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  <title>Formation en Hypnose, EMDR Intégrative à Paris, Marseille, Bordeaux, Strasbourg. Formation EMDR-IMO, Hypnose et Douleur, Thérapies Brèves</title>
  <description><![CDATA[Formation en Hypnose Ericksonienne et Médicale. Formation en EMDR Intégrative, Thérapies Brèves. ]]></description>
  <link>https://www.hypnose-ericksonienne.org/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>Milton Hyland Erickson (1901-1980). Revue Hypnose &amp; Therapies Breves Hors Série 6</title>
   <pubDate>Fri, 27 Apr 2012 12:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Eric Sonne</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Erickson est né en 1901. C’est un descendant de Viking : il le fait savoir à un psychiatre sud-américain, fier de ses origines espagnoles, qui risquait de ne pas payer sa thérapie, comme il l’avait fait avec d’autres collègues. A bon entendeur, salut !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4134282-6276757.jpg?v=1335522934" alt="Milton Hyland Erickson (1901-1980). Revue Hypnose &amp; Therapies Breves Hors Série 6" title="Milton Hyland Erickson (1901-1980). Revue Hypnose &amp; Therapies Breves Hors Série 6" />
     </div>
     <div>
      L’enfance à la ferme       <br />
              <br />
       Il est né dans une mine d’or, à Aurum (Nevada), dans une cabane adossée à la montagne. Trois murs en bois, le quatrième en roc. C’était encore l’époque, comme dans les westerns et Lucky Luke de la ruée vers l’or. Comme dans les westerns et Lucky Luke, la mine d’or ne tient pas ses promesses et elle est désertée par les pionniers. Papa et maman se replient dans le Middle West et deviennent de paisibles fermiers, comme dans Lucky Luke.       <br />
              <br />
       A la ferme, l’enfant aide son père. Plus tard, il demandera systématiquement à ses élèves s’ils ont été élevés à la ville ou à la campagne. Cela ne forge pas la même vision du monde. Ses enfants auront leurs potagers, parfois avec des formes bizarres, pas forcément carrées ou rectangulaires. Toute sa vie, il cultivera, et, souvent, son jardin l’intéressera plus encore que ses patients. Le plus curieux est sa collection de cactus démarrée dès son internat en psychiatrie et sans cesse enrichie jusqu’à sa mort. Le cactus pique.       <br />
              <br />
       C’est d’un veau qu’il apprit le maniement de la résistance au changement. Son père cherchait à faire entrer un veau dans l’étable en le tirant par le licol. Plus il tirait, plus l’animal faisait pile. Le petit Milton assistait amusé aux efforts désespérés de son père, ce qui exaspérait celui-ci. A la fin, le père excédé dit à Milton : « Vas-y, fais-le entrer dans l’étable, on va voir qui va rire. » Le petit Milton y va et tire de toutes ses forces sur la queue du veau, comme s’il voulait à tout prix l’éloigner de l’étable. La bête se précipite dans l’étable. Il en conclut : quand vous devez résister à deux forces contraires, vous choisirez toujours de résister à la plus faible.       <br />
              <br />
       Hiver dans le Middle West, 4 heures du matin. Le petit Milton s’est levé très tôt parce que, quand il s’était couché, il avait commencé à neiger. Il a hâte de voir le spectacle. De sa fenêtre, émerveillé, il contemple la neige épaisse et immaculée qui a complètement enseveli la grand-rue toute rectiligne et il a une idée. Vers 6 heures, les ouvriers se lèvent pour aller au travail qui est à l’autre bout de celle-ci. Il sort et descend toute la rue en zigzags. Il repart à sa fenêtre : ses traces de pas sont là, bien enfoncées dans la neige, dessinant de grandes ondulations à droite et à gauche. Il attend les premiers ouvriers. Tous vont suivre ses pas et ainsi rallonger de deux à trois fois leur parcours, plutôt que d’aller tout droit comme ils le faisaient d’habitude. Quand vous avez donné le stimulus initial, tout le monde vous suit. Par facilité, même si c’est bien plus compliqué. Ils ne s’en rendent pas compte. Ils le font automatiquement.       <br />
              <br />
       De multiples handicaps       <br />
              <br />
       Le petit Milton était dyslexique, daltonien et sourd au rythme.        <br />
              <br />
       Pour surmonter sa dyslexie, pour reconnaître les mots, il se plonge tellement dans les dictionnaires qu’il y gagne le surnom de « Monsieur Dictionnaire ». Des fois, il a des flashes qui lui font voir les mots. Plus tard, il dira que ces flashes étaient des hallucinations hypnotiques. De la dyslexie, il tirera son goût pour faire revenir les patients à leurs premiers apprentissages, ceux de la lecture et de l’écriture, comme base solide de la thérapie. Cela, les patients ne peuvent pas nier qu’ils l’ont appris et que maintenant, ils le font sans avoir besoin d’y penser.        <br />
              <br />
       Dans les scripts de ses séances d’hypnose établis par Rossi, on voit, ici et là, très nettement sa dyslexie. Devant certaines formulations bizarres d’Erickson, Rossi discernait de subtiles habiletés de communication, alors que, tout simplement, c’était le handicap d’Erickson qui s’exprimait. Celui-ci avait appris à l’utiliser dans l’intérêt de ses patients. Qui mieux qu’un handicapé de la communication pouvait en devenir un génie ?       <br />
              <br />
       Daltonien, Erickson a un goût prononcé pour la couleur pourpre. Sur la fin, il agrémentait ses chemises « purple » d’une cravate indienne, ce qui a fait croire aux babas cool californiens qu’il était l’un d’entre eux. Son « purple » est devenu la bannière éricksonienne : les disciples du maître, les Instituts Erickson et les maisons d’édition qui ont publié ses œuvres s’habillent ou habillent leurs livres en « purple » !       <br />
              <br />
       Il était incapable de reconnaître une mélodie et la musique était un supplice pour lui. De cette surdité au rythme, Erickson tire une observation visuelle accrue du rythme respiratoire des patients : ce rythme-là, on peut le voir, et Erickson observe minutieusement tous les indices corporels. La poitrine se gonfle, s’affaisse, se gonfle, s’affaisse… Or, si le thérapeute synchronise sa respiration sur celle du patient, il s’établit entre eux une communication d’un mode spécial. A un niveau non verbal, il y a un accord. Le patient n’en est pas conscient. La communication devient hypnotique.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4134282-6276758.jpg?v=1335522983" alt="Milton Hyland Erickson (1901-1980). Revue Hypnose &amp; Therapies Breves Hors Série 6" title="Milton Hyland Erickson (1901-1980). Revue Hypnose &amp; Therapies Breves Hors Série 6" />
     </div>
     <div>
      <b>La poliomyélite</b>       <br />
              <br />
       A 16-17 ans, il est atteint par la poliomyélite ; les séquelles et les complications de celle-ci le poursuivront jusqu’à sa mort. La maladie commence comme une grippe, mais en quelques heures, les paralysies commencent et s’étendent. C’est la phase d’invasion virale. Si les paralysies touchent les muscles respiratoires, elles tuent le malade. Sinon, au bout de quelques jours, le virus n’est plus nocif, l’extension s’arrête, mais il faut plusieurs mois ou années pour récupérer la motricité. Cette récupération sera toujours incomplète. Il y aura toujours des séquelles.        <br />
              <br />
       Nous en sommes à la période d’invasion. Dans le couloir à côté de sa chambre, il entend les médecins dire à sa mère qu’il est perdu, ce qui le révolte : comment oser dire cela à une mère ? Quand elle revient, il lui fait signe qu’il veut voir le soleil et qu’une grosse armoire l’en empêche. Maman déplace l’armoire, mais il n’est jamais satisfait, l’armoire n’est jamais comme il le veut. Elle doit la redéplacer encore et encore. Il est satisfait quand elle est épuisée et va enfin dormir. Il tombe dans le coma et en émerge au bout de trois jours. Rapidement, il prend conscience de l’étendue de ses paralysies.       <br />
              <br />
       Un peu plus tard, il se rend compte qu’il peut faire lui-même sa rééducation. En autodidacte, il découvre la réalité et la puissance de phénomènes décrits une trentaine d’années avant par les chercheurs en hypnose de l’école de… Nancy ! Ce sont les phénomènes idéomoteurs : Milton repose dans la chaise à bascule où on l’a placé. Il a une simple mais très forte envie de regarder par la fenêtre qui est sur le côté. Sa chaise se met à basculer ! Pourtant, il est entièrement paralysé. La représentation du mouvement dans sa tête a suffi à mobiliser des faisceaux musculaires qu’il ne pouvait pas contracter volontairement. Dès lors, il utilise « sa » méthode muscle par muscle, groupe musculaire par groupe musculaire, articulation par articulation. L’observation de sa plus jeune sœur, bébé à ses pieds, qui, elle aussi, apprend à marcher le stimule. Il apprend beaucoup d’elle pour diriger sa rééducation.        <br />
              <br />
       De plus, Milton s’est fixé un objectif : quand il aura récupéré la marche, il fera un raid en canoë de plusieurs milliers de miles avec un ami. Au dernier moment, l’ami fait faux bond, effrayé par l’exploit. Milton part seul. Il fera son raid. Là, nous avons des observations savoureuses : comment il se met à la traîne des steamers sur le Mississippi à l’heure du déjeuner pour avoir des miettes de repas, comment il s’arrange pour qu’on l’aide le soir à traîner son canoë sur la rive parce qu’il n’en a pas la force. Il commence la « communication indirecte », d’autres diraient la manipulation.        <br />
              <br />
       De la poliomyélite, il garde une séquelle, la boiterie, et surtout un grand amour de la vie.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.rayon-livres.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=88">Pour lire la suite. Cliquer ici</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
   ]]>
   </description>
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   <title>Actualité de la recherche sur l’hypnose : une revue de l’année 2010. Hypnose et Thérapies Brèves</title>
   <pubDate>Wed, 02 Feb 2011 10:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chantal Wood et Antoine Bioy</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Antoine Bioy, Chantal Wood. Il n’y a de pratique clinique valide qu’appuyée sur la recherche et l’évaluation. Toute pratique sérieuse obéit à cette règle, y compris l’hypnose depuis Mesmer (qui souhaita participer aux études menées par les commissaires du Roy sur sa théorie) jusqu’à nos jours, en passant évidemment par Erickson apprenant l’hypnose auprès de l’expérimentaliste Hull.  Cette nouvelle rubrique vous présentera une ou plusieurs recherches récentes dans le champ de l’hypnose. Pour cette première édition, nous avons choisis une sélection de parutions marquantes en 2010.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/2663734-3762930.jpg?v=1296640880" alt="Actualité de la recherche sur l’hypnose : une revue de l’année 2010. Hypnose et Thérapies Brèves" title="Actualité de la recherche sur l’hypnose : une revue de l’année 2010. Hypnose et Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
      Dans son numéro d’avril (58/2), l’International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis a proposé un intéressant dossier autour de l’hypnose et la dépression, qui souffre d’un manque d’études sur la question (ce qui a pour conséquence que cette approche n’est pas officiellement préconisée pour ce syndrome).        <br />
              <br />
       Ce qui est en particulier encouragé est une forme de point de rencontre entre l’hypnothérapie et les méthodes issues des thérapies cognitives, une direction très en vogue actuellement dans les pays anglo-saxons.        <br />
              <br />
       En exemple d’un mariage réussi entre hypnothérapie et approche cognitive, nous pouvons citer le travail de Milburn (2010) qui propose un script d’hypnose enraciné dans des principes de thérapie cognitive et comportementale pour les patients souffrant de troubles de l’acceptation de soi, et d’autres pathologies en lien avec la problématique identitaire.        <br />
              <br />
       Cette tentative d’union entre hypnose et une autre approche va de pair avec un intérêt croissant pour les psychothérapies dites intégratives, dans lesquelles l’hypnose pourrait avoir toute sa place. A l’image d’ailleurs de la médecine, où l’hypnose confirme sa place au sein d’une « integrative médicine » pour les troubles gastro-intestinaux (Michelfelder et al, 2010), et semble confirmer son utilité sur la douleur chronique (Teets et al, 2010), même si peu d’études valides existent encore contrairement au champ de la douleur aiguë (Dhanani et al, 2010).        <br />
              <br />
       Avec une démarche inverse, et peut-être dans un souci d’efficacité, certains auteurs (Kwekkeboom et al, 2010) se demandent si certaines approches complémentaires ne pourraient pas prendre en charge plusieurs symptômes en même temps, plutôt que de multiplier les approches notamment chez des patients affaiblis.        <br />
              <br />
       Ce qui est investigué ici est la triade difficile chez les patients atteints de cancer : douleur, fatigue, troubles de sommeil. Si l’hypnose, nous disent les auteurs, a prouvé son efficacité sur chacun des trois symptômes, pour autant, il manque une approche du cluster « en entier » (les trois dimensions), pourtant très courant en clinique oncologique.       <br />
              <br />
       Toujours concernant la prise en charge de plusieurs symptômes en même temps, la publication de Cohen-Salmon (2010) fait une jolie revue de la littérature (depuis 1945) des méthodes permettant de réduire les répercussions psychocomportementales en périopératoire chez l’enfant, où l’hypnose est citée comme méthode validée scientifiquement (grâce aux travaux de Calipel et de son équipe).        <br />
              <br />
       L’un des faits marquants de l’année 2010 a été l’importante arrivée du virtuel dans le monde de l’hypnose. On connaissait les travaux portant sur l’utilisation de la réalité virtuelle notamment pour les soins chez les vétérans grands brûlés (Malloy &amp; Milling, 2010), voici l’hypnose en réalité virtuelle (Patterson et al, 2010) !        <br />
              <br />
       Cette forme d’hypnose consiste à proposer aux patients une induction et des suggestions hypnotiques par un logiciel et un équipement de réalité virtuelle, qui semblent avoir une certaine efficacité. Alors, quid de l’humain dans ces nouveaux dispositifs bien dans l’air du temps ? Après tout, pourquoi s’embêter à constituer des suggestions et métaphores adaptées au patient si finalement un script standard, pré-enregistré, et qui ne nécessite qu’un technicien pour être activé peut fonctionner ?        <br />
              <br />
       Quoique ces méthodes de réalité virtuelle restent fascinantes et sont promises à un fort développement, à notre sens elles reposent la question de ce que l’on nomme « hypnose ».       <br />
        Est-elle finalement simplement réductible au principe de suggestion et à une forme de distraction bien orchestrée comme ici ? Ou renvoie-t-elle aussi à tout un champ, toute une approche complexe de l’humain, qui ne se satisfait pas de la prise en charge de quelques symptômes aigus ?        <br />
              <br />
       Chacun sera sans doute appelé à se positionner dans ce grand débat dans les temps à venir. Une interrogation peut-être en lien avec de récents travaux montrant qu’au sein de mêmes groupes de patients (très suggestibles, etc.) des sous catégories existent suivant comment les inductions sont perçues (Terhune &amp; Cardeña, 2010). N’est-ce pas le signe que les choses sont moins linéaires que le laisseraient penser les études utilisant la réalité virtuelle ?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/2663734-3762931.jpg?v=1296641015" alt="Actualité de la recherche sur l’hypnose : une revue de l’année 2010. Hypnose et Thérapies Brèves" title="Actualité de la recherche sur l’hypnose : une revue de l’année 2010. Hypnose et Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
      Comme nous l’avons dit, le point de départ concernant les travaux autour de la réalité virtuelle sont les soins aux grands brûlés.        <br />
              <br />
       A ce propos, nous conseillons la très intéressante lecture de l’article de Berger et collaborateurs (2010) qui ont élaboré un protocole judicieux de contrôle de la douleur incluant l’hypnose, protocole qui mène à une baisse d’intensité douloureuse, de l’anxiété, une meilleure récupération, une réduction des coûts et une meilleure efficacité des antalgiques.        <br />
              <br />
       Au chapitre du « purement expérimental » prometteur, une intéressante étude coordonnée par Zoe Hill (2010) porte sur les pensées et traces mémorielles intrusives, que l’on retrouve principalement dans le post-trauma, les troubles obsessionnels compulsifs, la dépression et certaines phobies (sociales et agoraphobie).        <br />
              <br />
       Avant l’hypnose, on demande aux participants de trouver un souvenir déstressant. Puis, en hypnose, on suggère à un premier groupe que lorsqu’une phrase serait prononcée à l’état de veille (« let’s move on to something else  »), ils retrouveraient cet endroit. Puis une suggestion d’amnésie était faite pour que la consigne soit oubliée.        <br />
              <br />
       Pour l’autre groupe, la suggestion en hypnose était que lorsqu’on leur demanderait, ils devraient instantanément se plonger dans ce souvenir déstressant.        <br />
       Une fois revenus à un état ordinaire de conscience, il était proposé aux deux groupes une tâche cognitive.        <br />
       Au bout d’une minute, on glisse la phrase devant déclencher le souvenir dans le groupe 1, alors que dans le groupe 2, il leur est explicitement demandé le souvenir déstressant. Les deux groupes devaient ensuite continuer la tâche, puis on demande aux participants à quoi ils pensaient pendant la réalisation de l’exercice cognitif.        <br />
              <br />
       Globalement, les participants du premier groupe ont ressenti un plus grand sentiment d’involontarité et de diminution du stress que le second groupe. Par ailleurs, le souvenir déstressant a été plus perturbateur dans le premier cas (avec amnésie de la consigne) que dans le second (remémorisation intentionnelle).        <br />
       Certes, pour l’instant ce paradigme d’étude n’a pas vraiment de répercussion clinique, et a simplement démontré sa validité pour explorer à l’avenir (et cette fois de façon plus clinique) les pensées intrusives et l’intérêt de l’hypnose dans ces prises en charge.        <br />
              <br />
       Néanmoins, on peut déjà se demander si un travail de suggestion paradoxale demandant au patient de retrouver intentionnellement et le plus souvent possible les pensées et émotions intrusives ne pourrait pas déjà améliorer les patients (les remémorations intentionnelles du second groupe ne perturbant pas ou peu les tâches à accomplir par ailleurs), jusqu’à une véritable forme de désensibilisation.        <br />
              <br />
       Comme on le voit, un certain nombre de communications cette année étaient axées autour de la suggestion, avec ou sans hypnose d’ailleurs. Mais la suggestion est-elle éthique ? C’est la question que pose Michel Shamy (2010) à propos des troubles psychomoteurs d’origine psychogène, c’est-à-dire supposés conversifs, que l’on retrouve notamment dans des situations de trauma, d’anxiété ou de peur.        <br />
              <br />
       L’intéressant ici est que cette vieille question, remontant à la fois à Freud et Charcot, est ici doublement argumentée : d’abord sous l’angle des méta-analyses, qui justifient l’hypnose comme approche valide dans ces troubles, mais également sous l’angle de la notion de confiance entre le médecin et son patient. L’auteur montre en quoi les objections couramment entendues (comme : la suggestion est une forme de privation de l’autonomie psychique du patient) tombent au regard d’une éthique globale du soin. Et que dans ce cadre, il n’est pas à craindre une détérioration de la relation thérapeute / patient.        <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
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      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/2663734-12836650.jpg?v=1441227993" alt="Actualité de la recherche sur l’hypnose : une revue de l’année 2010. Hypnose et Thérapies Brèves" title="Actualité de la recherche sur l’hypnose : une revue de l’année 2010. Hypnose et Thérapies Brèves" />
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