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  <title>Hypnose Ericksonienne: Quoi de Neuf en Hypnose Ericksonienne et Thérapies Brèves dans les Instituts Francais d'Hypnose Ericksonienne. Formation Hypnose Ericksonienne Paris, Rennes, Avignon</title>
  <description><![CDATA[Hypnose Ericksonienne, Thérapies Brèves, Hypnose clinique, Hypnose Thérapeutique, Hypnose médicale, Formations Hypnose Ericksonienne, Hypnose, Praticien Hypnose Paris, Hypnose Rennes, Hypnose Avignon, Instituts Français d' Hypnose Ericksonienne]]></description>
  <link>http://www.hypnose-ericksonienne.org/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2012-02-04T06:52:28+01:00</dc:date>
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   <title>Revue Sexualités Humaines 12 : Pierre-André Bizien publie "Rencontres sous le tipi."</title>
   <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 16:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Eric Sonne</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Sexualités Humaines]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Far West : méchants cow-boys, gentils Indiens, bisons sauvages, danses autour du feu… Que de prismes simplistes assiègent nos consciences dès qu’il s’agit d’évoquer les civilisations septentrionales du Nouveau Monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3762357-5597507.jpg" alt="Revue Sexualités Humaines 12 : Pierre-André Bizien publie "Rencontres sous le tipi."" title="Revue Sexualités Humaines 12 : Pierre-André Bizien publie "Rencontres sous le tipi."" />
     </div>
     <div>
      Œuvrons donc à contre-courant et daignons, au prix d’un dernier cliché, faire circuler le calumet de la paix… Place aux étreintes, aux caresses et à la grande question qui nous taraude : quels types de pratiques sexuelles avaient cours au sein des tribus indiennes ancestrales ?       <br />
              <br />
       Mouvante au fil des siècles et selon les territoires considérés, la libido du peau-rouge s’avère suffisamment caractéristique pour que nous puissions l’appréhender au singulier. Ici, valeurs traditionnelles et contrôle social se conjuguent à une incontestable permissivité charnelle.       <br />
              <br />
       Cette dernière frise à certains égards notre fameux concept de tolérance occidentale, et encourt par-là même le péril d’un certain travestissement. Gardons-nous de l’angélisme et n’omettons pas de considérer l’envers du tipi : entre colons blancs et Indiens d’Amérique, Abel et Caïn se confondent. Déprédations mutuelles, tractations commerciales et intérêts bien compris…       <br />
              <br />
       Plus d’une fois, l’agresseur européen fut soudoyé pour exterminer une tribu adverse, nettoyer un territoire convoité. Ici comme ailleurs, la déviance sexuelle occasionnait bien des rigueurs : dans certaines communautés, la femme adultère avait le bout du nez coupé.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3762357-5597516.jpg" alt="Revue Sexualités Humaines 12 : Pierre-André Bizien publie "Rencontres sous le tipi."" title="Revue Sexualités Humaines 12 : Pierre-André Bizien publie "Rencontres sous le tipi."" />
     </div>
     <div>
      Chez les Comanches, comme en Asie du Sud, les veuves pouvaient être tuées sur la dépouille de leur mari ; chez les Crees et les Lakotas, comme en Afrique subsaharienne, les filles nouvellement pubères étaient considérées impures et reléguées dans une hutte spéciale à l’écart du campement, afin de protéger la communauté. Exceptées ces pratiques qui effrayèrent plus d’un jésuite, les Indiens d’Amériques surent façonner des codes sexuels d’un caractère très novateur : les missionnaires chrétiens rapportent notamment que la liberté sexuelle des femmes était équivalente à celle des hommes, et que les pratiques homosexuelles n’étaient pas réprimées.       <br />
              <br />
       Chez les Sioux, les Yucatan et au sein de nombreuses autres tribus, un certain nombre d’hommes vivaient comme des femmes ; les berdaches, travestis homosexuels, jouissaient d’un statut religieux de premier ordre. Aussi les grands guerriers les prenaient-ils souvent comme épouse secondaire (ce fut par exemple le cas du chef Crow Iron Bull, avec une certaine Miakate Jim).       <br />
              <br />
       Partout, la jalousie était considérée comme une indignité, et les hommes évitaient de se quereller pour des femmes. Ils convoitaient tout spécialement les jeunes veuves et les femmes mûres, plus aptes à gérer correctement le foyer ; le travail des peaux et la préparation de la nourriture nécessitaient un certain savoir-faire, qui ne s’improvisait pas. Avant d’être mariée vers 16 ans contre quelques chevaux, la jeune Indienne pouvait entretenir de multiples aventures à l’extérieur du campement ; là, dans le secret de la végétation, elle consommait son plaisir avec quelque guerrier imberbe, qui en demanderait une autre en mariage quelques mois plus tard. Le contrôle social restait souple, assuré tout au plus par quelque aïeule édentée dont les soupçons n’atteignaient pas le quart des forfaitures de la demoiselle.       <br />
              <br />
       Cette grisante liberté des grands espaces se conjuguait cependant à de rigoureux impératifs de pudeur, démontrant par là même que la collectivité conservait en définitive la mainmise sur le quotidien charnel de ses membres : baisers et caresses étaient bannis en public, tout comme les rapports sexuels en certaines périodes liturgiques (notamment chez les Wendats). Parvenus à la puberté, les frères et sœurs Iroquois ne devaient plus jouer ensemble et ne s’adressaient plus la parole. La débauche elle-même, y compris lorsqu’elle paraissait flagrante, répondait en vérité à une scrupuleuse codification culturelle : ainsi n’était-il pas rare de constater certains élans pour le moins équivoques entre beaux-frères et belles-sœurs.       <br />
              <br />
       Cette apparente licence découlait en vérité d’une institution culturelle majeure : celle qui imposait le lévirat et le sororat au cas où l’un des époux viendrait à disparaître. Dans cette perspective, les fougueux parents anticipaient leur apprivoisement mutuel. Au fond, tout le génie de la culture sexuelle indienne réside en cette improbable – et pourtant si juste – symbiose entre liberté et pudeur.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://sexotherapeute-sexotherapie.com/revue-sexualites-humaines/rencontres-sous-le-tipi-par-pierre-andre-bizien-pour-revue-sexualites-humaines-12?page=0,2">Pour lire la suite...</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
   ]]>
   </description>
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   <title>Le vaginisme ou le langage du corps. Laure Mourichon pour Revue Sexualites Humaines 12</title>
   <pubDate>Thu, 12 Jan 2012 16:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Eric Sonne</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Sexualités Humaines]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   De nombreuses femmes osent aujourd’hui consulter pour ce qu’elles considèrent souvent comme une incapacité voire un handicap. L’approche proposée par le spécialiste du corps qu’est le kinésithérapeute est la première porte concrète qui ouvre ce dossier.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3654541-5351786.jpg" alt="Le vaginisme ou le langage du corps. Laure Mourichon pour Revue Sexualites Humaines 12" title="Le vaginisme ou le langage du corps. Laure Mourichon pour Revue Sexualites Humaines 12" />
     </div>
     <div>
      Le vaginisme est une contraction réflexe, inconsciente de la musculature périnéale que la femme met en place pour se protéger par peur de la pénétration lors du rapport sexuel ou de la consultation gynécologique. Cette hypertonie périnéale rend alors la pénétration difficile et douloureuse, voire impossible en cas de vaginisme sévère.       <br />
       La psyché et le corps forment un tout indissociable, ils ne fonctionnent pas l’un sans l’autre. Les affects, les émotions vont avoir une incidence sur le corps. Le corps est un miroir qui traduit l’expression de notre ressenti, de notre vécu. Chaque être humain se construit à partir de son histoire familiale, de l’amour qu’il a reçu ou non, de son éducation, des principes religieux parfois. Sa route est parfois sinueuse, parsemée de doutes, d’interdits, de non-dits, de traumatismes.       <br />
       Le vaginisme peut être primaire ou secondaire faisant suite parfois à des dyspareunies orificielles après infections vaginales répétitives ou après accouchement traumatisant.       <br />
               <br />
       Les causes d’un vaginisme primaire sont multiples :       <br />
       - abus sexuels, attouchements sexuels ou climats incestueux dans l’enfance ;       <br />
       - éducation très rigide où la sexualité est vécue comme quelque chose de sale, de malsain ;       <br />
       - éducation religieuse stricte où le plaisir a peu de place dans la sexualité et où la virginité est primordiale ;       <br />
       - relation très fusionnelle à la mère empêchant la femme de s’accomplir et de s’épanouir sexuellement.       <br />
               <br />
       Le corps est étonnant, il traduit en symptômes ce que la violence du traumatisme a empêché de verbaliser, refoulant au plus profond de la psyché, allant à oublier parfois l’acte lui même pour continuer à vivre.       <br />
       Il devient l’expression d’une souffrance muette. Le corps a une mémoire, il se referme, se replie sur lui même. C’est un fonctionnement logique, protecteur que la femme met alors en place pour se protéger sans en avoir conscience.       <br />
               <br />
               <br />
       <b>Trois histoires cliniques</b>       <br />
       Marie, 30 ans, est pour la première fois amoureuse de Pierre. Les rapports sexuels sont impossibles.       <br />
        <span style="font-style:italic">« Je ne peux pas regarder, ni toucher, ni sentir son sexe. Je me sens physiquement mal et des maux de tête m’envahissent. Pour moi la sexualité c’est sale, son sexe me dégoûte. »       <br />
       Mon histoire est difficile car mon frère a violé ma petite cousine quand elle avait 4  ans. Mes parents ne m’ont rien dit et du jour au lendemain il a disparu de la maison. Il a été emprisonné et est mort à 22 ans d’un cancer. Je ne l’ai jamais revu.       <br />
       « Avec lui, je ne m’étais jamais sentie sexuellement en danger, mais il était très violent. Dès que mes parents étaient partis, il me frappait avec des gants de boxe et une fois il a failli m’étrangler. »</span>       <br />
               <br />
       Pascale, 25 ans, vit depuis six ans avec Serge. Ils ont du mal à avoir des rapports sexuels avec pénétration.       <br />
       <span style="font-style:italic">« Dès qu’il me touche, je me bloque. Pourtant il est très gentil et très compréhensif, je m’en veux de lui faire vivre cela mais c’est plus fort que moi. S’il m’embrasse, cela va, mais dès qu’il commence à me toucher la poitrine et le sexe, c’est comme une cassure en moi, des images apparaissent en premier plan et je ne peux plus rien faire. Mon beau-père m’a harcelée physiquement à la puberté. Il me réveillait dans mon sommeil, me disait j’ai envie de toi, je t’aime. Il me touchait la poitrine et se pressait contre moi. Je sentais son sexe en érection et j’étais morte de peur. Il ne m’a jamais pénétrée. Un jour, j’ai osé en parler à ma mère car je n’en pouvais plus, mais elle ne m’a pas cru.Une autre fois, alors que j’essayais de lui en reparler, elle m’a dit une phrase qui m’a choquée : il n’y a pas eu de pénétration, alors c’est bon. »</span>       <br />
               <br />
       Sylvie, 30 ans, mariée depuis quatre ans, est envoyée par sa gynécologue. Elle l’a consultée pour insémination artificielle car elle veut absolument avoir un enfant mais n’arrive pas à avoir de rapports sexuels avec pénétration.       <br />
       <span style="font-style:italic">« J’ai été élevée dans les principes de la religion, on ne fait pas l’amour avant le mariage, la virginité est un cadeau précieux que l’on fait à son mari. Il peut me caresser mais si j’éprouve du plaisir, il faut que j’aille ensuite me laver, je me sens mal. J’ai regardé une fois mon sexe, je n’aimais pas voir cette partie molle qui ressemblait à un morceau de viande rouge rempli de sang. Je voyais quelque chose bouger, c’était sale, dégoûtant. »</span>       <br />
               <br />
       La consultation sexologique va tenir compte de ces deux éléments indissociables, corps et psyché. En partant de son histoire, de son vécu, en lui permettant de mettre en mots sur ce qui n’a jamais parfois pu être verbalisé, en donnant du sens à son symptôme, c’est une première étape vers une ouverture, un lâcher prise, une perte de contrôle.       <br />
       Et puis doucement intégrer ce corps et faire comprendre à la patiente pourquoi la pénétration est aujourd’hui impossible en repassant par des cognitions, et des explications à l’aide de planches anatomiques.       <br />
       Nous avons vu précédemment que le vaginisme était un spasme de la musculature périnéale, mais c’est également tout le corps de la patiente qui est très contracté, particulièrement au niveau des fessiers, des adducteurs et des abdominaux. La région pelvienne est anesthésiée, cette partie du corps n’existe pas.       <br />
       Alors, partons avec elle à la découverte de cette région sexuelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="http://sexotherapeute-sexotherapie.com/revue-sexualites-humaines/le-vaginisme-le-langage-du-corps-laure-mourichon-revue-sexualites-humaines-12?page=0,1">Pour lire la suite...</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
   ]]>
   </description>
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   <title>La symbolique de la peau et du toucher</title>
   <pubDate>Wed, 11 Jan 2012 12:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Eric Sonne</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Sexualités Humaines]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ce travail original est la synthèse d’un groupe de parole en psychosomatique relationnelle, ayant choisi pour thème « la peau et sa symbolique possible ou impossible ».     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3650454-5345180.jpg" alt="La symbolique de la peau et du toucher" title="La symbolique de la peau et du toucher" />
     </div>
     <div>
      <b>1- Résultats à partir du groupe de parole</b>       <br />
              <br />
       Pour l’ensemble du groupe, la peau c’est le lien, la marque du contact entre l’intérieur et l’extérieur. L’intellectualisation est une manière de faire prendre la distance au toucher de la peau à l’extérieur. Le toucher et la peau sont un lien de rencontre et de séparation et il y a tout un jeu de « toucher » entre l’individuel, le personnel et l’autre. Mais surtout la peau et le toucher sont un langage sexualisé entre l’intérieur et l’extérieur, entre le psychique et le somatique.       <br />
              <br />
       Deux fonctionnements vont être décrits par la suite : l’un recouvre un psychique dépourvu de potentialité imaginative, avec absence de souvenir des rêves, ou refoulement de la fonction de l’imaginaire ; l’autre, un psychique pourvu de potentialités imaginatives.       <br />
              <br />
       Ainsi, dans le premier cadre, pour D., un des participants, c’est une question de mode, la peau doit s’insérer dans cette mouvance socialisée, se conformer au goût des gens de son âge, ce qui est important pour avoir une apparente identité ; et un autre d’enchaîner sur la peau en tant que phénomène de socialisation : il y a les maladies de peau, “dit-il”, qui marquent la socialisation comme la varicelle, plus l’acné à l’adolescence. Il peut y avoir des accidents de peau, on touche à l’équilibre physiologique avec la peau au vieillissement, et même à la mort avec les maladies de peau mortelles (mélanome, lymphome), la peau y est un récepteur de la douleur physique.       <br />
       <b>       <br />
       En ce qui concerne la sexualité,</b> les impressions des participants hommes et femmes qui fonctionnent dans ce cadre ont de faibles allusions, le ressenti manque, trouver dans la sexualité une détente et se servant en cela de la peau en tant que matériel de massage facilitant l’accès à cet état est décrit.       <br />
              <br />
       Le plaisir n’est pas verbalisé par ces personnes à la représentativité par l’imaginaire en difficulté car ils n’accèdent pas à ce ressenti corporel. La sexualité en devient un équilibre physiologique dont ils ont besoin parfois, même avec des relations sexuelles fréquentes car elles seules sont capables de réduire l’intensité tonique, parfois sans temps de peau intermédiaire. La sexualité qui renvoie véritablement à soi en tant qu’existence personnelle intériorisée n'existe pas.       <br />
              <br />
       Le refoulement de toute la fonction de l’imaginaire, avec absence de souvenir de rêve, permet de ne plus penser à toute situation de peau ou du toucher ainsi qu’à la sexualité qui pose problème. A l’opposé, la peau symbolisée par la représentation imaginaire est traduite dans le même groupe de parole en psychosomatique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="http://le-portail.com/revue-sexualite-humaines/la-symbolique-de-la-peau-et-du-toucher-sylvie-cady-pour-sexualite-humaine%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20?page=0,1">Pour lire la suite...</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/3650454-5345180.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hypnose-ericksonienne.org/La-symbolique-de-la-peau-et-du-toucher_a404.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.hypnose-ericksonienne.org,2012:rss-3412056</guid>
   <title>L'EMDR pour le Traitement des Emotions Négatives et de la Peur. RTL-TVI Novembre 2011</title>
   <pubDate>Mon, 07 Nov 2011 01:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <georss:point>48.8645414 2.3715768</georss:point>
   <dc:creator>Eric Sonne</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Video - Films]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   EMDR - Mouvements Oculaires de Désensibilisation et de Retraitement    
 Avec Evelyne JOSSE     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object style="height: 390px; width: 640px"><param name="movie" VALUE="http://www.youtube.com/v/B3tsxjiYcSQ?version=3&feature=player_detailpage"><param name="allowFullScreen" VALUE="true"><param name="allowScriptAccess" VALUE="always"><embed src="http://www.youtube.com/v/B3tsxjiYcSQ?version=3&feature=player_detailpage" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowScriptAccess="always" width="640" height="360"></object>     </div>
     <div>
      6 minutes sur RTL-TVI, une vidéo sur l'EMDR, avec notre consoeur Evelyne JOSSE sur les émotions négatives et les moyens d'en guérir.       <br />
       Quelques explications sur l'EMDR et la gestion des stress post-traumatiques. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/3412056-4907346.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hypnose-ericksonienne.org/L-EMDR-pour-le-Traitement-des-Emotions-Negatives-et-de-la-Peur-RTL-TVI-Novembre-2011_a403.html</link>
  </item>

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   <guid isPermaLink="false">tag:www.hypnose-ericksonienne.org,2012:rss-3399192</guid>
   <title>Au delà de l'EMDR, Intégration par les Mouvements Oculaires. IMO et EMDR, ressemblances et différences. Collège d'Hypnose Ericksonienne Paris</title>
   <pubDate>Wed, 02 Nov 2011 00:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>College Hypnose Ericksonienne Paris</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Formations Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Laurent GROSS & Sylvie BELLAUD-CARO du Collège d'Hypnose Ericksonienne de Paris présentent l'IMO de Danie BEAULIEU, une formation intégrable par tout thérapeute en hypnose ericksonienne, un outil majeur de thérapie brève.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3399192-4888092.jpg" alt="Au delà de l'EMDR, Intégration par les Mouvements Oculaires. IMO et EMDR, ressemblances et différences. Collège d'Hypnose Ericksonienne Paris" title="Au delà de l'EMDR, Intégration par les Mouvements Oculaires. IMO et EMDR, ressemblances et différences. Collège d'Hypnose Ericksonienne Paris" />
     </div>
     <div>
      Dans le champ de la psychothérapie, les intervenants peuvent avoir recours à différentes techniques : l’hypnose, la PNL, la désensibilisation systématique, la thérapie d’Impact, etc. À l’heure actuelle, deux d’entre elles se démarquent plus particulièrement : l’IMO - EMI (Intégration par les mouvements oculaires, en anglais, Eye Movement Integration) et l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing).       <br />
              <br />
       Comme chacun sait, ces techniques sont utilisées pour traiter les états de stress post-traumatiques et les souvenirs récurrents et négatifs. Comme elles présentent certaines ressemblances – dont la plus évidente est qu’elles font toutes deux appel à des mouvements oculaires –, il arrive souvent qu’elles soient confondues.       <br />
              <br />
       Le présent article ayant comme principal objectif de les distinguer, nous aborderons divers aspects permettant de circonscrire leurs particularités propres : nous verrons donc les origines de chacune de ces techniques, le type de segments effectués, les mouvements oculaires impliqués et, enfin, la manière dont ces techniques s’appliquent lors des traitements.       <br />
              <br />
       <b>Les ressemblances</b>       <br />
       Dans un premier temps, mentionnons que l’IMO - EMI et l’EMDR ont des points communs importants. En effet, en plus de faire appel à des mouvements oculaires, ces deux techniques s’appliquent pour traiter le même genre de problème. De plus, autant en IMO - EMI qu’en EMDR, on s’intéresse aux traces neurologiques laissées par les événements traumatiques. Par ailleurs, on observe des effets similaires lors d’un traitement en matière de réactions physiques, émotionnelles, cognitives, visuelles, auditives, etc. L’efficacité des deux techniques, quant à elle, apparaît semblable dans la pratique (quelques séances seulement sont nécessaires). Pour ce qui est de la durée de formation des thérapeutes, elle s’avère comparable : 16 heures pour le niveau 1 et 16 heures pour le niveau 2.       <br />
              <br />
       <b>L’origine de l’IMO - EMI et de l’EMDR</b>       <br />
       L’IMO - EMI a été créée en 1989 par Connirae et Steve Andreas, de Boulder, au Colorado. La docteure en psychologie québécoise Danie Beaulieu a par la suite développé et raffiné la technique, notamment en y ajoutant des éléments de la thérapie d’Impact. De plus, c’est cette psychologue qui a publié le premier ouvrage sur le sujet (Beaulieu, 2003), lequel ouvrage a reçu l’aval des fondateurs.       <br />
       Sur quoi repose l’IMO - EMI ? Ce traitement se fonde sur les principes de la programmation neurolinguistique (PNL). Selon cette approche, la direction du regard indique le type d’information auquel le cerveau est en train d’accéder. Par exemple, une personne qui regarde en haut a souvent accès à un souvenir visuel ; celle qui regarde à droite ou à gauche, à un contenu auditif ; celle qui regarde en bas, à des ressentis. À partir de ce principe, Connirae et Steve Andreas ont posé la question suivante : si on oblige un client, lorsqu’il est en contact avec un souvenir traumatique, à regarder dans différentes directions, pourra-t-on forcer le cerveau à accéder à de nouvelles informations sensorielles auxquelles le client ne peut accéder consciemment ? La réponse est oui, assurément.       <br />
              <br />
       L’origine de l’EMDR s’avère, quant à elle, tout à fait différente. Cette technique a été créée en 1987 par la psychologue californienne Francine Shapiro. Celle-ci a découvert l’EMDR alors qu’elle se promenait dans un parc en ruminant des idées noires. Elle s’est rendu compte que lorsque ses yeux se déplaçaient rapidement de gauche à droite, la charge émotive de ses pensées diminuait. Elle a par la suite appliqué sa découverte dans ses interventions psychothérapeutiques. Vous connaissez la suite des événements.       <br />
              <br />
       <b>Type de segments utilisés</b>       <br />
       Les segments – c’est-à-dire la direction des mouvements oculaires que le client est amené à suivre – diffèrent dans les deux techniques. En IMO - EMI, les segments se font dans différentes directions, à la vitesse demandée par le client. Le thérapeute doit en fait exécuter une vingtaine de segments différents, qui lui permettent de couvrir l’ensemble du champ visuel du client. En EMDR, les segments se font dans une seule direction, le plus rapidement possible, et ce, jusqu’à ce que le client n’ait plus de réaction spécifique. Ce n’est qu’à cette condition que le thérapeute peut faire un segment dans une autre direction.       <br />
       Ainsi que nous l’avons mentionné, le fait que les segments utilisés en IMO - EMI soient effectués dans toutes les directions permet à l’intervenant de travailler dans tout le champ visuel du client. Ce faisant, le client peut aisément déterminer quelles sont, dans son champ visuel, les zones les plus ” chargées ” et les zones plus légères. Par exemple, si le client consulte suite à un accident d’automobile dont l’impact serait survenu du côté gauche, il est fréquent que les mouvements oculaires réalisés dans cette direction soulèvent de fortes réactions, alors que du côté droit, la réponse sera typiquement moins chargée émotivement. Ainsi, le traitement peut être dosé de manière à intégrer l’ensemble des informations, mais à un rythme qui sera plus facile à tolérer pour le client. Celui-ci aura par ailleurs un plus grand sentiment de contrôle sur le traitement. Cela facilitera d’autant sa collaboration, puisqu’il pourra choisir le prochain segment à effectuer. Avec l’EMDR, le client se trouve souvent pris par surprise par l’information soulevée par le mouvement effectué et il n’a pas l’option de choisir la direction du prochain segment.       <br />
              <br />
       <b>La nature des mouvements oculaires</b>       <br />
              <br />
       De manière générale, la perception des stimuli visuels peut se faire à partir de trois types de mouvements oculaires. En anglais, ces mouvements se nomment fixation (la fixation), saccadic eye movement (les mouvements par saccades) et SPEM, c’est-à-dire smooth pursuit eye movement (la poursuite visuelle continue). La fixation correspond à l’action de centrer son attention sur un point immobile. Les saccadic eye movements, quant à eux, correspondent aux mouvements oculaires rapides, par saccades. Pour ce qui est du SPEM, il consiste à suivre lentement et sans à-coups une cible en mouvement.       <br />
       Lors des traitements, l’IMO - EMI et l’EMDR font appel à des types de mouvements oculaires différents. Alors que c’est le SPEM qui est sollicité en IMO/EMI, l’EMDR utilise plutôt les saccadic eye movements. Il est à noter que ces deux types de mouvements se produisent pendant le sommeil. Dans la phase du sommeil paradoxal, les yeux bougent en saccades. Dans d’autres phases, ils bougent de manière beaucoup plus lente. Sans qu’on puisse confirmer qu’il s’agisse du SPEM, on remarque quand même un rythme qui lui est similaire. Ainsi, contrairement à ce que certains pensent, des mouvements oculaires se produisent dans toutes les phases du sommeil. Par ailleurs, ces mouvements se font dans différentes directions, ce qui correspond à ce qui se passe pendant un traitement avec l’IMO/EMI, et non pas dans une seule. Bref, en IMO - EMI tout comme en EMDR, les mouvements oculaires sollicités ressemblent à ceux qui se produisent naturellement pendant le sommeil.       <br />
              <br />
       <b>L’application des techniques</b>       <br />
       Tous ces éléments étant établis, il est clair que certaines différences se dégagent quant à l’application concrète des deux techniques. D’abord, mentionnons une différence notable quant à leur facilité d’application. En fait, du point de vue du thérapeute, l’EMDR se révèle plus facile à appliquer que l’IMO - EMI, ne serait-ce qu’à cause du nombre de segments utilisés dans chacune de ces techniques.       <br />
              <br />
       Si le thérapeute en EMDR doit effectuer un seul type de segment, le praticien de l’IMO - EMI, pour sa part, en exécute une vingtaine. De plus, il doit constamment veiller à effectuer les segments à la vitesse demandée par le client, afin de lui éviter de ressentir un inconfort. Pendant les segments, le thérapeute doit également répéter certains mots ou offrir une mise en scène – en ayant recours à des éléments de la thérapie d’Impact ou de la gestalt, par exemple – afin de maintenir le client en contact avec son circuit psychogène.       <br />
       Une autre différence entre les deux techniques réside dans le fait que le client a davantage de contrôle en IMO - EMI. Il peut en effet choisir la direction du prochain segment, de même que son amplitude et sa vitesse d’exécution.       <br />
              <br />
       Si une zone s’avère particulièrement chargée et douloureuse, il peut décider de ne pas trop la ” fréquenter “. Afin de doser l’intensité du traitement et de rendre l’expérience plus facile, le thérapeute propose alors un segment dans une zone moins chargée, ou alors un segment reliant la zone difficile avec une zone plus légère. Le client est toujours libre d’accepter ou de refuser, selon son état émotif, ce qui est proposé. À la fin du traitement, le client est invité à créer son propre segment pour clore le traitement et surtout pour intégrer l’ensemble de son expérience de façon écologique.       <br />
              <br />
       Enfin, le fait que le client ait plus de contrôle en cours de traitement favorise la création d’une ” transe ” bénéfique entre le client et le thérapeute, de même que l’établissement d’une solide relation de complicité et de confiance.       <br />
              <br />
       <b>L’IMO/EMI: une approche prometteuse</b>       <br />
       Le livre de Francine Shapiro sur l’EMDR étant paru en 1989 et celui de Danie Beaulieu sur l’IMO - EMI étant tout récent (2003), cette dernière approche n’est pas encore au sommet de son rayonnement et de sa popularité.       <br />
       Comme Connirae et Steve Andreas se définissent non pas comme des ” researchers “, mais comme des ” searchers “, la seule étude empirique qui a été menée sur la technique l’a été par Danie Beaulieu (2003). Néanmoins, le traitement IMO - EMI se fait de plus en plus connaître, et ce, principalement par le biais de formations spécialisées. À ce jour, plus de 2000 thérapeutes enthousiastes ont été formés, et ce, tant en Amérique du Nord (Canada, États-Unis) qu’en Europe (France, Allemagne, Angleterre, Italie).       <br />
              <br />
       <b>En conclusion</b>       <br />
       En conclusion, bien que l’IMO - EMI et l’EMDR se ressemblent, ces deux techniques neurothérapeutiques présentent néanmoins des différences importantes. Comme il a été mentionné, les deux techniques diffèrent sur le plan des segments effectués, de la nature des mouvements oculaires sollicités et de l’application : la technique IMO - EMI est beaucoup plus souple et elle offre une plus grande latitude aux patients et aux thérapeutes. Quoi qu’il en soit, un fait demeure. Au-delà des différences, le domaine de la psychothérapie a fait un pas de géant depuis la venue de ces deux techniques. Et ceux qui souffrent peuvent désormais espérer une véritable guérison.       <br />
               <br />
       <a class="link" href="http://formation-imo.eu">En savoir plus sur les Formations en IMO</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.integration-mouvements-oculaires.com/">Trouver un thérapeute en Intégration par les Mouvements Oculaires</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3399192-4888208.jpg" alt="Au delà de l'EMDR, Intégration par les Mouvements Oculaires. IMO et EMDR, ressemblances et différences. Collège d'Hypnose Ericksonienne Paris" title="Au delà de l'EMDR, Intégration par les Mouvements Oculaires. IMO et EMDR, ressemblances et différences. Collège d'Hypnose Ericksonienne Paris" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/3399192-4888092.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Au-dela-de-l-EMDR-Integration-par-les-Mouvements-Oculaires-IMO-et-EMDR-ressemblances-et-differences-College-d-Hypnose_a402.html</link>
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   <title>Alcoolisme et Sexualité: Danger. Martine POTENTIER Kinésithérapeute et Sexologue. Revue Sexualités Humaines</title>
   <pubDate>Mon, 31 Oct 2011 00:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Eric Sonne</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Sexualités Humaines]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3395487-4880834.jpg" alt="Alcoolisme et Sexualité: Danger. Martine POTENTIER Kinésithérapeute et Sexologue. Revue Sexualités Humaines" title="Alcoolisme et Sexualité: Danger. Martine POTENTIER Kinésithérapeute et Sexologue. Revue Sexualités Humaines" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://medecines-douces.eu/therapie/sexualites-humaines/alcoolisme-sexualite-danger">Suite à l'article de Martine POTENTIER sur l'alcoolisme et la sexualité</a>, voici sa conclusion       <br />
              <br />
       <b>Discussion</b>       <br />
              <br />
              <br />
       J’aimerais alterner quelques réflexions à partir de mon expérience, et quelques passages du texte du Professeur Vénisse (2) : « Compte tenu des carences d’intériorisation, la place d’un contenant externe matérialisé est en règle une nécessité… mais son intensité a tout intérêt à être régulièrement rediscutée en vue d’un réajustement au plus près des besoins d’étayage du patient au fil de son évolution. »       <br />
              <br />
       L’expérience positive de soulagement des tensions rencontre l’ambivalence, et c’est la notion d’actions ponctuelles, proposées « comme des médicaments  qu’on prend et qu’on laisse agir », qui peut ouvrir la porte à la réappropriation d’un corps de plaisir.       <br />
              <br />
       « Il s’agit donc constamment d’un travail d’entre-deux et d’articulation entre un dedans et un dehors qu’on pourrait dire paradigmatique de la difficile articulation entre réalité interne et externe. »       <br />
       Le problème est le rapport de pouvoir du patient avec son corps, son arrogance. C’est dans la recherche de résolution de la tension-malaise « mille fois remise sur le tapis » évoquée plus haut, que le cerveau enregistre ces possibles et que petit à petit la mémoire s’imprime. Alors le « tout de suite » est satisfait.       <br />
              <br />
       « Compte tenu de la place habituelle des mécanismes de déni et de clivage, des attentes magiques et omnipotentes qui en sont une figure inversée, compte tenu également des risques que le cadre de soin s’avère aussi totalitaire que le produit de dépendance, on peut s’interroger sur le degré d’injonction thérapeutique souhaitable. »        <br />
       Pour que ce travail soit valide, il faut qu’il s’intègre dans une équipe de soin pluridisciplinaire, que le patient se sente contenu, entouré. La notion de ressources à la carte permet d’éluder l’arrogance dans la phase d’opposition inhérente à toute thérapie, pour laisser le sujet maître de ses choix. Diminuer par là même la place de la souffrance et peut-être de la médication, dans la phase de convalescence avec le canevas tissé pendant les séances.       <br />
              <br />
       Et ne peut-on pas se poser la question de la prévention ? Quel vide l’alcoolique remplit-il, si ce n’est une carence… Le nourrir de sensations positives et apaisantes, n’est-ce pas un moyen ? Quel plaisir trouve-t-il dans sa désescalade masochiste si ce n’est un corps « désérotisé ». Avant le lien social à retisser, n’y a-t-il pas un lien fondamental et antérieur à retrouver, la relation avec le corps vivant, le corps de bien-être et de plaisir. Même si c’est un petit pas !       <br />
       									       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://medecines-douces.eu/therapie/sexualites-humaines/alcoolisme-sexualite-danger">Pour lire le début de l'article, cliquez ici.</a>       <br />
       <b>       <br />
       Bibliographie</b>       <br />
       - « Le Moi-Peau », Didier Anzieu, Payot, Paris, 1985.       <br />
       - « Alcoolisme, image du corps et sophrologie », Hubert Audra, Maîtrise de psychopathologie, septembre 2000, Lyon. (1)       <br />
       - « L’Image inconsciente du corps », Françoise Dolto, Seuil, Paris.        <br />
       - « Alcool », François Gonnet, dans « Dictionnaire de la sexualité humaine », L’Air du temps, Paris, 2004.       <br />
       - « Le Choix de la sublimation », Sophie de Mijolla-Mellor, Le Fil rouge, PUF, Paris, 2009.        <br />
       - « Le Corps en psychothérapie », Willy Pasini, Payot, Paris, 1993.       <br />
       - « Addictions : quels soins ? », Jean-Luc Vénisse, Daniel Bailly, Masson, Paris, 1997. (2)       <br />
       - « Jeu et réalité », Donald W. Winnicott, Gallimard, Paris, 1975.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3395487-4880947.jpg" alt="Alcoolisme et Sexualité: Danger. Martine POTENTIER Kinésithérapeute et Sexologue. Revue Sexualités Humaines" title="Alcoolisme et Sexualité: Danger. Martine POTENTIER Kinésithérapeute et Sexologue. Revue Sexualités Humaines" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/3395487-4880834.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Alcoolisme-et-Sexualite-Danger-Martine-POTENTIER-Kinesitherapeute-et-Sexologue-Revue-Sexualites-Humaines_a401.html</link>
  </item>

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   <title>EMDR et prise en charge du psychotraumatisme (saison 2). Cyril TARQUINIO Revue Sexualités Humaines</title>
   <pubDate>Fri, 28 Oct 2011 23:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Eric Sonne</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Sexualités Humaines]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   De façon très pratique et basé sur deux cas cliniques, ce travail dans la suite de la saison 1 va nous permettre d’intégrer les mécanismes pratiques utilisables de l’EMDR dans les traumatismes liés à la sexualité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3392672-4876057.jpg" alt="EMDR et prise en charge du psychotraumatisme (saison 2). Cyril TARQUINIO Revue Sexualités Humaines" title="EMDR et prise en charge du psychotraumatisme (saison 2). Cyril TARQUINIO Revue Sexualités Humaines" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/EMDR-et-prise-en-charge-du-psychotraumatisme-Revue-Sexualites-Humaines-par-Cyril-Tarquinio_a371.html">* Lire la Saison 1</a>       <br />
              <br />
       <b>1- La procédure de la thérapie EMDR</b>       <br />
              <br />
       La thérapie EMDR s’appuie sur de nombreux facteurs déjà utilisés par d’autres approches, comme les TCC, les approches psychodynamiques ou encore l’hypnose éricksonienne.        <br />
              <br />
       <span class="u">Présentation du protocole EMDR de base (tiré de Shapiro, 2007)</span>       <br />
              <br />
       <b>Introduction</b> : construire un rapport de confiance comme dans tout cadre thérapeutique. Expliquer la thérapie EMDR        <br />
              <br />
       <b>Positionner</b> la démarche et la technique (signal stop, distance des doigts par rapport aux yeux, rapidité des mouvements, installation d’un lieu sûr ).       <br />
              <br />
       <b>Détermination de la cible ou du souvenir traumatique qui sera traité</b>       <br />
        « Sur quelle situation voulez-vous travailler aujourd’hui ? »       <br />
       « Quelle image représente la partie la plus difficile de cet incident ou événement ? »       <br />
              <br />
       <b>Cognition négative (CN).</b> « Quand vous regardez cette image, quels sont les mots qui vous viennent à l’esprit qui disent quelque chose de négatif sur vous et qui résonnent comme vrais maintenant ? »       <br />
       Cognition positive et évaluation de la cognition       <br />
        « Plutôt que (reprendre la cognition négative), quand vous regardez cette image (ou situation), qu’est-ce que vous préféreriez penser de vous-même maintenant ? »       <br />
              <br />
       <b>Validité ou crédibilité de la cognition positive</b> (notée VOC sur une échelle de 1 à 7). « Quand vous pensez à cette image (ou situation), dans quelle mesure ressentez-vous comme vrais ces mots (répétez la cognition positive), maintenant ? Sur une échelle de 1 à 7, avec 1 étant le niveau le plus bas (tout à fait faux) et 7 le niveau le plus haut (tout à fait vrai), quelle valeur lui donneriez-vous ? »       <br />
              <br />
       <b>Emotion, tension et localisation</b>       <br />
       Détermination de l’émotion (ou des émotions) associée(s) : « Quand vous pensez à cette image (ou situation) et à ces mots (répétez la cognition négative), quelle(s) émotion(s) éprouvez-vous maintenant ? »       <br />
              <br />
       <b>Tension ou mesure du SUD</b>  « Sur une échelle de 0 à 10, où 0 signifierait aucune perturbation et 10 le plus haut niveau de perturbation que vous puissiez imaginer, à combien évaluez-vous la perturbation que vous ressentez maintenant ? »        <br />
              <br />
       <b>Localisation de la sensation corporelle</b> « Où ressentez-vous cette tension dans votre corps ? »       <br />
              <br />
       <b>Désensibilisation et réévaluation du SUD</b>       <br />
       Mise en œuvre des séries de mouvements oculaires : « Je voudrais que vous laissiez revenir cette image, ces mots (répétez la cognition négative) et cette sensation dans votre corps. Maintenant suivez le mouvement de mes doigts avec vos yeux… »       <br />
              <br />
       <b>Réévaluation du SUD</b> « Retournez à l’incident initial. Qu’obtenez-vous maintenant ? » Répéter la procédure jusqu’à ce que le SUD soit égal à 0.       <br />
              <br />
       <b>Installation</b>       <br />
       <b>Mise en lien de la cognition positive avec la cible. </b>« Les mots (répétez la cognition positive) sont-ils toujours les plus adaptés ou y a-t-il une autre formulation qui correspondrait mieux maintenant à ce que vous souhaitez ? »       <br />
       « Pensez à la situation initiale et à ces mots (énoncer la cognition positive choisie). Dites-moi à quel point vous ressentez ces mots comme vrais maintenant ? »       <br />
       « Gardez-les ensemble ! » Reprendre les mouvements oculaires et après chaque série vérifier la VOC.       <br />
       Continuez l’installation aussi longtemps que le matériel se modifie et devient plus adapté.        <br />
              <br />
       <b>Body scan ou scanner du corps</b> « Fermez les yeux. Concentrez-vous sur la situation et les mots (énoncer la cognition positive) et passez en revue mentalement votre corps en entier. Dites-moi où vous ressentez quelque chose ? » Si une sensation est mentionnée, faire des mouvements oculaires (spécifiques selon que la sensation et positive ou négative).       <br />
              <br />
              <br />
       Pendant une séance de thérapie EMDR, il est demandé au patient de bouger les yeux de gauche à droite, à un rythme régulier, tout en pensant à des éléments d’un souvenir traumatique.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3392672-4876058.jpg" alt="EMDR et prise en charge du psychotraumatisme (saison 2). Cyril TARQUINIO Revue Sexualités Humaines" title="EMDR et prise en charge du psychotraumatisme (saison 2). Cyril TARQUINIO Revue Sexualités Humaines" />
     </div>
     <div>
      <b>2- Présentation synthétique de cas cliniques et traitement par la thérapie EMDR</b>       <br />
       La transcription partielle d’une séance d’EMDR illustrera le processus présenté plus haut.        <br />
              <br />
       - <b>Francine</b> a fait l’objet d’attouchement de la part de son grand-père alors qu’elle avait 13 ans. La cible choisie est une situation bien précise localisée dans le temps - vers midi, alors que la grand-mère partait toujours à la même heure faire quelques courses (dans un magasin tout proche) - et dans l’espace (dans la cave) où son grand-père avait abusé d’elle. D’autres formes de stimulations (auditives ou tactiles par des tapotements sur les mains) sont parfois utilisées à la place de la stimulation visuelle.       <br />
              <br />
       Le patient doit spécifiquement évoquer dans son esprit l’image d’un des aspects pénibles de l’événement passé (exemple : l’haleine de son grand-père, le rythme de sa respiration). Le thérapeute l’aide à focaliser son attention sur la dimension visuelle de la représentation traumatique qui est la plus intensément associée avec l’affect. Le patient énonce alors une conviction (cognition) négative qu’il a de lui-même et qui résulte de cet événement (exemple : je suis impuissante ou je ne peux rien faire). Cette cognition est négative parce que le sentiment d’impuissance est inapproprié ; elle est enkystée dans le système nerveux alors que le danger est dans le passé.        <br />
              <br />
       Le patient identifie également l’affect précisément relié à l’image (exemple : la peur, la colère, la tristesse) et évalue son intensité sur une échelle de 0 à 10 appelée le SUD (Subjective Unit of Distress : unité de détresse ressentie). En même temps, le thérapeute l’aide à identifier les sensations physiques se manifestant dans son corps (exemple : oppression dans la poitrine, mains froides…) et qui accompagnent ces images, pensées et émotions.       <br />
              <br />
       Le thérapeute et le patient définissent ensemble une direction pour la thérapie en identifiant aussi une cognition positive. Cette phrase doit contenir un sentiment interne de maîtrise. Cette cognition répond à la question : « Quand vous vous voyez dans cette situation, que préféreriez-vous penser de vous-même à la place de la croyance négative que vous venez d’énoncer ? » Le patient doit alors évaluer le degré de conviction qu’il associe à cette pensée positive : à quel point il la ressent comme vraie (par exemple : je ne crains plus rien aujourd’hui). Cette évaluation de la validité de la cognition positive (validity of cognition –VOC – qui va de 1 à 7) ainsi que le SUD permettent au thérapeute d’estimer le degré atteint dans la résolution du trauma, et la progression au cours du traitement vers une interprétation plus « adaptative » de l’événement traumatique.        <br />
              <br />
       Après cette phase initiale, le patient va se centrer sur les émotions et les sensations perturbantes du patient (c’est la phase de désensibilisation). Il va alors suivre des yeux le déplacement bilatéral de la main du thérapeute entre la gauche et la droite. Ces séries de mouvements latéraux durent de 20 secondes à quelques minutes, en fonction de la réaction émotionnelle du patient. Lors de cette phase, on trouve toutes les réactions de la personne. Il peut s’agir de souvenirs, de prises de conscience, ou d’associations diverses. C’est à chaque pause, entre chaque série de mouvements bilatéraux, que le patient rapporte « ce qui lui est venu » pendant la période d’attention flottante qui accompagne les mouvements oculaires.        <br />
              <br />
       Le patient porte alors son attention sur la nouvelle information, sensation ou prise de conscience et le thérapeute recommence une autre série de mouvements. Le thérapeute se retient de demander des clarifications ou des précisions sur ce que le patient rapporte. De même, il n’en donne aucune interprétation. Il continue simplement de ramener l’attention du patient sur le matériel révélé par la stimulation et amorce une nouvelle série de mouvements jusqu’à ce que les associations ne suscitent plus de changements ou jusqu’à ce que seulement des associations et sensations positives soient rapportées.        <br />
              <br />
       Entre les séries de mouvements oculaires, le patient parle normalement au thérapeute, décrivant généralement ce qui s’est passé pour lui pendant la stimulation. Le patient décrit ce qu’il a vu ou ressenti pendant la stimulation, un peu comme s’il s’agissait d’une rêverie concentrée. Le travail est amorcé par un événement précis ou un affect particulier, mais au fur et à mesure des mouvements oculaires, d’autres associations à d’autres événements surgissent, des pensées sur soi ou même des scénarii imaginaires. L’état émotionnel se modifie rapidement, au rythme des changements d’associations cognitives. En fonction de l’évolution du niveau de SUD et de VOC donné par le patient, le thérapeute peut ensuite décider de pousser plus loin le traitement de l’événement initial ou de commencer à traiter d’autres aspects du traumatisme. La succession des séries de stimulations tend à désamorcer les ruminations obsédantes couramment constatées chez les patients souffrant d’ESPT.       <br />
              <br />
       On appelle « installation » la phase suivante de la thérapie EMDR, parce qu’elle a pour but d’installer l’opinion ou la cognition positive (exemple : je suis capable de reprendre ma vie en main) identifiée par la personne afin de remplacer son opinion négative (exemple : je me sens impuissant) de départ. Pendant la phase de désensibilisation, le patient réélabore la terreur de l’événement qui l’a traumatisé et il prend conscience que maintenant les choses ont changé et qu’il dispose de forces et de ressources nouvelles qu’il n’avait pas alors en sa possession : « Je suis capable de reprendre ma vie en main. » On mesure alors avec le VOC le degré d’adhésion de la personne à cette opinion positive (sur une échelle de 0 à 7).       <br />
              <br />
       La phase suivante est le « scanner du corps ». Quand la cognition positive a été renforcée et installée, le thérapeute demande à la personne de garder à l’esprit l’événement-cible d’origine et de vérifier si elle ressent des tensions résiduelles dans le corps. Si c’est le cas, on se concentre sur ces sensations physiques (tensions dans le ventre, nœud dans la gorge, oppressions de la poitrine…) pour les retravailler.        <br />
              <br />
       Van der Kolk (1994) a montré que la plupart du temps les pensées traumatiques s’accompagnaient d’une véritable résonance physique. Le traumatisme serait comme emmagasiné dans la mémoire motrice et non dans la mémoire narrative, et que la personne conserve les émotions et les sensations physiques négatives de l’événement d’origine. Ce n’est qu’une fois traitées qu’elles peuvent migrer vers la mémoire narrative et donc être verbalisées. Les sensations corporelles et les émotions négatives qui leur étaient associées disparaissent.        <br />
              <br />
       C’est la raison pour laquelle une séance d’EMDR n’est véritablement terminée que si le patient peut évoquer l’image-cible sans ressentir la moindre tension corporelle. La thérapie EMDR accorde donc une place importante à la résonance physique/somatique de la souffrance psychique. Les aspects somatiques de souvenirs traumatiques sont non seulement systématiquement explorés, mais les sensations qui leurs sont associées peuvent également être des cibles privilégiées des séquences de mouvements oculaires. La capacité associative des sensations avec d’autres aspects importants de l’univers cognitif et émotionnel du patient fait de celles-ci des vecteurs cruciaux de soulagement de la souffrance psychique.        <br />
              <br />
       - <b>Marie</b> a 27 ans, elle est mariée et depuis quelques mois des souvenirs (qui au fond ne l’ont jamais quittée) lui reviennent qui sont relatifs à une tentative de viol dont elle a fait l’objet à 16 ans. Ces idées deviennent obsédantes. Idées intrusives, cauchemars, irritabilité étaient les symptômes récurrents que Marie manifeste lors de la première rencontre. L’ensemble s’accompagne d’un état dépressif encore peu prononcé       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3392672-4876073.jpg" alt="EMDR et prise en charge du psychotraumatisme (saison 2). Cyril TARQUINIO Revue Sexualités Humaines" title="EMDR et prise en charge du psychotraumatisme (saison 2). Cyril TARQUINIO Revue Sexualités Humaines" />
     </div>
     <div>
      Tableau 1 : Evaluations cliniques quantitatives du cas Marie       <br />
       Début de la session	Début de la deuxième séance 	Fin de la troisième et dernière séance       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.rayon-livres.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=91">(ce tableau est consultable uniquement en abonnement dans notre version papier, en cliquant ici)</a>       <br />
              <br />
       Nous avons résumé dans le tableau 1 un certain nombre d’indicateurs cliniques mesurés au début et à la fin de la thérapie qui, sur le point évoqué, s’est déroulée sur trois séances de 60 minutes.        <br />
       On peut noter une diminution importante des scores à l’IES et au BDI, de la même manière le SUD (évaluation de la cognition négative) diminue alors que le VOC augmente pour atteindre son seuil maximum à la fin de la troisième séance.       <br />
              <br />
       <b>Eléments de la thérapie EMDR de Marie. </b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.rayon-livres.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=91">(Consultable uniquement en abonnement dans notre version papier, en cliquant ici)</a>       <br />
              <br />
       Sur des traumas simples (type 1 ou ESPT), l’EMDR apporte des réponses parfois déconcertantes quant à son efficacité. Sur la cible présentée ici, le cas de Marie s’inscrit dans la continuité de ces patients qui se mettent à élaborer devant un thérapeute toujours intrigué. Car il s’agit bien d’élaboration et de reconsidération de ce qui faisait trauma et qui dès la deuxième et la troisième séance est rangé au rang des autres souvenirs. La patiente s’éloigne de ce qui faisait souffrance, de ce qui pendant des mois ou des années lui collait à la peau comme une maladie dont on ne peut se défaire.        <br />
              <br />
       <b>Conclusion</b>       <br />
              <br />
       La thérapie EMDR est un protocole de psychothérapie structuré et relativement facile à enseigner. Ce protocole regroupe les principaux éléments de la nouvelle médecine humaniste centrée sur la personne, dont l’influence s’étend rapidement dans les pays anglo-saxons depuis quinze ans, et qui commence à faire ses premiers pas en France.       <br />
              <br />
       Il ne fait aucun doute que la thérapie EMDR doit occuper toute sa place dans le domaine de la prise en charge des victimes. Cette thérapie bénéficie de résultats convaincants, d’études expérimentales contrôlées qui mettent en évidence son efficacité.        <br />
              <br />
       La recherche dans les dix prochaines années devrait se centrer sur les mécanismes d’action de la thérapie EMDR et sur son application à d’autres affections que l’ESPT. Les recherches françaises sont encore trop peu nombreuses, mais la dynamique doit maintenant s’enclencher. On ne peut à cet égard que regretter qu’elle n’ait pas suffisamment convaincu le monde universitaire encore un peu frileux à son égard, confinés dans leurs laboratoire, ces derniers restent souvent de bon théoriciens avec une clinique parfois insuffisante. Mais c’est dans la cadre d’une recherche clinique et expérimentale que l’EMDR trouvera sa légitimité, et pas seulement auprès des praticiens qui a contrario restent souvent dépourvus de connaissances théoriques suffisantes et remises à jour, et qui ne disposent que comme seule preuve de l’efficacité que leur bonne foi et des constats empiriques (les patients guérissent !). Cela est loin d’être suffisant pour convaincre des générations de psychologues et de psychiatres influencées depuis plus d’un siècle par le discours de la psychanalyse. Celui-ci n’est pas à rejeter, bien au contraire, parce qu’un praticien EMDR se doit d’avoir une excellente connaissance de la psychanalyse et de la psychopathologie en général.        <br />
              <br />
       Si l’EMDR est une thérapie intéressante, ce n’est pas seulement parce qu’elle permet de traiter efficacement l’ESPT et d’autres états symptomatiques ; mais aussi parce qu’elle oblige à la confrontation des modèles théoriques au-delà des frontières de la psychologie et de la psychiatrie. Elle n’est pas seulement un enjeu thérapeutique, elle est aussi et surtout un enjeu épistémologique dans lequel notre conscience de chercheur et de praticien ne peut que nous encourager à nous y engager afin de comprendre les processus en jeu, repérer les principes actifs s’ils existent, et contribuer non seulement à l’avancer des connaissances, mais aussi au bien de tous.       <br />
       Les spécialistes de la victimologie et de la sexologie français ne peuvent regarder avec mépris ce qu’apporte l’EMDR. Mais il est vrai que cette méthode se développe vite et l’usage que certains en font reste parfois discutable, surtout lorsque par ailleurs ils ne sont ni psychologues, ni psychiatres, ni reconnus par les organismes légitimes pour enseigner l’EMDR.        <br />
              <br />
       A n’en pas douter, les praticiens et les chercheurs trouveront dans cette nouvelle forme de thérapie un intérêt clinique et un questionnement théorique qui ne pourront que les enrichir, à condition de ne pas réduire cette approche thérapeutique à une simple technique qu’il suffit d’appliquer naïvement. Il est impératif pour les praticiens de mener une réflexion sur l’intégration de cette approche dans une prise en charge globale. La thérapie EMDR ne doit pas devenir le nouveau mythe psychologique du XXIe siècle ! Ce serait là la pire des choses qu’il pourrait lui arriver. En revanche, pour des raisons trop longues à développer ici, cette approche nous amène à un questionnement de fond sur ce que devient la psychothérapie.        <br />
       Débat théorique, questionnement épistémologique et ouverture théorique ! Espérons que le propos saura être contenu et que le débat idéologique ne s’en mêlera pas. Celui-ci pourrait alors prendre la forme d’une dénonciation sans connaître ou d’une idolâtrie naïve et stupide. La question est plus large et plus complexe.       <br />
              <br />
       <b>Cyril Tarquinio</b>       <br />
       Psychologue à Algrange (57), Docteur en Psychologie, Professeur des Universités       <br />
       Directeur du Master psychologie de la santé       <br />
       Directeur des DIU de Sexologie, Psychothérapie EMDR et Psychothérapies alternatives de l’UPV de Metz       <br />
       Praticien EMDR, superviseur en formation       <br />
       Université Paul Verlaine de Metz       <br />
       Unité de recherche APEMAC UE 4360 - Equipe EPSAM        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3392672-4876106.jpg" alt="EMDR et prise en charge du psychotraumatisme (saison 2). Cyril TARQUINIO Revue Sexualités Humaines" title="EMDR et prise en charge du psychotraumatisme (saison 2). Cyril TARQUINIO Revue Sexualités Humaines" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/3392672-4876057.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hypnose-ericksonienne.org/EMDR-et-prise-en-charge-du-psychotraumatisme-saison-2-Cyril-TARQUINIO-Revue-Sexualites-Humaines_a400.html</link>
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   <title>L'Hypnose après les Traumas Sexuels Graves. Par Meriam Mahbouli. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves</title>
   <pubDate>Sun, 16 Oct 2011 01:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Meriam MAHBOULI</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Déjà retrouver du contrôle...     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3355743-4818801.jpg" alt="L'Hypnose après les Traumas Sexuels Graves. Par Meriam Mahbouli. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" title="L'Hypnose après les Traumas Sexuels Graves. Par Meriam Mahbouli. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
      L’idée de cette réflexion est venue à la suite d’une rencontre, en consultation de psychiatrie, avec une patiente ayant été victime de traumatismes sexuels au cours de son enfance.       <br />
       Son cas semble bien illustrer d’une part les différentes manifestations des états de stress post-traumatique, et d’autre part l’évolution positive de ces symptômes après utilisation d’une approche par l’hypnose.        <br />
       Ceci nous a amenés à nous interroger sur les différentes applications de cette technique dans la prise en charge des symptômes post-traumatiques et des troubles co-morbides.       <br />
              <br />
       <b>La notion d’état de stress post-traumatique </b>       <br />
                         <br />
       Le mot traumatisme vient du mot grec qui signifie « blessure » ou « plaie qui s’est violemment produite ». L’autre signification de ce mot, en psychiatrie, est une expérience émotionnelle ou un choc qui a un effet psychique persistant.        <br />
              <br />
       Les troubles psychiatriques traumatiques existent probablement depuis que l’humanité a pu élaborer une certaine représentation de la mort. Des auteurs anciens en ont déjà fait des descriptions cliniques. On peut mentionner notamment : Hérodote, Pinel, Janet, Freud.       <br />
              <br />
       Ceux ou celles qui subissent des agressions sexuelles, notamment dans l’enfance, doivent passer par un long cheminement thérapeutique. Ils doivent à la fois se battre contre eux-mêmes, leurs angoisses, leur culpabilité, leurs souvenirs obsédants, et surtout contre leur impuissance en face d’un événement qui fait basculer leur vie et leurs repères. Ils doivent aussi affronter leur entourage et le regard de l’autre.       <br />
              <br />
       L’incidence de l’état de stress post-traumatique dans la population est pratiquement la même que celle de la schizophrénie, c’est-à-dire environ 1 % de la population.        <br />
              <br />
       La moitié à peu près des personnes confrontées à un événement traumatique évolueront vers une forme chronique. D’où l'importance de développer des stratégies thérapeutiques efficaces.       <br />
              <br />
       <b>Quel rapport entre l’état hypnotique et l’ESPT ? </b>       <br />
              <br />
       Il semble que les signes de dissociation psychique (indépendamment du diagnostic de l’Etat de Stress Post-Traumatique) soient extrêmement fréquents chez les sujets traumatisés, particulièrement quand le traumatisme est survenu dans l’enfance et qu’il a été répété. Ainsi, Anderson, Yasenik et Ross avancent un taux de 88 % d’adultes dissociés parmi les victimes d’abus sexuels dans l’enfance.       <br />
              <br />
       Les deux états (de dissociation et transe hypnotique), en apparence si éloignés, sont pourtant proches à de multiples égards :       <br />
       1)	Ce sont les perceptions, les sensations‬ qui y sont au premier plan, bien avant la parole ou‬ la réflexion.‬       <br />
       2)	Ces deux états ont en commun une perte‬ partielle ou complète des fonctions normales‬ d’intégration des souvenirs, de la conscience de‬ l’identité et du contrôle des mouvements corporels.‬       <br />
              <br />
       Depuis les études de Spiegel sur l’hypnose, il est‬ démontré que les sujets atteints de syndrome de‬ stress post-traumatique sont plus facilement et plus‬ profondément hypnotisables que les autres. Ces‬ études montrent aussi l’importance de l’aspect‬ dissociatif dans le syndrome de stress post-traumatique et dans sa symptomatologie.        <br />
       Un autre travail a également souligné que les personnes ayant un score élevé de stress post-traumatique présentaient le plus souvent un score élevé dans la faculté d’être hypnotisées et un score élevé au niveau de l’imagerie mentale, les deux pouvant prédisposer ces sujets à des perturbations d’ordre dissociatif ou alors à des conversions.       <br />
              <br />
       L’hypnotisabilité élevée des sujets dissociés est la première raison qui doit pousser à réfléchir sur l’intérêt de l’hypnothérapie pour les cas de dissociation traumatique. La dissociation, recadrée par l’hypnothérapeute, pourrait dès lors être utilisée à des fins thérapeutiques. De plus, le patient pourrait sous hypnose apprendre à mieux gérer sa dissociation pathologique, voire à la contrôler lorsqu’elle survient de manière inopportune, intrusive et parasitante.        <br />
       Dans le cas particulier des adultes qui ont survécu à des abus sexuels de l'enfance, cette approche permet d’aider les patients à trouver le soulagement des symptômes qui dérivent de l’abus sexuel, à modifier les sentiments liés aux souvenirs du traumatisme afin que les flash-back deviennent moins prégnants, et à développer une vision claire, positive et saine de l’avenir.       <br />
        L’hypnose a des indications larges, mais en matière d’agressions sexuelles, plusieurs auteurs la déconseillent parce qu’elle pourrait être comprise comme une remise en actes d’un processus de domination (emprise, agressions sexuelles, violences) qui est le fondement même de la relation entre un prédateur et une victime. De plus, toutes les thérapies hypnotiques, et au-delà suggestives, sont contre-indiquées dans le cadre des souvenirs tardifs de viols subis dans l’enfance, lesquels pourraient être greffés par des thérapeutes au cours de psychothérapies suggestives ou « régressives », comme le recommande le Royal College of Psychiatry (Royaume-Uni) dans ce cadre particulier.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Présentation d’une situation clinique </b>       <br />
              <br />
                    Madame A., âgée de 56 ans, consulte pour une symptomatologie anxio-dépressive.       <br />
       On trouve la notion d’alcoolisations massives occasionnelles dans un objectif d’anxiolyse où elle boit seule après le travail.       <br />
       Elle a été suivie pour des dépressions récurrentes, depuis 1986.       <br />
       Elle était sous antidépresseurs depuis plusieurs mois et elle n’avait pas noté d’amélioration de sa symptomatologie.       <br />
       Mme A. est issue d’une fratrie de 9 (2 garçons et 7 filles) ; elle a un demi-frère et une demi-sœur du côté de sa mère. Elle a deux autres demi-frères issus d’une relation incestueuse de son père avec sa demi-sœur.       <br />
       Elle a quitté la maison parentale à 16 ans avec sa sœur, en fuyant sa famille sans prévenir.        <br />
       Elle a passé quelques années en Angleterre et a suivi une formation qui lui a permis de trouver le poste qu’elle occupe jusqu’à ce jour.       <br />
       Elle est divorcée depuis 1986 et a élevé seule sa fille âgée aujourd’hui de 27 ans. Cette  dernière s’est mariée il y a un an et est actuellement enceinte.       <br />
       La patiente n’a pas refait sa vie, vit seule dans son appartement et entretient une relation fusionnelle avec sa fille.       <br />
                         <br />
       Au cours des premières consultations, la patiente décrit des symptômes dépressifs francs, des ruminations anxieuses générant par moments des idées suicidaires, une symptomatologie post-traumatique assez sévère et des conduites d’évitement : elle n’a pratiquement aucun lien social. Elle parle souvent de l’ambiance incestueuse qui régnait chez elle quand elle était enfant, décrit les images intrusives de son père avec sa demi-sœur : son père partageait le lit avec sa belle-fille, il n’arrêtait pas de menacer ses filles de leur réserver le même sort. Néanmoins, elle dit qu’il ne l’avait jamais touchée. Sa mère aurait été témoin de ces agissements sans jamais réagir. Cette dernière buvait beaucoup et partait, soudain et pendant des semaines, de la maison ; elle revenait à chaque fois enceinte de nouveau.        <br />
                         <br />
       Au bout de la 4e consultation avec cette patiente, je fis le constat que la symptomatologie ne faisait qu’amplifier malgré la majoration des psychotropes… Devant l’angoisse qui ne cessait de s’intensifier et qui me paralysait également, je décidai de tenter l’hypnose…       <br />
              <br />
       Dans l’abord des syndromes psychotraumatiques par l’hypnose, plusieurs techniques hypnotiques peuvent être utilisées.        <br />
              <br />
       ‪Pour le syndrome de stress post-traumatique, ‬l’induction lente par fixation d’un point dessiné sur‬ la main peut être proposée. Elle permet‬ au thérapeute de réconforter le patient sur sa‬ capacité à préserver un contrôle sur ce qui se‬ déroule durant l’induction et de le rassurer en‬ insistant sur le fait qu’il reste conscient, qu’il est‬ dans un cabinet de consultation, qu’il continue à‬ percevoir les bruits venant de l’extérieur tout en‬ pouvant se détendre.‬       <br />
              <br />
       ‪On peut suggérer au patient qu’il a un talent pour‬ l’hypnose et pour la dissociation. Il peut utiliser‬ ce talent à son profit. Malgré son anxiété, il peut se‬ détendre et vivre une expérience de relâchement‬ en toute sécurité.‬ La lévitation du bras comme les expériences‬ d’anesthésie ou d’engourdissement d’un doigt ou‬ de la main peuvent être utilisées comme preuves‬ de cette capacité à contrôler une série de sensations‬ qu’il rencontre au travers de son corps.        <br />
       ‪La base de la technique hypnotique inclut la‬ relaxation, la possibilité d’évoquer un lieu sûr et‬ des suggestions.        <br />
       Durant la première séance d’hypnothérapie, la‬ recherche de ce lieu sûr et relaxant permet d’ouvrir un espace où le sujet se sent protégé des‬ pensées intrusives dont il souffre. ‪Cette utilisation élémentaire de l’hypnose est‬ très souvent utile pour aider les personnes à se‬ relaxer et à retrouver un sentiment de bien-être.‬        <br />
       Dans cette optique, l’hypnose est considérée‬ comme une thérapie plutôt palliative que curative.‬ Elle aide la personne à se sentir mieux et à pouvoir‬ développer ses relations interpersonnelles.‬       <br />
              <br />
       ‪L’hypnose permet aussi au sujet de retrouver‬ un espace psychique ludique dans lequel il peut‬ se mouvoir.        <br />
       ‪Lorsque l’on veut aider le patient à revivre‬ l’événement traumatique, une technique consiste‬ à suggérer au patient particulièrement anxieux‬ qu’il peut revivre le trauma ou se le remémorer‬ par l’intermédiaire d’un écran de télévision où il‬ revoit le film du traumatisme vécu. On peut même‬ lui suggérer qu’il peut à tout moment stopper ce‬ film en arrêtant l’image vidéo.        <br />
              <br />
       La relation thérapeutique joue un rôle essentiel dans ce type de‬ travail. Le patient doit se sentir particulièrement‬ en confiance pour parvenir à surmonter son‬ anxiété. Il doit être convaincu que le thérapeute‬ joue un rôle à la fois protecteur et bienveillant. Le‬ thérapeute ne cherche pas à tout prix à faire revivre‬ le traumatisme. Il aide le patient à pouvoir maîtriser le vécu traumatique d’impuissance, de terreur‬ et d’effroi qui le hante. Cette technique permet de‬ rassurer suffisamment le patient pour qu’il puisse‬ revivre le trauma.‬ Le patient n’est plus seul face à son‬ expérience comme lors du trauma. Il doit pouvoir‬ maîtriser les affects qui y sont liés et retrouver le‬ contrôle de ses émotions, en particulier sur la peur, ‬l’effroi et/ou la colère. Cette possibilité de contrôler à nouveau ses émotions redonne au patient une‬ estime de lui-même qu’il avait perdue. La maîtrise‬ de ses émotions entraîne la réintégration du temps du trauma au temps actuel.‬       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3355743-4822145.jpg" alt="L'Hypnose après les Traumas Sexuels Graves. Par Meriam Mahbouli. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" title="L'Hypnose après les Traumas Sexuels Graves. Par Meriam Mahbouli. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
     </div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
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   <link>http://www.hypnose-ericksonienne.org/L-Hypnose-apres-les-Traumas-Sexuels-Graves-Par-Meriam-Mahbouli-Revue-Hypnose-Therapies-Breves_a399.html</link>
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   <title>Interview de Teresa Garcia et Jean-Jacques Wittezaele</title>
   <pubDate>Wed, 05 Oct 2011 00:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Eric Sonne</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Video - Films]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Interview à l'Institut Gregory Bateson de Liège     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <embed id=VideoPlayback src=http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=-9125069897223639054&hl=fr&fs=true style=width:400px;height:326px allowFullScreen=true allowScriptAccess=always type=application/x-shockwave-flash> </embed>     </div>
     <div>
      <b>Teresa Garcia</b>       <br />
              <br />
       Licenciée en psychologie, psychothérapeute. Co-fondatrice de l'Institut Gregory Bateson (I.G.B.) à Liège, elle est élève de Paul Watzlawick, John Weakland et Dick Fisch avec qui elle a collaboré pendant plus de 5 ans. Représentante du M.R.I. pour l'Europe francophone, elle est aussi associée de recherche au M.R.I. de Palo Alto. Spécialiste de la psychothérapie brève principalement avec des couples et des familles, elle a développé un modèle de négociation familiale brève et stratégique. Teresa est co-auteur du livre À la recherche de l'école de Palo Alto et de plusieurs articles. Depuis 2008, elle dirige le Circé (Centre d'intervention et de recherche sur le changement et l'évolution des systèmes humains).       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/search/Teresa+Garcia/">En savoir plus sur Teresa GARCIA</a>       <br />
              <br />
       <b>Jean-Jacques Wittezaele</b>       <br />
              <br />
       Docteur en psychologie, psychothérapeute. Co-fondateur de l'I.G.B., Jean-Jacques Wittezaele est élève de Paul Watzlawick, John Weakland et Dick Fisch avec qui il a collaboré pendant plus de 3 ans. Représentant du M.R.I. pour l'Europe francophone, il est aussi associé de recherche au M.R.I. de Palo Alto. Spécialiste des travaux de Gregory Bateson, il est auteur et co-auteur de nombreux livres et articles, notamment L'homme relationnel. Jean-Jacques est chargé de cours à l'université Paris X, Nanterre, ainsi qu'à l'école de thérapie stratégique d'Arezzo, en Italie.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/tags/Jean-Jacques+WITTEZAELE/">En savoir plus sur JJ WITTEZAELE</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/3326521-4773513.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Interview-de-Teresa-Garcia-et-Jean-Jacques-Wittezaele_a398.html</link>
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   <guid isPermaLink="false">tag:www.hypnose-ericksonienne.org,2012:rss-3326446</guid>
   <title>Diagnostic Opératoire. Principes et mise en œuvre. Jean-Jacques Wittezaele. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves</title>
   <pubDate>Wed, 05 Oct 2011 00:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Eric Sonne</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Jacques Wittezaele 
 Docteur en psychologie, psychothérapeute,. Fondateur de l'IGB, Jean-Jacques Wittezaele est élève de Watzlawick, Weakland et Fish auprès de qui il s'est formé pendant plus de 3 ans. Représentant du MRI pour l'Europe francophone, il est aussi associé de recherche au MRI de Palo Alto.     <div><b>Spécialiste des travaux de Bateson, il est auteur de nombreux livres et articles, notamment "A la recherche de l'Ecole de Palo Alto, L'homme relationnel, Aide ou contrôle et la double contrainte. Chargé de cours à Paris X, Nanterre, à l'HEFTS de Fribourg en Suisse, ainsi qu'à l'école de thérapie stratégique d'Arezzo en Italie. Il forme des professionnels et pratique la thérapie brève depuis plus de 25 ans</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3326446-4773399.jpg" alt="Diagnostic Opératoire. Principes et mise en œuvre. Jean-Jacques Wittezaele. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" title="Diagnostic Opératoire. Principes et mise en œuvre. Jean-Jacques Wittezaele. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
      Suite à un précédent article , je vais présenter l’état d’avancement actuel du diagnostic opératoire systémique et stratégique sur lequel je travaille en collaboration avec Giorgio Nardone. J’en énumérerai d’abord certains principes, puis les étapes de sa mise en œuvre, avant de développer les éléments fondamentaux sur lequel il s’appuie. Le résultat final devrait être publié dans quelques mois.       <br />
              <br />
       <b>Principes du diagnostic opératoire</b>       <br />
              <br />
       Voici les préalables sur lesquels repose le diagnostic systémique et stratégique.       <br />
       - « La communication est la matrice sociale de la psychiatrie. » (G. Bateson). La communication peut « guérir » et la grande majorité de la souffrance et des problèmes psychologiques peuvent être traités par la communication. (La métaphore médicale est réductrice pour aborder les phénomènes psychiques et comportementaux.)       <br />
              <br />
       - Les patients ont les ressources pour trouver des solutions à leurs difficultés comme les résultats le montrent. Il ne s’agit pas de mettre en  évidence une réussite spectaculaire pour l’une ou l’autre situation, il s’agit d’une approche validée sur des milliers de cas et que l’on a pris la peine d’évaluer - même si cette question reste délicate.       <br />
              <br />
       - Il est important de formaliser la pratique pour en faire une « méthode » de traitement afin d’en faciliter une utilisation généralisée.         <br />
              <br />
       - C’est une approche pragmatique : elle cherche à trouver les stratégies qui fonctionnent et permettent de sortir les patients de leurs ornières. On ne part pas de théories qu’on essaie d’appliquer mais on formalise une pratique efficiente. On ne part pas de positions idéologiques mais on utilise les ressources de la communication les plus efficientes pour permettre aux patients de trouver des solutions à leurs difficultés.        <br />
              <br />
       - On ne cherche pas à classer les patients dans une nosographie psychopathologique en définissant leur « état », on modélise la dynamique interactionnelle dysfonctionnelle en vue d’en opérationnaliser le traitement. On cherche comment la personne réagit lorsqu’elle se trouve face à une situation qu’elle perçoit comme problématique pour elle ; ce qu’elle fait, dit, montre, ressent et pense… et comment cela l’empêche de trouver une solution adaptée.       <br />
              <br />
       - Notre démarche est stratégique : ce sont les résultats des interventions qui infirment ou confirment la modélisation.       <br />
              <br />
       - L’approche est non normative : les problèmes psychologiques sont des dysfonctionnements (rigidité, généralisations excessives, incapacités émotionnelles…), des processus adaptatifs « normaux » (évitement, affrontement, contrôle ou acceptation, anticipation…).        <br />
              <br />
       - Ce sont les tentatives de solution volontaires et involontaires du patient et de son entourage qui maintiennent et renforcent le mode régulation inapproprié.       <br />
              <br />
       - Les tentatives de solution dépendent de la dynamique systémique et du mode de perception-réaction du patient.        <br />
              <br />
       - Les stratégies, manœuvres tactiques et stratagèmes du thérapeute visent à bloquer les tentatives de solution du patient et du « système pertinent » et à changer la façon dont ils perçoivent la situation.        <br />
              <br />
       - Le thérapeute régule ses interventions en fonction de leurs effets : le diagnostic – traitement est évolutif.        <br />
              <br />
       - C’est la solution (le traitement réussi) qui valide le diagnostic (et le « dissout » par la même occasion) ; la métaphore du « diagnostic psychodégradable » y trouve tout son sens.       <br />
              <br />
       <b>Les étapes du processus de diagnostic opératoire</b>       <br />
              <br />
       Il s’agit d’un processus circulaire qui commence par la traditionnelle question « Qu’est-ce qui vous amène ? », pour aboutir, par le questionnement stratégique et les régulations continuelles au cours des séances, au constat mutuel que le patient a trouvé ou retrouvé les moyens de poursuivre sa vie de façon autonome. En voici les étapes essentielles.       <br />
              <br />
       <b>Envisager la dynamique systémique de la plainte et des symptômes</b>       <br />
              <br />
       Habituellement, c’est la partie la plus facile : le patient nous donne ces informations si on les lui demande et celles-ci orientent, calibrent le thérapeute vers les éléments du système qui dysfonctionnent. Elles lui permettent aussi de se syntoniser, d’établir une relation d’empathie avec la souffrance du patient.       <br />
       Quelles parties du système sont concernées par sa résolution ? Nous intéressant à la façon dont les gens régulent leurs relations à l’environnement, nous devons donc prendre en compte toutes les boucles de régulation. On peut donc dire que c’est le problème qui détermine le système pertinent à prendre en considération : qui essaie de résoudre le problème et comment ?       <br />
              <br />
       <b>La co-construction du problème</b>       <br />
              <br />
       A travers l’entretien stratégique, le thérapeute doit conduire le patient à transformer (recadrer) la plainte et les symptômes en problème, puis le problème en tentatives de solution. Cette transformation préparant le terrain pour la reformulation de la situation problématique qui, ensuite, permettra l’élaboration des messages correcteurs (tâches, prescriptions, recadrages).       <br />
       Cette phase est essentielle. Elle constitue un recadrage capital pour la suite du travail et demande donc à être soigneusement préparée car c’est elle qui devra susciter l’envie de changer chez le patient. Je ne peux pas parler ici de la façon de conduire un entretien stratégique ; je me contenterai de signaler certains éléments importants pour une résolution stratégique du problème. Cette co-construction du problème doit être :        <br />
              <br />
       -  Cohérente avec la plainte et les symptômes (qui doivent apparaître comme la conséquence logique des tentatives de solution) énoncés par le client.        <br />
              <br />
       - Elle doit décrire le processus de régulation dysfonctionnel en termes concrets et actuels (où, quand, avec qui, dans quelles circonstances, avec quelles conséquences ?) sous une forme narrative, décrivant l’enchaînement des diverses composantes.       <br />
              <br />
       - Elle doit également inclure les réactions de l’entourage actif dans la tentative de régulation.       <br />
              <br />
       - Elle doit surtout servir à augmenter ce que certains appellent le sentiment d’auto-efficacité du patient en le mettant activement au cœur du processus en lui attribuant ou lui réattribuant le processus de régulation problématique, lui laissant ainsi entendre qu’il a donc les capacités de sortir du problème.       <br />
       A ce propos, il faut signaler que les personnes confrontées à un problème à composante émotionnelle élevée ont souvent l’impression de n’avoir aucune prise sur leurs réactions. Leur sentiment d’auto-efficacité dans ce domaine est très faible, ce qui entraîne du désespoir et une attitude sceptique quant à l’efficacité d’une intervention thérapeutique. Ainsi, le premier mouvement thérapeutique vise souvent à restaurer le sentiment des individus que leurs actions vont être suivies d’effets et vont apporter un changement dans leur vie.       <br />
              <br />
       - Elle doit être formulée de façon à intégrer les divers éléments explicatifs et distinctifs pertinents pour la personne (historique, personnalité, caractère, événements traumatiques…). Le thérapeute devra les intégrer à la reformulation ou en justifier de façon experte les désavantages ou l’inexactitude. Par exemple, pour la privation d’aliments, l’inhibition de certains souvenirs ou de certaines émotions - « Je préfère ne pas y penser » - ou en en relativisant l’impact (« Vous êtes soulagé directement mais cela vous aide-t-il à faire progresser votre situation de façon durable ? »).        <br />
              <br />
       - Elle doit faire émerger la logique qui conduit le patient à réagir comme il le fait. S’agit-il d’une logique de contrôle paradoxal, d’une conviction structurant tous les comportements et créant ainsi des prophéties auto-réalisantes ? D’une logique incertaine, ambivalente, hésitante, contradictoire ? (Car l’intervention devra en tenir compte et souvent utiliser la même logique pour résoudre le problème.)       <br />
              <br />
       - Cette reformulation doit continuellement s’appuyer, être justifiée, par les objectifs attendus du patient. Même si les objectifs ne sont pas toujours définis de façon concrète (parfois le problème même du patient l’empêche de déterminer des objectifs précis formulés de façon constructive ; mais l’arrêt du problème peut suffire dans un premier temps), il faut néanmoins au minimum qu’une attente, donc un engagement dans le processus de solution, soit formulée pour qu’une stratégie puisse être élaborée.       <br />
              <br />
       - Elle doit souvent se faire en utilisant un langage évocateur, des métaphores, des histoires, des aphorismes susceptibles de toucher émotionnellement les patients.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3326446-4773469.jpg" alt="Diagnostic Opératoire. Principes et mise en œuvre. Jean-Jacques Wittezaele. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" title="Diagnostic Opératoire. Principes et mise en œuvre. Jean-Jacques Wittezaele. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
      <b>La modélisation opérationnelle du problème </b>       <br />
              <br />
       Toutes ces informations activement recueillies doivent alors permettre de construire des « modèles » de problème présentant les éléments essentiels sur lesquels la stratégie doit s’appuyer pour modifier le mode de régulation dysfonctionnel.        <br />
              <br />
       Dans certains cas, on peut constater que le problème est maintenu par une stratégie inadéquate parce que les personnes ne savent tout simplement pas comment ils pourraient résoudre le problème autrement. C’est bien sûr le cas le plus simple puisqu’il suffit de repérer le mouvement général des tentatives de solution pour proposer une approche à 180 degrés. Pour d’autres, par exemple pour les troubles anxieux, il sera nécessaire de se focaliser d’abord sur l’intensité de la réaction émotionnelle ou sur un changement de focalisation de l’attention avant d’orienter le patient vers l’arrêt des tentatives de solution et la recherche de solution.       <br />
              <br />
       <b>Résumé du processus thérapeutique</b>       <br />
              <br />
       Le diagnostic opératoire est un processus évolutif à plusieurs niveaux :       <br />
       - durant les interventions, le thérapeute régule sans cesse ses interventions en fonction de leurs effets ;       <br />
       - c’est la solution qui valide le diagnostic (et le « dissout » !) ;        <br />
       - les traitements réussis facilitent la modélisation des nouvelles situations.       <br />
              <br />
        <b>       <br />
       Eléments permettant de construire des « modèles de problèmes » à partir des tentatives de solution et des patterns de perception-réaction</b>       <br />
       Les distinctions sont des informations       <br />
       Dans l’approche interactionnelle et stratégique, ce qui guide le thérapeute, ce sont les tentatives de solution. Les tentatives de solution des patients, mais aussi celles des autres personnes impliquées dans la résolution du problème. Mais nous savons aussi que les réactions d’un individu dépendent de la manière dont il perçoit la situation et que le changement se produit habituellement à la suite d’une expérience émotionnelle correctrice. La perception est un phénomène complexe qui comprend des sensations physiologiques, des réactions émotionnelles, des comportements, la poursuite d’objectifs et… beaucoup de pensées et de réflexion. Les recadrages, les prescriptions et les tactiques diverses sont surtout conçues pour changer les interactions directement ou l’un ou plusieurs aspects de l’expérience de perception-réaction, en fonction du type de problème. Je pense que si l’on est attentif à ces diverses composantes et à leur impact sur la perception de la réalité du patient, il devient plus facile de planifier l’intervention stratégique.        <br />
       Je vais donner un aperçu général de certains éléments à prendre en considération lorsque nous sommes confrontés à une nouvelle situation. C’est cela qui permet alors d’élaborer des « modèles dynamiques » de problèmes.       <br />
              <br />
       <b>1. Les aspects systémiques des tentatives de solution</b>       <br />
       Depuis la théorie de la double contrainte, nous savons comment des redondances familiales peuvent déterminer le comportement individuel. En particulier lorsqu’elles sont structurées autour de réactions émotionnelles intenses : la peur, la culpabilité ou la colère, par exemple. Il suffit de penser à la schizophrénie ou à l’anorexie, par exemple, ou encore à certains problèmes psychosomatiques.       <br />
       D’un autre côté, nous savons aussi que les réactions de l’entourage (parents, fratrie, mais aussi un patron, des collègues, des docteurs ou des enseignants, par exemple) aux symptômes des patients peuvent les aggraver.       <br />
       Je vais donc établir une distinction entre deux types de déterminants systémiques :       <br />
       - les interactions au sein de familles dysfonctionnelles ;       <br />
       - les tentatives de solution de l’entourage.        <br />
              <br />
       Les interactions dans les familles dysfonctionnelles. Dans certains cas, la dynamique familiale conflictuelle empêche la résolution du problème car ce dernier est justement une solution trouvée par le porteur des symptômes. Je pense aux « anorexiques sacrificielles », par exemple, ou à certains soi-disant psychotiques, pour lesquels les symptômes sont des moyens adaptés pour survivre dans la famille. D’une certaine façon, les symptômes sont donc de vraies solutions dans ce contexte familial particulier. En général, dans ces cas-là, il est nécessaire d’intervenir pour changer les composantes émotionnelles et interactionnelles de la situation qui empêchent tout changement ultérieur.       <br />
              <br />
       <b>Les tentatives de solution de l’entourage</b>. On sait que, dans l’approche stratégique, on ne travaille pas systématiquement avec toute la famille mais nous nous focalisons sur les tentatives de solution des personnes de l’entourage qui interviennent dans le processus de régulation. C’est donc le problème qui nous dit avec qui nous devons travailler pour soulager les symptômes. Dans les dépressions, par exemple, il est nécessaire d’utiliser la bonne volonté des personnes de l’entourage (parents ou conjoint, par exemple) pour les amener à arrêter leurs efforts pour encourager le patient ou pour arrêter les discussions interminables sur les plaintes et les craintes…       <br />
              <br />
       Dans certains cas – les thérapies indirectes –, il peut s’avérer suffisant de recevoir uniquement ces personnes-là pour résoudre le problème. Par exemple, pour des problèmes anxieux chez de jeunes enfants, ou encore dans certains problèmes de couple…       <br />
       C’est pour cette raison qu’il est important de pouvoir dresser une sorte de « cartographie » du problème qui fait apparaître les différentes personnes impliquées et leurs tentatives de solution.       <br />
       Tandis que nous bloquons les tentatives de solution systémiques, nous pouvons nous focaliser sur les individus et, en particulier, sur l’expérience de « perception-réaction » qui forme une sorte d’interface entre l’individu et son environnement.        <br />
       Partons de l’expérience la plus immédiate, à savoir l’acte perceptif.       <br />
              <br />
       <b>2. Eléments de perception</b>       <br />
       La perception est un phénomène complexe dont la cognition n’est qu’un des aspects. Il s’agit d’une expérience immédiate et globale, même si elle révèle différentes composantes. Il ne s’agit pas non plus d’un phénomène passif mais d’une prédisposition à l’action, c’est pourquoi on parle d’une boucle de perception-réaction.       <br />
              <br />
       - La perception est focalisée sur certains éléments de contexte (internes ou externes). Ce phénomène d’attention (et son rapport avec l’attention périphérique) est immédiat, bien qu’il soit déterminé par la recherche de buts et aussi par l’intensité émotionnelle. Beaucoup de techniques d’hypnose, notamment, visent à amener plus de souplesse dans ce phénomène (phobies, hypocondrie…).         <br />
              <br />
       - Il n’y a pas de perception neutre. Elle est toujours colorée par une sensation d’attraction ou de répulsion. Nardone évoque quatre sensations de base : le plaisir, la douleur, la peur et la colère. Elles sont importantes car elles orientent la réaction immédiate : exploration, inhibition, évitement, combat ou fuite…       <br />
              <br />
       Je vais envisager différentes composantes de la perception qu’il peut être utile de différencier pour le travail thérapeutique ; même si elles sont toutes interdépendantes et forment un système global, certaines peuvent devenir plus ou moins prégnantes en fonction du type de situation. Par exemple, une pensée peut activer une réaction émotionnelle qui va entraîner une posture et un comportement donnés qui, en retour, vont activer une réaction des personnes de l’entourage qui va renforcer la pensée, et ainsi de suite. Ou encore, une réaction émotionnelle va focaliser l’attention sur une sensation physiologique qui va augmenter la réponse émotionnelle et générer des pensées effrayantes (par exemple, la peur d’avoir une grave maladie).       <br />
              <br />
       Comme on peut le voir, nous cherchons à avoir une bonne représentation de l’enchaînement des différentes composantes, ceci afin de déterminer les priorités pour l’intervention et planifier les techniques à utiliser.       <br />
       Voyons donc quelques variables qui affectent la perception d’une situation problématique.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3326446-4773492.jpg" alt="Diagnostic Opératoire. Principes et mise en œuvre. Jean-Jacques Wittezaele. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" title="Diagnostic Opératoire. Principes et mise en œuvre. Jean-Jacques Wittezaele. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Interview-de-Teresa-Garcia-et-Jean-Jacques-Wittezaele_a398.html">Interview de Jean-Jacques WITTEZAELE et Teresa GARCIA</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/3326446-4773399.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Diagnostic-Operatoire-Principes-et-mise-en-oeuvre-Jean-Jacques-Wittezaele-Revue-Hypnose-Therapies-Breves_a397.html</link>
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   <title>La langue des oiseaux. L’art de l’écoute dans la relation thérapeutique par Joëlle MIGNOT Revue Hypnose et Thérapies Brèves</title>
   <pubDate>Wed, 28 Sep 2011 01:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Eric Sonne</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3308408-4744724.jpg" alt="La langue des oiseaux. L’art de l’écoute dans la relation thérapeutique par Joëlle MIGNOT Revue Hypnose et Thérapies Brèves" title="La langue des oiseaux. L’art de l’écoute dans la relation thérapeutique par Joëlle MIGNOT Revue Hypnose et Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
      <b>Qu’est-ce que la Langue des Oiseaux ?</b>       <br />
       Origine de l’expression - Place du symbole - Histoire       <br />
              <br />
       Je ne vais pas vous parler du cui-cui des oiseaux, encore que… Si j’ai choisi de vous parler de la Langue des Oiseaux, c’est pour vous proposer de porter un regard différent sur la relation que nous pouvons avoir à nos patients dans nos consultations, en particulier lorsque nous utilisons l’hypnose.       <br />
              <br />
       Le sens caché des mots utilisés par nos consultants et par nous-même peut être autant de pierres précieuses aussi bien dans le décodage de leur problématique que sur l’aspect thérapeutique.       <br />
       La Langue des Oiseaux est donc une langue à la fois mystérieuse et secrète qui consiste à donner un sens autre que le sens direct de la signification. Le décodage passe par les sons (d’où l’analogie avec les chants des oiseaux), la décomposition et/ou la recomposition de syllabes et des lettres.       <br />
       Il s’agit donc d’aller voir ce qui se passe d’une certaine façon sous les mots et leurs agencements, c’est-à-dire les expressions. Cela implique une écoute différente, non plus attachée au contenu manifeste mais au contenu latent. Ainsi, écouter l’autre à travers ce prisme permet de se dégager du sens premier de l’expression, de l’entendre autrement. Le thérapeute se met alors dans cette attention particulière qui permet non plus de s’accrocher au discours explicite, mais à celui implicite du patient, de prendre par conséquent une position très différente de l’écoute quotidienne et ordinaire.       <br />
              <br />
       La Langue des Oiseaux est donc une langue secrète qui privilégie le double-sens et se distingue des langues inventées comme la langue des grenouilles d’Aristophane. Elle est du côté de l’oral plus que de l’écrit dans le sens où elle consiste à faire « décoller le son » ; dans le sens aussi où il s’agit plus d’entendre que de lire le discours de l’autre. Le décodage se fait sur l’homophonie des mots qui la compose.       <br />
       Un exemple : « <span style="font-style:italic">Voici un message secret disant les mots</span>. »       <br />
       		   « <span style="font-style:italic">Vois si un message se crée, dit sans les mots</span>. »       <br />
              <br />
       Mais d’où vient cette expression ?        <br />
       Plusieurs origines se confondent, mais toutes avec trois points communs : la dimension du secret et du sens caché, celle de la connaissance (le son résonne et raisonne…), enfin la dimension sacrée.       <br />
       La première renvoie au fait que le chant des oiseaux est inaccessible à l’homme. Il ne l’entend pas au sens qu’il ne le comprend pas, s’attachant seulement à la mélodie, ce qui n’est pas sans nous montrer l’aspect « séducteur » et « leurre » de ce chant qui en occulte le sens profond.       <br />
              <br />
       La deuxième renvoie au mythe de Tirésias dont il existe deux versions, toutes deux renvoyant à la sexualité. Dans l’une, Tirésias est rendu aveugle par Athéna (fille de Zeus) qui l’accuse de l’avoir vue se baigner nue. Ses oreilles seront néanmoins purifiées par le serpent afin qu’il comprenne le langage de oiseaux. Dans l’autre version, c’est par Zeus lui-même qu’il est rendu aveugle. Voici comment : Tirésias aperçoit deux serpents en train de s’accoupler. Il tue la femelle à coup de bâton. Il est alors transformé en femme. Sept ans plus tard, la même scène se reproduit. Il tue alors le mâle pour redevenir un homme. Or, les dieux de l’époque étaient très préoccupés par la sexualité et notamment par la question du plaisir. Zeus et Héra se disputaient fréquemment pour savoir lequel des deux en ressentait le plus, l’homme ou la femme ? Comme Tirésias était initié aux deux expériences, il est le consultant idéal. Il déclare ainsi que le plaisir de la femme est neuf fois plus intense que celui de l’homme. Très en colère qu’il ait révélé à Zeus les secrets de la jouissance féminine, Héra le frappe alors de cécité et Zeus (par solidarité masculine ?) adoucit la sentence en lui donnant le don de comprendre le langage des oiseaux et donc d’accéder au sens caché des choses.       <br />
              <br />
       Dans les deux cas, il est intéressant de pointer que c’est en se coltinant au féminin, puis en passant par l’aveuglement, qu’il finit par atteindre la connaissance. On peut entendre aussi : « Si tu connais le secret du féminin, tu connaîtras le secret des choses… »       <br />
              <br />
       La troisième légende originaire est due aux constructeurs de cathédrales, par la langue dite des « oisons », en référence au jargon utilisé par les ouvriers initiés qui, fuyant l’Inquisition, diffusent leur savoir par un système de codage secret. Notons que ceux-ci avaient une patte d’oie brodée sur l’épaule en référence à l’oison, le petit de l’oie. La langue des oisons deviendra la langue des oiseaux, langue clandestine, langue d’initiés basée sur la poésie, le chant, les comptines, les blasons, les rébus.       <br />
              <br />
       <b>Des repères historiques traversent aussi l’utilisation de la langue des oiseaux :</b>       <br />
       L’alchimiste Artéphius, philosophe du XIe siècle, fait allusion à une langue codée fondée sur des métaphores. Plus tard, au XIVe siècle, l’alchimiste Nicolas Flamel, dans son ouvrage Le Livre des figures hiéroglyphiques, évoque cette forme de codage sous forme de rébus ou de jeux de mots via un code cryptographique fondé sur les sons ayant pour but de déjouer le pouvoir religieux. Ce fut aussi un système utilisé par les troubadours et les trouvères pour déjouer la puissance religieuse de l’époque médiévale, qui véhiculaient les valeurs de l’amour courtois : hostilité envers le mariage, tolérance concernant l’union libre, chasteté et surtout haine contre l’Eglise de Rome. Notons au passage l’anagramme de « Roma » est « Amor ».       <br />
              <br />
       Au XIXe siècle, deux grands noms sont à citer : l’archéologue Claude-Sosthène Grasset d’Orcet qui étudie les systèmes cryptographiques de la Grèce antique, et Fulcanelli, pseudonyme composé de « vulcain et Elie », qui écrit Les Mystères des cathédrales, ouvrage paru en 1926, qui prend avec Les Demeures philosophales qui le suit, une importance majeure dans l’histoire de l’alchimie. Il prétend poser un autre regard sur l’art gothique français, en s’intéressant à l’interprétation de la symbolique selon lui assurément laissée par les alchimistes dans la pierre. Fulcanelli y évoque la Langue des Oiseaux, également le langage codé des alchimistes et hermétistes : « La Langue des Oiseaux est un idiome phonétique basé uniquement sur l’assonance. On n’y tient donc aucun compte de l’orthographe, dont la rigueur même sert de frein aux esprits curieux […]. »       <br />
              <br />
       Notons aussi que les surréalistes André Breton et Robert Desnos se sont inspirés de ces travaux en mettant en parallèle la transmutation alchimique de la métamorphose poétique.       <br />
       « Les mûres sont mûres le long des murs. » Robert Desnos       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Jeux de mots, jeux de lettre, une fenêtre sur l’inconscient…</b>       <br />
       Si la Langue des Oiseaux fonctionne sur le registre de la spontanéité et de la compréhension directe, on peut décrire plusieurs étapes pour le décodage symbolique d’un mot ou d’une phrase :       <br />
       Tout d’abord, l’étymologie qui étudie les racines les plus anciennes de l’origine du mot, mais aussi ce qu’on appelle fausse étymologie, qui à partir d’un découpage arbitraire crée un sens de toute pièce. Exemple, le mot <b>chandelle</b>       <br />
       « chan » chant et « dèle » du grec dêlos qui veut dire apparent.       <br />
              <br />
       Ceci dans le but d’accroître encore le caractère secret et codé de chaque mot.       <br />
       L’euphonie ensuite s’appuie sur le lien entre la musique des sons et leur combinaison, et la capacité qu’a l’inconscient à les reconnaître et a aménager les sonorités. Par exemple, le terme de pourriel, qui désigne des courriers électroniques indésirables, tend à se répandre au détriment de spam, peut-être en raison d’une euphonie heureuse entre pourriel, courriel et pourri. Un autre exemple qui s’appuie sur le découpage du mot « acouphène » qui se déploie en a- (privatif) coup -phène (phonos, sons), et qui peut se traduire en « je ne peux entendre sans prendre de coups » ou « j’ai peur d’entendre des choses qui me font mal ».       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3308408-4744734.jpg" alt="La langue des oiseaux. L’art de l’écoute dans la relation thérapeutique par Joëlle MIGNOT Revue Hypnose et Thérapies Brèves" title="La langue des oiseaux. L’art de l’écoute dans la relation thérapeutique par Joëlle MIGNOT Revue Hypnose et Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
             <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.hypnose-ericksonienne.org/La-langue-des-oiseaux-L-art-de-l-ecoute-dans-la-relation-therapeutique-par-Joelle-MIGNOT-Revue-Hypnose-et-Therapies_a396.html</link>
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   <title>En finir avec l'angoisse. Une subtile directivité. Laurent Briquet. Revue Hypnose et Thérapies Brèves</title>
   <pubDate>Tue, 27 Sep 2011 01:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Eric Sonne</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un jeune psychologue, après un premier cas réussi, encourage ses collègues à prendre position avec leurs patients et à manier d'avantage le paradoxe.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3305241-4739961.jpg" alt="En finir avec l'angoisse. Une subtile directivité. Laurent Briquet. Revue Hypnose et Thérapies Brèves" title="En finir avec l'angoisse. Une subtile directivité. Laurent Briquet. Revue Hypnose et Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
      Je propose de partager avec les lecteurs le cas d’une jeune femme angoissée afin de montrer comment dans l’approche thérapeutique et dans la façon de parler au patient, l’hypnose peut trouver sa place sans nécessairement qu’elle prenne la forme d’une séance d’hypnose classique, ni que le patient ait besoin de savoir comment il sera soulagé.        <br />
       Tout va se dérouler en quatre consultations hebdomadaires au cabinet.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Première consultation</b>       <br />
              <br />
       Mademoiselle K. a 34 ans ; elle en paraît plutôt 28. Son visage harmonieux est bordé de longues mèches noires qu’elle semble remettre en place comme le font parfois les adolescentes. En salle d’attente, un jeune homme d’une vingtaine d’années l’accompagne. Elle se lève à mon appel et me tend une main maladroite et fuyante. Elle manifeste comme un léger malaise au contact de ma peau, puis rentre dans le cabinet de consultation en murmurant un « Bonjour » à peine audible et en baissant le regard.       <br />
       Les contacts visuels sont courts, entrecoupés de moments où elle sourit en baissant les yeux. Melle K. s’exprime à voix basse, replaçant souvent une mèche de cheveux, ou encore plaçant sa main sur sa gorge quand elle évoque un sujet difficile…       <br />
       D’ores et déjà vous conviendrez sans doute de quelques points d’appels à peine névrotiques…       <br />
              <br />
       Mademoiselle K. décrit en chuchotant les angoisses qui l’amènent à consulter :       <br />
              <br />
       Melle K. : Je suis très angoissée, je suis terrorisée à l’idée d’aller me coucher le soir et je n’arrive pas à dormir, et quand j’y arrive je me réveille parfois en sursaut dans la nuit.       <br />
       L.B. : Y a-t-il des manifestations somatiques de cette angoisse ?       <br />
       Melle K. : Parfois j’ai une boule ici (montre sa gorge) et le cœur bat très fort par moments…       <br />
       L.B. : Avez-vous repéré des situations qui font naître ces angoisses ?       <br />
       Melle K. : Certaines ambiances, oui, ou les génériques des séries télé où on enquête sur des tueurs, je ne peux plus les regarder. J’ai parfois peur de devenir folle. (Très émue.)       <br />
       Melle K. : J’ai deux petites filles de 8 et 11 ans. Je me suis séparée de leur père il y a cinq ans car je ressentais plus rien pour lui. Nous avons la garde alternée, ça se passe bien, je m’entends bien avec lui. Actuellement, j’ai un compagnon que je n’arrive pas à quitter. Je m’explique, il est très méchant (larmes). Vincent est plus jeune que moi, il est égoïste, il, comment dire… il m’insulte, vous savez. Il emploie des mots humiliants et je n’arrive pas à répondre quoi que ce soit. Le pire c’est que je lui tends la perche quand ça ne va pas, je montre que je ne suis pas bien, je lui dis même : « Je me sens mal, j’aimerais t’en parler », il me répond : « Ouais, tout à l’heure, je finis ma partie de jeu vidéo »…         <br />
       L.B. : Je suis perplexe, pour quelqu’un d’indifférent à votre souffrance, il vous accompagne quand même à la consultation aujourd’hui et vous attend en salle d’attente.       <br />
              <br />
       Melle K. : (nouveau regard fuyant, légère érythrophobie du visage et du décolleté, Mademoiselle K. est mal à l’aise). Non, le jeune homme que vous avez vu, c’est quelqu’un d’autre.       <br />
       L.B. : Qui est ce garçon ?       <br />
       Melle K. : On s’est rencontrés il y a deux mois, il tient à moi et me le montre beaucoup mais vous voyez, il a 22 ans, il ne pourrait rien y avoir de sérieux, les gens me jugeraient tout de suite.       <br />
       L.B. : Peut-être que pour lui c’est suffisamment sérieux pour vous accompagner en consultation ?       <br />
       Melle K. : Je sais pas comment dire, c’est platonique, il est très attentionné, il s’occupe bien de moi.       <br />
              <br />
       <b>Parlez-moi de votre soeur.</b>       <br />
              <br />
       Le tableau histrionique apparaît désormais plus clairement.       <br />
       Je recherche les circonstances d’apparition des angoisses et un moment chronique lui vient à l’esprit : le moment de s’endormir le soir à côté de Vincent, son compagnon.       <br />
       Le compagnon actuel serait donc lié de près ou de loin à la symptomatologie.       <br />
              <br />
       L.B. : Quand vous avez quitté le père de vos filles il y a cinq ans parce que vous ne l’aimiez plus, vous n’avez éprouvé aucune difficulté alors que vous n’aviez à l’époque rien objectivement à lui reprocher, ce qui n’est pas le cas de votre compagnon actuel. Votre difficulté actuelle à quitter Vincent qui vous maltraite ouvertement peut donc paraître surprenante.       <br />
       Melle K. : Je sais, mais alors pourquoi…       <br />
       L.B. : Peut-être simplement parce que vous l’aimez encore. Je vous redonne un rendez-vous.       <br />
              <br />
       Concrètement, le fonctionnement thymique est fluctuant mais évolue dans des proportions non pathologiques.       <br />
       Les angoisses constituent le motif de consultation mais elles ne sont objectivement que l’expression d’autre chose. Le comportement humiliant du compagnon actuel n’apparaît pas comme une meilleure étiologie aux angoisses de Mademoiselle K. qui est capable de quitter un homme sans même qu’elle ait quoi que ce soit à lui reprocher pour asseoir une décision de rupture.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3305241-4739962.jpg" alt="En finir avec l'angoisse. Une subtile directivité. Laurent Briquet. Revue Hypnose et Thérapies Brèves" title="En finir avec l'angoisse. Une subtile directivité. Laurent Briquet. Revue Hypnose et Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
      <b>2e consultation</b>       <br />
              <br />
       La semaine suivante, Mademoiselle K. est toujours accompagnée du jeune homme qui reste à l’attendre en salle d’attente.       <br />
              <br />
       Melle K. : Je me sens responsable de ce qui m’arrive, j’ai des angoisses même la journée au travail… La nuit, je fais des cauchemars, je vois ma sœur, elle a les joues creuses, elle me dit : « Tu vas me le payer, tu m’entends ! »       <br />
              <br />
       LB : Parlez-moi de votre sœur.       <br />
              <br />
       Melle K. : Nous sommes onze frères et sœurs. J’ai une sœur de 39 ans, Eléonore. Son mari l’a mise à la porte. Son comportement a basculé, elle décrivait des choses que personne ne voyait, comme des hommes postés autour de chez elle qui la guettaient, elle avait des propos qui ne tenaient pas debout. Durant plusieurs mois, je suis restée près d’elle pensant qu’elle traversait un mauvais moment qui finirait par passer. Un jour, le médecin généraliste de ma sœur a contacté notre famille, je crois qu’il a parlé de « délire » et a recommandé d’essayer de la convaincre de voir un « psy ». Il n’a lui-même pas réussi à la convaincre, je crois qu’il lui en a parlé la dernière fois qu’ils se sont vus et ensuite ma sœur n’a plus jamais voulu retourner le voir. Ma sœur n’a jamais voulu aller voir un psy. Nous nous y sommes mis à trois pour tenter de la convaincre d’aller consulter mais ça été encore pire. Ma sœur a commencé à dire que je faisais ça pour lui enlever ses enfants ou bien qu’on voulait la faire enfermer. Je ne la vois plus aujourd’hui, j’évite d’aller chez mes parents quand ma sœur y est.       <br />
       L.B. : Je vous redonne un rendez-vous.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3305241-4739973.jpg" alt="En finir avec l'angoisse. Une subtile directivité. Laurent Briquet. Revue Hypnose et Thérapies Brèves" title="En finir avec l'angoisse. Une subtile directivité. Laurent Briquet. Revue Hypnose et Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
      <b>3e consultation</b>       <br />
              <br />
       Mademoiselle K. est sub-logorrhéïque.       <br />
       Melle K. : Je me rends compte que je parle beaucoup de mes angoisses. Mon généraliste m’a prescrit des anxiolytiques.       <br />
       L.B. : Les prenez-vous ?       <br />
       Melle K. : (sourire gêné) Non, vous allez trouver ça ridicule mais je ne veux pas dépendre de ça… Ça me fait peur…       <br />
       L.B. : Parlez-moi d’Eléonore.       <br />
       Melle K. (pousse un cri étouffé) : Je ne peux plus entendre son prénom !       <br />
       L.B. : Je vous revois la semaine prochaine.       <br />
              <br />
       Je comprends alors que le problème a commencé par l’angoisse d’être contaminée par la psychose de sa sœur pour avoir partagé ses réactions pendant des mois sans savoir ce que celle-ci avait. Cette angoisse que la maladie mentale ait pu s’insinuer en elle, pour y avoir été exposée, a ensuite évolué en angoisse que la folie prenne le contrôle d’elle à son insu, angoisse qui elle-même a évolué en peur que son compagnon actuel prenne le contrôle d’elle.       <br />
              <br />
       Comme en hypnose ; moins on est prévisible plus on est efficace. Le traitement peut commencer sans que la patiente s’en rende compte, en trois étapes inconscientes successives : a) faire naître la prise de conscience d’un cadre de pensée trop étroit sur la question ; b) réaliser une prescription paradoxale du symptôme anxieux ; c) consolider le traitement en amenant le patient à constater lui-même l’amélioration.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Etape a - La prise de conscience : élargissement du cadre de pensée du patient par une captation forcée de son attention       <br />
       </b>       <br />
       En effet, l’irruption dans l’esprit du patient d’une menace non envisagée force celui-ci à réaménager psychiquement la valeur qu’il attribue à ses symptômes.       <br />
       Bien souvent la compulsion de répétition mentale s’exprime par un puissant martèlement langagier de sa problématique qui épuise les soignants et nécessite un choc relationnel au moins aussi fort que la compulsion elle-même.       <br />
       J’amorce donc l’élargissement du cadre de façon progressive et créant de l’attente :       <br />
              <br />
       L.B. : Aujourd’hui vos angoisses, Mademoiselle, mais alors vous n’avez pas idée à quel point je m’en fiche. (Mon faciès est sérieux.) Vous êtes surprise de m’entendre vous dire ça, Mademoiselle, et peut-être vous sentez-vous incomprise, mais j’ai encore autre chose à vous dire. (Mon faciès est sérieux et compatissant.) Ce qui m’intéresse, c’est de vous soulager (mon faciès est détendu et empathique), de soulager votre peur de la maladie mentale.       <br />
       Pas de réponse. Mademoiselle K. détourne la tête et retient des larmes dont elle ne semble pas comprendre la provenance. Quelques secondes passent, elle me regarde à nouveau.       <br />
       Melle K. : Vous êtes dur quand même…       <br />
              <br />
       La prise de conscience que la parenthèse de la maladie de sa sœur était restée ouverte vient de s’effectuer.       <br />
       Ce parti pris subjectif va permettre de capter l’attention de la patiente et de la traiter de façon objective. Il faut aider les patients à ne plus souffrir de ce qu’ils ont perdu, ici la conviction d’être sain d’esprit. De très nombreuses douleurs morales correspondent à des séquences psychiques inachevées. A l’image d’une parenthèse ouverte et non refermée au cœur d’une histoire. On retourne sans cesse au contenu hémorragique de la parenthèse qui se répand et se confond avec l’écriture du présent. Au final, peu de personnes souffrent au jour le jour de ce qui leur arrive, ce sont ces séquences psychiques non refermées qui font souffrir.       <br />
       Alors pourquoi ne parvient-on pas à refermer nos parenthèses douloureuses ? Il s’agit d’un problème de représentation mentale essentiel. Le sujet ne voit sur le moment sincèrement pas d’issue possible à ce qui le fait souffrir. Il continue donc à vivre avec ce blocage dont l’origine consciente s’éloigne peu à peu de son ressenti sans aucunement en supprimer les effets. Comme chez tous les névrosés, l’hystérique va, avec le temps et sous l’action du refoulement, éloigner sa conscience de l’origine de sa souffrance.       <br />
       Plus le temps passe, plus l’accessibilité au traumatisme originel est protégée par des mécanismes de défense. Mais du point de vue de l’hypnose, les défenses psychologiques, l’opposition au sens logique et la résistance au regard extérieur sont des énergies redirigeables.       <br />
       A coup sûr, la représentation qu’a le patient de son angoisse a subi plusieurs remaniements psychiques adaptatifs et automatiques. Pour qu’il adhère à une nouvelle représentation, il faut au préalable savoir s’immerger dans le corpus sémantique du patient et improviser par à-coups de façon perceptive et néanmoins méthodique.       <br />
       C’est une chose importante de savoir écouter son patient, cela en est une autre tout aussi importante de savoir se faire entendre de lui.       <br />
       Ce qu’il fallait, c’était changer le cadre de référence dans lequel est perçue l’angoisse par la patiente. Le changement du cadre de référence mentale revient à brusquer le fonctionnement psychique dans ses certitudes conscientes pour qu’il redevienne attentif à une autre vision de lui proposée par le thérapeute. Dans cet élargissement du cadre à deux, le dialogue est déjà hypnotique.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Etape b - Prescription paradoxale du symptôme anxieux</b>       <br />
              <br />
       La prescription paradoxale reste une étape clef de prescription d’un comportement pour provoquer le comportement contraire en fonction des mécanismes de défense et de résistance psychologique du patient. Dans le cas de Melle K., prescrire l’anxiété fait naître le paradoxe et de facto son contraire.       <br />
       Etant donné la relative effraction psychique qu’a représenté l’élargissement de son cadre de pensée à l’étape précédente (étape a), la prescription sera courte et aussi discrète que possible, faisant directement suite à l’élargissement du cadre de pensée dans la même consultation :       <br />
              <br />
       Melle K. : Vous avez raison, j’ai été traumatisée par le comportement de ma sœur, j’y pense tout le temps, ça me gâche la vie. Mais… vous ne pensez pas que je pourrais devenir comme elle ?       <br />
       L.B. : Je vous donne un rendez vous. On se revoit la semaine prochaine. D’ici là, ne changez rien à votre état.       <br />
              <br />
       La suggestion qui est faite à travers cette prescription paradoxale est que l’absence de changement puisse comporter une part volontaire, ce qui par extension s’applique également au changement lui-même.       <br />
       Il est important que le patient ne sache pas que l’on va ensuite se servir de son état actuel pour souligner qu’il est parvenu. L’absence d’effort ou d’intentionnalité dans le but de ne pas changer empêcherait l’efficacité de la prescription paradoxale.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>4e consultation.</b>        <br />
       <b>Etape c - Consolidation du traitement : le patient constate sa propre amélioration et s’autonomise </b>       <br />
              <br />
       Melle K. : J’ai réfléchi, je crois que j’accepte de prendre le traitement anxiolytique le soir. Il faut que je vous dise qu’il y a eu je crois un changement à la maison avec Vincent.       <br />
       L.B. : Auriez-vous un exemple ?       <br />
       Melle K. : Oui, un soir de la semaine dernière, j’ai voulu sortir aller faire une course. Comme d’habitude il m’a demandé « Où tu vas ? Moi j’ai faim là… » Je n’ai rien répondu, je suis sortie. Depuis, il est doux, c’est comme s’il avait peur que je parte.       <br />
              <br />
       La patiente va déjà beaucoup mieux, s’exprime d’une voix plus affirmée et moins chuchotée. Pour la première fois elle est venue seule sans son objet transitionnel amoureux.       <br />
       Spontanément, elle demandera à prendre le prochain rendez-vous quatre semaines plus tard. Elle reprend une indépendance décisionnelle, indice de réactivation de ses ressources internes.       <br />
       Je parle à Mademoiselle K. toujours en face à face, mais de façon plus scandée comme si je cherchais mes mots, plus « cicatrisante », comme en séance d’hypnose classique :       <br />
              <br />
       L.B. : Aujourd’hui je vous trouve plus… détendue… Votre esprit est plus… apaisé… plus… spontané… et cette amélioration va… continuer de s’installer dans le temps sans que vous vous en rendiez compte. D’ailleurs, aujourd’hui, comme vous vous sentez mieux, seriez-vous venue me consulter ?       <br />
       Melle K. : C’est vrai je me sens mieux. Non, je ne serais probablement pas venue parce que là j’ai envie de faire un tas de choses, de reprendre mes voyages, de profiter de tout ce qu’il y a autour de moi, c’est comme si je ne les avais pas vu avant.       <br />
       L.B. : Avez-vous toujours des palpitations cardiaques ?       <br />
       Melle K. : Non, pas ces derniers temps.       <br />
       L.B. : Des cauchemars ?       <br />
       Melle K. : Non. Vous pensez que nous pourrions prendre le prochain rendez-vous dans un mois ?       <br />
       L.B. : Je trouve que votre idée est excellente.       <br />
              <br />
       La réponse et le regard de Mademoiselle K. m’indiquent alors que, quelque part dans l’écriture de son histoire, une parenthèse s’est refermée.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Conclusion</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.rayon-livres.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=88">Pour lire la suite, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/3305241-4739961.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hypnose-ericksonienne.org/En-finir-avec-l-angoisse-Une-subtile-directivite-Laurent-Briquet-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a395.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.hypnose-ericksonienne.org,2012:rss-3294289</guid>
   <title>Mixité Thérapeutique par Dominique Megglé Revue Hypnose et Thérapie Brève</title>
   <pubDate>Thu, 22 Sep 2011 15:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Eric Sonne</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Médecin Psychiatre, formé ensuite à l'hypnose éricksonienne, Dominique Megglé est fondateur et président de l'Institut Ericksonienne Méditerranée. Depuis 1988, ses livres, ses articles dans la presse, ses conférence, ses séminaires de formation, ont contribué à faire connaître l'hypnose moderne et la psychothérapie brève aux praticiens français.     <div><b>Une semaine à tout faire</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3294289-4721978.jpg" alt="Mixité Thérapeutique par Dominique Megglé Revue Hypnose et Thérapie Brève" title="Mixité Thérapeutique par Dominique Megglé Revue Hypnose et Thérapie Brève" />
     </div>
     <div>
      Lundi matin, je fais une psychanalyse. Il est là, étendu sur le divan, et il associe, librement. Je suis derrière et je note, automatiquement. A la fin de la séance, nous sommes heureux tous les deux, lui parce que, ayant vaillamment combattu son Surmoi, il est arrivé à parler de son père autoritaire, moi parce qu’il m’a offert une transe amnésique. Nous nous apprécions et c’est bon pour commencer la semaine en douceur.       <br />
              <br />
       Lundi après-midi, on joue aux boules avec une dame. Elle a appris grâce à moi. Elle voulait devenir plus adulte, alors on a sorti les boules.        <br />
       Sur le tableau Velleda, des tas de petites boules et de sous-boules correspondant aux Etats de son Moi, Parent, Adulte, Enfant, Enfant Adapté Rebelle, Parent dans l’Adulte ; et des tas d’autres boules correspondant aux Etats du Moi de ses partenaires dans la vie ; et des tas de flèches entre tout ça dans tous les sens : de séance en séance, elle analyse ses transactions ; de plus en plus de boules, de flèches et de sous-boules, et de séance en séance, nous nous enfonçons dans la confusion.       <br />
              <br />
       Mardi matin, j’ai l’air d’un gendre idéal avec chemise et costume Smalto, rehaussés du sourire énergique qui manifeste mon assertivité : je vais faire des TCC.        <br />
       A 9 heures, c’est le deuxième C de TCC, « Comportementale ». La dame a peur de l’avion et nous parlons du crash du Rio-Paris. Il a fallu deux ans pour retrouver l’épave de l’Airbus au fond de l’Atlantique et personne n’a encore compris pourquoi il avait décroché.        <br />
              <br />
       Il a mis trois minutes et demie pour tomber parce qu’il était très haut. A l’école, les élèves pilotes apprennent des solutions d’urgence aux problèmes de portance en vol, mais on s’est rendu compte qu’elles les aggravaient plus qu’elles ne les résolvaient.        <br />
       Dès lors, il y a plus de risque de crash avec un commandant qui a bien appris ses cours qu’avec un cancre. Le cancre sera plus intuitif. Il y en avait une pleine page dans Le Figaro que j’ai pu lire dans l’avion qui m’emmenait aux Antilles après avoir calmé la crise d’angoisse de ma voisine au décollage.        <br />
              <br />
       A 11 heures arrive le prof. Cet ancien déprimé ne veut pas rechuter. Il m’a demandé de le reprogrammer. Alors, je le reprogramme. D’abord, vérifier qu’il a bien son cahier jaune et qu’il a fait ses devoirs : ça va, tout est en ordre. Ensuite les questions, serrées. Il apprend vite, il approche de la découverte du postulat silencieux.        <br />
       On y est : sa croyance d’être nul remonte au divorce des parents. Non, on n’y est pas : sa croyance d’être nul vient de la préférence de ses parents pour sa petite sœur. Bon, on s’arrête là, on prend l’histoire de la petite sœur, sinon qu’est-ce qu’on va trouver encore ? Il faut bien que la thérapie soit brève.        <br />
       Alors aussitôt, modification du postulat silencieux, prise de notes sur le cahier jaune et renvoi à la maison avec travaux pratiques.       <br />
              <br />
       A l’heure du déjeuner, le Smalto rejoint la penderie et j’enfile le vieux tee-shirt avec Che Guevara dessus pour faire de la Gestalt l’après-midi.        <br />
              <br />
       Quand j’arrive, ils sont trois : un alcoolique, une lombalgique et une dame riche, strictement normale, mais qui veut du mieux-être. Je demande au premier de visualiser la descente de l’alcool dans son organisme jusqu’aux cellules périphériques, à la seconde d’augmenter sa douleur et à la troisième de nous parler de son hypertension artérielle.        <br />
       Ensuite, je les confronte fermement : « A quoi cela te sert-il de continuer à boire, d’avoir mal au dos, d’être hypertendue ? » Cris et larmes garantis à la vingtième minute. Généralement, il leur faut une bonne demi-heure pour se calmer et trouver leurs solutions. La Gestalt thérapie est facile quand le cabinet est insonorisé.       <br />
              <br />
       Mercredi, c’est le jour des enfants et de la thérapie familiale. Par ses conseils, Marie remet ses parents dans le droit chemin. A ma demande, Denis, jeune clochardisé, s’allonge par terre, fait le mort et sa mère lui dit qu’elle accepte qu’il soit mort. Mais il y a aussi Benjamin, sa famille et leurs rapports avec « pipi sournois », l’influence que celui-ci a sur eux et eux sur lui. Nous décidons de lancer un défi à « pipi sournois » : chaque soir en se couchant, le petit mettra un verre d’eau glacée bien en évidence sur sa table de nuit et « pipi sournois » saura alors qui est le plus fort. Là, nous virons à la thérapie narrative.       <br />
              <br />
       Je passe sur l’incendie, le viol et l’accident de moto. C’est jeudi, c’est EMDR, enfin un genre amélioré d’EMDR. Produire les mouvements alternatifs avec les doigts est imprécis. Les alternances de stimulations n’ont pas un rythme vraiment régulier. En plus, à la longue, cette technique provoque des douleurs aux épaules. Nous avons besoin d’un outil ergonomique qui garantisse la régularité de la stimulation cyclique. Voilà pourquoi j’utilise un pendule. Je peux aussi chercher de l’eau avec.       <br />
              <br />
       Et vendredi, c’est boulimie. Elles sont trois. La première doit manger un éclair au chocolat avant chaque consultation et m’apporter le ticket de caisse. Elle commence à me haïr. La seconde devait faire délibérément trois crises de boulimie dans la semaine précédente et vient au rapport : elle n’arrive plus à se goinfrer. Je ne la félicite pas et je lui demande de s’appliquer à réussir les crises à l’avenir. Au contraire, je n’arrête pas d’applaudir la dernière pour toutes les fois dans sa vie où elle n’a pas été boulimique.        <br />
              <br />
       Ce vendredi-là, sa thérapie bascule définitivement vers la solution : « Imaginons que cette nuit, il y ait un miracle. Le problème a disparu par enchantement, totalement, d’un coup. Simplement, vous ne le savez pas parce que cela s’est passé pendant que vous dormiez. A votre réveil et dans la journée qui suit, à quoi saurez-vous que le miracle a eu lieu ? »       <br />
              <br />
       Evidemment, dans la semaine, il y a eu bien d’autres psychanalyses, TCC, Gestalt, Analyse transactionnelle, EMDR, thérapies narratives, stratégiques brèves, solutionnistes et familiales. Il y a eu aussi beaucoup d’hypnose : des accompagnements dans des bons souvenirs pour des timides, des régressions en âge pour des états-limites, des lévitations pour faire revenir des règles, des catalepsies pour supprimer des céphalées de tension, des hallucinations de sensations agréables dans des membres fantômes, des distorsions du temps chez des cancéreux algiques.       <br />
       <b>       <br />
       Mensonges ?</b>       <br />
              <br />
       En entendant ce panorama de ma semaine, une question vous vient probablement :       <br />
              <br />
       - Est-ce que vous n’êtes pas en train de nous raconter des histoires ?        <br />
              <br />
       La réponse est :        <br />
       - Oui, je vous raconte des histoires. En hypnose, on aime bien raconter des histoires.       <br />
              <br />
       Alors dialoguons, parce que vous me répondez :       <br />
       - Mais ces histoires sont-elles vraies ? Est-il possible d’avoir une pratique pareille ? Faites-vous vraiment tout cela dans une semaine de consultation ? Sont-ce des mensonges ?       <br />
       - Oui, ce sont des mensonges parce que je n’ai pas toute cette créativité, mais je voudrais bien l’avoir. Et non, ce ne sont pas des mensonges mais j’expliquerai plus tard.        <br />
       - Mais si vous voulez tenter cet éclectisme fou, ne risquez-vous pas de vous transformer en touche-à-tout superficiel, faisant un peu de tout mais rien de sérieux, de profond ni de correct, ce qui constitue une perte de chances pour le patient ? Ne vaut-il pas mieux connaître à fond une forme de thérapie et l’appliquer avec rigueur ? Etre un bon psychanalyste, un bon TCC, un bon Gestaltiste, un bon hypnotiste ou un bon solutionniste, il faut choisir.       <br />
       - Non, je refuse de choisir et je crois qu’on peut faire de tout sérieusement, correctement et profondément. Pour arriver à faire de tout, je suis seulement limité par mes rigidités. Watzlawick disait qu’il valait mieux que le thérapeute soit caméléon que Rocher de Gibraltar. Je développe.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Première mixité thérapeutique</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3294289-4722002.jpg" alt="Mixité Thérapeutique par Dominique Megglé Revue Hypnose et Thérapie Brève" title="Mixité Thérapeutique par Dominique Megglé Revue Hypnose et Thérapie Brève" />
     </div>
     <div>
      Il existe deux sortes de thérapies, celles qui s’appuient sur une théorie et celles qui dérivent de modèles.        <br />
              <br />
       La psychanalyse, les TCC, la Gestalt et l’Analyse transactionnelle s’appuient sur des théories psychologiques, des théories générales du comportement humain. On bâtit une théorie par induction à partir de quelques cas et on l’applique à tous ceux qu’on rencontrera par la suite.        <br />
              <br />
       Quoi qu’elles en disent, les théories n’ont pas de valeur scientifique, puisque jamais réfutables, toujours complexifiables. Je les appelle les « grosses », parce qu’elles prennent plein de mauvaise graisse en vieillissant. Epistémologiquement, les théories psychologiques ne peuvent revendiquer que le rang de jolies histoires.        <br />
       En plus, comme j’ai tenté de le montrer dans des forums précédents , les véritables auteurs de ces théories sont les patients : tout simplement parce que, quand vous allez mal, vous vous demandez pourquoi et vous vous faites votre petite théorie sur vos troubles.        <br />
              <br />
       Des gens comme Freud, Beck, Berne ou Perls n’ont fait que piquer leurs idées à leurs consultants. Leur activité scientifique a consisté à gloser leur vie entière sur quelques citations de patients dont ils n’ont jamais donné la source.       <br />
       Donc, si ces thérapies ne reposent que sur des petites histoires, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas être psychanalyste le lundi matin, transactionnaliste l’après-midi, TCC puis Gestaltiste le lendemain. Pas besoin d’une longue et coûteuse formation à chacune dans leurs Instituts.        <br />
              <br />
       Pas besoin d’une coûteuse formation dans un institut spécialisé, mais un besoin absolu de se mettre à l’école du patient. C’est autrement plus dur. Je ne vais pas lui piquer sa théorie sur ses troubles mais l’apprendre et l’appliquer.        <br />
              <br />
       Ce qu’il me demande de faire, je le ferai, et rien d’autre. Si le patient est psychanalyste, je le serai ; cognitiviste, je le serai ; gestaltiste, je le serai ; s’il croit que sa dépression est provoquée par le réchauffement climatique, la récente raréfaction des phoques au Sahara, un manque de sérotonine dans son cerveau ou le tsunami à Fukushima, je serai d’accord ; je lui demanderai de m’expliquer sa théorie en détails et nous l’appliquerons pour le guérir.       <br />
              <br />
       Voilà une première mixité thérapeutique. Mixité thérapeutique ? Oui, parce que les patients sont mélangés, leurs théories avec. Et donc, comme vous le voyez, je ne vous ai pas raconté de mensonges, mais une ambition, celle qui me tient le plus à cœur : celle d’arriver, grâce à une suffisante souplesse, à m’adapter aux besoins individuels de chaque patient, lesquels sont infiniment variés. C’est en laissant celui-ci m’inspirer, en adoptant sa théorie sur ses troubles,  que je deviens créatif. J’abandonne mes petites idées, je me quitte moi-même.       <br />
              <br />
       <b>Deuxième mixité thérapeuthique</b>       <br />
              <br />
       Le deuxième groupe de thérapies ne s’appuie pas sur des théories mais se constitue en différents modèles. Je range ici thérapie stratégique brève, solutionniste, narrative, PNL et EMDR. Les auteurs de ces courants ne prétendent pas expliquer le comportement humain, mais cherchent ce qui marche pour que le sujet aille mieux : ce sont les fameux « modèles » qui permettent d’élaborer des tactiques d’intervention, des grilles d’entretien et des plans de conversation.        <br />
              <br />
       Ces auteurs n’aiment pas s’aventurer sur le terrain des abstractions. Quand ils s’y croient malgré tout obligés, ils ne reconnaissent pas de statut scientifique à leurs idées. White fait reposer sa thérapie narrative sur la « métaphore littéraire » : ce n’est qu’une métaphore, une image. Peut-être la prudence de ces chercheurs tient-elle à leur formation philosophique sérieuse. Ni Freud ni Perls n’avaient une telle formation ; en revanche, White et De Shazer l’avaient, ce qui leur a évité de construire des énièmes systèmes pataphilosophiques.       <br />
              <br />
       Ici, seul le pragmatisme compte. Et comme seul le pragmatisme compte, il n’est pas déconseillé, il est même recommandé d’aller picorer ici et là, un peu partout, chez chacun de ces chercheurs, des tactiques d’intervention efficaces et d’aller au-delà en créant les siennes.        <br />
       La thérapie brève peut être considérée comme un cocktail d’ingrédients venant de différents modèles. Dans l’intérêt des patients dont les besoins sont uniques, chaque praticien fait varier les proportions de son mélange à son gré avant de les secouer dans son shaker personnel et de les servir. Le client a ainsi le breuvage qu’il lui faut, qui n’est confectionné que pour lui.        <br />
       Certains barmen sont meilleurs que d’autres. Et cela a commencé très tôt, puisque, par exemple, John Weakland, un pilier fondateur de Palo Alto, échangeait souvent ses idées de recette avec De Shazer, à Milwaukee.       <br />
       Voilà une deuxième mixité thérapeutique. Et comme vous le voyez, ce second genre de mixité thérapeutique se mélange très bien avec le premier.       <br />
              <br />
       <b>Le mélange des mélanges </b>       <br />
              <br />
       Si nous mélangeons bien ces deux types de mixité thérapeutique, alors nous aboutissons à un résultat nouveau et qui ne va peut-être pas plaire. Voyons donc ce qui émerge. Le succès thérapeutique n’est pas le fruit de l’application de théories psychologiques universelles : d’accord. L’est-il d’un modèle ou d’un autre ? Non, puisque, là, il est recommandé que chacun fasse sa petite cuisine en mélangeant un peu tous les modèles. Dès lors, il apparaît que le succès thérapeutique, n’étant lié ni à une théorie ni à un modèle, ne peut être que le fruit du talent d’une personne donnée.        <br />
              <br />
       Le thérapeute exerce une activité artistique . Il y a des Michel-Ange et des barbouilleurs. La meilleure formation du monde ne fera pas le génie. Le talent ne s’acquiert pas par l’enseignement, même si « sans travail, un talent n’est qu’une sale manie », comme le chantait Georges Brassens. Pour que son don s’exprime, le génie doit travailler énormément. Demandez à Erickson ou à Picasso.        <br />
              <br />
       Les formateurs peuvent contrôler le niveau d’acquisition par leurs élèves des techniques enseignées, mais pas leur talent. Et même si untel a du mal à apprendre ses cours, cela ne présage en rien de son talent réel. Il peut être un génie caché, comme ces enfants surdoués qui ont de mauvaises notes parce qu’ils s’ennuient. Perls et Reich ont été de mauvais élèves de Freud, et pourtant des génies. Freud a eu de bons élèves qui ont été de médiocres thérapeutes.        <br />
       En fin de compte, la seule façon de savoir si un thérapeute est bon, c’est à ses résultats. Ils sont évaluables, pour peu que les intéressés se prêtent à une pareille évaluation.       <br />
              <br />
       Voici maintenant un deuxième résultat du mixage des deux mixités. Je vous ai dit que je souhaitais être un thérapeute multicartes et que je faisais aussi beaucoup d’hypnose. En fait, vous l’avez reconnu, je ne fais que de l’hypnose. Elle est la base pour être tout le reste, et ainsi pratiquer de tout ne relève pas d’un éclectisme fou.        <br />
              <br />
       L’hypnose est le principe d’unité de cette mixité thérapeutique tous azimuts. L’attitude fondamentale héritée d’Erickson consiste à accepter le patient tel qu’il est, quel qu’il soit, et à utiliser tout ce qu’il apporte à la thérapie pour qu’il change. Ainsi, quel que soit le type de thérapie employée, le patient se retrouve en transe. Tout simplement parce ce que notre manière de l’approcher l’intéresse vraiment : il se sent compris, il est prêt à être guidé avec ses armes à lui, il s’ouvre au changement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Troisième mixité thérapeutique</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3294289-4722003.jpg" alt="Mixité Thérapeutique par Dominique Megglé Revue Hypnose et Thérapie Brève" title="Mixité Thérapeutique par Dominique Megglé Revue Hypnose et Thérapie Brève" />
     </div>
     <div>
      Tournons-nous maintenant vers la question des médicaments. Peut-on, doit-on les associer à la psychothérapie ?       <br />
              <br />
       Evidemment, je suis toujours organiciste avec les patients qui le sont, ceux qui sont convaincus que leur chimie cérébrale est perturbée. S’ils veulent des médicaments, ils en ont. Bien sûr aussi, ce que je leur dirai en prescrivant sera parfois un peu particulier : - « Pourquoi me donnez-vous celui-là, Docteur ? » - « Je vous le donne parce que celui-là, il est sérotoninergique, Madame. » Il arrive aussi aux patients organicistes d’entrer en transe, alors qu’on ne parle que de diencéphale, système limbique et vésicules synaptiques. Eux aussi se sentent compris et s’ouvrent au changement.       <br />
              <br />
       On peut aussi donner des médicaments à des patients qui n’en veulent absolument pas parce qu’ils représentent le summum de l’échec pour eux. La provocation réveille ces énergiques momentanément découragés. De même, à certains fumeurs, nous disons qu’ils sont incapables d’arrêter et que ce n’est pas la peine de consulter parce qu’ils n’y arriveront jamais, quoi qu’ils fassent. Ils nous haïssent, jettent les médicaments ou le paquet par la fenêtre ou au travers du bureau. Ils se sont débarrassés de nous, des médicaments ou du tabac et vont mieux.       <br />
       Ce serait bien si tout était aussi simple et que la prescription médicamenteuse n’avait d’effet qu’en fonction de sa valeur psychothérapeutique, comme une sorte d’adjonction à la thérapie, qui serait ou est le seul traitement en profondeur de la souffrance de la personne.        <br />
              <br />
       Ici, mon propos se limite aux troubles anxieux et dépressifs ; je ne parle pas des troubles psychotiques. J’écarte aussi, peut-être un peu vite, le trouble bipolaire de type I pour lequel j’admets que l’étiologie biologique est probable, et donc les psychotropes indispensables.        <br />
              <br />
       Dans tous les autres cas de troubles anxieux et dépressifs, peut-on et/ou doit-on associer des médicaments à la psychothérapie ? En plus de n’être que des pansements provisoires, les antidépresseurs et les anxiolytiques n’annulent-ils pas ou n’affaiblissent-ils pas l’efficacité de la psychothérapie, rendant son résultat plus aléatoire et moins durable, alors qu’elle est le vrai traitement en profondeur ? Ne seraient-ils pas nocifs ? Ne constitueraient-ils pas un moyen de faire taire les gens et d’empêcher l’échange interpersonnel, vital pour l’être humain ?       <br />
              <br />
       <b>La profondeur du psychisme et les médicaments</b>       <br />
              <br />
       La première réflexion, c’est que depuis Jay Haley, nous ne savons plus ce qu’est un traitement en profondeur, s’agissant du psychisme humain. Ce concept est un reste de la topique freudienne : la psychanalyse, parce qu’elle explore les profondeurs de l’Inconscient, doit être longue. En thérapie brève, nous avons répudié ce raisonnement. Qu’en serait-il si, au lieu de thérapie profonde, nous parlions de thérapie de gauche ou de thérapie de droite ?        <br />
              <br />
       La première se fondera-t-elle sur les troubles de la solidarité collective et la seconde sur les atteintes à l’initiative individuelle ? Tout le raisonnement change quand ses présupposés changent : il n’y a ni haut ni bas, ni gauche ni droite dans le psychisme. Il n’y a pas de topique.       <br />
              <br />
       La deuxième réflexion, c’est que depuis Roustang, nous ne savons plus ce qu’est le psychisme : il n’existe que des corps vivants interagissant avec d’autres dans l’espace. Le concept de psychisme est aussi un reliquat freudien, bâti sur l’idéalisme kantien. Il n’y a plus de psychothérapie, il n’y a plus que de la thérapie, une manière de donner un coup de main à d’autres avec modestie.       <br />
              <br />
       Du côté des médicaments antidépresseurs, dans l’état actuel des données scientifiques, personne n’est en mesure d’affirmer qu’ils ont un effet curatif, étiologique, ou seulement palliatif, symptomatique. On sait seulement qu’ils soulagent souvent rapidement, souvent temporairement, souvent durablement.       <br />
       Donc, pas plus les psychothérapies que les médicaments ne peuvent prétendre être des traitements en profondeur, étiologiques, définitifs. Et il n’y a rien non plus pour affirmer qu’ils ne sont que des traitements de surface, symptomatiques, palliatifs. Nous n’en savons rien.       <br />
              <br />
       Quoique sans aucune preuve, certains affirment que les médicaments ne sont que des anesthésiques qui endorment la douleur sans soigner sa cause, laquelle, ainsi camouflée, continuerait à évoluer sournoisement et à s’aggraver en silence, retardant et rendant plus difficile le moment de la psychothérapie, seul traitement étiologique valable. Toujours l’histoire de la cause en profondeur. Elle n’existe pas, mais restons dans la métaphore.        <br />
              <br />
       J’en ai parlé à mon dentiste. Il avait du mal, moi aussi. Il devait m’opérer une molaire et il n’y arrivait pas parce que l’anesthésie ne prenait pas. Je ne connais pas de chirurgien qui accepte d’opérer un malade qui n’est pas anesthésié. Si l’on opère mieux un patient quand il est endormi, alors il est plausible que les antidépresseurs facilitent souvent les interventions psychothérapeutiques.       <br />
              <br />
       D’autres auteurs disent que l’angoisse est un puissant moteur à la thérapie. Ne nous trompons pas. La souffrance ne donne pas une forte motivation d’abord à la thérapie, mais à ne plus souffrir, quel que soit le moyen employé. Un certain esthétisme de la douleur a cours dans nombre d’écoles de thérapie, qui affirment qu’il faut laisser les patients angoissés pour que la thérapie reste « chaude ». Le but des thérapies brèves est au contraire de soulager les patients dans le délai le plus court possible. Alors, que ce soulagement passe par une thérapie, par des médicaments, ou une association des deux, peu importe. Seul le résultat compte.       <br />
              <br />
       Comme thérapeutes, nous ne devrions pas trop mépriser les médicaments, à moins de manquer d’esprit scientifique. En effet, il est envisageable que des troubles que nous qualifions de névrotiques aient une base biologique cérébrale. Nous ne pouvons pas exclure cette hypothèse a priori. Sous prétexte que nos outils de thérapie brève marchent bien, n’en profitons pas pour effectuer un retour larvé vers la psychogenèse des névroses, même si les patients rapportent plein d’événements de vie qui semblent expliquer leur tableau actuel.        <br />
              <br />
       La notion de psychogenèse est freudienne et nous ne savons plus ce qu’est le psychisme. Contentons-nous d’un côté de la communication efficace, et de l’autre du cerveau, que les anomalies constatées ou à constater dans celui-ci soient causes ou conséquences du trouble. Enfin, je vous rappelle que Freud lui-même n’a fabriqué son « appareil psychique » que « dans l’attente des découvertes biologiques à venir ». Virons donc ce gros machin entre communication et cerveau.       <br />
              <br />
       Nous avons un grand nombre d’études chiffrées de l’efficacité des médicaments et des thérapies. Je passe sur celles, innombrables, des médicaments, dont vous savez tous qu’ils font des miracles et n’ont jamais d’effets secondaires. En thérapie stratégique, Nardone annonce ses résultats dans les troubles anxieux et des conduites alimentaires, presque trop beaux pour être vrais.        <br />
              <br />
       En thérapie solutionniste, avec une méthode plus rigoureuse, Isebaert annonce aussi les siens, prometteurs dans l’alcoolisme. Les TCC, avec Cottraux, démontrent qu’elles sont aussi efficaces dans les troubles dépressifs que les antidépresseurs et que les deux associés sont encore plus efficaces. Les TCC n’ont jamais cessé d’évaluer leurs résultats dans de multiples pathologies (phobies, TOC, troubles alimentaires, addictions), culture d’évaluation qui manque à pas mal d’hypnotistes. Enfin, actuellement, dans le trouble unipolaire de l’humeur, le traitement qui donne les meilleurs résultats n’est pas la psychothérapie, mais ce sont les antidépresseurs pris au long cours, la vie entière. Quand on sait que le problème principal de la dépression n’est pas le traitement de l’accès, mais la prévention des rechutes, ce n’est pas rien.       <br />
              <br />
       Donc, en règle générale, il est faux de dire que les médicaments soient une entrave à la psychothérapie. Parce que nous ne savons pas exactement aujourd’hui ce que nous faisons, nous pouvons les associer. Le pragmatisme commande cette mixité thérapeutique. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <a class="link" href="http://www.rayon-livres.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&id_category=88">Pour lire la suite. Cliquer ici</a>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
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   <title>Gérald BRASSINE, Institut Milton H Erickson Belgique</title>
   <pubDate>Thu, 22 Sep 2011 10:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Eric Sonne</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Belgique - IMHEB]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Gerald Brassine pratique la psychothérapie depuis 1975 et a été formé aux approches intra-psychiques classiques, à la thérapie systémique ainsi qu’à l’hypnose éricksonienne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3293252-4720415.jpg" alt="Gérald BRASSINE, Institut Milton H Erickson Belgique" title="Gérald BRASSINE, Institut Milton H Erickson Belgique" />
     </div>
     <div>
      Gerald Brassine pratique la psychothérapie depuis 1975 et a été formé aux approches intra-psychiques classiques, à la thérapie systémique ainsi qu’à l’hypnose éricksonienne.       <br />
       Fondateur en 1984 de l’<a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Belgique-IMHEB_r38.html">Institut Milton H. Erickson de Belgique</a>, il exerce l’hypnose clinique depuis 25 ans.       <br />
       Après avoir utilisé l'Hypnose classique puis éricksonienne, l’EMDR, le Descopem et la Somatic Experiencing ainsi que les concepts cognitivistes dans le traitement des traumas, il a développé l’outil de la PTR à l’attention des traumatismes les plus sévères.        <br />
       Ces dernières années, G. Brassine s’est occupé du traitement de traumas civils et militaires en Belgique et à l’étranger. Il a également appliqué cet outil depuis 2010 au traitement des maladies psychosomatiques dans une clinique liégeoise.       <br />
              <br />
       G. Brassine est également l’auteur de &quot;Prévenir, détecter et gérer les abus sexuels&quot; (ed. Dangles).       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Belgique-IMHEB_r38.html">Institut Milton H Erickson Belgique</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/agenda/Formations-IMHE-Belgique_ac9439.html">Agenda des formations en hypnose et thérapies brèves, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
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   <title>Amélie SIMON, Institut Milton H Erickson Belgique</title>
   <pubDate>Thu, 22 Sep 2011 10:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Eric Sonne</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Belgique - IMHEB]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Amélie Simon, psychologue clinicienne et psychothérapeute. 
 Formations Institut Milton H Erickson Belgique 
 Hypnose Ericksonienne     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/3293153-4720278.jpg" alt="Amélie SIMON, Institut Milton H Erickson Belgique" title="Amélie SIMON, Institut Milton H Erickson Belgique" />
     </div>
     <div>
      Amélie Simon, psychologue clinicienne et psychothérapeute, collabore avec Gerald Brassine au sein de l’IMHEB depuis 2007. Parallèlement à un cursus universitaire en psychanalyse et systémique adulte à l’UCL, elle s’est formée en thérapie brève et en hypnose au sein de l’Institut. Son mémoire de fin d’étude a permis de théoriser la PTR en regard de la littérature traumatique.       <br />
              <br />
       En 2008, elle a adapté l’outil PTR au travail avec les populations créole et bushinengue en Guyane Française. Elle l’utilisa également dans le Sud de l’Inde en 2010. Depuis lors, elle pratique la PTR et l’hypnose éricksonienne dans sa pratique clinique en Belgique, notamment au sein de l’IMHEB.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Belgique-IMHEB_r38.html">Institut Milton H Erickson Belgique, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/agenda/Formations-IMHE-Belgique_ac9439.html">Agenda des formations en hypnose et thérapies brèves, cliquez ici</a>
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