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 <title>Formation en Hypnose, EMDR Intégrative à Paris, Marseille, Bordeaux, Strasbourg. Formation EMDR-IMO, Hypnose et Douleur, Thérapies Brèves</title>
 <subtitle><![CDATA[Formation en Hypnose Ericksonienne et Médicale. Formation en EMDR Intégrative, Thérapies Brèves. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-16T10:51:50+02:00</updated>
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   <title>La réification dans tous ses états. Philippe HOUSSEL au Congrès Hypnose et Douleur 2016</title>
   <updated>2016-05-24T22:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/La-reification-dans-tous-ses-etats-Philippe-HOUSSEL-au-Congres-Hypnose-et-Douleur-2016_a822.html</id>
   <category term="Congrès Hypnose &amp; Douleur 2016 St Malo" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/9542562-15326761.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-05-04T22:40:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Philippe HOUSSEL au Congrès Hypnose et Douleur 2016 Samedi 7 Mai 14h30 Formation continue en hypnose     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/9542562-15326761.jpg?v=1464122733" alt="La réification dans tous ses états. Philippe HOUSSEL au Congrès Hypnose et Douleur 2016" title="La réification dans tous ses états. Philippe HOUSSEL au Congrès Hypnose et Douleur 2016" />
     </div>
     <div>
      La chosification de la douleur, de l’angoisse, de la peur ... mais aussi du confort est une technique métaphorique et sensorielle très utile en thérapie brève ou dans le cadre du traitement de la douleur chronique mais aussi pour l’induction de transes confortables.       <br />
              <br />
       Le recueil des caractéristiques de la chose, qui doit être sensoriel est un élément important permettant parfois d’induire la transe et un premier pas vers le changement.       <br />
              <br />
       Les mofifications de la chose peuvent se faire selon différents protocoles : simples, énergétiques mais aussi aquatiques…       <br />
              <br />
       Ces techniques se suffisent parfois à elles-mêmes pour induire le processus de changement, d’amélioration, voire de guérison.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
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   <title>Technique de récapitulation : serait-il possible d'être libre ? Patrick Noyer au congrès hypnose et douleur</title>
   <updated>2016-05-15T12:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Technique-de-recapitulation-serait-il-possible-d-etre-libre-Patrick-Noyer-au-congres-hypnose-et-douleur_a794.html</id>
   <category term="Congrès Hypnose &amp; Douleur 2016 St Malo" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/9482142-15214328.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-05-04T12:12:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Patrick Noyer Jeudi 6 Mai 16h30 Formation continue en hypnose     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/9482142-15214328.jpg?v=1463307443" alt="Technique de récapitulation : serait-il possible d'être libre ? Patrick Noyer au congrès hypnose et douleur" title="Technique de récapitulation : serait-il possible d'être libre ? Patrick Noyer au congrès hypnose et douleur" />
     </div>
     <div>
      Décrite par Castaneda, encore pratiquée en Amérique Centrale, cette technique spirituelle et psychothérapeutique trouve sa place dans une approche d'hypnothérapie. Faisant appel à une transe spontanée, elle permet, en lâchant nos vieilles casseroles, d'accéder à plus de liberté.       <br />
              <br />
       Indiquée dans des situations de stress émotionnel, de burn-out, d'angoisse, d'anxiété, de traumatisme, de changement de vie, etc... , cette technique peut être pratiquée par le patient, à son domicile. Dans son implication spirituelle, elle sert de base à une nouvelle ouverture à plus de liberté. Dans sa totalité, elle peut même être une condition sine qua non à toute pratique thérapeutique éthique.       <br />
       Cet atelier a pour but de démontrer cette approche, de la situer dans le contexte de l'hypnothérapie et des thérapies proches ou similaires, d'en expliciter les possibles et les éventuelles limites, ainsi que de s'interroger sur la transposition de modes thérapeutiques &quot;exotiques&quot; dans nos pratiques occidentales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
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   <title>(Ré)éducation énergétique. Dr Olivier PRIAN au Congrès Hypnose et Douleur 2016</title>
   <updated>2016-05-24T01:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Re-education-energetique-Dr-Olivier-PRIAN-au-Congres-Hypnose-et-Douleur-2016_a818.html</id>
   <category term="Congrès Hypnose &amp; Douleur 2016 St Malo" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/9536221-15314349.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-05-04T00:28:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Olivier PRIAN au Congrès Hypnose et Douleur 2016 à St Malo Formation Continue en Hypnose Samedi 7 Mai 11h     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/9536221-15314349.jpg?v=1464046354" alt="(Ré)éducation énergétique. Dr Olivier PRIAN au Congrès Hypnose et Douleur 2016" title="(Ré)éducation énergétique. Dr Olivier PRIAN au Congrès Hypnose et Douleur 2016" />
     </div>
     <div>
      La rééducation fonctionnelle par définition nous « réapprend à fonctionner ». Il s’agit là de mécanique, muscles et bras de levier comme autant de bielles et de boulons.       <br />
              <br />
       Réveiller la proprioception est un temps fondamental de ce travail qui permet de mieux percevoir les tensions ici et là afin de les corriger, dans le respect de l’équilibre et du mouvement en cours.       <br />
              <br />
       Dans nos vies, la même considération existe sur le plan des émotions, des aspirations. Bien sûr il est possible d’évoluer, mais notre vérité intime, les valeurs qui nous sont essentielles, nos repères les plus précieux et sacrés sont régulièrement interrogés, voire déstabilisés. Comment malgré tout réussir à composer avec ces contraintes alentour, cette douleur, cette angoisse ? Comment rester en équilibre ou le retrouver malgré ces sources de « stress » ? Pour cela, pas de tournevis ni de clé de 12, un ballon suffira. Le bleu pour soulager les douleurs, le rouge exorciser les peurs, le vert quand je suis épuisé, que j’en ai marre de tout, le jaune pour quand j’ai du mal à grandir et le violet quand je ne contrôle plus rien … ou le contraire !       <br />
       Soyez les bienvenu(e)s à cet atelier de rééducation extra sensorielle !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
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  <entry>
   <title>La magie du « comme si ! », dans l’hypnothérapie du possible. Yves Halfon au Forum Hypnose 2013</title>
   <updated>2013-05-03T01:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/La-magie-du-comme-si---dans-l-hypnotherapie-du-possible-Yves-Halfon-au-Forum-Hypnose-2013_a548.html</id>
   <category term="Forum 2013 Hypnose &amp; Thérapies Brèves Strasbourg" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/5422455-8088841.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-05-03T01:43:00+02:00</published>
   <author><name>Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Yves Halfon Vendredi 17 Mai 10h30 Forum Hypnose Strasbourg 2013     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/5422455-8088841.jpg?v=1366102754" alt="La magie du « comme si ! », dans l’hypnothérapie du possible. Yves Halfon au Forum Hypnose 2013" title="La magie du « comme si ! », dans l’hypnothérapie du possible. Yves Halfon au Forum Hypnose 2013" />
     </div>
     <div>
      L’emploi du « comme si » est le sésame qui ouvre le contrôle de l’imagination. C’est la mise en scène d’un espace de jeu, où tout devient possible. On retrouve ce processus implicitement dans toutes les approches centrées sur le futur, un futur meilleur. L’homme se recompose à partir de l’imagination.        <br />
              <br />
       L’imagination n’est plus une faculté auxiliaire, inférieure, entre la sensibilité et l’entendement, mais la faculté qui exalte toutes les autres, qui anime tous les pouvoirs de l’esprit.         <br />
               <br />
       La pensée magique renvoie à la croyance, croyance individuelle et collective. La croyance s’inscrit dans les processus primaires de la pensée comme le rêve, c’est un phénomène de l’imagination. L’imagination dans le développement de l’enfant est première, la raison et la réflexion, décrit comme processus secondaires viennent en second. Certains auteurs pensent que c’est une des raisons qui expliquent que l’imagination est difficilement traitable par le raisonnement.        <br />
       On pourrait partir de la psychogenèse de ce type : sensations, sensations/émotions, imagination, et raisonnement.        <br />
              <br />
       Pour Lévi Strauss, « La pensée magique n’est pas un début, un commencement, une ébauche, la partie d’un tout non encore réalisé ; elle forme un système bien articulé ; indépendant, sous ce rapport, de cet autre système que constituera la science, sauf l’analogie formelle qui les rapproche et qui fait du premier une sorte d’expression métaphorique du second. »        <br />
               <br />
       Le « comme si », c’est construire un « monde du possible ». La personne en utilisant cette pratique s’échappe de la contrainte de la répétition du réel. Pour aller vers une pratique de la thérapie qui soit brève et efficace, et qui couvre le plus grand nombre de problèmes possibles, il nous faut repartir à zéro : en fait, reconstruire un mythe nouveau, une nouvelle vision de la personne et de ses comportements qui soit le moins possible entravée par les mythes du passé.        <br />
              <br />
       En jouant avec son imagination, elle peut établir des projets ; elle peut les décrire par avance, avant même toute réalisation.        <br />
              <br />
       Ce « jeu du possible » ne s'oppose pas à la réalité ; son but est de casser la duplication de la réalité, d’être une alternative à la réalité, rejouée par le patient, surtout, quand cette répétition imaginaire projette le patient dans le morbide et l’impuissance.        <br />
              <br />
       Le procédé du « comme si » encourage la personne à se fabriquer mentalement une réalité différente, « juste pour voir », mais cette représentation mentale induit à son tour des modifications sur les plans intellectuel, émotionnel et physiologique.        <br />
              <br />
       La connaissance de cette forme thérapeutique, plus que toute autre approche en psychothérapie, nous ouvre de manière tout à fait générale des perspectives nouvelles pour le traitement des résistances, le changement de comportements et la solution de problèmes humains en général.        <br />
               <br />
       Toute suggestion comporte en elle, cette invitation à imaginer les choses différentes.        <br />
              <br />
       Avec le « comme si », le patient contourne ses croyances amplifiantes de ses symptômes, angoisses ou douleurs.        <br />
              <br />
       Le « comme si » dans l’hypnose permet une infinie de métamorphoses.        <br />
                                                               <br />
               <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/5422455-8088842.jpg?v=1366102808" alt="La magie du « comme si ! », dans l’hypnothérapie du possible. Yves Halfon au Forum Hypnose 2013" title="La magie du « comme si ! », dans l’hypnothérapie du possible. Yves Halfon au Forum Hypnose 2013" />
     </div>
     <div>
      Yves Halfon, psychologue clinicien        <br />
              <br />
       Maternité du Centre Hospitalier du Belvédère, Mont Saint Aignan        <br />
              <br />
       Centre de Traitement et de recherche de la Douleur, CHU Rouen        <br />
              <br />
       Professeur, école de Sages-femmes du CHU de Rouen        <br />
              <br />
       Chargé de cours, D.I.U. « Douleurs », et Capacité « Douleur » (fac. de médecine : Rouen Caen, Amiens, Paris)        <br />
              <br />
       Président de l’Institut Milton H. Erickson de Normandie        <br />
              <br />
       Responsable de formation à l’Institut Français d’Hypnose        <br />
              <br />
       Vice-président de la confédération francophone d’hypnose et de thérapies brèves        <br />
              <br />
       Membre de la Société Québécoise d’Hypnose        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://hypnose-ericksonienne-normande.com/">http://hypnose-ericksonienne-normande.com/</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hypnoteeth.com/">http://www.hypnoteeth.com/</a>       <br />
       [       <br />
       http://hypnose-formation.fr/institut-milton-erickson-normandie/]url:       <br />
       http://hypnose-formation.fr/institut-milton-erickson-normandie/       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le Processus de Transformation : Forum Hypnose 2013. Dr Luc FARCY</title>
   <updated>2013-04-28T02:06:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Le-Processus-de-Transformation-Forum-Hypnose-2013-Dr-Luc-FARCY_a560.html</id>
   <category term="Forum 2013 Hypnose &amp; Thérapies Brèves Strasbourg" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/5439813-8115475.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-04-28T01:55:00+02:00</published>
   <author><name>Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Luc Farcy, CHU de Nîmes Vendredi 17 Mai 14h Forum Hypnose Strasbourg 2013     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/5439813-8115475.jpg?v=1366625452" alt="Le Processus de Transformation : Forum Hypnose 2013. Dr Luc FARCY" title="Le Processus de Transformation : Forum Hypnose 2013. Dr Luc FARCY" />
     </div>
     <div>
      A chaque fois, le saut dans l’inconnu et la découverte d’espaces et de limites nouvelles, affinent ma pratique de l’hypnose.        <br />
              <br />
       Actuellement en cancérologie et dans un service de soin aux adolescents en grandes difficultés, au CHU de Nîmes, j’exploite, chaque jour les effets thérapeutiques de l’hypnose.        <br />
              <br />
       De toutes ces situations, il ressort un processus qui me semble primordial.        <br />
              <br />
       Il s’agit du processus de transformation. Transformation d’une douleur, d’une angoisse, d’un souvenir traumatique ou d’une pensée pathologique en quelque chose de nouveau, surprenant, inattendu et finalement constructif.        <br />
              <br />
       L’état d’hypnose me semble pouvoir se définir par la réunion d’un ensemble de facteurs qui aboutissent à ce moment où tout redevient possible.        <br />
              <br />
       Pour prendre la métaphore chaotique, il s’agit du moment de déséquilibre du désordre d’où émerge un ordre nouveau imprévisible.        <br />
              <br />
       Au décours de cet atelier, je voudrais proposer de parcourir les différents moyens que la pratique de l’hypnose met à notre disposition pour parvenir à ce moment de transformation.        <br />
              <br />
       Je voudrais aussi partager différentes notions simples qui m’aident à extraire les lignes de forces qui naissent d’une séance d’hypnose pour en faire une expérience profondément constructive.        <br />
              <br />
       Pour conclure, je propose un voyage, d’une heure et demi, en terre inconnue pour y trouver ce qu’on ne pouvait imaginer trouver.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/5439813-8115476.jpg?v=1366625500" alt="Le Processus de Transformation : Forum Hypnose 2013. Dr Luc FARCY" title="Le Processus de Transformation : Forum Hypnose 2013. Dr Luc FARCY" />
     </div>
     <div>
      Psychiatre libéral puis publique, j’ai acquis une expérience d’explorateur.        <br />
              <br />
       A chaque fois le saut dans l’inconnu et la découverte d’espaces et de limites nouvelles, affinent ma pratique de l’hypnose.        <br />
              <br />
       Actuellement en cancérologie et dans un service de soin aux adolescents en grandes difficultés, au CHU de Nîmes, j’exploite, chaque jour les effets thérapeutiques de l’hypnose. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
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   <title>En finir avec l'angoisse. Une subtile directivité. Laurent Briquet. Revue Hypnose et Thérapies Brèves</title>
   <updated>2011-10-28T21:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/En-finir-avec-l-angoisse-Une-subtile-directivite-Laurent-Briquet-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a395.html</id>
   <category term="Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/3305241-4739961.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-09-27T01:05:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un jeune psychologue, après un premier cas réussi, encourage ses collègues à prendre position avec leurs patients et à manier d'avantage le paradoxe.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3305241-4739961.jpg?v=1317077925" alt="En finir avec l'angoisse. Une subtile directivité. Laurent Briquet. Revue Hypnose et Thérapies Brèves" title="En finir avec l'angoisse. Une subtile directivité. Laurent Briquet. Revue Hypnose et Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
      Je propose de partager avec les lecteurs le cas d’une jeune femme angoissée afin de montrer comment dans l’approche thérapeutique et dans la façon de parler au patient, l’hypnose peut trouver sa place sans nécessairement qu’elle prenne la forme d’une séance d’hypnose classique, ni que le patient ait besoin de savoir comment il sera soulagé.        <br />
       Tout va se dérouler en quatre consultations hebdomadaires au cabinet.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Première consultation</b>       <br />
              <br />
       Mademoiselle K. a 34 ans ; elle en paraît plutôt 28. Son visage harmonieux est bordé de longues mèches noires qu’elle semble remettre en place comme le font parfois les adolescentes. En salle d’attente, un jeune homme d’une vingtaine d’années l’accompagne. Elle se lève à mon appel et me tend une main maladroite et fuyante. Elle manifeste comme un léger malaise au contact de ma peau, puis rentre dans le cabinet de consultation en murmurant un « Bonjour » à peine audible et en baissant le regard.       <br />
       Les contacts visuels sont courts, entrecoupés de moments où elle sourit en baissant les yeux. Melle K. s’exprime à voix basse, replaçant souvent une mèche de cheveux, ou encore plaçant sa main sur sa gorge quand elle évoque un sujet difficile…       <br />
       D’ores et déjà vous conviendrez sans doute de quelques points d’appels à peine névrotiques…       <br />
              <br />
       Mademoiselle K. décrit en chuchotant les angoisses qui l’amènent à consulter :       <br />
              <br />
       Melle K. : Je suis très angoissée, je suis terrorisée à l’idée d’aller me coucher le soir et je n’arrive pas à dormir, et quand j’y arrive je me réveille parfois en sursaut dans la nuit.       <br />
       L.B. : Y a-t-il des manifestations somatiques de cette angoisse ?       <br />
       Melle K. : Parfois j’ai une boule ici (montre sa gorge) et le cœur bat très fort par moments…       <br />
       L.B. : Avez-vous repéré des situations qui font naître ces angoisses ?       <br />
       Melle K. : Certaines ambiances, oui, ou les génériques des séries télé où on enquête sur des tueurs, je ne peux plus les regarder. J’ai parfois peur de devenir folle. (Très émue.)       <br />
       Melle K. : J’ai deux petites filles de 8 et 11 ans. Je me suis séparée de leur père il y a cinq ans car je ressentais plus rien pour lui. Nous avons la garde alternée, ça se passe bien, je m’entends bien avec lui. Actuellement, j’ai un compagnon que je n’arrive pas à quitter. Je m’explique, il est très méchant (larmes). Vincent est plus jeune que moi, il est égoïste, il, comment dire… il m’insulte, vous savez. Il emploie des mots humiliants et je n’arrive pas à répondre quoi que ce soit. Le pire c’est que je lui tends la perche quand ça ne va pas, je montre que je ne suis pas bien, je lui dis même : « Je me sens mal, j’aimerais t’en parler », il me répond : « Ouais, tout à l’heure, je finis ma partie de jeu vidéo »…         <br />
       L.B. : Je suis perplexe, pour quelqu’un d’indifférent à votre souffrance, il vous accompagne quand même à la consultation aujourd’hui et vous attend en salle d’attente.       <br />
              <br />
       Melle K. : (nouveau regard fuyant, légère érythrophobie du visage et du décolleté, Mademoiselle K. est mal à l’aise). Non, le jeune homme que vous avez vu, c’est quelqu’un d’autre.       <br />
       L.B. : Qui est ce garçon ?       <br />
       Melle K. : On s’est rencontrés il y a deux mois, il tient à moi et me le montre beaucoup mais vous voyez, il a 22 ans, il ne pourrait rien y avoir de sérieux, les gens me jugeraient tout de suite.       <br />
       L.B. : Peut-être que pour lui c’est suffisamment sérieux pour vous accompagner en consultation ?       <br />
       Melle K. : Je sais pas comment dire, c’est platonique, il est très attentionné, il s’occupe bien de moi.       <br />
              <br />
       <b>Parlez-moi de votre soeur.</b>       <br />
              <br />
       Le tableau histrionique apparaît désormais plus clairement.       <br />
       Je recherche les circonstances d’apparition des angoisses et un moment chronique lui vient à l’esprit : le moment de s’endormir le soir à côté de Vincent, son compagnon.       <br />
       Le compagnon actuel serait donc lié de près ou de loin à la symptomatologie.       <br />
              <br />
       L.B. : Quand vous avez quitté le père de vos filles il y a cinq ans parce que vous ne l’aimiez plus, vous n’avez éprouvé aucune difficulté alors que vous n’aviez à l’époque rien objectivement à lui reprocher, ce qui n’est pas le cas de votre compagnon actuel. Votre difficulté actuelle à quitter Vincent qui vous maltraite ouvertement peut donc paraître surprenante.       <br />
       Melle K. : Je sais, mais alors pourquoi…       <br />
       L.B. : Peut-être simplement parce que vous l’aimez encore. Je vous redonne un rendez-vous.       <br />
              <br />
       Concrètement, le fonctionnement thymique est fluctuant mais évolue dans des proportions non pathologiques.       <br />
       Les angoisses constituent le motif de consultation mais elles ne sont objectivement que l’expression d’autre chose. Le comportement humiliant du compagnon actuel n’apparaît pas comme une meilleure étiologie aux angoisses de Mademoiselle K. qui est capable de quitter un homme sans même qu’elle ait quoi que ce soit à lui reprocher pour asseoir une décision de rupture.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3305241-4739962.jpg?v=1317078278" alt="En finir avec l'angoisse. Une subtile directivité. Laurent Briquet. Revue Hypnose et Thérapies Brèves" title="En finir avec l'angoisse. Une subtile directivité. Laurent Briquet. Revue Hypnose et Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
      <b>2e consultation</b>       <br />
              <br />
       La semaine suivante, Mademoiselle K. est toujours accompagnée du jeune homme qui reste à l’attendre en salle d’attente.       <br />
              <br />
       Melle K. : Je me sens responsable de ce qui m’arrive, j’ai des angoisses même la journée au travail… La nuit, je fais des cauchemars, je vois ma sœur, elle a les joues creuses, elle me dit : « Tu vas me le payer, tu m’entends ! »       <br />
              <br />
       LB : Parlez-moi de votre sœur.       <br />
              <br />
       Melle K. : Nous sommes onze frères et sœurs. J’ai une sœur de 39 ans, Eléonore. Son mari l’a mise à la porte. Son comportement a basculé, elle décrivait des choses que personne ne voyait, comme des hommes postés autour de chez elle qui la guettaient, elle avait des propos qui ne tenaient pas debout. Durant plusieurs mois, je suis restée près d’elle pensant qu’elle traversait un mauvais moment qui finirait par passer. Un jour, le médecin généraliste de ma sœur a contacté notre famille, je crois qu’il a parlé de « délire » et a recommandé d’essayer de la convaincre de voir un « psy ». Il n’a lui-même pas réussi à la convaincre, je crois qu’il lui en a parlé la dernière fois qu’ils se sont vus et ensuite ma sœur n’a plus jamais voulu retourner le voir. Ma sœur n’a jamais voulu aller voir un psy. Nous nous y sommes mis à trois pour tenter de la convaincre d’aller consulter mais ça été encore pire. Ma sœur a commencé à dire que je faisais ça pour lui enlever ses enfants ou bien qu’on voulait la faire enfermer. Je ne la vois plus aujourd’hui, j’évite d’aller chez mes parents quand ma sœur y est.       <br />
       L.B. : Je vous redonne un rendez-vous.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3305241-4739973.jpg?v=1317078363" alt="En finir avec l'angoisse. Une subtile directivité. Laurent Briquet. Revue Hypnose et Thérapies Brèves" title="En finir avec l'angoisse. Une subtile directivité. Laurent Briquet. Revue Hypnose et Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
      <b>3e consultation</b>       <br />
              <br />
       Mademoiselle K. est sub-logorrhéïque.       <br />
       Melle K. : Je me rends compte que je parle beaucoup de mes angoisses. Mon généraliste m’a prescrit des anxiolytiques.       <br />
       L.B. : Les prenez-vous ?       <br />
       Melle K. : (sourire gêné) Non, vous allez trouver ça ridicule mais je ne veux pas dépendre de ça… Ça me fait peur…       <br />
       L.B. : Parlez-moi d’Eléonore.       <br />
       Melle K. (pousse un cri étouffé) : Je ne peux plus entendre son prénom !       <br />
       L.B. : Je vous revois la semaine prochaine.       <br />
              <br />
       Je comprends alors que le problème a commencé par l’angoisse d’être contaminée par la psychose de sa sœur pour avoir partagé ses réactions pendant des mois sans savoir ce que celle-ci avait. Cette angoisse que la maladie mentale ait pu s’insinuer en elle, pour y avoir été exposée, a ensuite évolué en angoisse que la folie prenne le contrôle d’elle à son insu, angoisse qui elle-même a évolué en peur que son compagnon actuel prenne le contrôle d’elle.       <br />
              <br />
       Comme en hypnose ; moins on est prévisible plus on est efficace. Le traitement peut commencer sans que la patiente s’en rende compte, en trois étapes inconscientes successives : a) faire naître la prise de conscience d’un cadre de pensée trop étroit sur la question ; b) réaliser une prescription paradoxale du symptôme anxieux ; c) consolider le traitement en amenant le patient à constater lui-même l’amélioration.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Etape a - La prise de conscience : élargissement du cadre de pensée du patient par une captation forcée de son attention       <br />
       </b>       <br />
       En effet, l’irruption dans l’esprit du patient d’une menace non envisagée force celui-ci à réaménager psychiquement la valeur qu’il attribue à ses symptômes.       <br />
       Bien souvent la compulsion de répétition mentale s’exprime par un puissant martèlement langagier de sa problématique qui épuise les soignants et nécessite un choc relationnel au moins aussi fort que la compulsion elle-même.       <br />
       J’amorce donc l’élargissement du cadre de façon progressive et créant de l’attente :       <br />
              <br />
       L.B. : Aujourd’hui vos angoisses, Mademoiselle, mais alors vous n’avez pas idée à quel point je m’en fiche. (Mon faciès est sérieux.) Vous êtes surprise de m’entendre vous dire ça, Mademoiselle, et peut-être vous sentez-vous incomprise, mais j’ai encore autre chose à vous dire. (Mon faciès est sérieux et compatissant.) Ce qui m’intéresse, c’est de vous soulager (mon faciès est détendu et empathique), de soulager votre peur de la maladie mentale.       <br />
       Pas de réponse. Mademoiselle K. détourne la tête et retient des larmes dont elle ne semble pas comprendre la provenance. Quelques secondes passent, elle me regarde à nouveau.       <br />
       Melle K. : Vous êtes dur quand même…       <br />
              <br />
       La prise de conscience que la parenthèse de la maladie de sa sœur était restée ouverte vient de s’effectuer.       <br />
       Ce parti pris subjectif va permettre de capter l’attention de la patiente et de la traiter de façon objective. Il faut aider les patients à ne plus souffrir de ce qu’ils ont perdu, ici la conviction d’être sain d’esprit. De très nombreuses douleurs morales correspondent à des séquences psychiques inachevées. A l’image d’une parenthèse ouverte et non refermée au cœur d’une histoire. On retourne sans cesse au contenu hémorragique de la parenthèse qui se répand et se confond avec l’écriture du présent. Au final, peu de personnes souffrent au jour le jour de ce qui leur arrive, ce sont ces séquences psychiques non refermées qui font souffrir.       <br />
       Alors pourquoi ne parvient-on pas à refermer nos parenthèses douloureuses ? Il s’agit d’un problème de représentation mentale essentiel. Le sujet ne voit sur le moment sincèrement pas d’issue possible à ce qui le fait souffrir. Il continue donc à vivre avec ce blocage dont l’origine consciente s’éloigne peu à peu de son ressenti sans aucunement en supprimer les effets. Comme chez tous les névrosés, l’hystérique va, avec le temps et sous l’action du refoulement, éloigner sa conscience de l’origine de sa souffrance.       <br />
       Plus le temps passe, plus l’accessibilité au traumatisme originel est protégée par des mécanismes de défense. Mais du point de vue de l’hypnose, les défenses psychologiques, l’opposition au sens logique et la résistance au regard extérieur sont des énergies redirigeables.       <br />
       A coup sûr, la représentation qu’a le patient de son angoisse a subi plusieurs remaniements psychiques adaptatifs et automatiques. Pour qu’il adhère à une nouvelle représentation, il faut au préalable savoir s’immerger dans le corpus sémantique du patient et improviser par à-coups de façon perceptive et néanmoins méthodique.       <br />
       C’est une chose importante de savoir écouter son patient, cela en est une autre tout aussi importante de savoir se faire entendre de lui.       <br />
       Ce qu’il fallait, c’était changer le cadre de référence dans lequel est perçue l’angoisse par la patiente. Le changement du cadre de référence mentale revient à brusquer le fonctionnement psychique dans ses certitudes conscientes pour qu’il redevienne attentif à une autre vision de lui proposée par le thérapeute. Dans cet élargissement du cadre à deux, le dialogue est déjà hypnotique.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Etape b - Prescription paradoxale du symptôme anxieux</b>       <br />
              <br />
       La prescription paradoxale reste une étape clef de prescription d’un comportement pour provoquer le comportement contraire en fonction des mécanismes de défense et de résistance psychologique du patient. Dans le cas de Melle K., prescrire l’anxiété fait naître le paradoxe et de facto son contraire.       <br />
       Etant donné la relative effraction psychique qu’a représenté l’élargissement de son cadre de pensée à l’étape précédente (étape a), la prescription sera courte et aussi discrète que possible, faisant directement suite à l’élargissement du cadre de pensée dans la même consultation :       <br />
              <br />
       Melle K. : Vous avez raison, j’ai été traumatisée par le comportement de ma sœur, j’y pense tout le temps, ça me gâche la vie. Mais… vous ne pensez pas que je pourrais devenir comme elle ?       <br />
       L.B. : Je vous donne un rendez vous. On se revoit la semaine prochaine. D’ici là, ne changez rien à votre état.       <br />
              <br />
       La suggestion qui est faite à travers cette prescription paradoxale est que l’absence de changement puisse comporter une part volontaire, ce qui par extension s’applique également au changement lui-même.       <br />
       Il est important que le patient ne sache pas que l’on va ensuite se servir de son état actuel pour souligner qu’il est parvenu. L’absence d’effort ou d’intentionnalité dans le but de ne pas changer empêcherait l’efficacité de la prescription paradoxale.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>4e consultation.</b>        <br />
       <b>Etape c - Consolidation du traitement : le patient constate sa propre amélioration et s’autonomise </b>       <br />
              <br />
       Melle K. : J’ai réfléchi, je crois que j’accepte de prendre le traitement anxiolytique le soir. Il faut que je vous dise qu’il y a eu je crois un changement à la maison avec Vincent.       <br />
       L.B. : Auriez-vous un exemple ?       <br />
       Melle K. : Oui, un soir de la semaine dernière, j’ai voulu sortir aller faire une course. Comme d’habitude il m’a demandé « Où tu vas ? Moi j’ai faim là… » Je n’ai rien répondu, je suis sortie. Depuis, il est doux, c’est comme s’il avait peur que je parte.       <br />
              <br />
       La patiente va déjà beaucoup mieux, s’exprime d’une voix plus affirmée et moins chuchotée. Pour la première fois elle est venue seule sans son objet transitionnel amoureux.       <br />
       Spontanément, elle demandera à prendre le prochain rendez-vous quatre semaines plus tard. Elle reprend une indépendance décisionnelle, indice de réactivation de ses ressources internes.       <br />
       Je parle à Mademoiselle K. toujours en face à face, mais de façon plus scandée comme si je cherchais mes mots, plus « cicatrisante », comme en séance d’hypnose classique :       <br />
              <br />
       L.B. : Aujourd’hui je vous trouve plus… détendue… Votre esprit est plus… apaisé… plus… spontané… et cette amélioration va… continuer de s’installer dans le temps sans que vous vous en rendiez compte. D’ailleurs, aujourd’hui, comme vous vous sentez mieux, seriez-vous venue me consulter ?       <br />
       Melle K. : C’est vrai je me sens mieux. Non, je ne serais probablement pas venue parce que là j’ai envie de faire un tas de choses, de reprendre mes voyages, de profiter de tout ce qu’il y a autour de moi, c’est comme si je ne les avais pas vu avant.       <br />
       L.B. : Avez-vous toujours des palpitations cardiaques ?       <br />
       Melle K. : Non, pas ces derniers temps.       <br />
       L.B. : Des cauchemars ?       <br />
       Melle K. : Non. Vous pensez que nous pourrions prendre le prochain rendez-vous dans un mois ?       <br />
       L.B. : Je trouve que votre idée est excellente.       <br />
              <br />
       La réponse et le regard de Mademoiselle K. m’indiquent alors que, quelque part dans l’écriture de son histoire, une parenthèse s’est refermée.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Conclusion</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.rayon-livres.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=88">Pour lire la suite, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/En-finir-avec-l-angoisse-Une-subtile-directivite-Laurent-Briquet-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a395.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Lorsque le corps met l'âme en appétit. Revue Sexualité Humaines</title>
   <updated>2025-11-09T11:10:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Lorsque-le-corps-met-l-ame-en-appetit-Revue-Sexualite-Humaines_a333.html</id>
   <category term="Revue Sexualités Humaines" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/2669610-3771889.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-02-04T12:12:00+01:00</published>
   <author><name>Hannah TEBOUL</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
De deux manières de pécher avec délice… Nous allons voir comment l’éclairage philosophique permet d’aborder les liens entre tempérance et démesure, plaisir de la chair et de la « bonne chair », jouissance et excès…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/2669610-3771889.jpg?v=1296819068" alt="Lorsque le corps met l'âme en appétit. Revue Sexualité Humaines" title="Lorsque le corps met l'âme en appétit. Revue Sexualité Humaines" />
     </div>
     <div>
      La nourriture et la sexualité, mais aussi l’amour, sont classiquement associés.       <br />
              <br />
       Freud établit une analogie entre la libido et la faim (1).        <br />
              <br />
       La psychanalyse met même en lumière des liens entre la phase orale du développement psycho-sexuel de l’enfant et certains comportements alimentaires ainsi que sexuels et amoureux à l’âge adulte. Plus, la pulsion sexuelle serait dérivée, par étayage, de la pulsion d’autoconservation liée au besoin de nourriture.        <br />
              <br />
       Ainsi peut-on opérer des rapprochements entre le registre du sexuel et celui de l’alimentaire, en parlant par exemple d’appétit sexuel comme on parle de l’appétit comme désir de manger.       <br />
              <br />
       Mais les connexions entre le sexuel et l’alimentaire sont bien antérieures à la psychanalyse. Que l’on songe au Banquet de Platon, dialogue sur Eros au cours d’un dîner organisé par le poète Agathon qui fête son succès à un concours de tragédie (2). Par ailleurs, les vases attiques représentaient souvent, à partir du VIe siècle avant J.-C., des scènes orgiaques mêlant pratiques sexuelles et beuverie lors de banquets et fêtes dionysiaques.       <br />
              <br />
       Plus tard, au XIIIe siècle, Thomas d’Aquin fixa la liste de sept péchés dits capitaux, desquels dérivent tous les autres. Parmi eux figurent la gourmandise et la luxure (le plaisir sexuel pour lui-même).       <br />
       Sexualité et gourmandise se sont ainsi non seulement trouvées associées depuis l’Antiquité, mais également condamnées pour ce qu’elles signifient d’excès. Si pour la religion catholique elles sont des péchés, c’est parce qu’elles signent l’emprise du corps sur l’âme, l’impureté du plaisir de la chair qui corrompt l’esprit.       <br />
              <br />
       La gourmandise selon Epicure       <br />
       Associée à des plaisirs suspects, la gourmandise est souvent considérée comme un défaut. Plus précisément, elle est vue comme un excès et s’oppose à la tempérance. Chez nombre de philosophes grecs, la tempérance (sophrosune) fait partie des vertus humaines, dont le contraire est la démesure (húbris). Plutôt que de se laisser aller à ses passions, la vertu de tempérance consiste à contrôler celles-ci par la raison et la volonté.        <br />
              <br />
       Même pour le philosophe Epicure, souvent vu, à tort, comme un bon vivant, il en est ainsi. S’il est confondu avec un jouisseur (tel le philosophe grec Aristippe de Cyrène, par exemple), en particulier concernant le boire et le manger, c’est parce qu’il fait du plaisir le premier des biens, s’inscrivant ainsi dans la tradition hédoniste.        <br />
              <br />
       Mais le plaisir s’entend avant tout, chez lui, comme une absence de douleur (ataraxie) : « Quand (…) nous disons que le plaisir est le but de la vie, nous ne parlons pas des plaisirs des voluptueux inquiets, ni de ceux qui consistent dans les jouissances déréglées, ainsi que l’écrivent des gens qui ignorent notre doctrine, ou qui la combattent et la prennent dans un mauvais sens.        <br />
              <br />
       Le plaisir dont nous parlons est celui qui consiste, pour le corps, à ne pas souffrir et, pour l’âme, à être sans trouble » (3). Concernant plus particulièrement la nourriture, voilà ce qu’il dit : « … Des mets simples donnent un plaisir égal à celui d’un régime somptueux si toute la douleur causée par le besoin est supprimée, et, d’autre part, du pain d’orge et de l’eau procurent le plus vif plaisir à celui qui les porte à sa bouche après en avoir senti la privation.        <br />
              <br />
       L’habitude d’une nourriture simple et non pas celle d’une nourriture luxueuse, convient donc pour donner la pleine santé, pour laisser à l’homme toute liberté de se consacrer aux devoirs nécessaires de la vie, pour nous disposer à mieux goûter les repas luxueux, lorsque nous les faisons après des intervalles de vie frugale, enfin pour nous mettre en état de ne pas craindre la mauvaise fortune. » (ibid.)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      C’est que, selon Epicure, il existe différentes catégories de plaisirs et de désirs : ceux qui sont naturels et nécessaires, ceux qui sont naturels mais non nécessaires, et ceux qui sont vains. Parmi les désirs et plaisirs naturels et nécessaires, on compte ceux qui sont nécessaires à la vie, comme boire et se nourrir.        <br />
              <br />
       Mais pour répondre à cette nécessité naturelle, il suffit de boire et de manger suffisamment. Ainsi, manger plus que nécessaire, par gourmandise, n’est pas préconisé. En effet, Epicure défend un savant calcul entre les plaisirs, dont le but est de conduire au bonheur comme repos de l’âme et du corps, absence de souffrance.        <br />
              <br />
       Il n’y a pas de plaisir du corps, car le plaisir est un sentiment ressenti par l’âme. En revanche, le plaisir au niveau de l’âme peut être produit par l’équilibre trouvé au niveau du corps. Ainsi en est-il de manger à sa faim.       <br />
       Trop manger peut procurer du plaisir, mais en créant un déséquilibre, un excès au niveau du corps. Le plaisir peut donc avoir des effets néfastes et être source de douleurs à venir. Le but de la vie bienheureuse étant la santé du corps et la sérénité de l’âme, le calcul des plaisirs doit se rapporter à ses buts.        <br />
              <br />
       On peut penser ici aux cas d’obésité dus à un excès régulier de nourriture. Le plaisir ressenti à manger peut être grand, et répété aussi souvent que désiré. Mais au bout du compte, les effets sur la santé sont néfastes : problèmes articulaires et de dos à cause d’un poids trop important, risques cardio-vasculaires, diabète, hypertension artérielle, complications respiratoires…       <br />
              <br />
       On peut pousser plus loin et parler également des bénéfices psychologiques que peut procurer la nourriture. Epicure en parle à sa façon, en introduisant la notion de dépendance. Lorsque le manque se fait sentir, on cherche à le combler, et l’on est ainsi dépendant du plaisir, dont l’absence nous torture. Il y a alors un besoin de plaisir.        <br />
              <br />
       Pouvoir être autosuffisant, au sens où l’on est capable de se contenter du minimum, est, selon le philosophe grec, le remède à cette dépendance. Et c’est parce que l’on sait se contenter du minimum, par exemple du strict nécessaire à la vie concernant la nourriture et la boisson, que l’on peut d’autant plus apprécier l’abondance lorsqu’elle est là.        <br />
              <br />
       Mais si l’on est dépendant, et que manger devient un besoin au-delà de ce que le corps nécessite, alors c’est que le plaisir procuré de la sorte répond à autre chose qu’une nécessité naturelle, et vient combler un manque psychologique. On sait d’ailleurs aujourd’hui combien la nourriture, comme l’alcool (mais aussi la cigarette), par ailleurs rapportés à la pulsion orale dans la perspective psychanalytique, peuvent jouer un rôle antidépresseur par rapport à un sentiment de vide, face à un manque qui fait angoisse.        <br />
              <br />
       Cette dernière se trouve calmée par le fait de manger, de boire ou de fumer, mais sans vraiment répondre au fond du problème, et en générant des souffrances à court, moyen ou long terme (problèmes de santé). Mauvais calcul, donc, dans l’optique épicurienne.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/2669610-3771906.jpg?v=1296819083" alt="Lorsque le corps met l'âme en appétit. Revue Sexualité Humaines" title="Lorsque le corps met l'âme en appétit. Revue Sexualité Humaines" />
     </div>
     <div>
      <b>Gourmandise et sexualité selon Aristote</b>       <br />
              <br />
       A la gourmandise, perçue comme un excès, s’oppose donc la tempérance, vertu centrale dans la Grèce antique. Dans son Ethique à Nicomaque, Aristote oppose clairement l’excès relativement à la nourriture, à la vertu de la tempérance (4).       <br />
              <br />
        De plus, il rapproche cet excès des plaisirs de l’amour. Selon lui, il existe des plaisirs de l’âme d’un côté, et des plaisirs du corps de l’autre. Or, on ne parle pas de tempérance ni d’intempérance relativement à tous les plaisirs, mais seulement par rapport à ceux du corps. C’est une différence avec Epicure, pour lequel il n’y a que des plaisirs de l’âme.        <br />
              <br />
       Cependant, la conception de l’âme chez Epicure s’inscrit dans la philosophie atomiste antique, pour laquelle l’âme est un composé d’atome, c’est-à-dire d’éléments matériels. L’étude de l’âme est donc une branche de la physique, comme pour Aristote. Mais chez ce dernier, on ne trouve pas la notion d’atome, et on retrouve l’idée de vie : l’âme est ce qui anime (anima en latin), ce qui fait l’essence (la forme) du corps (la matière), sans laquelle le corps n’est rien.        <br />
              <br />
       Il ne s’agit donc pas de considérer les plaisirs de l’âme chez Epicure de la même manière que ceux chez Aristote, puisque ce que l’un et l’autre entend par « âme » n’a pas le même sens, et ce d’autant moins qu’existe chez ce dernier la notion d’âme intellective, séparée du corps, et que d’aucuns ont interprété comme la marque du divin en l’humain.       <br />
              <br />
       Contrairement à Platon, Aristote ne part pas du concept des choses, il ne cherche pas l’idée de celles-ci dans leur essence ; il part de l’expérience, de ce qui s’observe habituellement. Et il s’observe que ceux qui s’adonnent aux plaisirs de l’âme ne sont dits ni tempérants ni intempérants. Ces qualificatifs sont réservés aux plaisirs du corps.        <br />
              <br />
       Mais pas à tous. Les plaisirs corporels passent par les sens : vue, ouïe, odorat, goût, toucher. Or, les plaisirs de la vue, de l’ouïe ou de l’odorat ne sont dits ni tempérants ni intempérants, comme le plaisir de voir des couleurs, d’écouter de la musique ou de sentir des roses. Certes, ces sens peuvent donner lieu à des excès ou des défauts, mais qui ne s’appellent pas intempérance. Et s’ils donnent lieu à des vertus, ce n’est pas à celle de la tempérance.        <br />
              <br />
       Ainsi que le dit Thomas d’Aquin dans son commentaire d’Aristote, les vices qui peuvent se rapporter à ces trois sens manquent de véhémence pour relever de l’intempérance. Certes, Aristote introduit la notion d’intempérance alors qu’il évoque l’odorat. Cependant, ce n’est pas dans le plaisir des odeurs pour elles-mêmes qu’il peut être question d’intempérance, mais seulement par dérivation de l’odorat vers le goût ou le toucher.       <br />
              <br />
        Ainsi, se délecter de respirer le fumet des plats, tout comme celui de respirer les parfums de toilette, est le fait des intempérants en ce que ce qu’ils sentent leur évoque l’objet de leur désir, qui n’est pas l’odeur en tant que telle, mais autre chose qu’elle leur rappelle. Plus précisément, il s’agit de leur désir de manger et de leur désir sexuel, qui se rapportent aux sens du goût et du toucher.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Sexualites-Humaines_l5.html">En lire plus</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Chronique du Douloureux. Hypnose &amp; Douleur, Thérapies Brèves</title>
   <updated>2013-05-28T00:15:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Chronique-du-Douloureux-Hypnose-Douleur-Therapies-Breves_a318.html</id>
   <category term="Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/2460775-3454806.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-11-06T12:01:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tourner en équipe les pages du soulagement Elise Lelarge, Isabelle Jahan, Marie Le Ruyet  Ma volonté de faire cet article est née de l'observation, suite à mon arrivée récente dans l'Unité (18 mois), d'un mode de fonctionnement particulier de l'équipe. J'étais auparavant plutôt habituée à travailler en milieu hostile, ce qui est particulièrement difficile, ou en milieu ouvert, c'est-à-dire étant toujours plus ou moins seule à pratiquer en hypnose et en thérapies brèves.     <div>
      Lors de mon arrivée dans l'Unité Douleur du Centre Catherine de Sienne, je me suis retrouvée plongée dans un milieu nouveau et pourtant familier. Tout le monde semblait exercer de la même façon que moi. Mon approche, basée auparavant sur l'originalité, n'était plus de mise.        <br />
              <br />
       Après un petit temps d'adaptation pour me remettre de ma surprise, j'ai eu envie de réfléchir aux éléments qui permettaient cette ambiance particulière de « coopération ».        <br />
              <br />
       Jusqu'alors habituée aux divergences de points de vue, aux tentatives laborieuses de faire du lien pour que le patient s’y retrouve, voire de donner du sens à des perspectives antinomiques, je me retrouvais baignée dans un climat de confiance, rebondissant avec légèreté et facilité sur les interventions de mes collègues, qu'ils soient médecins, infirmiers ou kinésithérapeutes, et constatant, grâce au patient, qu'ils semblaient faire de même.        <br />
              <br />
       <b>Comment pouvions-nous réussir ces interventions uniques à interlocuteurs multiples ? Pour tenter de le comprendre, écoutons d’abord Isabelle Jahan, infirmière, nous parler de cette unité…  </b>       <br />
              <br />
       « Les Unités d’évaluation et de traitement de la douleur (UETD) ont été créées afin de permettre une prise en charge adaptée pour des patients atteints de douleurs chroniques, c’est-à dire de douleurs persistantes malgré les traitements conventionnels, et accompagnées d’un retentissement social, professionnel ou scolaire, et économique. La douleur devenant un syndrome multidimensionnel, le patient a besoin de soignants rassemblant diverses compétences pour évoluer dans une prise en charge efficace à long terme.        <br />
              <br />
       L’UETD du Centre Catherine de Sienne, créée en 2003, en est l’illustration. Elle permet une approche globale du patient douloureux, prenant en compte la douleur physique et ses répercussions diverses. »       <br />
              <br />
       <b>La population hospitalisée ? </b>        <br />
       « Elle est à 78 % féminine. Les pathologies étant pour 36 % des fibromyalgies, 33 % de SDRC, 18 % de douleurs pelviennes. Les 13 % restant regroupent les migraines, lombosciatalgies… L’unité d’hospitalisation complète comporte 11 lits.        <br />
       Ce qui représente environ 800 hospitalisations par an.       <br />
              <br />
       L’équipe soignante comporte : 3 médecins présents à temps plein, un mi-temps de psychiatre, un psychologue à temps partiel (10 %), une infirmière sophrologue (à 60 %), un mi-temps de kiné, un binôme infirmière/aide-soignante à temps plein et 2 secrétaires.        <br />
              <br />
       La secrétaire est généralement le premier contact du patient avec l’unité. Celui-ci a, le plus souvent, un parcours médical “chargé”, avant d’être dirigé vers ce type de service. Il est important de “cadrer” efficacement cet entretien téléphonique qui s’avère parfois compliqué. »        <br />
              <br />
       <b>Comment s’organise le séjour ?</b>        <br />
       « Le patient rencontre préalablement son médecin référent une ou plusieurs fois avant toute hospitalisation. Celle-ci est préparée avec une détermination d’objectifs réalistes qui sont reformulés par le binôme infirmière/aide-soignante lors de la présentation du service.       <br />
              <br />
       Durant son séjour, le patient est amené à rencontrer chaque membre de l’équipe, afin de permettre une évaluation pluridisciplinaire de sa situation, et de l’aider à atteindre, au mieux, les objectifs fixés. » 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Comment se construit le travail de coopération avec le patient ?</b>        <br />
              <br />
       « Il est primordial que s’établisse un climat de confiance durant ces courtes périodes (en moyenne 24 h à 48 h). Chaque membre de l’équipe étant susceptible d’être “l’élément déclencheur” qui permettra à la personne de progresser.        <br />
              <br />
       Ce peut être lors d’une séance de kiné ou de sophrologie, pendant un entretien avec le psychiatre ou le médecin référent, ou tout simplement lors d’un temps d’échange et d’écoute avec l’équipe paramédicale. Chaque élément recueilli a son importance et est transmis d’un membre à l’autre lors d’échanges quotidiens ou lors du staff hebdomadaire.        <br />
              <br />
       Parfois, deux ressentis différents à des moments différents peuvent se confronter et donc se compléter. D’où l’importance de communiquer entre nous. C’est cette complémentarité qui fait la “richesse” de cette unité. »       <br />
              <br />
       <b>Voyons maintenant Marie Le Ruyet, infirmière sophrologue formée à l’hypnose, qui nous raconte son vécu…</b>          <br />
              <br />
       « Avant son arrivée à l’Unité, le patient, souvent passé d'un médecin à l'autre en quête de “solutions”, a pu être étiqueté “malade imaginaire” ou s’être entendu dire “c'est dans la tête que ça se passe”. Certains arrivent souvent épuisés, avec bien sûr comme objectif de soulager des douleurs, mais aussi celui de faire un break. Je garde tout au long de l'entretien l'idée que si c'est utile de poser ses valises, il peut être aussi agréable de lâcher les poignées ! »         <br />
              <br />
       <b>Comment s’établit la relation ?</b>         <br />
              <br />
       « Dès l'entrée dans sa chambre, le patient est en principe, comme pour les autres intervenants, prévenu de mon passage. Mais il ne sait généralement pas en quoi cela consiste, ce qui peut être générateur d’inquiétude. S’il est en train de lire ou de regarder la télévision, je n'hésite pas à faire un brin d'humour en espérant ne pas arriver à un moment crucial de l'histoire.        <br />
              <br />
       C'est déjà le premier pas dans la création de l'alliance. Le patient se trouve la plupart du temps dans son lit. Je m'installe alors dans le fauteuil parallèlement à lui. Je me présente en tant qu'infirmière-sophrologue.        <br />
              <br />
       Très souvent cette présentation suscite des explications supplémentaires. J'explique alors la sophrologie comme une prise de conscience de l'interaction entre le corps et l'esprit, c'est-à-dire le retentissement de nos pensées ou nos images mentales sur le corps et d'une sensation corporelle sur le mental.        <br />
              <br />
       J'essaie de saisir où en est le patient dans cette dynamique afin de partir de là où il se trouve. Je prends le temps de le rejoindre dans son monde afin d'être au plus proche de sa réalité. Je suis attentive à ce qui se passe en moi et à ce que je perçois aussi corporellement du patient, jusqu'à ce que je ressente une sensation de création d'alliance.        <br />
       Ne pouvant proposer de suivi, mon travail sert souvent d'amorce ou de “facilitateur” au travail kinésithérapique ou psychothérapique. »         <br />
              <br />
       <b>Que fais-tu en pratique ?</b>        <br />
              <br />
       « A la demande des médecins, j’essaie généralement d’aider le patient à créer son espace de sécurité, à réapprivoiser son corps dans un moment de détente. L'apprentissage de techniques de relaxation, comme la respiration, où le lieu de sécurité permet au patient de les réutiliser en cours de séances de fasciathérapie.        <br />
              <br />
       Chaque intervenant s'appuie et rebondit sur le travail de son collègue, en partant de ce que le patient a retenu de son passage. Je vais utiliser la position antalgique travaillée par le kinésithérapeute pour débuter la séance de sophro-hypnose.        <br />
              <br />
       Le kinésithérapeute demande au patient de mettre en pratique les exercices de respiration et le lieu sûr afin de faciliter le travail corporel. L'accent est mis sur l'autonomie et les ressources du patient. Il est acteur dans sa thérapie et devient un membre de l'équipe à part entière. Souvent toute la complexité du travail avec le patient est dans l'établissement d'un objectif réaliste et si possible relationnel.        <br />
              <br />
       L'objectif doit être un comportement observable et si possible évaluable (par des échelles de confiance, de confort, de plaisir, sur le sentiment d'être utile...). Et c'est souvent quand cet objectif n'est pas clair ni pour l'équipe ni pour le patient à son entrée en hospitalisation, que le travail pluridisciplinaire prend toute sa place. Il s'agit d'avoir accès à l'individu douloureux et pas seulement à la douleur de l'individu. »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/2460775-3454806.jpg?v=1289548232" alt="Chronique du Douloureux. Hypnose &amp; Douleur, Thérapies Brèves" title="Chronique du Douloureux. Hypnose &amp; Douleur, Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
      <b>Peux-tu nous dire quand cette même « longueur d’onde » entre les soignants est particulièrement nécessaire ?</b>        <br />
              <br />
       « Parfois le patient entre dans l'Unité avec la croyance limitante “je veux redevenir comme avant”, c'est-à-dire orientée vers le passé, donc impossible. Prenons l'exemple de cette femme de 84 ans, nous l'appellerons Geneviève, souffrant d'un syndrome douloureux pelvien complexe et d'une insuffisance respiratoire sévère.        <br />
              <br />
       La douleur pelvienne est considérée par Geneviève comme aussi intolérable que la polypnée permanente. Son médecin algologue tente la mise en place de cathéters de produits anesthésiants qui seront retirés dans les 24 heures.        <br />
              <br />
       Pour elle, “la douleur est pire, ce tuyau me fait encore plus mal”. Les différentes techniques dites invasives sont considérées par son médecin comme des cascades d'échec. Les différents entretiens par le psychiatre de l'Unité montrent effectivement une focalisation sur la douleur anale qu'elle décrit comme des tenaillements et des brûlures.        <br />
              <br />
       Le psychiatre conclut aussi à une anxiété importante, Geneviève semble  très focalisée sur l'avenir qui lui semble obscur, et le psychiatre pense qu'elle serait susceptible d'être améliorée si elle était aidée à être davantage dans le présent. Je m'appuie alors sur ces entretiens et me présente à mon tour. Comme mes collègues, je constate que son discours est centré sur la douleur.        <br />
              <br />
       J'amène doucement l'entretien sur les petits plaisirs qui amènent un sourire. Geneviève me parle de ses petits-enfants (qu'elle voit trop peu souvent, me dit-elle) et me dit passer ses journées à regarder le plafond de l'hôpital dans lequel elle est actuellement hospitalisée pour gérer son insuffisance respiratoire. Elle aime également admirer les géraniums devant sa maison.        <br />
              <br />
       L'entretien a servi ici à mettre ensemble en place un objectif relationnel (le besoin d'écoute et de présence humaine semblant très important pour elle). Cet objectif est, à son retour, de profiter du parc de l'hôpital, ou bien celui du foyer d'hébergement quand ses enfants viendront la chercher pour y passer des week-ends.        <br />
              <br />
       Une fois cet objectif établi et retranscrit dans le dossier de soin, l'équipe a pu proposer une promenade à Geneviève, non pas dans un parc (nous n'en avons pas), mais à l'accueil du Centre et dans un petit salon avec vue sur la Loire. Geneviève ne nous a jamais dit que cela lui avait fait du bien, nous répondant toujours par un “j'ai mal”, mais cette fois-ci avec un sourire, et ça c’était nouveau ! »        <br />
              <br />
       <b>Et Marie de conclure…</b>         <br />
              <br />
       « Comme nous repartons du travail des autres membres de l'équipe, je ne sais pas à l'avance les outils que je vais utiliser, je pioche, passant parfois de l'un à l'autre, pour rester au plus près de ce que je ressens de la réalité du patient. Une sorte d'intuition stratégique. »        <br />
       <a class="link" href="http://www.rayon-livres.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=88">       <br />
       En lire plus..</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Chronique-du-Douloureux-Hypnose-Douleur-Therapies-Breves_a318.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Romans &amp; Hypnose. L'Hypnose au Centre Hospitalier de Romans</title>
   <updated>2010-11-05T14:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Romans-Hypnose-L-Hypnose-au-Centre-Hospitalier-de-Romans_a317.html</id>
   <category term="Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/2460219-3453569.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-11-05T11:42:00+01:00</published>
   <author><name>Chantal MEJEAN, Olivier DAENE, Jean-Pascal SAGOT</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'hypnose a fait son entrée au Centre hospitalier de Romans en 2008 et nous donnons la parole aux différents professionnels concernés. Tout d'abord, la direction du Centre hospitalier à qui revient cette belle initiative, et soulignons-le, c'est peut-être la première fois qu'une directrice des soins, Madame Méjean, en l'occurrence, s'exprime sur ce type d'expérience dans une publication telle que la nôtre. La suite de cet article montrera comment la même approche hypnotique est reçue et mise en œuvre selon l'orientation professionnelle du soignant.  Par Chantal MEJEAN, Olivier DAENE, Jean-Pascal SAGOT, Céline MAZOYER, Estelle THIBAUDEAU     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/2460219-3453569.jpg?v=1289548231" alt="Romans &amp; Hypnose. L'Hypnose au Centre Hospitalier de Romans" title="Romans &amp; Hypnose. L'Hypnose au Centre Hospitalier de Romans" />
     </div>
     <div>
      En tant que formateur, je voudrais apporter quelques mots de commentaire sur cette expérience. Au-delà de l'objectif évident des applications de l'hypnose dans le traitement de la douleur, j'ai observé des changements de nature différente.        <br />
              <br />
       Une sorte d'apprentissage parallèle et naturel. En effet, les participants sont réunis longuement, plusieurs jours de suite, et de ce fait sont amenés à se parler et à faire des exercices ensemble. Jusque-là, me direz-vous, rien de bien extraordinaire. C'est vrai.        <br />
              <br />
       La découverte tient à cette évidence : rencontrer les autres membres du personnel en dehors des contingences habituelles (normales ?) et établir des relations humaines voire professionnelles (ou inversement) que la structure hospitalière ne favorise pas ! Autrement dit, sortir du « cadre »…        <br />
              <br />
       Un gain inattendu ! De nouvelles perspectives s'ouvrent sur le sens de l'hospitalité... N'est-ce pas parler un langage de compréhension que de faire de l'hypnose ? L'aventure continue !       <br />
              <br />
       Dr Patrick Bellet
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/2460219-3453570.jpg?v=1289548231" alt="Romans &amp; Hypnose. L'Hypnose au Centre Hospitalier de Romans" title="Romans &amp; Hypnose. L'Hypnose au Centre Hospitalier de Romans" />
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      <b>Le changement au Centre hospitalier de Romans-sur-Isère</b>         <br />
              <br />
       <b>Chantal Méjean, directrice des soins </b>       <br />
              <br />
       Depuis 2001, le Comité de lutte contre la douleur des Hôpitaux Drôme Nord contribue à une amélioration de la prise en charge de la douleur. Instance dynamique, le Clud a perçu tout de suite la pratique de l’hypnose comme une réponse supplémentaire à proposer aux professionnels de santé.        <br />
              <br />
       Elle permet aux soignants de mener une réflexion sur la dimension relationnelle et psychologique dans la prise en charge de la douleur. C’est dans ce cadre que les Hôpitaux Drôme Nord ont mis en place une formation pluriannuelle menée par le Docteur Bellet, financée pour moitié par la Fondation Apicil qui œuvre beaucoup pour le développement des traitements non-médicamenteux de la douleur.         <br />
              <br />
       Depuis 2008, deux sessions se sont déjà déroulées et 54 personnes en sont « sorties » formées. Sans distinction de fonction, les équipes formées sont pluridisciplinaires : infirmiers, médecins, psychologues, puéricultrices, aides-soignants, infirmiers anesthésistes, masseurs-kinésithérapeutes et sages-femmes.        <br />
              <br />
       Les services qui utilisent l’hypnose ne cessent de se développer. En 2009, plus de 60 séances ont été réalisées dans le mois qui a suivi la formation. Angoisse, anxiété, troubles du sommeil, douleur… les motifs des séances sont nombreux et les résultats sont pour certains immédiats. Les patients font état d’un soulagement, d’une diminution de la douleur ou de leur peur.        <br />
              <br />
       Des résultats que les Hôpitaux Drôme Nord peuvent évaluer quotidiennement grâce à la création d’indicateurs et de fiches individuelles de suivis pour chaque patient. Pour le directeur des soins, Madame Méjean, l’hypnose est un acte qui valorise le soignant dans une démarche thérapeutique, qui lui apporte une qualification supplémentaire.        <br />
              <br />
       Par cette médiation qu’est l’hypnose, le soignant peut faire apparaître la part de l’invisible qui enrichit, officialise et nourrit ce qui fait la relation soignant/soigné. L’exercice de la fonction n’est plus, non plus, tout à fait la même. L’hypnose crée une attitude d’écoute, d’empathie transposable et mesurable dans les relations interpersonnelles et interprofessionnelles.        <br />
              <br />
       L’apprentissage de l’hypnose transforme la relation entre les personnels formés. Elle modifie le comportement des agents dans l’exercice professionnel, en toute situation de soin. La prise en charge d’une césarienne quand elle est dirigée par une sage-femme et un IADE formés à l’hypnose est différente.        <br />
       L’ambiance, l’approche, le relationnel sont les preuves de cette transformation, davantage axée sur le respect de ce qui est fait par l’autre, pour l’autre et la complémentarité. Les équipes pluridisciplinaires ont pris du recul, s’obligeant ainsi à avoir un regard nouveau sur l’environnement du patient, à être attentif au bruit, à la couleur des murs, à la qualité de l’accueil ou de l’attente…        <br />
              <br />
       Quant au patient, le bénéfice direct est l’enrichissement de l’espace relationnel soignant/soigné. Il y apparaît plus d’humanité voire de complicité. Et si parfois cette situation peut interpeller, elle séduit plus qu’elle ne choque. L’attention qui lui est donnée lui permet d’être acteur de son propre soin.         <br />
              <br />
       L’hypnose basée sur la suggestion ne peut être efficace qu’avec le consentement du patient et sa participation. C’est une demande partagée, consensuelle, qui se veut être gagnant-gagnant. Pour le personnel soignant, c’est un épanouissement : il peut rentrer en relation, mobiliser des savoirs et des techniques, les manipuler de façon coordonnée.        <br />
              <br />
       Pour le patient, cette technique minimise les risques et diminue la douleur de l’acte de soin.        <br />
              <br />
       L’hypnose redonne un statut à cette part de l’invisible que l’on retrouve chez le soignant. On passe d’une relation humaine à une relation thérapeutique reposant sur un savoir théorique. Les Hôpitaux Drôme veulent inscrire cette activité dans la continuité.        <br />
              <br />
       Une nouvelle subvention a été demandée afin d’élargir encore un peu plus le personnel formé. Des actions à développer pour l’année 2011 ont été définies afin d’harmoniser, d’officialiser de manière pérenne la pratique de l’hypnose et d’afficher cet axe de développement dans le projet de soin, et on commence à voir émerger des prescriptions de séances d’hypnose post-opératoire en service de chirurgie. 
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/2460219-3453593.jpg?v=1289548232" alt="Romans &amp; Hypnose. L'Hypnose au Centre Hospitalier de Romans" title="Romans &amp; Hypnose. L'Hypnose au Centre Hospitalier de Romans" />
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      <b>Hypnose et soins infimiers</b>         <br />
              <br />
       <b>Olivier Daene, IADE</b>         <br />
              <br />
       D’abord timidement, puis un peu plus gaillard. Des réussites… enthousiasmantes et encourageantes. Des échecs aussi… cuisants, déroutants. Et puis une « filière », un filon à exploiter : l’équipe douleur aiguë post-opératoire, où les IADE visitent les patients opérés afin d’évaluer et traiter l’éventuelle douleur post-opératoire.        <br />
              <br />
       L’hypnose s’est peu à peu imposée par sa simplicité, son efficacité, son succès. Douleur, anxiété, stress, différents sujets sont abordés à travers l’hypnose. De bénéfices en francs succès, c’est naturellement que les services appellent l’IADE formé à l’hypnose.        <br />
              <br />
       Succès aussi auprès des patients, bien sûr. La curiosité, la découverte les guident aisément vers une séance. Le bien-être, la détente, une profonde relaxation et le soulagement font de ces séances un outil remarquable. Au-delà des remerciements, c’est le bien-être qui est présent. Une fois la séance passée, les « Wouah, ça fait du bien ! », « Qu’est-ce que j’étais bien là-bas ! », ou « J’étais carrément ailleurs ! » montrent l’intérêt et l’efficacité de l’hypnose proposée en service de soin.        <br />
              <br />
       Pour la douleur, il faut être plus nuancé. Certes, le patient est opéré du genou, de la hanche, de la vésicule ou du colon, cependant la composante douleur est souvent multifactorielle.        <br />
       Au-delà de la douleur physique post-opératoire, l’inconfort, l’alitement, la chaleur, la nausée, les mauvaises nouvelles, les problèmes familiaux, la logistique personnelle liée à l’hospitalisation, et parfois même des « paramètres » antérieurs à l’hospitalisation et qui sont complexes, viennent déclencher, renforcer ou rendre insupportable le phénomène douloureux.        <br />
              <br />
       Et c’est peut-être là qu’est la plus belle carte à jouer avec l’hypnose, que le soin prend ou reprend sa dimension humaine. Envisager le patient comme un être fait de chair, de sang et d’esprit, où l’esprit va jouer le rôle de tampon, de modérateur, et ainsi à l’instar des samouraïs exploiter les ressources de l’esprit pour « oublier », « supporter » la douleur physique.        <br />
              <br />
       L’imagination, les souvenirs, les images, les sensations, les voyages dans l’espace ou dans le temps sont autant d’outils d’une efficacité remarquable. En séance formelle au chevet du patient, dans sa chambre en toute simplicité, en toute intimité : les visiteurs se font discrets et s’éclipsent spontanément, tant le rendez-vous est attendu par le patient.        <br />
              <br />
       Un simple panneau « Séance d’hypnose en cours, merci de votre discrétion » suffit pour la quiétude des lieux. Quant au voisin de chambre, il vaque discrètement à ses occupations ou il ferme les yeux et profite de la séance de « groupe ». Une demi-heure à une heure s’écoule tranquillement, le temps de construire une séance complète et personnelle.        <br />
              <br />
       Pas plus de deux patients par jour car il y a le reste du travail à faire, notamment le compte rendu du travail. « Séance d’hypnose formelle 45 min., en chambre. Motif : douleur et anxiété. Effet positif et bénéfique : détente +++, douleur non ressentie pendant la séance et supportable après. EN (échelle numérique douleur) = 6 avant la séance, EN = 3 après. »        <br />
              <br />
       Ce sont des transmissions infirmières un peu anachroniques, mais qui font peu à peu partie du paysage des dossiers de soins infirmiers. Et puis… c’est bien un soin, avec un objectif, une action et un résultat.        <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.rayon-livres.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=88">En lire plus...</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Hypnose et thérapies brèves: Consultation du Dr Claude Virot, Formation Hypnose Ericksonienne</title>
   <updated>2010-04-09T13:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-et-therapies-breves-Consultation-du-Dr-Claude-Virot-Formation-Hypnose-Ericksonienne_a226.html</id>
   <category term="Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/1984149-2736519.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-04-03T08:01:00+02:00</published>
   <author><name>Dr Claude Virot</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/1984149-2736519.jpg?v=1289548198" alt="Hypnose et thérapies brèves: Consultation du Dr Claude Virot, Formation Hypnose Ericksonienne" title="Hypnose et thérapies brèves: Consultation du Dr Claude Virot, Formation Hypnose Ericksonienne" />
     </div>
     <div>
      <span class="u"> Consultation du lundi 1er février 2010</span>       <br />
              <br />
       <b>10 h 30 :</b> Mr B. a 60 ans. En juin 2009, il présente brutalement une paralysie faciale « a frigoré » dans un contexte de perturbation psychologique familiale aigu et imprévisible. La perturbation familiale évolue favorablement, la paralysie disparaît en deux semaines, mais apparaît un ensemble de troubles neurologiques subjectifs : fasciculations, réduction de force musculaire, fatigue extrême... Le bilan neurologique est normal. Mais Mr B. devient angoissé, présente des troubles du sommeil. Son médecin lui prescrit alors un « petit » antidépresseur.       <br />
              <br />
        <b>11 h 30 : </b>Mme C., 36 ans. Elle est épuisée et craque de partout. Son père est décédé il y a deux mois. Elle a une longue histoire. Il y a douze ans, quelques mois après la naissance de son premier enfant, apparaît une très grande fatigue aggravée par un problème relationnel - non résolu aujourd’hui - avec sa belle-famille. Malgré les antidépresseurs, elle rechute plusieurs fois. Elle est sous traitement continu depuis trois ans, son médecin lui propose aujourd’hui de les augmenter.       <br />
              <br />
           J’aurais pu décrire ce monsieur douloureux chronique, ou cette jeune fille qui vient de perdre son amoureux. Rien ne semble relier ces gens et ces histoires sinon une souffrance et l’absence de pathologie organique. La médecine traditionnelle est désemparée face à ces patients qui ont d’abord besoin de temps et d’écoute. Deux dispositifs thérapeutiques tellement difficiles dans notre culture.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
                 <br />
              <br />
                  <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/1984149-2736520.jpg?v=1289548198" alt="Hypnose et thérapies brèves: Consultation du Dr Claude Virot, Formation Hypnose Ericksonienne" title="Hypnose et thérapies brèves: Consultation du Dr Claude Virot, Formation Hypnose Ericksonienne" />
     </div>
     <div>
         Progressivement, un diagnostic de maladie mentale grave, la dépression, a rassemblé tous ces patients. Un diagnostic terrifiant à la base mais qui bénéficie depuis les années 1970 d’un atout considérable : il a son propre traitement. En effet, des molécules améliorent certains patients incurables jusqu’alors. D’année en année, ce diagnostic sera étendu et de nouvelles molécules - inoffensives - leur sont administrées. Nous assistons alors à une véritable épidémie de dépressions et à une consommation vertigineuse d’antidépresseurs.       <br />
              <br />
         Si l’épidémie n’est pas jugulée par le traitement, les fabricants prouvent que le médicament est plus efficace que le placebo. D’autres études prouvent des perturbations cérébrales chez ces patients. L’ordre est revenu : la dépression est une maladie organique due à une déficience cérébrale momentanée et peut être traitée.       <br />
              <br />
           Les médecins retrouvent alors toute leur sécurité et une posture de confiance et de réassurance envers ces patients désemparés. « Vous avez une maladie que nous connaissons et pour laquelle nous avons un traitement performant.»       <br />
              <br />
           Pourtant depuis quelques années, les murs se lézardent. Les traitements sont de plus en plus longs à cause des rechutes. La dépression chronique, rare dans les années 1960, devient courante. Les patients deviennent méfiants face à cette terrible simplification (Watzlawick) qui propose le même traitement pour des troubles tellement différents...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.rayon-livres.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=88">Pour lire la suite...</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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