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 <title>Formation en Hypnose, EMDR Intégrative à Paris, Marseille, Bordeaux, Strasbourg. Formation EMDR-IMO, Hypnose et Douleur, Thérapies Brèves</title>
 <subtitle><![CDATA[Formation en Hypnose Ericksonienne et Médicale. Formation en EMDR Intégrative, Thérapies Brèves. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-15T14:07:01+02:00</updated>
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   <title>L’hypnose pour soigner les troubles psychiatriques sévères décourageants.</title>
   <updated>2018-06-14T12:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-hypnose-pour-soigner-les-troubles-psychiatriques-severes-decourageants_a1045.html</id>
   <category term="Congrès Hypnose &amp; Douleur St Malo 2018" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/23010662-25467056.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-06-14T12:00:00+02:00</published>
   <author><name>Laurence ADJADJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Stéphane Radoykov, interne en psychiatrie 7ème Congrès International Hypnose et Douleur. Formation Continue en Hypnose Ericksonienne, Hypnose Médicale. SAMEDI 16 JUIN de 11 h 00 à 13 h 00 Atelier Pratique : Autre Niveau : Intermédiaire, Expert     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/23010662-25467056.jpg?v=1528971433" alt="L’hypnose pour soigner les troubles psychiatriques sévères décourageants." title="L’hypnose pour soigner les troubles psychiatriques sévères décourageants." />
     </div>
     <div>
      Certains patients sont particulièrement difficiles à soigner, d’une part par la sévérité de leurs troubles et de leur souffrance morale, et par la rareté de leurs ressources (entourage, réussites, passions…).       <br />
       Les patients pour lesquels les résultats thérapeutiques sont les plus minces, voire inexistants, ont aussi tendance à susciter du rejet de la part des soignants, car ils nous renvoient à notre impuissance à les aider.       <br />
              <br />
       Lorsque je démarrais mon internat de psychiatrie, en secteur fermé de psychiatrie, j’ai pu rencontrer des situations pour lesquelles les collègues avaient essayé des prises en charges classiques, sans réel succès. Mon chef de service m’a alors confié le soin de quelques-uns de ces patients décourageants.       <br />
              <br />
       À travers trois cas cliniques et plusieurs exercices de démonstration, l’objectif sera de raconter comment les outils hypnotiques peuvent aider dans ce genre de situations.       <br />
       Les trois patients qui seront présentés souffraient de :       <br />
       •	Autisme, avec handicap intellectuel et retard de langage, avec comportement auto et hétéro agressif       <br />
       •	Handicap intellectuel sévère, avec troubles du comportement, agressivité, idées délirantes, paralysie d’origine conversive, escarres       <br />
       •	Trouble dépressif sévère, avec plusieurs passages à l’acte suicidaires graves et répétés, sans aucun entourage mobilisable       <br />
              <br />
       La même stratégie d’intervention a été utilisée dans d’autres situations qui ne seront pas présentées sauf si le temps le permet (hystérie, troubles anxieux…).       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Exercices pratiques       <br />
       •	Exercice sur l’envie de soigner les patients difficiles       <br />
       •	Exercice sur construire plus d’espoir positif       <br />
       •	Exercice d’acceptation des limites       <br />
              <br />
       Objectifs       <br />
       •	Retrouver l’espoir en la capacité de changement des patients difficiles       <br />
       •	Établir une stratégie d’action dans les situations décourageantes       <br />
       •	Accepter ses propres limites une fois que celles-ci sont atteintes       <br />
              <br />
       Liste des Mots-clés :       <br />
       Auto-hypnose, Créativité, Psychologie, Résistance, Thérapie comportementale, thérapie brève       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
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   <title>Sixième sens et douleur</title>
   <updated>2018-06-06T23:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Sixieme-sens-et-douleur_a1025.html</id>
   <category term="Congrès Hypnose &amp; Douleur St Malo 2018" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/22812078-25350422.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-06-06T23:37:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Hugues Lecoursonnois, chirurgien-dentiste 7ème Congrès International Hypnose et Douleur. Formation Continue en Hypnose Ericksonienne, Hypnose Médicale. VENDREDI 15 JUIN de 12 h 00 à 12 h 30 Conférence : Autre Niveau : Intermédiaire     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/22812078-25350422.jpg?v=1528322178" alt="Sixième sens et douleur" title="Sixième sens et douleur" />
     </div>
     <div>
      Le Magnétisme Animal découvert par F.A. MESMER circule dans le réseau nerveux. Il suffit de raviver ses sens comme on ravive un aimant rouillé pour ressentir les effets du courant magnétique comme on peut ressentir les effets d’un sixième sens.       <br />
              <br />
       Après quelques années de recherches, F.A.MESMER s’immerge fiévreusement dans la Nature pour aiguiser ses sens. Il veut expérimenter ce sixième sens. Au sortir de ces promenades extatiques, la vérité lui est révélée :       <br />
       « La vérité, que j’avais poursuivie si ardemment, ne me laissa plus de doutes sur son existence. Elle se tenait dans le lointain, elle était encore obscurcie de quelques légers brouillards ; mais je voyais distinctement la trace qui menait à elle et je ne m’en écartai plus… Le magnétisme animal doit être considéré dans mes mains comme un sixième sens artificiel. »       <br />
              <br />
       Dès 1773, il convoque physiciens et médecin pour leur montrer qu’il n’a plus besoin d’aimants pour magnétiser. Il magnétise à distance ! Malgré ses efforts, sa découverte « magique » n’est pas reconnue par le corps des savants. Le Magnétisme Animal ne peut pas s’expliquer rationnellement ; il ne s’adresse pas aux sens externes mais à un « sens intérieur » gouverné par l’imagination et l’imitation. Pour répondre à cette condamnation Mesmer tente d’en donner une description médicale dans son Mémoire de 1799 en pointant du doigt la fibre musculaire :       <br />
       « L’action la plus immédiate du magnétisme ou de l’influence de ce fluide, est de ranimer et de renforcer l’action de la fibre musculaire par un mouvement accéléré, tonique et analogue à la partie organique à laquelle elle appartient. »       <br />
              <br />
       En ce début de XXIe siècle, les neurosciences décrivent le système proprioceptif comme un sixième sens, « sens interne ». Selon J.P.ROLL, ce sens musculaire participe en silence à l’édification de la conscience de soi : « Plus qu’un « sixième sens », la sensibilité proprioceptive pourrait être un sens premier indispensable à l’émergence de la conscience de soi en tant qu’être capable d’action. »       <br />
              <br />
       Ce « sens interne » peut-il influencer la douleur en douceur ?       <br />
       La simulation proprioceptive interfère-t-elle avec le système nociceptif ?       <br />
       Ne pourrions-nous envisager un soulagement de la douleur par l’illusion hypnotique du corps en mouvement?       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Objectifs       <br />
       •	Corrélation entre magnétisme animal et proprioception       <br />
       •	Liens neurophysiologiques entre proprioception et nociception       <br />
       •	Soulagement en douceur de la douleur par illusion hypnotique du mouvement       <br />
              <br />
       Liste des Mots-clés :       <br />
       Mouvement, Neurologie, Neurosciences, Perception, Psychologie, Sensorialité       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>L'hypnose à la baguette. Dr François Chardon</title>
   <updated>2015-07-10T15:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-hypnose-à-la-baguette-Dr-Francois-Chardon_a685.html</id>
   <category term="Congrès Mondial d'Hypnose Paris 2015" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/8009272-12465584.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-07-10T15:27:00+02:00</published>
   <author><name>Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Retrouvez l'intervention du Dr François Chardon au Congrès Mondial d'Hypnose. Le Dr François Chardon est Médecin en HauteSavoie. Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 16h15 Salle : n°6     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/8009272-12465584.jpg?v=1436523436" alt="L'hypnose à la baguette. Dr François Chardon" title="L'hypnose à la baguette. Dr François Chardon" />
     </div>
     <div>
      <b>Résumé</b>       <br />
       Le désintérêt en Chine pour la psychanalyse tiendrait à l'absence, dans cette tradition de pensée, de la notion de psyché. Cette inexistence fait de la psychologie une science sans objet et sape tous les fondements de nos psychothérapies occidentales centrées sur l’ego.       <br />
              <br />
       A l’inverse, il existe en Chine une pensée de l’interaction. Cette notion cardinale permet de comprendre le fonctionnement de tout le réel et celui de la réalité humaine en particulier. Le Yi King, un livre millénaire, condense à lui seul toutes les potentialités de cette logique fondée sur la relation. Son originalité est de ne comporter aucun mot mais d’être composé uniquement à partir de deux principes complémentaires le Yin et le Yang. Dans l’antiquité, il a été consulté principalement par les politiques et les militaires lorsqu’un arbitrage important devait être rendu. L’objectif de cet atelier est double : initier les participants au tirage du Yi King et leur permettre de découvrir les différents niveaux de lecture d’un hexagrame (figure de base du Yi King). Une consultation débute invariablement par la formulation de la question qui va être posée au Yi King.        <br />
              <br />
       Celle-ci comporte obligatoirement un verbe d’action, l’essentiel est moins de connaître l’avenir que de savoir ce qu’il est opportun d’entreprendre dans la situation actuelle. Vient ensuite le tirage proprement dit, nous présenterons la méthode des baguettes plus hypnotique que celle mieux connue des pièces de monnaie. Une fois la figure obtenue l’exégèse de celle-ci peut se référer aux commentaires pluri-séculaires accumulés par la tradition chinoise. Ceux ci doivent nécessairement être &quot;acclimatés&quot; tout en conservant leur saveur métaphorique très utile pour un usage psychothérapeutique du Yi King. A l’issu de cet atelier les participants auront découvert un nouvel et vénérable outil thérapeutique leur permettant de faire face avec toute la souplesse requise aux vains assauts des tentatives de solutions d’une volonté crispée sur ses certitudes. En cultivant le lâcher prise et le non agir, ils découvriront que c’est bien souvent la meilleure façon de faire.       <br />
              <br />
       <b>Exercices pratiques</b>       <br />
       Tirage du Yi King, usage des baguettes. Usage du bigramme. Usage des trigrames et hexagrames.       <br />
              <br />
       <b>Objectifs</b>       <br />
       Découvrir la logique procédurale du réel. Interaction des principes complémentaires et opposés. Logique du lâcher prise et du non agir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/8009272-12465585.jpg?v=1436523254" alt="L'hypnose à la baguette. Dr François Chardon" title="L'hypnose à la baguette. Dr François Chardon" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.cfhtb.org/">Le site de la CFHTB </a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.cfhtb.org/congres-paris-2015/inscription-au-congres-paris-2015/">S'inscrire au Congrès Mondial d'Hypnose 2015 </a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/downloads/files/167134/">Télécharger le Programme complet du Congrès</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-hypnose-à-la-baguette-Dr-Francois-Chardon_a685.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Les attentes différentes dans le couple.</title>
   <updated>2025-11-09T11:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Les-attentes-differentes-dans-le-couple_a335.html</id>
   <category term="Revue Sexualités Humaines" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/2669723-3772069.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-02-04T12:56:00+01:00</published>
   <author><name>Hannah TEBOUL</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’impact sur la rencontre « Le plus grand obstacle à la vie est l’attente, qui espère demain et néglige aujourd’hui. »     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/2669723-3772069.jpg?v=1296821398" alt="Les attentes différentes dans le couple." title="Les attentes différentes dans le couple." />
     </div>
     <div>
      Arrêtons-nous quelques secondes sur cette pensée de Sénèque. Ne s’adapte-t-elle pas parfaitement à la vie de couple ?       <br />
        Si l’attente a cela de particulier d’être tournée vers l’autre, elle s’enracine dans le vécu de chacun des membres du couple et elle colore, parfois sans nuances, à la fois la rencontre dans son immédiateté, dans un espace-temps fondateur, mais aussi dans ce qu’elle a de plus profond, la rencontre constructive entre deux êtres.       <br />
              <br />
       Ce travail propose trois voies de réflexion :        <br />
              <br />
       Tout d’abord une phénoménologie de l’attente qui va s’appuyer sur la question des orientations de l’attente : attendre quoi, pourquoi attendre, quels sont les différents types d’attentes et quelle en est la nature pour l’individu ?        <br />
              <br />
       Nous aborderons ensuite la mécanique des attentes dans le couple en distinguant les attentes conscientes dans le rapport à l’attention à l’autre et les attentes inconscientes à partir de la question des alliances. Nous nous interrogerons sur la question de la différence.       <br />
              <br />
       Enfin, nous verrons comment ces attentes ont à la fois un impact sur le moment particulier de la rencontre, mais aussi sur la vie du couple dans une construction pérenne et les matériaux issus des attentes qui permettent cette construction.       <br />
              <br />
       Il sera mis en évidence la nécessité pour le thérapeute d’évaluer ces attentes.       <br />
              <br />
       <b>1 - Phénoménologie de l’attente</b>       <br />
              <br />
       Sens       <br />
              <br />
       Dans son sens premier, l’attente est une action où l’accent est mis sur l’écart temporel qui sépare le moment où un sujet est dans un lieu et l’arrivée de quelqu’un ou quelque chose.       <br />
       Le facteur temps est donc essentiel en particulier en tant que suspension.       <br />
              <br />
       Dans un sens second, c’est l’action de compter sur quelque chose ou quelqu’un qui se dégage, mettant en valeur la relation.       <br />
              <br />
       Plusieurs corollaires de l’attente se dégagent ainsi et interagissent : l’espoir qui la nourrit, la déception, l’incertitude, le doute, l’impatience, et sous-jacente et plus ou moins consciente, la poussée du désir. Elle peut être passive voire vaine, contraire à la raison, mais aussi active si on considère comme Mounier , qu’elle est un « arrêt de la conscience » où la pensée reste en rapport avec l’action en tant qu’intermédiaire actif.       <br />
              <br />
       L’attente peut aussi avoir plusieurs tonalités émotionelles : anxieuse, désespérée, dévorante, exaspérante, fébrile, résignée, mais aussi merveilleuse, nostalgique, passionnée… On peut aussi la tromper…       <br />
              <br />
       Sous toutes ses formes, elle appelle une réponse, elle demande à être comblée. Elle se décline en file mais aussi en phase et en délai, et enfin, celle que vous connaissez bien, en salle. Les chirurgiens reconnaîtront la ligature d’attente et les architectes la pierre d’attente. Ces deux-là sont particulièrement intéressantes pour nous en ce qu’elles évoquent et appellent le complément qui permettra d’achever le travail, par exemple pour la pierre d’attente, appui du mur à construire ultérieurement.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est du couple, les attentes ont différents visages et elles forment le maillage sous-jacent à la rencontre :       <br />
       -	Nous nommerons les attentes dites évidentes : physique, âge, traits de caractères, niveau intellectuel, goûts, passions… en un mot tout ce qu’on peut trouver sur le listing de n’importe quel site de rencontre.       <br />
       -	Viennent ensuite les attentes concernant les conduites : elles conditionnent souvent les rôles dans le couple en s’appuyant sur des modèles, par exemple sur le modèle (ou le contre-modèle) parental.       <br />
       -	Les attentes au niveau des valeurs.        <br />
       -	Celles qui ont à voir avec le modèle et l’avenir du couple : la question de la liberté, l’engagement, le mariage…       <br />
       -	Les attentes affectives et sexuelles et leur priorité respective qui met en évidence la place de la tendresse et de la pulsion.       <br />
       -	Les attentes au niveau des comportements et activités purement sexuels pour soi-même et pour le couple.       <br />
              <br />
       A titre d’exemple, et pour ce qui concerne le lien entre les attentes positives et les réactions sexuelles, l’étude de Wilson (1978)  confirme leur rôle déterminant. Dans cette étude, on a pu constater que des hommes à qui on avait fait croire qu’ils avaient consommé de l’alcool montraient une plus grande réactivité sexuelle à des stimuli que ceux croyant avoir bu du soda non alcoolisé. Ainsi les attentes de ces hommes manipulés artificiellement ont pu influencer l’activation sexuelle soit par la croyance que l’absorption d’alcool a un effet désinhibiteur en réduisant l’anxiété, soit que l’intensité de l’attente facilite la perception sensorielle.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/2669723-3772070.jpg?v=1296821012" alt="Les attentes différentes dans le couple." title="Les attentes différentes dans le couple." />
     </div>
     <div>
      Ainsi la nature des attentes dans le couple s’appuie pour beaucoup sur des croyances plus ou moins conscientes mais souvent bien ancrées.       <br />
              <br />
       Pour continuer sur les théories psychologiques de l’attente, citons les travaux de Tolman qui déjà, en 1930, défend l’idée du médiateur entre le stimulus et la réponse en introduisant dans la pensée béhavioriste pure et dure le « concept d’attente » (expectation), affirmant ainsi le rôle prépondérant de la cognition donnant naissance à la Théorie Sociale Cognitive, dont les trois principes de bases sont :        <br />
              <br />
       - la conséquence de la réponse (récompense ou punition) influence la probabilité de la reproduction de même comportement (concept purement béhavioriste), mais en plus ;        <br />
              <br />
       - les êtres humains apprennent par observation et imitation mais il peuvent aussi apprendre en participant personnellement à cet apprentissage ;        <br />
              <br />
       - enfin, cette observation est liée à une identification qui se fait en fonction de l’évaluation du niveau de similarité entre les deux personnes mais aussi en fonction du niveau d’attachement.       <br />
       Bandura précisera encore cette théorie en y ajoutant les notions d’apprentissage vicariant, mais surtout de « dynamique triadique » dans une série d’interactions entre facteurs personnels, comportement et environnement dans un processus bidirectionnel :       <br />
              <br />
       -	Interactions entre individu et comportement : les attentes d’une personne façonneront et dirigeront le comportement, qui activé affectera par la suite pensées et émotions.       <br />
              <br />
       -	Interactions entre environnement et caractéristiques personnelles : les attentes (ainsi que les croyances et les compétences cognitives) sont développées et modifiées par les influences sociales et les structures physiques de l’environnement.       <br />
              <br />
       -	Interactions entre le comportement et environnement. Les individus agissent non seulement sur leur environnement mais en sont les produits.       <br />
              <br />
       Cinq capacités fondamentales vont alors caractériser l’individu dans ses comportements et en particulier dans ses attentes :       <br />
       -	La capacité symbolique : les images mentales, les représentations, les mots permettent de donner du sens et de la continuité aux comportements en élaborant des processus de résolution de problèmes.       <br />
              <br />
       -	La capacité vicariante qui fait référence à l’habileté à apprendre à partir de l’observation, apprentissage régulé lui-même par quatre processus, l’attention, la rétention, la reproduction et la motivation.       <br />
       -	La capacité de prévoyance qui fait référence à la capacité que peut avoir un individu à se motiver et à guider ses actions par anticipation des résultats, l’attente qui fait référence à l’évaluation des conséquences avec capacité de régulation.       <br />
              <br />
       -	La capacité d’autorégulation, contrôle des standards sociaux et moraux de l’individu fortement lié au niveau de motivation qui est lui-même déterminé par trois facteurs fondamentaux : le sentiment d’auto-efficacité, la capacité de feed-back qui permet d’ajuster, et enfin l’anticipation du temps, facteur très actif dans le mécanisme des attentes.       <br />
              <br />
       -	En fin, la capacité d’auto-analyse permet l’adaptation.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Sexualites-Humaines_l5.html">En lire plus</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Les-attentes-differentes-dans-le-couple_a335.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Que ferait Freud sur un tapis volant? Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves</title>
   <updated>2011-02-01T13:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Que-ferait-Freud-sur-un-tapis-volant-Revue-Hypnose-Therapies-Breves_a328.html</id>
   <category term="Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/2661454-3759551.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-02-01T13:00:00+01:00</published>
   <author><name>Karine Robert </name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La rencontre du pourquoi et du comment Karine Robert. Psychologue     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/2661454-3759551.jpg?v=1296562185" alt="Que ferait Freud sur un tapis volant? Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" title="Que ferait Freud sur un tapis volant? Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
      Lorsque je me suis installée en libéral, je me suis très vite aperçue que ma formation de psychologue clinicienne, avec une orientation analytique était, certes intéressante, mais qu’il me manquait « quelque chose ».        <br />
       En effet, je pouvais accompagner les personnes que je recevais, jusqu’à « l’émergence de la question », mais une fois celle-ci posée, qu’en fait-on ?       <br />
              <br />
       Par ailleurs, travaillant notamment avec des victimes de violences sexuelles et/ou d’inceste, je me demandais s’il n’y avait pas un autre moyen de les aider, que d’aller «creuser systématiquement là où ça fait mal».        <br />
              <br />
       C’est avec ces deux questions que je suis arrivée par un bel après-midi d’été à Vaison-La-Romaine, pour commencer à me former à la pratique de l’hypnose éricksonienne.        <br />
              <br />
       Enfin, plutôt trois questions, car une autre, un peu plus « angoissante » professionnellement s’était dessinée : la psychanalyse et l’hypnose éricksonienne étaient-elles « compatibles » ?       <br />
              <br />
       Car, même si je sentais qu’il me manquait « quelque chose», la psychanalyse représentait une grille de lecture et un positionnement qui me convenaient bien : être à l’écoute du patient dans sa singularité.        <br />
              <br />
       Je voulais découvrir une autre façon de faire, du « en plus », tout en permettant le déploiement de la parole du sujet,  ou,  comme le dit si bien Serge Lesourd , « sans tuer la question par une réponse trop rapide ».       <br />
              <br />
       Aussi, (comment) la psychanalyse et  l’hypnose peuvent-elles s’articuler ?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Situations et moments cliniques</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Marco et le djin</span>       <br />
              <br />
       Marco, qui a 8 ans, vient à l’initiative de son père, lequel trouve son  fils triste depuis quelque temps. Les parents sont séparés depuis peu.	       <br />
              <br />
       Marco adhère à l’initiative de son père, et dès la 1ère séance, il se sent prêt à être reçu seul. Dans ce que j’observe, Marco est effectivement un petit garçon triste, avec quelque chose de très particulier dans le regard : j’ai l’impression d’avoir devant moi un « grand petit garçon ».        <br />
       A tel point, qu’au cours de la séance, je lui demande s’il se «sent» un enfant.            <br />
       - « oui »  me répond-il        <br />
       - « et un enfant heureux ? »       <br />
        - « non »       <br />
              <br />
       Il parle de la séparation de ses parents, de ses angoisses et questionnements, et précise que ce qu’il voudrait, lui, c’est que sa  « maman soit moins triste ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">2ème rencontre </span>       <br />
              <br />
       Marco dessine sa famille, mais de façon très sommaire en utilisant une seule couleur de crayon et représente des personnages assez « simplistes » (du type« bonhomme-patate » des enfants de 3 ans). Il évoque sa relation avec la nouvelle compagne de son père et utilise le mot «commère » pour parler d’elle.       <br />
              <br />
        Comme je répète ce mot « commère » de façon interrogative, il m’explique que celui-ci vient du vieux français et signifie « seconde mère ».       <br />
              <br />
       Par contre, il n’en connaît pas le sens actuel. Il semble tout petit, comme perdu physiquement, installé dans le grand fauteuil choisi pour cette séance. Et il parle « comme un adulte ».        <br />
              <br />
       Le décalage entre son apparence physique et son discours est très surprenant. Interpellant même ! Comment susciter un peu de fantaisie, de légèreté, de rêverie, chez ce petit garçon ?        <br />
       Comment lui permettre de (l’aider à… l’autoriser à…) être un petit garçon, ne serait-ce que l’espace d’un instant ?       <br />
              <br />
       Alors, je lui demande : « Qu’est-ce que tu aimes, toi, dans la vie ? ».       <br />
       Il me donne la « liste des 10 choses qu’il aime », parmi lesquelles la chirurgie, la mécanique, l’astronomie,… Rien que des choses très scientifiques et rationnelles !       <br />
              <br />
       Mon regard se porte alors sur la bibliothèque, juste à côté de moi, et sur laquelle j’ai déposé divers objets. Dont une (véritable !) lampe d’Aladin, rapportée d’un voyage en Orient...       <br />
       Je la saisis et lui demande :        <br />
        « Est-ce que tu sais ce que c’est ? »       <br />
        « Une lampe à huile ? »        <br />
       « Oui… Mais regarde la bien.  Ne l’aurais-tu pas déjà vue quelque part ?»       <br />
       « C’est comme la lampe d’Aladin »       <br />
        «Et tu sais ce qui se passe quand on la frotte ? » (je commence à frotter)       <br />
       « Il y a un génie qui sort… mais ça c’est pas vrai »       <br />
       « Tu en es sûr ? Veux-tu essayer ? » (je la lui tends). Il répète que « ça ne marche pas » mais il la saisit quand même et il commence à frotter « Tu vois, il ne se passe rien »       <br />
       « hum hum … »        <br />
              <br />
       Il me regarde alors avec un grand sourire et me dit : « tu sais ce que j’aime, moi ? La pêche aux canards à la foire, mais mon papa m’a dit que j’étais trop grand, maintenant ».       <br />
              <br />
       Pendant tout le reste de la séance, il a raconté des souvenirs de pêche aux canards. Les yeux brillants comme s’il pêchait encore.       <br />
              <br />
       Le génie de la lampe était  bien sorti…       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/2661454-3759561.jpg?v=1296562621" alt="Que ferait Freud sur un tapis volant? Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" title="Que ferait Freud sur un tapis volant? Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
      <b>Monsieur B. Valse-hésitation.</b>       <br />
              <br />
       Monsieur B. a une trentaine d’années et est papa d’une petite fille. Il a pris rendez-vous car « ça ne va plus avec sa compagne » qui lui reproche de ne pas « être suffisamment là ».       <br />
       Il précise qu’il est venu, mais &quot;qu’il n’est « vraiment pas sûr que [je vais] pouvoir l’aider.        <br />
              <br />
       D’autant plus qu [’il] ne voudrai[t] pas que ça dure trop longtemps. »       <br />
       Mr B explique qu’il a repris des études depuis un an et demi, et trouvé un poste qui lui correspond mieux (poste à responsabilités), mais à près d’1 heure de train de son domicile.       <br />
              <br />
       Ce qui fait qu’il part à 7 h le matin et ne rentre pas avant 19h le soir. Ce poste est une « opportunité » à saisir parce qu’il ne « trouverait rien » dans la petite ville où il habite.       <br />
       Sa question est : « comment sortir de ce dilemme sans en arriver à une rupture avec sa compagne ?».       <br />
              <br />
       Je lui propose un petit « exercice ».       <br />
        Le dessin en 3 étapes.       <br />
       1. dans la partie haute de la feuille (ce qui lui pose problème), il représente :       <br />
       •	sa femme et sa fille       <br />
       •	une pendule (le temps )       <br />
       •	 une flèche avec une pointe à chaque bout (la distance)       <br />
       •	un éclair (les conflits)       <br />
       2.	dans la partie basse (comment il aimerait que ce soit) :       <br />
       •	sa femme, sa fille et lui        <br />
       •	dans une pendule       <br />
       •	un soleil        <br />
              <br />
       → ce serait être en famille,        <br />
              en ayant le temps        <br />
              et sans la question de la distance       <br />
              <br />
       3.Comment passer de la partie haute à la partie basse ?       <br />
              <br />
       Il ne sait pas. Puis il propose : « déménager ? Ou alors que l’un des deux arrête de travailler ? »       <br />
        Mais ça ne serait « que de  fausses solutions » dit-il, alors il ne sait vraiment pas.       <br />
              <br />
       Monsieur B. semble assez angoissé par le fait de ne pas savoir  ou pire s’il n’y avait pas de solution à son dilemme… Aussi, après quelques minutes, plutôt que de laisser cette angoisse s’insinuer, je lui demande si je peux, moi, dessiner quelque chose. Et je reprends, aussi fidèlement que possible, le personnage masculin qu’il avait représenté en  bas de la feuille.       <br />
              <br />
       Dans un 1er temps, il ne voit pas de qui il s’agit : « C’est qui celui-là ? » demande t-il.       <br />
       Puis quand il « se reconnaît », je lui demande s’il sait pourquoi je l’ai dessiné là :       <br />
       « C’est moi qui viens, donc c’est moi le responsable ? »       <br />
        « ou c’est moi qui doit trouver la solution ? »       <br />
              <br />
       Il n’est pas satisfait de ces hypothèses. Moi non plus. Je « sens » qu’il y a « autre chose » et lui demande alors :        <br />
        « Où êtes-vous dans la partie haute du dessin ? »        <br />
       « Moi aussi, je me suis posé la question … » répond-il « Est-ce que ça veut dire que je ne me sens pas concerné par le problème ? »        <br />
              <br />
       J’ajoute seulement (allez savoir pourquoi ?) que « la distance n’est pas seulement une question de kilomètres ».       <br />
              <br />
       Il fait alors un lien avec la question de sa place dans son couple  à partir de laquelle il accepte les décisions que prend sa compagne, sans être d’accord, mais sans oser s’y opposer, car il n’a, dit-il, « pas d’arguments ». Et comme en plus, il n’est pas beaucoup là… Et il commence à parler de son histoire, de sa difficulté à s’affirmer et à dire « non ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">2ème rencontre </span>       <br />
       Ça va « beaucoup mieux » dit-il : il s’est autorisé à ne pas être d’accord avec sa compagne, à donner son avis, même si ça a entraîné des conflits et présente ceux-ci comme un indice de sa présence : « C’est bien parce que j’étais là, qu’il y a eu ces conflits ». Le fait d’assumer ceux-ci est quelque chose de nouveau et d’important pour lui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">3ème rencontre, très brève</span>       <br />
       Sa compagne ne lui reproche plus de ne pas être suffisamment là, même si elle ne voit pas en quoi il a changé ! Ils envisagent de faire un autre enfant.       <br />
              <br />
       D’un commun accord, nous convenons d’espacer la rencontre suivante qui sera par ailleurs la dernière. Il s’agit là d’une utilisation peu conventionnelle du « dessin en 3 étapes », mais l’angoisse que suscitait l’absence de réponse pour Monsieur B. ne me semblait pas constructive à ce moment-là. Bien au contraire, elle venait alimenter sa crainte qu’il n’y ait pas de solution à son dilemme et une représentation imagée lui a facilité la compréhension dynamique de sa situation.       <br />
              <br />
       Les outils que je découvre au fil des rencontres, lectures ou formations restent… des outils. Je les détourne assez régulièrement de leur application initiale (mea culpa !), afin d’en faire quelque chose qui me ressemble. Je ne peux travailler qu’avec ce que je me suis approprié.       <br />
              <br />
       Peut-être, là encore par peur de m’enfermer dans un carcan de technicité, au détriment de ma posture d’écoute. Il m’est ainsi possible de jouer avec, et en fonction de, ce qui se passe pendant la séance.        <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.rayon-livres.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=88">En lire plus        <br />
       </a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Que-ferait-Freud-sur-un-tapis-volant-Revue-Hypnose-Therapies-Breves_a328.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Manuel de psychologie du soin. Antoine Bioy</title>
   <updated>2010-01-20T15:54:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Manuel-de-psychologie-du-soin-Antoine-Bioy_a201.html</id>
   <category term="Livres Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/1828190-2494199.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-24T08:01:01+01:00</published>
   <author><name>Hypnose-ericksonienne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Antoine Bioy est docteur en psychologie, maître de conférences à l'université de Bourgogne ainsi qu'hypnothérapeute et psychologue clinicien à l'unité douleur et soins palliatifs du CHU Bicêtre (Le Kremlin-Bicêtre). Didier Michaux est docteur en psychologie et professeur de psychologie associé à l'université Paris X, hypnothérapeuthe à l'Institut Paul Sivadon et directeur de l'Institut français d'hypnose.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/1828190-2494199.jpg?v=1289548194" alt="Manuel de psychologie du soin. Antoine Bioy" title="Manuel de psychologie du soin. Antoine Bioy" />
     </div>
     <div>
      La qualité d'un soin ne recouvre pas uniquement les capacités techniques du professionnel de santé, elle dépend également des compétences humaines qui accompagnent un geste, une parole, une écoute. Là est la clef de la relation d'aide, notion qui guide l'ensemble des connaissances étudiées dans cet ouvrage. La psychologie permet de mieux comprendre les enjeux de cette relation complexe et primordiale entre un patient et un soignant.        <br />
              <br />
       Comment adapter sa relation au patient, y compris en situation difficile ? Qu'appelle-t-on psychosomatique ? Comment entendre la plainte douloureuse ? Comment réagir face à une pathologie somatique grave ? Comment aborder la maltraitance ? Quelles sont les spécificités d'un patient adolescent ? Telles sont les questions auxquelles répond cet ouvrage, à la fois recueil de connaissances, guide de réflexion et outil pratique. Ce manuel est destiné aux soignants en activité ou en formation désireux d'aller plus loin dans leur pratique au quotidien.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2749509033?ie=UTF8&amp;tag=medecinesdouc-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2749509033">Pour commander: Manuel de psychologie du soin cliquez ici </a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Manuel-de-psychologie-du-soin-Antoine-Bioy_a201.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Psychologie clinique et psychopathologie. Antoine Bioy</title>
   <updated>2010-01-19T16:28:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Psychologie-clinique-et-psychopathologie-Antoine-Bioy_a199.html</id>
   <category term="Livres Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/1826014-2491072.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-23T08:01:02+01:00</published>
   <author><name>Hypnose-ericksonienne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Antoine Bioy est docteur en psychologie, maître de conférences à l'université de Bourgogne ainsi qu'hypnothérapeute et psychologue clinicien à l'unité douleur et soins palliatifs du CHU Bicêtre (Le Kremlin-Bicêtre). Didier Michaux est docteur en psychologie et professeur de psychologie associé à l'université Paris X, hypnothérapeuthe à l'Institut Paul Sivadon et directeur de l'Institut français d'hypnose.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/1826014-2491072.jpg?v=1289548194" alt="Psychologie clinique et psychopathologie. Antoine Bioy" title="Psychologie clinique et psychopathologie. Antoine Bioy" />
     </div>
     <div>
           Les bases fondamentales et les grands concepts de la psychologie clinique et de la psychopathologie explicités et «mis en scène» dans un manuel «light» et visuel. Chaque chapitre sera structuré de la manière suivante :       <br />
             - zoom sur les notions essentielles (avec traduction des concepts en anglais) illustrées par de nombreux schémas, tableaux, dessins et photos ;       <br />
             - mise en avant de définitions et de renvois vers les sites web ;       <br />
             - développement d'études de cas et de documents interactifs (exercices corrigés, QCM, mini-tests, lectures conseillées avec deux niveaux de difficulté, webographie).       <br />
              <br />
             <span class="u">Sommaire :</span>       <br />
             Avant-propos. La psychologie clinique, une psychologie de l'individu. Présentation de la psychologie clinique. Evolution historique et modélisation de l'humain en psychologie clinique. Les méthodes en psychologie clinique. Le développement psycho-affectif et cognitif. La psychopathologie. Le normal et le pathologique. Les troubles névrotiques. Les troubles de l'humeur. Les troubles de la personnalité. Les troubles psychotiques. Les conduites addictives. Les troubles de la sexualité et de l'identité sexuelle. Psychopathologie du somatique. Applications professionnelles. Evaluation, soutien et psychothérapies. Les métiers de la psychologie. La recherche en psychologie clinique.       <br />
              <br />
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       </a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Psychologie-clinique-et-psychopathologie-Antoine-Bioy_a199.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La jeune fille anorexique: de la chrysalide au papillon. Anorexie. Formation Hypnose et Congrès 2007. Hypnose et Anorexie, hypnose ericksonienne et anorexie</title>
   <updated>2012-05-12T01:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/La-jeune-fille-anorexique-de-la-chrysalide-au-papillon-Anorexie-Formation-Hypnose-et-Congres-2007-Hypnose-et-Anorexie_a122.html</id>
   <category term="Congrès 2007 Hypnose &amp; Thérapies Brèves " />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/1131316-1451021.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-12-20T15:33:00+01:00</published>
   <author><name>Dr BRUNO DUBOS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr BRUNO DUBOS - Psychiatre RENNES Formation Hypnose Formation Hypnose Ericksonienne Anorexie et Hypnose , troubles alimentaires et hypnose     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/1131316-1451021.jpg?v=1289548174" alt="La jeune fille anorexique: de la chrysalide au papillon. Anorexie. Formation Hypnose et Congrès 2007. Hypnose et Anorexie, hypnose ericksonienne et anorexie" title="La jeune fille anorexique: de la chrysalide au papillon. Anorexie. Formation Hypnose et Congrès 2007. Hypnose et Anorexie, hypnose ericksonienne et anorexie" />
     </div>
     <div>
      Le travail avec les patientes anorexique reste pour les thérapeutes difficile et souvent décourageant devant les résistances des patientes, les rechutes nombreuses, voir les échecs.       <br />
       Les réflexions qui vont suivre sont les fruits d’une dizaine d’années de recherche  en prenant en compte les réussites et les  échecs lors du travail avec l’hypnose.       <br />
       Si très vite nous avons pressenti la grande utilité de l’hypnose au coté des autres formes de thérapies proposées pour ces patientes, la place de la vidéo dans notre pratique quotidienne nous fut d’une grande aide.       <br />
              <br />
       <span class="u">OBSERVER  LA JEUNE ANOREXIQUE</span>        <br />
              <br />
       Le thérapeute est confronté dans la relation avec ces jeunes filles et leurs familles à des processus que nous connaissons bien lorsque nous travaillons avec l’hypnose :       <br />
              <br />
                                           La focalisation de l’attention.       <br />
                                           La confusion.       <br />
              <br />
       La gravité de la situation, le caractère d’urgence, la pression familiale ou médicale, l’aspect parfois inquiétant ou très déstabilisant de ces patientes focalise notre attention, réduisant notre capacité à prendre en compte le problème de façon globale et simple, la ou peut se développer notre créativité thérapeutique.       <br />
              <br />
       Nous avons appris à écouter.       <br />
       Nous avons été, dans notre formation à la psychologie, entraînés à cela.       <br />
       Nous avons appris pendant toutes ces années de travail avec nos patientes, que l’écoute attentive des jeunes filles anorexiques et de leurs familles nous entraîne inexorablement dans leur complexité et dans leur propre confusion.       <br />
       Elles construisent, à travers leur «  orientation à la réalité », une définition de leur histoire, les causes de leur problème, font beaucoup cas de leurs «  états d’âmes », de leurs idées noires ou suicidaires parfois, des conflits avec leurs parents, de leur obsession de la maigreur etc.       <br />
              <br />
       Cela, repris par les médias et la littérature, semble avoir permis la suggestion pour nous, thérapeutes, que l’anorexie est un problème complexe, chronique, et selon un principe fondamental en psychologie, que chaque cas est particulier et unique.       <br />
       « Cette thérapie va être difficile et ardus, elle va durer longtemps, nous ne sommes pas au bout de nos peines etc. ».       <br />
              <br />
              <br />
       L’étude des bandes vidéo a mis en évidence que nous perdons trop souvent de vue un des fondamentaux du travail avec l’hypnose :       <br />
              <br />
       <span class="u">L’OBSERVATION.</span>       <br />
       Avant même d’écouter la patiente et sa famille, il convient avant tout d’observer en devenant momentanément « sourd »….. Et ce, dés la prise de contact dans la salle d’attente.       <br />
              <br />
       L’aspect général de la jeune anorexique.       <br />
              <br />
       Toutes ces patientes ne nous donnent pas la même impression au moment du premier contact visuel.       <br />
       D’une façon schématique, certaines d’entre elles sont très en retrait, fermées au contact, d’autres au contraire sont souriantes et plutôt avenantes.       <br />
              <br />
       Elles peuvent être habillées avec des vêtements simples très près du corps, sans recherche vestimentaire, sans maquillage. D’autres ont déjà tous les attributs de la féminité ou sont habillées avec des vêtements larges qui cachent leurs formes, ce que nous appelons : «  Les tenues de camouflage ».       <br />
              <br />
       Il convient d’être attentif à leur physionomie :       <br />
       Certaines jeunes filles n’ont aucunes formes, pas de hanches, pas de poitrine, pas de fesses.       <br />
       D’autres, au contraire, même si elles sont trop maigres, gardent d’une façon étonnante et presque sélective, des formes très féminines, la silhouette est bien marquée, les seins sont bien présents et le visage semble épargné par l’amaigrissement.       <br />
       Ces attributs féminins se retrouvent dans leur démarche.       <br />
              <br />
       Certaines anorexiques en revanche sont « raides » avec le bassin bloqué leur donnant une démarche très particulière « à petit pas », alors que d’autres à l’inverse, ont gardé une très bonne mobilité des hanches leur donnant une démarche féminine.        <br />
              <br />
       Le contact avec le thérapeute.       <br />
              <br />
       Nous attachons beaucoup d’importance à cette notion car elle détermine en partie l’approche relationnelle pour le travail avec l’hypnose.       <br />
              <br />
       Certaines anorexiques restent très à distance. Le contact physique (tendre la main pour dire bonjour par exemple) est très difficile voir impossible. Leur distance relationnelle est très grande.       <br />
              <br />
       D’autres, à l’inverse, sont en grande proximité, elles se laissent facilement approcher et peuvent même parfois être d’emblée dans une relation de séduction.       <br />
              <br />
       Observer les dissociations       <br />
              <br />
       Toutes ces jeunes filles, quelque soit l’étape du processus anorexique, sont dans un état de dissociation qui s’inscrit à plusieurs niveaux :       <br />
              <br />
       _ Le plus évident est la dissociation entre l’esprit d’un coté qui reste vif et le corps qui reste absent des préoccupations ou qui est au contraire rejeté car trop gros.       <br />
       Il existe classiquement un surinvestissement des fonctions intellectuelles sauf dans les cas de dénutrition majeure.       <br />
       Nous avons déjà signalé combien ces jeunes filles, dans la relation thérapeutique, insistent sur leurs « états d’âme », sur leurs préoccupations « intellectualisées » autour de leur poids, de la relation aux parents etc.       <br />
              <br />
       _ Il existe d’autres niveaux de dissociation qu’il convient d’observer attentivement car ils pèsent sur les stratégies thérapeutiques.       <br />
       D’une façon ordinaire, nous pouvons considérer que les sensations corporelles (surface de la peau, sensation interne de chaleur ou de froid) sont comme « accrochées » à des réponses émotionnelles accompagnées d’un vécu agréable ou désagréable.       <br />
              <br />
       Chez ces jeunes filles, il est remarquable de constater, pour peu que nous prenions le temps de l’explorer, qu’il existe des zones de la surface du corps qui, soit ne déclenchent aucun ressenti, comme si ces endroits étaient « anesthésiés », soit provoque un ressenti très nettement agréable ou franchement désagréable.       <br />
              <br />
       Il est fréquent, dés que le lien thérapeutique est installé, de demander à ces jeunes filles de « tester » leurs sensations avec de l’eau chaude lors de la douche et d’établir une carte détaillée de la surface de leur corps en relevant les zones neutres, agréables ou désagréables.       <br />
       Au delà de l’intérêt immédiatement thérapeutique d’aider ces patientes à ce recentrer sur leur corps, ces cartographies se sont avérée être toutes semblables qui correspond à la physionomie de ces jeunes filles :       <br />
       Les anorexiques sans aucune féminité sont le plus souvent anesthésiées sur une grande partie de leur corps avec parfois quelques sensations désagréables sur les zones sexuelles (seins, hanches, pubis, intérieurs des cuisses).       <br />
       Les jeunes filles anorexiques à la féminité plus affirmée sont beaucoup plus rarement anesthésiées. Il existe des sensations très agréables sur toutes les zones non connotées sexuellement, ces dernières donnant des sensations franchement désagréables.        <br />
              <br />
                <br />
       _ Dissociation et age clandestin.       <br />
              <br />
       Avant même d’écouter parler nos patientes, l’observation lors du premier contact met en évidence un autre niveau de dissociation :       <br />
       Si dans leur vie quotidienne, toutes ces jeunes filles revendiquent leur statut d’adulte, nous observons bien autre chose : Des adolescentes voir des toutes petites filles, dans leur gestuelle, leurs attitudes, ou bien nous pouvons avoir l’impression d’être en relation avec des femmes très âgées.       <br />
              <br />
       La prise en compte d’un age émotionnel différent de l’age officiel est fondamental pour le travail avec l’hypnose, et donne un éclairage sur le processus dans lequel ces jeunes filles sont installées.       <br />
              <br />
              <br />
       Observer la jeune fille anorexique dans les interactions familiales       <br />
              <br />
       Nous ne pouvons ici détailler l’ensemble des interactions que nous avons pu observer par l’étude des bandes vidéo. Elles sont développées dans l’ouvrage « GUERIR DES TROUBLES DES CONDUITES ALIMENTAIRES ».       <br />
       D’une façon schématique, il ressort une relative stéréotypie des interrelations, bien au delà des particularités propres à chaque famille et à chaque histoire et les jeunes anorexiques sans féminité sont dans des enjeux très différents des jeunes filles à la féminité affirmée.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="u">LES PETITS ANGES ET LES SAINTES</span>       <br />
              <br />
       Lorsque nous travaillons avec l’hypnose, nous apprenons à écouter nos sensations, nos impressions, nous utilisons nos propres métaphores des problèmes de nos patients, nous posons des hypothèses sur les processus en jeu afin d’élaborer une stratégie thérapeutique.       <br />
              <br />
       Au delà de tout ce que les jeunes filles peuvent nous dire sur les « cause » de leur état, au delà de ce qui peut être relayer par les médias, l’anorexie semble pouvoir être définie comme une impossibilité pour ces jeunes filles d’accéder à un statut de jeune femme :       <br />
       Etre autonome des parents, être dans la possibilité de faire des rencontres amicales et amoureuses, d’avoir une sexualité épanouie (et non purement « instrumentale », sans aucun ressenti agréable) etc.…       <br />
              <br />
       Nous considérons que cela est le seul critère de succès de la thérapie avec ces jeunes filles.       <br />
       Cependant, l’accession à ce statut de jeune femme ne peut se faire que par plusieurs étapes qu’il convient de respecter, car cela nécessite l’acquisition d’un certains nombres de compétences que ces jeunes filles n’ont pas forcément au début de la thérapie.       <br />
       Le non respect de ces étapes risque de réduire à néant tout progrès.       <br />
       Il ne suffit pas de prendre un appartement pour être autonome (certaines jeunes anorexiques habitent hors du domicile parental mes viennent tout le temps chez les parents).       <br />
       Il ne suffit pas d’avoir un ami, voir de coucher avec lui pour être une femme. Certaines anorexiques ont officiellement une vie sexuelle, mais elle peut être vécue de façon très négative.       <br />
              <br />
       Si toutes nos jeunes patientes anorexiques sont dans l’impossibilité d’accéder de façon satisfaisante à leur statut de femme, les deux profils que nous avions déjà vu émerger prennent ici toute leur importance.       <br />
       La relative stéréotypie des situations auxquelles nous avons été confrontés nous ont inspirés deux définitions métaphoriques de l’anorexie chez les jeunes filles : LES PETITS ANGES ET LES SAINTES.       <br />
              <br />
       Toutes les deux sont de façon systématique « impliquées » dans des enjeux relationnels du couple parental. Nous faisons l’hypothèse que l’une et l’autre et ce, dés leur enfance viennent « stabiliser » (homéostasie) un désaccord parental. Le maintient de cette de cette homéostasie est presque parfait jusqu'à l’adolescence ou de fait, avec les revendication d’autonomie, prémices au départ futur de la jeune fille, apparaît un déséquilibre relationnel avec un risque pour le couple parental de se retrouver à devoir gérer par lui-même ses conflits. Les « petits anges » et « les saintes se retrouvent dans une situation de double lien très puissant qui pourrait se résumer de la façon suivante : « Je grandit et j’abandonne mes parents à leur sort (trahison) ou je reste dans mon rôle auprès d’eux au prix d’un arrêt du processus de l’adolescence (loyauté).       <br />
              <br />
       Bien évidemment, cette hypothèse ne représente qu’un aspect du problème mais elle semble avec le recul trouver une certaine pertinence au vu de l’issue des stratégies que nous avons pu mettre en place avec ces jeunes filles.       <br />
              <br />
       <b>Les petits anges</b>       <br />
              <br />
       Ces jeunes filles donnent à voir une maigreur souvent affichée sans aucune féminité, leur donnant un aspect « pré pubère ».       <br />
       Leur démarche est caractéristique, à petits pas, le bassin est figé, rigide et la gestuelle est pauvre.       <br />
       Elles sont en retrait dans la relation au thérapeute voir parfois mutiques.       <br />
       Elles sont quasiment anesthésiées, elles ont peu de ressentis physiques.       <br />
              <br />
       Si dans le détail, leurs histoires sont apparemment différentes, toutes sans exception ont très tôt étés « le petit rayon de soleil de la maison » ; petites filles sages, bonnes élèves (ce qu’elles sont souvent au moment de la première consultation). Elles sont très impliquées dans la mésentente du couple parental (qui est systématiquement présente à l’observation du couple parental même si leur discourt peut être tout autre). En alliance très forte avec leur mère, le père est présenté soit comme quelqu’un de très passif, sans personnalité, ou au contraire très autoritaire voir décrit comme un tyran domestique. (Si le petit ange peut donner à voir un conflit fort avec sa mère, pour peu que l’on s’autorise à se détacher du discours officiel, l’alliance mère/fille reste très forte.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Les saintes</b>       <br />
              <br />
       Les jeunes filles présentent un amaigrissement qui peut être important mais « sélectif ». La silhouette reste résolument féminine ainsi que la gestuelle.       <br />
       Elles sont plutôt confortables dans la relation au thérapeute, la proximité est possible sans retrait ni crainte.       <br />
       Elles sont vêtues avec une recherche esthétique évidente, (contrairement aux « petits anges »), mais il est aussi courant de les voir porter des tenues de camouflages que nous avons déjà évoquées.       <br />
       Elles ne sont pas anesthésiées, l’essentiel des ressentis désagréables se concentre sur les attributs de la sexualité avec un vécu de «  saleté à l’intérieur ».       <br />
              <br />
       Il est frappant de constater à quel point, la encore, les processus à l’œuvre sont stéréotypés :       <br />
       Les jeunes saintes sont officiellement parfaites en tout, sages et bonnes élèves du moins jusqu’à l’adolescence.       <br />
       Le couple parental et la famille donnent à voir le même souci de la perfection. Il existe une mésentente dans le couple parental mais elle est activement dissimulée aux regards extérieurs, et si elle est visible, elle est systématiquement attribuée aux difficultés de la jeune « sainte ».       <br />
       Celle-ci est toujours impliquée dans le conflit parental mais d’une façon très différente des « petits anges » : Il existe une alliance très forte, une connivence qui ne nous échappe pas à l’observation de la jeune fille et de ses parents, avec le père, alliance dont la mère est totalement exclue.       <br />
              <br />
       Les « saintes » rentrent dans le processus de l’anorexie après l’émergence de la puberté et elles sembles bloquer cette évolution naturelle après en avoir expérimenté certains aspects ( sortie avec des amies, flirts,sexualité) nous retrouvons alors des signes de menace sur l’homéostasie du couple parental.       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="u">LES STRATEGIES THERAPEUTIQUES : DE LA CHRYSALIDE AU PAPILLON</span>       <br />
              <br />
              <br />
       Il est impossible de décrire en détail toutes les stratégies thérapeutiques qui peuvent être mises en œuvre. Elles sont développées dans le livre « GUERIR DES TROUBLES DES CONDUITES ALIMENTAIRES ». Nous nous contenterons d’en décrire les grands principes.       <br />
              <br />
       Notre expérience des processus de l’anorexie nous a appris qu’il convient de regarder les objectifs de thérapie de façon globale en se « décentrant » du symptôme ; hormis dans les cas de dénutrition grave ou le pronostic vital peut être en jeu.       <br />
       La reprise de poids, même si elle est pointée comme le premier objectif pour les parents plus que par les jeunes filles, ne peut être considéré comme une finalité de thérapie.       <br />
       Nous considérons que le succès thérapeutique consiste à aider ces jeunes filles à sortir de leur statut de «  petit ange » ou de « sainte » pour accéder à un vécu de jeune femme, et ce, de façon durable.       <br />
       La stabilisation de l’amaigrissement, la reprise de poids, le départ (plus ou moins réussi) de chez les parents sans réelle autonomisation ne sont que des changements de type I.       <br />
       L’accession au statut de jeune femme autonome s’accompagne toujours de profonds remaniements pour la jeune fille, pour le couple parental et la fratrie si elle existe. A ce titre la prise en compte de la dimention familiale dans la thérapie est utile.       <br />
              <br />
       Cependant, si nous nous concentrons dans un premier temps sur la thérapie individuelle avec ces jeunes filles, notre compétence à observer nous permet de nous fixer des objectifs simples pour éviter de rentrer dans la confusion :       <br />
       Accéder à la maturité sexuelle et relationnelle nécessite l’acquisition de compétences psychologiques et physiologiques. L’hypnose se révèle être à ce titre, un outil remarquablement pertinent, pour peu que le thérapeute respecte un certain nombre d’étapes fondamentales qui permettent à une petite fille ou à une adolescente de devenir une femme. Les « petits anges » sont moins compétentes que les « saintes » en matière de féminité ; se désengager des enjeux du couple parental ne peut être travaillé d’emblée sous peine d’échec : combien de fois des thérapeutes ont d’emblée et de façon directe proposé à leur patiente de « couper le cordon avec une mère trop envahissante pour que les choses aillent mieux ?       <br />
              <br />
              <br />
       La première étape du travail semble se situer au niveau du corps, dans une stratégie de réassociation. Il faut être persévérant et ne pas hésiter à proposer les mêmes interventions d’une séance à l’autre (le vécu y est de toute façon toujours différent pour la patiente).       <br />
       La réassociation entraîne toujours une levée progressive des anesthésies, il n’est pas rare d’observer un retour des règles sans que le problème de l’aménorrhée n’ait jamais été abordé !       <br />
       Ce travail de réassociation doit nécessairement s’accompagner, pour les saintes d’un apprentissage du «  nettoyage de sont intérieur » (vécu de saleté).       <br />
              <br />
       Ce n’est que dans un deuxième temps que sera abordé, souvent de façon indirecte, le renouveau hormonal avec les modifications physiques et psychiques qu’il induit. Ce travail est bien évidement plus ardu pour les « petits anges » qui entrent dans la nouveauté que pour les « saintes » qui ont déjà partiellement expérimenter cet état. A ce stade, l’homéostasie du couple parental est mise à mal de façon inéluctable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <body>       <br />
       <div align="center">       <br />
         <p>&nbsp;</p>       <br />
         <p align="center"><a href="http://www.rayon-livres.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&id_category=88" target="_blank"><img src="http://www.medecines-douces.com/images/4revues.jpg" alt="hypnose" border="0" /></a><a href="http://www.rayon-livres.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&id_category=88" target="_blank"> Pour lire la suite et vous abonner &agrave; la revue HYPNOSE &amp; Th&eacute;rapies Br&egrave;ves cliquez ici</a> </p>       <br />
       </div>       <br />
       </body>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/La-jeune-fille-anorexique-de-la-chrysalide-au-papillon-Anorexie-Formation-Hypnose-et-Congres-2007-Hypnose-et-Anorexie_a122.html" />
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  <entry>
   <title>Psychologie et Thérapie. Echanges inspirés. Formation Hypnose et Congrès 2007. Hypnose Ericksonienne</title>
   <updated>2008-12-12T12:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Psychologie-et-Therapie-Echanges-inspires-Formation-Hypnose-et-Congres-2007-Hypnose-Ericksonienne_a134.html</id>
   <category term="Congrès 2007 Hypnose &amp; Thérapies Brèves " />
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   <published>2008-12-03T11:02:00+01:00</published>
   <author><name>Dominique Megglé</name></author>
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    <![CDATA[
Dominique Megglé Formation en Hypnose Formation en Hypnose Ericksonienne     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/1132348-1452611.jpg?v=1289548175" alt="Psychologie et Thérapie. Echanges inspirés. Formation Hypnose et Congrès 2007. Hypnose Ericksonienne" title="Psychologie et Thérapie. Echanges inspirés. Formation Hypnose et Congrès 2007. Hypnose Ericksonienne" />
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      <span class="u">PSYCHOLOGIE ET THERAPIE</span>       <br />
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       Plus j’avance dans les années de pratique, moins je vois à quoi la psychologie pourrait servir en thérapie et plus je crois qu’elle constitue un sérieux handicap pour le thérapeute, donc une perte de chance pour le patient. Classer une situation vivante dans une catégorie théorique bloque tout mouvement, toute évolution (Villien ). Donc, la psychologie empêche la guérison.       <br />
              <br />
       Laissons de côté son absence totale de base épistémologique sérieuse, sujet déjà traité ailleurs. A partir du moment où, avec les mêmes outils de communication, ceux de l’hypnose, nous sommes capables de traiter aussi bien une douleur physique que morale, je ne vois plus bien ni la place ni l’intérêt de la psychologie.        <br />
              <br />
       Le terme « psychothérapie » est devenu obsolète. Le mot « thérapie » suffit. Il est suffisamment vague pour nous permettre de rester modestes, donc efficaces. Quand on demandait à Erickson si ce qu’il faisait était une authentique activité de soins, il répondait : « Oui, mais ni le patient ni le thérapeute ne sont absolument obligés de le savoir. » Il me semble qu’à sa suite, nous devrions revendiquer de ne pas toujours savoir ce que nous faisons. Nous devrions revendiquer d’être des spécialistes de l’effet placebo.       <br />
              <br />
       De plus, analyser la problématique psychologique d’un patient suivant les termes d’une théorie est facile. Même l’imbécile trouve ainsi toujours quelque chose de complexe et d’impossible à traiter, et derrière sa découverte, il peut encore trouver quelque chose d’encore plus complexe et d’impossible à traiter. Il lui suffit de remonter dans le temps et de se fier à sa grille. Ce faisant, il n’est pas dérangé, il se trouve intelligent, il est content de lui quand il rentre chez lui le soir. S’il travaille en libéral, il garde la même trentaine de patients toute sa vie, il est parfois un peu déprimé. Il a réussi à éviter l’échange vivant et vrai entre êtres humains.  Voilà tout l’intérêt de la psychologie théorique pour le praticien : il n’est pas mince.       <br />
              <br />
       <span class="u">LA PSYCHANALYSE</span>       <br />
              <br />
       Actuellement, la psychanalyse se révèle pour ce qu’elle est dans l’histoire de la pensée : une parenthèse. Cette parenthèse est en train de se refermer parce que l’idéalisme philosophique sur lequel elle repose est moribond. On peut dater cette parenthèse : 1880 – 1980. Le XXI° siècle ne sera pas psychanalytique. De 1880 à 1980, nous avons été envahis par cette énorme construction intellectuelle, aux bases épistémologiques improbables.        <br />
              <br />
       Comment expliquer pareil succès pendant tout un siècle ? La psychanalyse était un mythe. Un mythe est une fable à laquelle toute une époque adhère parce qu’elle en a, d’une certaine manière, besoin : elle s’y retrouve. Le mythe a une fonction de régulation sociale. Comme d’autres idéologies du siècle dernier, la psychanalyse a aidé nos prédécesseurs à « tenir » au travers d’immenses bouleversements, comme l’humanité n’en avait jamais connu jusque là.        <br />
              <br />
       On ne se bat pas contre les mythes. C’est peine perdue. Ils s’effondrent tout seul quand ils sont devenus inutiles, quand l’époque n’en a plus besoin. Ils se fanent. C’est ce qui se passe de nos jours. Il n’y a plus de place aujourd’hui pour un théoricien de génie, l’un de ces « leaders charismatiques » dont le siècle passé s’était fait une spécialité, en psychologie ou ailleurs, en politique par exemple. Voilà pourquoi il est inutile d’écrire des « livres noirs de la psychanalyse ». Laissons les choses se faire, elles se feront. Une sorte de pragmatisme, parfois désabusé, s’est installé. Je crois que celui-ci prélude à un renouveau de la réflexion philosophique réaliste.        <br />
              <br />
       En effet, le praticien, comme le patient, privé de ces idéologies qui mettaient un écran entre lui et la réalité, est désormais affronté nu aux grandes questions de l’homme de tous les temps : la vie, la mort, le mal, le bonheur, le sens de la vie et de la souffrance. Avec son téléphone portable et le terrorisme islamiste, l’homme contemporain est bien plus proche dans ses questions de l’homme des cavernes, affronté nu aux dangers de la brousse, que de l’homme du siècle dernier, habillé de ses idéologies. Il a besoin de rencontres humaines vraies et vivifiantes.       <br />
              <br />
       <span class="u">LES PATIENTS</span>       <br />
              <br />
       Venons-en à l’intérêt de la psychologie pour les patients. J’ai tenté de démontrer ailleurs qu’ils sont, eux, les véritables auteurs des théories psychologiques et que les dits génies de psychologie du XX° siècle n’ont fait que leur prendre leurs idées. Je cite, en raccourci :       <br />
              <br />
        « Nos patients sont malades de logique. Ils raisonnent à perte de vue sur leurs sentiments, leurs pensées, leurs troubles et ses causes. Ils sont des théoriciens de la pathologie, bien plus doués là-dedans que les professionnels. Ils sont plus doués pour la théorie que les professionnels parce que, tout simplement, ils souffrent et que quand on souffre, on se demande pourquoi. Ils sont spontanément psychanalystes, gestaltistes ou systémiciens. L’un croit qu’il est malade du manque d’amour de sa mère qui lui préférait son père. L’autre est persuadé qu’il n’est « pas assez dans son corps et ses émotions ». Le troisième est sûr que s’il allait mieux, sa famille exploserait.        <br />
       « Les grands pionniers de la psychothérapie traditionnelle ont, en fait, « piqué » leurs idées aux patients. Ils s’en sont emparés pour écrire de gros volumes et asseoir leurs carrières dessus. Les théories officielles, si elles sont si nombreuses, le sont justement parce qu’elles reflètent la variété des théories qu’ont spontanément les sujets sur eux-mêmes . »        <br />
              <br />
       Le thérapeute efficace sera donc cynique et bienveillant. Il adopte les théories des patients sans y croire et les utilise pour mettre le bazar dans le système.       <br />
       
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      <span class="u">LE BAZAR </span>       <br />
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       Mettre le bazar dans le système : voilà la besogne du thérapeute. Il s’agit de mettre le bazar dans le système névrotique du patient, qui est comme un jeu de quilles trop bien rangées. Regardez une anorectique, une boulimique, un patient unipolaire, une famille dysfonctionnelle. Les symptômes sont bien rangés, les rôles très bien distribués : ils sont à peu près prévisibles. Quel plaisir alors de balancer une bonne grosse boule qui renversera le maximum de ces quilles !       <br />
              <br />
       Il s’agit de mettre le bazar dans le système névrotique du patient, mais pas seulement. Il s’agit de mettre ce bazar dans tout le système, c’est-à-dire aussi dans celui du thérapeute. C’est même plus important, puisque si le bazar est mis des deux côtés, alors l’interaction entre les deux aura des chances d’être enfin vivante et que c’est à cela que le thérapeute doit tendre : c’est son métier. En effet, quand le thérapeute a la tête claire, il raisonne, il classe, il fige.        <br />
              <br />
       Erickson disait que le meilleur médicament en psychiatrie, c’était le whisky ; un verre de whisky pour le thérapeute avant de recevoir un patient qui l’angoisse trop. Evidemment, le conseil ne s’adresse pas à tout le monde, et c’est peut-être même un conseil angoissant s’il est pris avec sérieux. Ce qui est vrai, c’est qu’à trop raisonner et vouloir classer, on s’angoisse et en s’angoissant, on devient encore plus raisonneur, donc encore plus angoissé. Ce qui était vrai pour le patient l’est pour le thérapeute.       <br />
              <br />
       Une excellente solution pour se débarrasser une fois pour toutes de la psychologie théorique, c’est de lire Lacan, qui en est la forme la plus élaborée. Vous avez deux manières de lire Lacan. La première, c’est de le lire attentivement et de chercher à tout comprendre, mot par mot, phrase par phrase. Au bout d’une demi-page, vous entrez dans une douce confusion ; une page plus loin, vous êtes en transe légère ; une de plus en transe profonde. Continuez la lecture, vous en sortirez avec une amnésie totale. Seuls certains mots glanés ici ou là reviendront à votre conscience dans votre journée de consultation, comme des flash back miraculeux. Ces mots auront agi comme des suggestions post hypnotiques.        <br />
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       La seconde manière de lire Lacan est encore plus psychanalytique. Lisez-le d’emblée avec l’attention flottante, comme si vous étiez sur un divan. Les « mathèmes, forclusion du Nom du Père » et autres « objets a » danseront délicatement devant vos yeux ; là aussi, votre transe s’approfondira et tout cela n’aura bientôt plus aucune importance. En sortant de la lecture, vous vous sentirez dispos, prêt à consulter.        <br />
              <br />
       Lacan est le seul auteur un peu compliqué qui fasse cet effet-là. Hegel, lui, donnerait plutôt la migraine. Lacan est un maître pour aider le thérapeute à abandonner la psychologie. Lacan est un maître en hypnose. Il est vraiment dommage que le monde ne nous l’envie pas, le Paraguay mis à part.       <br />
              <br />
       Mais la meilleure manière, la plus confortable, la plus simple, de ne plus faire de psychologie théorique, c’est de ne plus en faire. Appuyé sur ce que j’ai dit plus haut, le thérapeute avisé voit dans ces théories des belles histoires, des métaphores : rien de plus mais ce n’est déjà pas si mal. Il fait entièrement confiance à l’expérience vécue du patient. Suivant ce qu’Erickson nous a appris, il accepte celle-ci et l’utilise. Il s’oublie, n’attend plus rien de spécifique ni du patient ni de lui-même. Il est devenu humble, essayant simplement d’être assez poli pour que le patient accepte de le laisser entrer dans son monde.       <br />
       
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      u[LE THERAPEUTE]u

Erickson nous a appris à accepter intégralement l’expérience vécue du patient. Ce qui transparaît en filigrane, ce qu’il ne dit pas explicitement, mais qui en est la conséquence obligée, c’est que cette attitude conduit symétriquement le patient à accepter son thérapeute tel qu’il est, avec toute son expérience vécue, et cela est capital pour le succès de la thérapie. En effet, alors, l’échange humain devient vrai, complet, sur un pied d’égalité. Le patient accepte le thérapeute tel qu’il est et l’utilise, ou alors il va voir ailleurs. Erickson n’a pas mis sa vie de famille sur la place publique, il ne l’a pas cachée non plus. Dans son métier, il a pratiqué constamment l’utilisation de sa propre expérience de la vie. 

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  <p>&nbsp;</p>
  <p align="center"><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"><img src="http://www.medecines-douces.com/images/4revues.jpg" alt="hypnose" border="0" /></a><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"> Pour lire la suite et vous abonner &agrave; la revue HYPNOSE &amp; Th&eacute;rapies Br&egrave;ves cliquez ici</a> </p>
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