mal gérable et peut-être des souvenirs traumatiques, et je commençai par un exercice de respiration pour calmer le patient et l’associer. Avec une induction hypnotique, je le guidai avec un « pacing and leading » attentif (synchronisation et guidance), jusqu’à un état de calme qui s’étendait aussi à son estomac. Après une vingtaine de minutes – et à son grand étonnement –, le patient put se dire soulagé et libéré. Je lui expliquai les conséquences possibles de la torture, de l’émigration forcée et des difficultés d’intégration dans un pays aussi différent du sien. Je lui enseignai comment pratiquer cet exercice de respiration, et lui prescrivis de le faire deux fois par jour pendant au moins 15 minutes.        <br />
              <br />
       Je lui suggérai également de s’autoriser une fois par jour, après l’exercice, à faire un « petit voyage » dans son pays, dans un lieu qu’il aimait, et de s’y asseoir un moment pour voir, entendre, sentir, goûter et éprouver dans son corps tout ce que lui avait procuré ce pays et dont il manquait ici. J’expliquai qu’il n’y avait pas de médicament contre la nostalgie, et que c’était l’unique chose qu’il pouvait faire pour lui-même.         <br />
              <br />
       Il revint quatre semaines plus tard, content et racontant qu’il savait maintenant contenir ses crampes. Il avait également pris la décision de divorcer et n’avait pas besoin de mon appui pour cela.        <br />
               <br />
       Réflexions       <br />
       Je me suis retenue de chercher dans le passé traumatique les causes potentielles de ses crampes ou d’interpréter les « émotions » (larmes). Mais je considérai que – pour une raison inconnue – cette symptomatologie dissociative de longtemps était subitement devenue gênante : peut-être le divorce imminent ? Je me dis qu’en premier lieu, j’allais lui montrer comment calmer son système nerveux autonome (non volontaire) et lui expliquer ses difficultés et ses ressources face à la nostalgie (psychoéducation).        <br />
              <br />
       J’avais pensé que lors d’une deuxième séance, il aurait besoin de me parler de ses expériences traumatiques et m’étais préparée à faire un débriefing psychologique thérapeutique. Mais une fois les « crampes » maîtrisées et le lien rétabli avec les ressources de son origine, il sut se passer de moi.           <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4131348-6272368.jpg?v=1335444664" alt="Revue Hypnose &amp; Therapies Breves 24 : Hypnose, dissociation et trauma : 30 ou 150 ans de psychotraumatologie ? Gisela PERREN-KLINGLER" title="Revue Hypnose &amp; Therapies Breves 24 : Hypnose, dissociation et trauma : 30 ou 150 ans de psychotraumatologie ? Gisela PERREN-KLINGLER" />
     </div>
     <div>
      <b>Cas II        <br />
       Anamnèse, symptomatologie et intervention</b>       <br />
       Cette femme, B., âgée de 35 ans, psychologue uruguayenne, suivit avec moi à Montevideo un cours sur le débriefing psychologique. Elle se différenciait du reste du groupe par une attention souvent variable et un regard fuyant ou dissociatif. De plus, elle avait évoqué à plusieurs reprises différentes phobies : oiseaux, plumes, places spécifiques.        <br />
              <br />
       Au moment où je proposai, comme promis au commencement du cours, une démonstration de la technique en entier, B. se leva et vint se présenter. Une fois assise, je lui demandai de quoi il s’agissait. Immédiatement son regard se fit dissociatif et d’une voix atone, elle me  dit : « Accouchement d’un enfant mort sept ans auparavant. » Je savais qu’entre-temps, elle avait accouché de deux filles en bonne santé, âgées alors de 5 et 3 ans.               <br />
              <br />
       Je n’entrerai pas ici dans la technique précise du débriefing comme je l’enseigne et la pratique, mais j’en résumerai le processus.       <br />
       Dans les faits, il s’avéra que B. avait porté une grossesse désirée presque jusqu’à terme. Le vendredi soir, au travail, la dernière chose dont elle se souvenait était d’avoir mangé un morceau de chocolat et senti bouger le bébé. Le lendemain, l’enfant ne bougeait plus. B. accoucha alors d’un enfant mort-né qu’elle ne voulut pas voir, et qui fut transporté au service de médecine légale situé dans la capitale. Après l’autopsie, le corps fut éliminé sans service funèbre ni enterrement. B. n’avait plus reparlé de cet épisode avec personne.        <br />
              <br />
       Pourtant elle avait été accompagnée par ses parents et son mari pendant tout le processus. Quand je lui demandai le sexe de l’enfant, B. finit par me répondre que c’était une fille. Mais elle refusa de me dire le prénom. Pourtant j’insistai, afin qu’elle puisse le prononcer pour la première fois : « Sonia ». Durant toute la démarche, j’avais dû insister pour qu’elle me regarde, et l’empêcher ainsi de fuir dans la dissociation.       <br />
              <br />
       Durant la phase émotionnelle (élaboration du ressenti à travers le corps, identification de la valeur lésée), B. évoqua sa haine à l’égard des médecins, quoiqu’elle fut consciente que ce n’était pas de leur faute. Tandis qu’elle continuait à parler de ce qui s’était passé et de ce qu’elle avait éprouvé, il m’apparut qu’il y manquait la tristesse, et j’évoquai celle-ci aussitôt.  Son regard, auparavant fuyant, se posa sur moi, et très tranquillement elle commença à parler de l’enfant et de la solitude vécue lors de l’accouchement. L’émotion élaborée fut nommée  « solitude triste » et la valeur fut l’appartenance.       <br />
              <br />
       Planter un jasmin rose dans son jardin (je me souvins des violettes d’Erickson) fut le rituel convenu, ainsi que la discussion avec son mari et ses parents. Je supposai que cela conduirait également à la discussion avec ses deux filles.         <br />
              <br />
       Après le processus, je découvris en B. une femme au regard calmement posé sur moi, associé.  Pour pouvoir moi-même répondre aux questions des observateurs sans la gêner, je l’invitai à aller se promener un moment en compagnie d’une autre participante. Elles revinrent toutes contentes. L’accompagnante me raconta qu’en sortant, B. exprima son envie de chocolat ; les quelques pesos qu’elles avaient sur elles suffisaient pour acheter une petite tablette et la partager. B. réalisa qu’elle n’avait plus remangé de chocolat depuis le fameux vendredi soir où elle avait encore senti bouger l’enfant.       <br />
              <br />
       Une année plus tard, B. vint me voir lors d’un congrès à Buenos Aires pour me remercier ; elle avait planté le jasmin, perdu toutes ses phobies et parlé avec son mari de leur première enfant. Elle en avait aussi discuté avec ses deux filles. Sa joie avait été à son comble quand elle avait entendu peu auparavant sa fille aînée répondre à quelqu’un qu’ « elles étaient deux filles à la maison, mais qu’au fond elles étaient trois, car elles avaient une sœur, Sonia, qui était morte juste avant la naissance ».                   <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4131348-6272413.jpg?v=1335444790" alt="Revue Hypnose &amp; Therapies Breves 24 : Hypnose, dissociation et trauma : 30 ou 150 ans de psychotraumatologie ? Gisela PERREN-KLINGLER" title="Revue Hypnose &amp; Therapies Breves 24 : Hypnose, dissociation et trauma : 30 ou 150 ans de psychotraumatologie ? Gisela PERREN-KLINGLER" />
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   <title>La créativité attentive :  « Transe-former » les enfants par la psychothérapie. Revue Hypnose &amp; Thérapie Brêve</title>
   <updated>2011-05-19T10:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/La-creativite-attentive-Transe-former-les-enfants-par-la-psychotherapie-Revue-Hypnose-Therapie-Breve_a370.html</id>
   <category term="Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/2986983-4246073.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-05-19T10:01:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Article de Julie Linden nous montre sa pratique de l'hypnose avec les enfants, et nous expose une riche conception théorique qui intègre le traumatisme comme une occasion pour apprendre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/2986983-4246073.jpg?v=1305727524" alt="La créativité attentive :  « Transe-former » les enfants par la psychothérapie. Revue Hypnose &amp; Thérapie Brêve" title="La créativité attentive :  « Transe-former » les enfants par la psychothérapie. Revue Hypnose &amp; Thérapie Brêve" />
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      <b>Qu’est-ce que l’hypnose ?</b>       <br />
              <br />
              <br />
       On a souvent dit que les enfants sont les meilleurs sujets hypnotiques. Il est important de comprendre ce qui est signifié par le terme d’hypnose, dans le but d’apprécier l’importance, pour le traitement des enfants, d’avoir cet outil dans le cartable du thérapeute. Il y a eu beaucoup de tentatives pour décrire l’hypnose, et la plupart des définitions s’accordent sur le fait que trois qualités doivent être présentes pour pouvoir parler d’état hypnotique : l’absorption, la suggestibilité et la dissociation.       <br />
              <br />
       L’absorption est une très grande focalisation, aussi bien interne qu’externe. Imaginez un enfant absorbé dans la lecture d’un bon livre, jouant à un jeu vidéo ou à un jeu de société avec des amis, ou si profondément dans ses pensées que la voix de maman qui l’appelle pour manger n’est pas entendue. Les enfants ont de tels moments de profonde concentration, où leurs cerveaux sont dans un état particulièrement réceptif.       <br />
              <br />
       Cette absorption peut favoriser un état de conscience dans lequel les capacités critiques sont temporairement « suspendues », rendant un enfant suggestible. Cela signifie que l’enfant est réceptif à la suggestion si celle-ci est acceptable. Cela est particulièrement vrai si elle est originale (capturant ainsi leur attention) ou si elle crée un état dissociatif plus profond.        <br />
       L’absorption des enfants dans leur imagination peut être considérée comme un état dissociatif survenant naturellement. Sugarman et Wester  proposent « que l’hypnose est l’engagement de ces processus créatifs subconscients », faisant référence aux activités oniriques diurnes et nocturnes qui occupent l’esprit en développement de l’enfant. La recherche sur les effets de programmes télévisuels violents, dont les parents craignent que leurs enfants imitent ce qu’ils voient et entendent, se porte sur les facteurs d’absorption et de suggestion.       <br />
              <br />
       Le troisième élément, la dissociation, est habituellement défini comme une prise de distance par  répression d’affect (insensibilisation), de la pensée (distraction), ou du comportement. Il peut inclure également de la dépersonnalisation (expérience hors corps) ou de la déréalisation (impression de « vivre dans un rêve »), des amnésies (« temps manquant »), des automatismes (par exemple, du somnambulisme) ou des états de fugue. Si nous examinons l’état de choc biologique, lors duquel le flux sanguin et l’oxygénation des cellules sont interrompus, nous pouvons observer la réponse naturelle physiologiquement déterminée du corps aux accidents graves et autres événements traumatiques.        <br />
              <br />
       Dans la première période du choc, le cerveau semble induire de la dissociation dans le but d’aider l’esprit et le corps à composer avec l’expérience bouleversante. Les gens rapportent ainsi le phénomène dissociatif précédemment décrit : « Je me sentais hébété et désorienté », « comme si le temps s’arrêtait », « la scène se répétait encore et encore », « je ne savais pas si ce qui arrivait était réel ou imaginaire ».        <br />
              <br />
       En fait, beaucoup des symptômes constatés lors d’une transe négative ou lors de ce qui a été appelé des effets négatifs (vertiges, céphalées, confusion, désorientation, anxiété ou panique, difficultés à se réveiller, distorsion des perceptions) sont les mêmes que ceux présents durant la première phase d’un état de choc biologique. L’hypnose présente de nombreux parallèles avec l’état de choc, avec un élément qui les différencie. Lorsqu’elle est utilisée cliniquement, l’hypnose aide l’esprit et le corps à utiliser l’absorption, la suggestibilité et la dissociation pour guérir ou se sentir mieux. En fait, on pourrait penser l’hypnose comme une re-création voulue par les systèmes automatiques corporels au service de leur propre réparation. Comme un système de sécurité intégré.       <br />
              <br />
       <b> Cerveau et comportement</b>       <br />
              <br />
       La recherche sur le cerveau et les théories concernant le comportement, la cognition et les émotions ont grandement contribué à notre compréhension du phénomène hypnotique. Inversement, l’utilisation des paradigmes hypnotiques par la recherche a accru notre compréhension de comment le cerveau et l’esprit fonctionnent. Plusieurs domaines de la recherche présentent un intérêt particulier pour notre étude de l’hypnose.       <br />
              <br />
       La plasticité cérébrale se réfère au fait que le cerveau et le système nerveux changent en fonction de l’expérience. De nouvelles cellules, de nouveaux dendrites, de nouvelles synapses peuvent se développer et former de nouvelles connections dans toutes les parties du cerveau, et ceci semble se produire tout au long de la vie. Par exemple, le cerveau peut être habitué à ce que nous écrivions avec notre main droite, mais si nous nous fracturons cette main, le cerveau, par la répétition, peut développer de nouveaux circuits moteurs neuronaux qui nous permettront d’écrire avec la main gauche.        <br />
              <br />
       L’habitude de se ronger les ongles peut exister, mais la plasticité cérébrale suggère que nous puissions développer une nouvelle habitude de prendre soin de nos ongles. Notre nouvelle compréhension de la neuro-physiologie nous procure une base scientifique pour expliquer que des changements puissent survenir avec la suggestion hypnotique.       <br />
              <br />
       Une autre découverte scientifique est que nous possédons tous des neurones miroirs. Un neurone miroir s’allume aussi bien lorsqu’un enfant effectue une action que quand cet enfant observe la même action faite par une autre personne. L’hypothèse actuelle est que nous pourrions apprendre des compétences sociales et langagières de cette manière. Par exemple, le petit enfant observe un parent sourire, et des neurones miroirs aident ensuite l’enfant à imiter ce sourire. Certains théoriciens se demandent si des neurones miroirs sont en jeu dans la construction de l’attachement. Dans le champ de l’hypnose, on considère que les neurones miroirs seraient importants dans la construction du rapport.       <br />
              <br />
       Avec les enfants, la réussite de l’hypnose dépend de celui de la relation que nous construisons avec eux. Les neurones miroirs pourraient également être importants dans l’établissement de nouveaux patterns respiratoires et de patterns de relaxation. Un des premiers « jeux » auxquels je joue avec les enfants anxieux est le jeu des poupées Raggedy . Je me comporte comme une poupée de tissu molle, décousue et relaxée. L’enfant lève mon bras et découvre que celui-ci retombe quand il le lâche. Je fais ensuite de même avec leur bras.        <br />
              <br />
       Habituellement les enfants anticipent que je vais lever leur bras, et utilisent leurs muscles pour m’aider. Cela prend quelque temps pour qu’ils arrivent à imiter un laisser-aller complet de la tension musculaire, mais une fois qu’ils y sont parvenus, ils peuvent facilement se relaxer. Les neurones miroirs les aident à apprendre, et ensuite, grâce à la suggestion, une réponse conditionnée est développée.       <br />
              <br />
       Par ailleurs, un autre aspect intéressant de la recherche esprit-corps est notre compréhension que les gènes paraissent capables d’être activés ou désactivés. Le travail d’Ernest Rossi  sur la génomique examine certaines hypothèses faites à propos des gènes, et qui concerneraient l’effet que pourraient avoir sur les gènes la suggestion et le langage hypnotique qui parviendraient au cerveau, que cela soit consciemment ou inconsciemment.        <br />
              <br />
       Quand les cancérologues travaillent avec des enfants et font des suggestions qui encouragent le cerveau et le corps à être débarrassés du cancer, c’est avec l’espoir que peut-être un gène contrôlant la croissance du cancer sera désactivé. Cette science est trop récente pour nous dire quand cela fonctionne, et faire de telles suggestions positives capitalise sur ces nouvelles connaissances de la régulation génique.       <br />
              <br />
       La science du comportement, des émotions et de la cognition humaines a une longue histoire. Cette science nous enseigne que le cerveau est tout à fait remarquable dans sa capacité à la fois à séparer et à intégrer des perceptions et des significations, à stocker de la connaissance, à garder ou à décharger des souvenirs, et à coordonner tout cela avec le corps. Avec les enfants, je décris souvent cette spécialisation du cerveau en me référant au « cerveau sensible », au « cerveau pensant », au « cerveau mémoire » et au « cerveau image ». Pour le thérapeute, ce langage devient un rappel de l’importance qu’ont les modalités sensorielles.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Histoire de cas</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Voici un exemple d’un tel langage utilisé avec des suggestions hypnotiques imbriquées, celui de Sarah, 9 ans. Elle avait eu une maladie chronique avec des difficultés respiratoires qui la rendaient fréquemment anxieuse après juste une simple infection virale. Cette visite s’est déroulée peu après un méchant rhume ayant duré quelques jours.       <br />
              <br />
       Thérapeute : « Sarah, te souviens-tu quand tu jouais au foot avec ton équipe le mois dernier ? Peux-tu utiliser ton “cerveau mémoire” et aller au match du mois dernier dont tu m’as parlé ? »       <br />
       Sarah : fait oui de la tête.        <br />
              <br />
       T. : « Très bien. Et en utilisant ton “cerveau image”, regarde l’image de là où tu te trouvais quand l’équipe a gagné, et que tu étais si heureuse. Regarde les détails de cette image, les couleurs, le terrain de football, et les gens qui regardent le match. Prends juste en toi tous les détails de l’image, lentement et facilement, et tu peux souffler pour enlever tout ce que tu ne veux pas dans cette image. Tu peux utiliser ton “cerveau sensible” et respirer dans l’excitation et la joie de cette image. Tu peux sentir comme si ton excitation passait à travers ta peau et allait directement vers ton cœur joyeux. Ton “cerveau sensible” peut apprécier que ton “cerveau image” partage avec lui. Est-ce que c’est cela qui se passe en ce moment ? »       <br />
       Sarah : approuve en souriant.        <br />
              <br />
       T. : « Et je me demande ce que ton “cerveau pensée” est en train de dire pendant que tu regardes cette image de plaisir et de succès, que tu inspires chaque souvenir de la réussite et de la victoire de l’équipe ? Est-il est en train de dire “Nous sommes les meilleurs” ? »        <br />
       Sarah : « Nous méritions de gagner. »        <br />
              <br />
       T. : « Oui, c’est vrai. Vous avez travaillé et joué avec beaucoup de motivation et vous avez mérité de gagner. Et ton “cerveau mémoire” peut garder ce message avec toutes les bonnes sensations qui te remplissent à chaque fois que tu respires, et qui gonflent de fierté ta poitrine. »       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Hypnose et développement de l’enfant</b>       <br />
              <br />
       Maintenant que nous avons expliqué ce qu’est l’hypnose, et que nous avons commencé à examiner la science de l’esprit-corps, tournons notre attention vers l’utilisation de l’hypnose avec les enfants. Qu’est-ce qui les fait être de si bons sujets hypnotiques ?       <br />
              <br />
       Il y a une progression développementale de notre capacité hypnotique, de la naissance jusqu’à l’âge adulte. Rappelons que le cerveau se développe également dès la naissance, avec le cortex préfrontal, lieu le plus probablement responsable des aspects « observateur critique » et « conscience de soi » de notre esprit. Les petits enfants répondent aux paroles calmantes, aux berceuses et aux caresses en entrant, beaucoup plus que les animaux, dans des « états hypnotiques ».        <br />
              <br />
       La relaxation la plus élémentaire peut être considérée comme une transe ou un état hypnotique survenant naturellement. Respirer profondément, lentement et régulièrement avec un petit enfant peut produire des états d’absorption et de relaxation. On parle parfois à ce sujet de protohypnose.       <br />
       En développant le langage et les compétences sociales, l’enfant de classe maternelle entre en transe par l’engagement de son imagination. Josephine Hilgard a forgé le terme d’engagement imaginatif’  pour décrire l’expérience hypnotique chez les enfants de 4 à 6 ans.        <br />
              <br />
       Elle a compris l’hypnose comme étant une extension de leurs idées (focalisation sur leurs jeux et leurs apprentissages) et de leurs rêveries habituelles. Les enfants ne traitent pas la réalité comme le font les adultes. Ils ont des inhibitions qui sont limitées, un enthousiasme pour l’apprentissage, et sont attirés de manière fascinante vers la croissance dans tous les domaines. Les enfants utilisent tous leurs sens lorsqu’ils absorbent et apprennent à manipuler l’énorme quantité d’expérience qui commence à la naissance.        <br />
              <br />
       Ils vivent les émotions avec intensité, ne sont pas encore conditionnés par la société à cacher ou émousser leurs émotions, et sont ainsi portés à des tendances régressives plus importantes. L’aspect concret de leur pensée littérale, leur capacité à s’absorber et à imaginer sont les qualités qui les font être de si bons sujets pour l’hypnose. La recherche montre que la capacité hypnotique présente un maximum entre 9 et 12 ans, et tend ensuite à diminuer tandis que le raisonnement abstrait se développe et que le cortex préfrontal prend le dessus.        <br />
              <br />
       Ainsi, l’enfant à la période de latence, avec le langage et la personnalité bien sur leurs rails sur le plan développemental, mais avec un cerveau qui n’est pas encore baigné par les sécrétions hormonales de l’adolescence, a la possibilité de naviguer de manière fluide entre conscient et inconscient, entre réalité et jeu, montrant de l’absorption, de la suggestibilité et les perceptions perceptuelles de le dissociation, c’est-à-dire ce que nous appelons un état hypnotique.       <br />
              <br />
       La plupart des cliniciens attribuent aux jeunes enfants un dénominateur commun de caractéristiques hypnotiques. Les enfants sont vraiment littéraux dans leur compréhension du langage. Les cliniciens doivent par conséquent utiliser un langage simple et le faire avec précaution. Ils doivent s’imprégner de ce qui est familier à l’enfant, dans la réalité comme dans l’imaginaire, et s’imprégner des conceptions que l’enfant a sur le monde.       <br />
       Les enfants semblent préférer un style hypnotique paternaliste, c’est-à dire qui structure l’expérience en apporte des conseils imprégnés de leurs préférences personnelles, de manière à ce qu’ils aient du choix. Ajoutez à ce type de relation des compliments pour leurs réussites, beaucoup d’humour, et vous avez les ingrédients pour une expérience hypnotique réussie.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/2986983-4246074.jpg?v=1305727537" alt="La créativité attentive :  « Transe-former » les enfants par la psychothérapie. Revue Hypnose &amp; Thérapie Brêve" title="La créativité attentive :  « Transe-former » les enfants par la psychothérapie. Revue Hypnose &amp; Thérapie Brêve" />
     </div>
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      <b>Psychothérapie - Thérapie par le jeu</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Le domaine de l’aide thérapeutique aux enfants est complètement centré sur la question du changement : changer un comportement, une croyance, une émotion, un souvenir. Cela nécessite une relation, un rapport de confiance avec l’enfant. Cela requiert également une communication avec lui qui ne s’en remette pas uniquement au langage verbal. Le jeu est un outil extrêmement important pour la communication en psychothérapie. Une raison de cette importance est que le développement de l’enfant résulte de nombreuses fonctions que le jeu procure.       <br />
              <br />
       <b> Il y a au moins quatre fonctions du jeu qui sont utiles à l’enfant :</b>       <br />
              <br />
       -	 la fonction biologique (se relaxer et dépenser de l’énergie) ;        <br />
              <br />
       -	 la fonction intrapersonnelle (explorer et développer l’esprit et le corps, maîtriser des situations et des conflits par le symbolisme et l’accomplissement de désirs) ;        <br />
              <br />
       -	 la fonction interpersonnelle (développer des compétences sociales, réussir la séparation-individuation et la construction de l’identité) ;        <br />
              <br />
       -	et la fonction socioculturelle (imiter les rôles désirés par l’enfant).       <br />
              <br />
       De plus, le développement de l’enfant, lorsqu’il est interrompu, peut être guéri par l’utilisation judicieuse du jeu thérapeutique.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Histoire de cas</b>       <br />
              <br />
       Rachel, 8 ans, adorait inventer des histoires à propos de deux enfants d’une même famille qui avaient entrepris de partir à l’aventure pour explorer le monde. Les parents de Rachel étaient en train de divorcer et elle subissait le poids des crises de colère de sa mère. Ces orages verbaux étaient souvent très intenses et humiliants pour Rachel. J’avais su cela en observant la dynamique de la famille, et sûrement pas ce que la fillette m’avait dit.        <br />
              <br />
       A la maison, elle était un « public captif », sans espoir de s’échapper. Lors d’un jeu de rôle spectaculaire avec une poupée, Rachel raconta une succession d’histoires : celle d’une petite fille qui déjouait la surveillance des adultes, puis trouvait sa subsistance et un abri dans des circonstances inhabituelles. Partout où elle se rendait, elle réunissait d’autres orphelins, des enfants, et mêmes des adolescents qui semblaient « materner » le groupe. Ses personnages étaient toujours pleins de ressources et résilients.        <br />
              <br />
       Lors de ce jeu, Rachel me donna à jouer le rôle des parents. Je le fis en me tourmentant, en me demandant en pleurant où mes enfants étaient partis et comment ils avaient pu disparaître. De temps en temps les enfants laissaient des billets indiquant qu’ils s’étaient enfuis, mais le plus souvent j’étais un parent endeuillé et sans indice sur ce qui était arrivé à mes enfants. Je louai un détective privé pour partir à leur recherche.        <br />
              <br />
       Rachel exigea que je sois le plus stupide détective qui ait jamais existé, et fit en sorte que la police, à laquelle j’essayais aussi de recourir, soit complètement incompétente. Dans le rôle du détective, j’avais à annoncer la décevante nouvelle aux parents qui gémissaient bruyamment sur la perte définitive de leurs enfants. J’étais absolument sans espoir de les retrouver.       <br />
              <br />
       Où les suggestions hypnotiques trouvèrent-elles leur place dans ce jeu ?        <br />
       Chacun des rôles que je jouais contenait régulièrement le thème du désespoir. Je jouais en miroir la totalité des émotions que Rachel vivait avec sa mère – l’impuissance. Dans chaque rôle, je donnais des suggestions sur le maternage normal, le parentage normal, comme : « Oh ! que puis-je faire moi qui suis un parent ? Il n’y a rien d’aussi précieux pour moi que mes enfants ! Comment serais-je un jour de nouveau heureuse avant que je ne les trouve ? Je dois avoir fait quelque chose d’horrible pour qu’ils aient dû s’enfuir. » Cette déclaration provoquait à chaque fois un sourire sur le visage de Rachel et ses poupées, elles s’animaient devant ce comportement maternel adapté.       <br />
              <br />
       Le thérapeute jouant la mère : « Si le détective les retrouve (il localisait toujours les enfants, mais ceux-ci prenaient alors la fuite, et les parent avaient des mises à jour des rapports du détective), et s’ils rentrent à la maison, je promets de changer pour me comporter de manière qu’ils n’aient plus jamais envie de s’enfuir à nouveau », continuais-je.       <br />
       Rachel : « Elle ne peut pas changer. » (Maintenant Rachel est absorbée dans son affect, et en train de répondre à la suggestion hypnotique – qui est trop directe, trop consciente pour elle. Je m’en rends compte car au lieu de parler à la poupée-mère directement, par exemple « Tu ne peux pas changer », elle s’adresse à elle à la troisième personne, probablement en pensant à sa propre mère réelle.)       <br />
              <br />
       T. jouant le détective : « Tout le monde peut changer son comportement, surtout une mère qui sait qu’elle a fait s’enfuir ses enfants. J’en ai vu plein dans mon travail. J’ai vu plein de mauvais types changer complètement leur vie et arrêter complètement d’être des criminels. » (Je déplace la suggestion vers une métaphore sur les policiers et les criminels de façon à ce qu’elle soit moins consciente.)       <br />
       Rachel, continuant de parler au détective : « Ouais, mais les parent ne sont pas des criminels. » (Je comprends cela comme une augmentation de son désespoir que les choses ne vont pas changer.)       <br />
              <br />
       T. jouant le détective : « Non, mais certains parents sont mauvais et ont besoin de changer. Ces parents ont vraiment l’air prêts à changer. Ils m’ont embauché – n’est-ce pas le cas ? – pour que je retrouve les enfants perdus. » Bingo ! Le comportement de Rachel se modifie soudain, elle se détend et décide de finir l’histoire pour aujourd’hui. Elle fait revenir les enfants de leur aventure et les place dans leur maison avec les parents.       <br />
              <br />
       Une question posée par ce travail/jeu porte sur quand être dans l’attitude de reflet et quand fournir des expériences correctrices. Il n’existe pas de procédure pas à pas qui soit simplement à appliquer, si ce n’est commencer par refléter (se rappeler des neurones miroirs et de la construction du rapport) et, lorsque l’enfant paraît pleinement absorbé, donner une suggestion correctrice et observer la réponse. Dans cet exemple, la modification dans le comportement de Rachel m’amena à croire qu’elle avait pris la suggestion qu’il y avait de l’espoir que les parents changent.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Le jeu comme hypnose</b>       <br />
              <br />
       Je considère le jeu thérapeutique comme une forme d’hypnose. Le jeu et l’hypnose partagent plusieurs caractéristiques. Rappelons-nous la précédente description de l’hypnose. Celle-ci nécessite un état d’absorption intense. Cette même attention concentrée est observée chez l’enfant lors de ses jeux imaginatifs. L’expérience sensorielle occupe totalement son esprit. La dissociation du temps, du corps, des pensées et des sensations peut survenir pendant l’hypnose.        <br />
              <br />
       De manière similaire, durant le jeu, l’enfant entre dans le monde de l’imaginaire et se met à en faire partie. La suggestibilité, qui est la marque de fabrique de l’état hypnotique, trouve un équivalent dans le jeu, l’imagination de l’enfant produisant des suggestions qui sont facilement mises en acte. Jouer peut consister à s’impliquer dans le jeu favori de l’enfant, réaliser des tours de magie, jouer un rôle ou lire une histoire impliquant l’animal favori de l’enfant, monter un spectacle de marionnettes, construire un château, faire bouger des poupées dans une maison de poupées, réaliser des histoires dans un plateau contenant du sable, dessiner, ou toute autre activité qui intéresse l’enfant et qui accède aux dynamiques psychologiques internes sur lesquelles l’enfant peut être focalisé.        <br />
              <br />
       Celles-ci peuvent être des dynamiques impliquant la maîtrise et le développement, ou peuvent avoir trait à des expériences traumatiques ayant affecté le développement. Habituellement, les enfants en traitement psychothérapique sont là pour franchir les étapes du développement normal qui amène généralement au déblocage des potentialités, au soulagement de la douleur et de la souffrance, à l’apprentissage de compétences adaptatives, au recadrage d’expériences traumatiques et à la construction d’une bonne estime de soi.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>La cadre du trauma</b>       <br />
              <br />
       Il m’a semblé utile de conceptualiser l’enfance comme une série de traumas à partir duquel nous grandissons. Cela peut laisser des cicatrices, mais, comme l’arbre qui perd ses branches lors d’un gros orage, si cela ne nous tue pas, nous persévérons ou avec de la résilience et des réserves énergétiques, ou de façon rigide, perturbée et dysfonctionnelle. Ce cadre de référence traumatique à propos de la vie de l’enfant est un cadre complexe, et qui est même sujet à controverses.        <br />
              <br />
       Si nous définissons le trauma de façon large - ma définition favorite est celle de Lindemann : « Arrêt soudain de l’interaction humaine »  -, il est aisé de concevoir que celui-ci peut commencer dès la naissance. Si on examine les commentaires de Peter Levine à propos du trauma, nous sommes renvoyés à la biologie que j’ai brièvement passée en revue précédemment :       <br />
              <br />
       « Le trauma est peut-être la cause de souffrance humaine la plus évitée, ignorée, sous-estimée, niée, mal comprise et non traitée. Bien qu’il soit la source d’immenses détresses et dysfonctionnements, il n’est considéré ni comme une affection ni comme une maladie, mais est vu comme le dérivé d’un état altéré de conscience qui s’établit de façon instinctive. Nous entrons dans cet état altéré – appelons-le mode survie - lorsque nous percevons que notre vie est sur le point d’être menacée. Si nous sommes bouleversés par la menace et incapables de réussir à nous défendre, nous pouvons devenir immobilisés en mode survie. Cet état d’hyperéveil est uniquement destiné à inactiver des comportements de défense immédiate. Mais avec le temps, s’il n’est pas traité, il commence à constituer les symptômes du trauma. »        <br />
              <br />
       Le trauma ainsi défini reflète l’état de transe, avec un rétrécissement de l’attention, une dissociation et une altération des sensations et des perceptions.       <br />
       Une autre définition, plus classique, du trauma est celle de McCann et Pearlman , définition qui inclut l’impuissance. Ces auteurs définissent une expérience comme traumatique si elle est soudaine, inattendue ou anormale, dépassant les capacités perceptives du sujet pour faire face à ses besoins, et bouleversant son cadre de référence personnel, ses autres besoins psychologiques essentiels et les schémas qui leurs sont liés.       <br />
              <br />
       Il est important, à propos de ce que j’évoque ici, de faire la distinction entre Trauma (grand T) et trauma (petit t). Il existe des événements majeurs dans la vie que nous considérons tous comme traumatiques quand des êtres humains y sont confrontés. Par exemple, des catastrophes naturelles telles que des éruptions volcaniques, des tsunamis, des ouragans touchant des zones fortement peuplées, la guerre avec ses victimes civiles et militaires, des violeurs en série terrorisant une population.        <br />
              <br />
       Nous considérons la pédophilie sous toutes ses formes comme un trauma. Cependant, lorsque nous commençons à examiner la réponse individuelle d’un enfant perdant sa mère dans un magasin, ou celle de votre petit frère qui va à l’hôpital, nous notons qu’il existe un trauma pour un certain nombre d’enfants, et pourtant nous pouvons considérer un tel événement comme non réellement approprié à une telle appellation. J’appelle ceux-ci des traumas (petit t) ; pas seulement car le trauma est mineur mais parce que la situation ne sera pas universellement considérée comme traumatique pour un enfant.       <br />
              <br />
       L’évaluation et le traitement du trauma n’étant pas le sujet de cet article, nous dirons juste un mot sur comment le jeu post-traumatique est utile dans ce cadre de référence où le trauma nous structure et le jeu nous restructure. Le jeu post-traumatique, à une extrémité du continuum du jeu, est caractérisé par une répétition compulsive de certains comportements de jeu, un lien inconscient entre le jeu et le(s) événement(s) réels, un littéralisme du jeu qui inclut une représentation du danger, et un manque de spontanéité et de plaisir.        <br />
              <br />
       Le jeu est bloqué en mode survie. Le jeu sain, à l’autre bout du continuum, est généralement amusant et soulage l’anxiété. Le jeu post-traumatique n’arrive pas à soulager l’anxiété et peut même en fait l’augmenter. Cela signifie qu’observer un enfant pendant qu’il joue peut être utilisé pour évaluer les symptômes de l’enfant et pour discerner ce qui a été traumatique. Lorsque le jeu est structuré de façon adaptée à la prévention du jeu post-traumatique, le jeu thérapeutique peut être utilisé pour renforcer le moi et guérir le trauma.       <br />
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              <br />
       <b>Histoire de cas</b>       <br />
              <br />
       Alors qu’il avait 18 mois, le petit Greg perdit son frère qui décéda pendant une chirurgie visant à corriger une malformation cardiaque. Le comportement de l’enfant commença à s’agiter de manière croissante et, après quelques mois, ses parents se mirent à la recherche d’une thérapie, se demandant si leur enfant serait un jour capable de comprendre le caractère définitif de la perte. Ils lui avaient dit à de nombreuses reprises que son frère était mort et qu’il ne reviendrait pas à la maison. Greg répondait qu’il comprenait et demandait ensuite : « Revient-il aujourd’hui ? » Sur le plan développemental c’est un phénomène tout à fait naturel – les bébés ne comprennent absolument pas la mort ou en tout cas son irréversibilité.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils sont au stade pré-opératoire décrit pas Piaget, nous pensons que les enfants croient la mort réversible, temporaire ou comme un simple sommeil.       <br />
       Je fis jouer à Greg son jeu favori : construire des édifices. Il avait à prendre des figurines qui soient fières et fortes (ça pouvait être des méchants) et à les « enterrer » à l’intérieur des forts qu’il avait construits. Il devait dire « Prends ça ! », « Il ne pourra plus sortir ! ». Ensuite, il devait récupérer la figurine à l’intérieur et la ressusciter de manière triomphante. Je commençai par observer ce jeu très intense, et constatai l’extrême absorption de Greg.        <br />
              <br />
       Je fis l’hypothèse que le thème de l’histoire paraissait concerner la perte du frère, le désir de le retrouver, et peut-être une croyance que les gens étaient enterrés à cause de leur méchanceté (que son frère avait été méchant, ou même que quelque chose s’était passé entre eux et que Greg se sentait coupable que son frère soit mort ensuite). C’était des hypothèses de travail qui restaient à tester au moyen de notre jeu.        <br />
              <br />
       Celui-ci présentait des caractéristiques post-traumatiques modérées : très répétitif et obsédant, avec une activité de plus en plus marquée de l’enfant. Je décidai que Greg n’avait pas besoin d’être redirigé, mais simplement d’avoir son pattern de jeu interrompu hypnotiquement par une suggestion correctrice.       <br />
       Après quelques séances de ce jeu, je me mis à imiter le comportement de Greg. J’enterrai les figurines avec la même conviction, répétai les mêmes mots que lui. C’est un moyen important pour renforcer l’état de transe.        <br />
              <br />
       En alliant comportements non verbaux et verbaux, le thérapeute renvoie à l’enfant qu’il comprend son monde interne. C’est une sorte de « pensée qui peut être vue trop fort ». Au moment où vous êtes en train de commencer à créer davantage de dissociation du fait que l’enfant vous regarde (une image en miroir de son propre comportement), l’enfant peut comme sortir de lui-même. Il y eut ensuite plusieurs séances du même genre. Pendant que j’imitais le comportement de Greg, je commençais un pacing hypnotique de telle manière que, après avoir suivi Greg, je commençais à le mener.       <br />
              <br />
       « Ces gars sont tellement forts, fiers et puissants. Ils peuvent devenir de bons types, forts et fiers aussi. Ce gars m’a même aidé à construire ce château », dis-je avec une grande conviction. Greg avait les yeux fixés sur ma figurine, et ses gestes restaient suspendus en l’air. (Il est important d’observer soigneusement le comportement de l’enfant, car il va vous indiquer le moment opportun pour faire des suggestions. C’était maintenant le moment.) « Tu sais que quelquefois même les gars les plus forts et les plus fiers doivent s’en aller.        <br />
              <br />
       Ce gars va aller profondément à l’intérieur du château, pour toujours, et il sera fort, et puissant, et bon. » Greg m’observa mettre la figurine et la laisser à l’intérieur. Nous recommençâmes avec quelques autres figurines, je répétai à chaque fois la même suggestion, puis Greg annonça que le jeu était fini. Toutes les figurines étaient « enterrées » pour toujours.       <br />
       Par la suite, Greg ne rejoua plus à ce jeu. Ses parents me dirent que l’agitation s’était arrêtée, tout comme les questions à propos du retour de son frère. Il avait alors un peu plus de 2 ans et cette très grande perte traumatique paraissait moins perturbante.       <br />
              <br />
       Il peut y avoir d’autres façons d’analyser ou d’interpréter ce travail. Chacun d’entre nous travaille à partir de sa propre vision du monde et de ses propres schémas. Ce qui est similaire lors d’un décès, ce sont les thèmes qui sont présents dans le jeu qu’utilise l’enfant pour exprimer ce qui est traumatique. Il y aura des thèmes qui sont souvent observés dans les cas d’enfants abusés, par exemple le bien contre le mal, la confiance et la trahison, la protection et l’agression ou la mort comme conséquence d’un mauvais choix.        <br />
              <br />
       Nous pourrions les voir comme les archétypes universels qui sont présents en chacun de nous. Kalsched  a étendu l’usage de l’archétype jungien afin de comprendre son rôle dans les systèmes résilients de l’esprit. Un tel regard porte facilement à considérer les objets - réels ou imaginés - que l’enfant utilise comme étant le lien avec les images et les sentiments inconscients, non verbalisés, qui contribuent à son ou ses symptômes.        <br />
              <br />
       Dans ce type de travail, de nombreux thérapeutes se demandent ce qui peut se passer en cas de suggestion inadaptée. C’est une bonne question. Comme c’est le cas avec toute suggestion hypnotique, si elle ne convient pas elle est alors ignorée. Nous faisons attention de faire des suggestions qui ne blessent pas, et soient dans le pire des cas juste des mots superflus. J’ai dû faire un certain nombre de tentatives avant de trouver les mots qui marchaient avec Greg.        <br />
              <br />
       Et comment ai-je su que j’arrivais à bien suivre le jeu post-traumatique ? En « trempant un orteil dans l’eau » pour voir comment Greg répondrait. Pendant que je regardais mon jeu avec la même absorption que la sienne, je savais que je pouvais continuer. S’il m’avait dit de m’arrêter, ou indiqué de quelque manière que je devais le laisser jouer seul, cela aurait signifié pour moi qu’il était trop tôt pour avancer.        <br />
              <br />
       Le yin et le yang du travail thérapeutique est de créer la structure de sécurité afin de pouvoir faire le travail plus profond avec les émotions anxieuses pénibles.       <br />
       En ayant à l’esprit que le trauma fait partie de la croissance et du développement, qu’il est un principe organisateur pour la thérapie, et que l’état ludique ressemble à l’état hypnotique qui ressemble lui-même à l’état de choc biologique, regardons maintenant comment intégrer les suggestions hypnotiques au jeu thérapeutique.       <br />
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