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 <title>Hypnose Ericksonienne: Quoi de Neuf en Hypnose Ericksonienne et Thérapies Brèves dans les Instituts Francais d'Hypnose Ericksonienne</title>
 <subtitle><![CDATA[Hypnose Ericksonienne, Thérapies Brèves, Hypnose clinique, Hypnose Thérapeutique, Hypnose médicale, Formations Hypnose Ericksonienne, Hypnose, Praticien Hypnose Paris, Hypnose Rennes, Hypnose Avignon, Instituts Français d' Hypnose Ericksonienne]]></subtitle>
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 <updated>2010-09-10T02:19:32+02:00</updated>
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   <title>Institut Milton H Erickson Avignon - Provence - Formation Hypnose Ericksonienne et Thérapie Brève</title>
   <updated>2010-07-09T00:25:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Institut-Milton-H-Erickson-Avignon-Provence-Formation-Hypnose-Ericksonienne-et-Therapie-Breve_a25.html</id>
   <category term="Avignon - IMHEA" />
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   <published>2010-05-13T11:16:00+02:00</published>
   <author><name>Patrick BELLET</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les Formations de l'Institut Milton H Erickson Avignon - Provence
Formations Hypnose Ericksonienne et Thérapie Brève
Membre de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/1092302-1389173.jpg" alt="Institut Milton H Erickson Avignon - Provence - Formation Hypnose Ericksonienne et Thérapie Brève" title="Institut Milton H Erickson Avignon - Provence - Formation Hypnose Ericksonienne et Thérapie Brève" />
     </div>
     <div>
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<!--
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</head>

<body>
<p class="Style1"><br />
  Formation &agrave; l'hypnose &eacute;ricksonienne et aux th&eacute;rapies br&egrave;ves.<br />
  Formation agr&eacute;&eacute;e N&deg; 93840092984 qui peut &ecirc;tre prise en charge pour les professionnels lib&eacute;raux par le FAF-PM et FIF-PL et pour les hospitaliers par l'ANFH.</p>
<p class="Style1">La formation conduit &agrave; un m&eacute;moire pour l'obtention d'un certificat de praticien en hypnose &eacute;ricksonienne et th&eacute;rapie br&egrave;ve. Il sera d&eacute;livr&eacute; par l'Institut Milton H. Erickson d'Avignon-Provence, co-fondateur de la Conf&eacute;d&eacute;ration Francophone d'Hypnose et de Th&eacute;rapie Br&egrave;ve, membre de la Fondation Erickson (Phoenix, U.S.A.)de la Soci&eacute;t&eacute; Europ&eacute;enne d'Hypnose (E.S.H.) et de la Soci&eacute;t&eacute; Internationale d'Hypnose (I.S.H.).<br />
  Ce certificat, reconnu par la Soci&eacute;t&eacute; Europ&eacute;enne d'Hypnose et la Soci&eacute;t&eacute; Internationale d'Hypnose, s'int&egrave;gre dans une reconnaissance europ&eacute;enne de cette formation.</p><p >&nbsp;</p>
<p class="Style1"><span class="Style2">Conception de la formation.</span><br />
  Notre programme est organis&eacute; afin de satisfaire aux exigences europ&eacute;ennes en mati&egrave;re de formation conform&eacute;ment au respect et &agrave; l'observance des codes d'&eacute;thique et de d&eacute;ontologie de nos affiliations internationales.<br />
  Nous proposons, depuis 1988, un ensemble d'apprentissages de techniques hypnotiques et de m&eacute;thodes psychoth&eacute;rapeutiques issues de l'enseignement de Milton H. Erickson et de l'Ecole de Palo-Alto.<br />
  Un tr&egrave;s grand &eacute;ventail de pathologies tant organiques, psychosomatiques que psychiques sont abord&eacute;es pratiquement.<br />
  La formation constitu&eacute;e en diff&eacute;rents modules, d'une dur&eacute;e globale de 308 heures, s'organise selon cette progression. Les modules 1 et 2 permettent, d&eacute;j&agrave;, une pratique de base &eacute;tendue de l'hypnose, les modules 3, 4, 5, 6, 7 et 8 compl&egrave;tent cette mise en oeuvre clinique. L'Universit&eacute; d'&eacute;t&eacute;, la Journ&eacute;e M&eacute;morable, les Rencontres Cliniques du Vendredi et les Transversales contribuent, en outre, &agrave; la personnalisation et au d&eacute;veloppement du propre &quot;style&quot; du th&eacute;rapeute.</p>
<p class="Style1">Cette formation qui se d&eacute;roule principalement &agrave; Vaison-la-Romaine peut, &eacute;galement, &ecirc;tre propos&eacute;e en interne pour une institution, un centre hospitalier, une clinique, etc...<br />
  Conditions sur demande: <a href="mailto:bellet.pat@free.fr" target="_blank">bellet.pat@free.fr</a></p><p >&nbsp;</p>
<p class="Style1"><span class="Style3">Eligibilit&eacute;:</span><br />
  La formation est r&eacute;serv&eacute;e aux m&eacute;decins, psychologues, dentistes, sages-femmes, orthophonistes, kin&eacute;sith&eacute;rapeutes, infirmi&egrave;res et &eacute;tudiants dans ces disciplines sous certaines conditions.</p><p >&nbsp;</p>
<p class="Style1"><span class="Style2">PROGRAMME DE FORMATION<br />
  VAISON-LA-ROMAINE</span><br />
  <br />
  Ce programme est constitu&eacute; comme un ensemble, cependant il est possible de participer &agrave; tel module, Universit&eacute; d'&eacute;t&eacute;, Journ&eacute;e M&eacute;morable, Rencontres Cliniques du Vendredi ou Transversales d&egrave;s lors que le participant a acquis, par ailleurs, le niveau pour y prendre part.</p>
<p class="Style1"><a href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/index.php?action=agenda" class="Style4"><p >&nbsp;</p>
<span class="Style1">Pour les dates voir calendrier</span></a><span class="Style7"><br />
  <span class="Style9">Programme</span></span><br />
  <span class="Style1">Module 1 : initiation<br />
  Module 2 : perfectionnement 1er niveau<br />
  Module 3 : techniques de m&eacute;taphores, art des contes et imagination<br />
  Module 4 : le temps. Techniques et repr&eacute;sentations du temps dans les pathologies chroniques<br />
  Module 5 : analg&eacute;sie, douleur et hypnose<br />
  Module 6 : hypnose et troubles de la sexualit&eacute; et du couple &agrave; PARIS<br />
  Module 7 : autohypnose et psychosomatique<br />
  Module 8 : psychoth&eacute;rapie br&egrave;ve, changement et paradoxes
  </p>
  </span>
<p class="Style1"><br />
  - <strong>Universit&eacute; d'&eacute;t&eacute; </strong>: perfectionnement 2&egrave;me niveau et supervision<br />
  <br />
  - <strong>La Journ&eacute;e M&eacute;morable</strong> : journ&eacute;e d&eacute;di&eacute;e aux d&eacute;butants pour leur mettre &quot;le pied &agrave; l'&eacute;trier&quot;<br />
  <br />
  -<strong> Rencontres Cliniques du Vendredi</strong> : supervision<br />
  <br />
  -<strong>Transversales de Vaison-la-Romaine</strong> : participation au congr&egrave;s (biannuel) de l'Institut Milton H. Erickson d'Avignon-Provence<br />
  <br />
  - <strong>M&eacute;moire</strong><br />
  <br />
  - <strong>Certificat de praticien en hypnose &eacute;ricksonienne et th&eacute;rapie br&egrave;ve</strong></p>
<p >&nbsp;</p>
<p><span class="Style11">Organisation pratique</span><span class="Style7"><br />
      <span class="Style10">Notre formation comprend une base indispensable constitu&eacute;e du module 1 d'initiation ; base d'un minimum de savoir-faire &agrave; partir duquel le participant acc&egrave;de progressivement &agrave; une pratique th&eacute;rapeutique plus &eacute;labor&eacute;e.<br />
      Les participants peuvent adapter leur cursus en fonction de leurs centres d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, cependant tous les modules sont indispensables pour acqu&eacute;rir une vue d&rsquo;ensemble coh&eacute;rente et une pratique solide.
      </p>
      </span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="Style1"><span class="Style6">Exemples de cursus</span><br />
  Formation en hypnose, analg&eacute;sie et douleur<br />
  Initiale et pratique : modules 1 et 4<br />
  Avanc&eacute;e : modules 2, 3, 6 et Universit&eacute; d'&eacute;t&eacute;<br />
  Formation en hynose et th&eacute;rapies br&egrave;ves<br />
  Initiale et pratique : modules 1 et 2<br />
  Avanc&eacute;e : modules 3 (et/ou 4), 5, 6 et Universit&eacute; d'&eacute;t&eacute;</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1">Certificat de praticien en hypnose &eacute;ricksonienne et th&eacute;rapies br&egrave;ves<br />
  Formation avanc&eacute;e + Universit&eacute; d'&eacute;t&eacute; et/ou Rencontres Cliniques du Vendredi + Transversales de Vaison-la-Romaine et M&eacute;moire clinique ou de recherche.</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1">Des stages hospitaliers sont &agrave; l'&eacute;tude.<br />
  Chacun des &eacute;l&eacute;ments cit&eacute;s ci-apr&egrave;s est d&eacute;velopp&eacute;, illustr&eacute; et mis en pratique au cours d'exercices et de d&eacute;monstrations afin de transmettre un savoir-faire pratique.<br />
  Un programme tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute; est disponible sur demande : T&eacute;l 04 90 36 19 31 ou <a href="mailto:bellet.pat@free.fr">bellet.pat@free.fr</a><br />
</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
</body>
</html>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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-->
</style>
</head>

<body>
<p class="Style1"><br />
</p>
<p class="Style1"><span class="Style3">Module 1 : Initiation</span><br />
  810 Euros individuel, 1080 Euros institution<br />
  Ce premier module consiste en l'apprentissage des techniques de base de l'hypnose.</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1">&bull; Milton H. Erickson : son originalit&eacute;<br />
  &bull; Hypnose compar&eacute;e<br />
  &bull; Le langage &eacute;ricksonien (verbal et non-verbal), syntaxe sp&eacute;cifique<br />
  &bull; Macro et micro dynamiques hypnotiques<br />
  &bull; Manifestations cliniques caract&eacute;ristiques de l'hypnose<br />
  &bull; Moyens sp&eacute;cifiques de communication<br />
  &bull; Diff&eacute;rents types de suggestion<br />
  &bull; Techniques d'induction et de suggestion indirecte<br />
  &bull; Caract&eacute;ristiques d'une approche indirecte.</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1"><span class="Style3">Module 2 : Perfectionnement 1er niveau</span><br />
  810 Euros individuel, 1080 Euros institution<br />
  Ce deuxi&egrave;me module propose des techniques plus &eacute;labor&eacute;es qui seront plac&eacute;es dans un contexte th&eacute;rapeutique.</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1">&bull; Sp&eacute;cificit&eacute;s d'une approche indirecte et dimensions<br />
  strat&eacute;giques de l'intervention<br />
  &bull; M&eacute;taphores (construction, &eacute;laboration)<br />
  &bull; Amn&eacute;sie<br />
  &bull; R&eacute;gression en &acirc;ge<br />
  &bull; Distorsion subjective du temps<br />
  &bull; Traitement de la douleur : aigu&euml;, chronique<br />
  &bull; R&eacute;sistances : lesquelles ? comment les utiliser ?<br />
  &bull; Th&eacute;rapies br&egrave;ves (d&eacute;pression, anxi&eacute;t&eacute;, troubles relationnels,obsessionnels, phobies)<br />
  &bull; Troubles addictifs (alcool, tabac, etc.)<br />
  &bull; Pathologie psychosomatique<br />
  &bull; Th&eacute;rapie avec les enfants : &eacute;nur&eacute;sie, insomnie, asthme,<br />
  utilisation des contes<br />
  &bull; R&eacute;&eacute;ducation fonctionnelle<br />
  &bull; Sexologie<br />
</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1"><span class="Style3">Module 3 : Techniques de m&eacute;taphore, art des contes et imagination</span><br />
  290 Euros individuel 380 Euros institution<br />
  Traditions, inventions et humour en psychoth&eacute;rapie.<br />
  Cet atelier, indispensable pour aborder les nombreuses situations de recadrages, d&eacute;veloppera les techniques analogiques n&eacute;cessaires &agrave; la construction des m&eacute;taphores et des contes et &agrave; leurs applications cliniques. Un large r&eacute;pertoire de contes tant occidentaux qu'orientaux appuiera la cr&eacute;ation de contes et de m&eacute;taphores au cours de cet atelier.</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1"><span class="Style3">Module 4 : Le temps. Techniques de transformation, m&eacute;taphores et repr&eacute;sentations du temps dans les pathologies chroniques.</span><br />
  Au c&oelig;ur de la plupart des pathologies, il est abstrait, mais aussi, &eacute;vidence concr&egrave;te, il s&rsquo;&eacute;coule selon des pentes qui s&rsquo;inclinent parfois de telle sorte qu&rsquo;il est possible de le remonter !<br />
  Ces distorsions subjectives sont impliqu&eacute;es dans toutes les pathologies chroniques.<br />
  Le temps se mesure, se perd, se gagne, parfois suspendu, il est sans importance. Et pourtant, nous ne pouvons nous en passer. Elastique qu&rsquo;il soit dilat&eacute; ou comprim&eacute;, le temps passe aussi. Comme l&rsquo;eau, il change d&rsquo;&eacute;tat, s&rsquo;adapte et peut s&rsquo;av&eacute;rer un redoutable et myst&eacute;rieux adversaire ou bien un alli&eacute; fid&egrave;le.<br />
  But : d&eacute;velopper des techniques et m&eacute;taphores sp&eacute;cifiques &agrave; ses distorsions subjectives dans les pathologies chroniques (d&eacute;pression, phobies, douleurs chroniques, n&eacute;vroses post-traumatiques, &laquo; burn out &raquo;, deuils pathologiques, troubles du sommeil, etc).<br />
  Moyens : outre la mise &oelig;uvre &agrave; partir d&rsquo;exercices sur des cas cliniques comprenant aussi ceux des participants ; l&rsquo;autre particularit&eacute; de ce nouvel atelier est la collaboration d&rsquo;une plasticienne, Aur&eacute;lia Ballou, professeur d&rsquo;arts appliqu&eacute;s, qui contribuera de fa&ccedil;on originale &agrave; donner des formes aux repr&eacute;sentations imag&eacute;es du temps des participants. Cet atelier propose aussi de stimuler leur inventivit&eacute; par l&rsquo;acquisition d&rsquo;outils imaginatifs. Et pourquoi pas, construire, entre autres, des machines pour voyager dans le temps ?</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1"><span class="Style3">Module 5 : Analg&eacute;sie, douleur et hypnose</span><br />
  450 Euros individuel 610 Euros institution<br />
  Approches hypnotiques diff&eacute;renci&eacute;es selon le type de douleur, son origine, sa topographie, ses composantes temporelles, ses circonstances d'apparition, d'aggravation et/ou de soulagement.<br />
  Techniques hypnotiques en analg&eacute;sie, dans la douleur aig&uuml;e et chronique.<br />
  Techniques de projection, de dissociation, de distorsion du temps, d'amn&eacute;sie, d'orientation sensorielles.</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1"><span class="Style3">Module 6 : Troubles de la sexualit&eacute; humaine et du couple.</span><br />
  Ce module seulement se d&eacute;roule &agrave; PARIS avec Jo&euml;lle Mignot<br />
  350 Euros individuel 475 Euros institution<br />
  Analyser la demande<br />
  Choisir les axes th&eacute;rapeutiques<br />
  Cadre des sympt&ocirc;mes sexuels f&eacute;minins : dyspareunie, vaginisme, troubles du d&eacute;sir, troubles de l'excitation et de l'orgasme<br />
  Cadre des sympt&ocirc;mes sexuels masculins : troubles de l'&eacute;rection, de l'&eacute;jaculation, du d&eacute;sir<br />
  La demande du couple : sp&eacute;cificit&eacute; de la relation, mod&egrave;les de couple<br />
  Applications hypnotiques : le corps, l'imaginaire, les techniques sp&eacute;cifiques en individuel et &agrave; deux<br />
  Etude de cas</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1"><span class="Style3">Module 7 : Autohypnose et psychosomatique</span><br />
  290 Euros individuel 380 Euros institution<br />
  Techniques d&rsquo;approfondissement<br />
  Individualisation et subjectivit&eacute;<br />
  D&eacute;veloppement et entrainement de l&rsquo;exploration des axes sensoriels<br />
  Entrainement aux techniques de &ldquo;catalepsie&rdquo; et de &ldquo;l&eacute;vitation&rdquo;<br />
  Ecriture automatique<br />
  Techniques d&rsquo;expansion et de concentration<br />
  Techniques d&rsquo;addition et de soustraction sensorielle</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1"><span class="Style3">Module 8 : Psychoth&eacute;rapie br&egrave;ve, changement et paradoxes</span><br />
  350 Euros individuel 475 Euros institution<br />
  La th&eacute;rapie orient&eacute;e vers la solution<br />
  &quot;La logique et l'absurde&quot;<br />
  Technique de &quot;rotation&quot;<br />
  La suggestion excentrique<br />
  Paradoxes<br />
  Comment douter<br />
  Double-lien th&eacute;rapeutique<br />
  Prescription paradoxale du sympt&ocirc;me<br />
  Le diagnostic analogique<br />
  les simplifications r&eacute;ductrices<br />
  Techniques provocatives<br />
  Hypnose informelle<br />
  L'humour en th&eacute;rapie<br />
  Le th&eacute;rapeute &quot;idiot&quot;<br />
  Comment arr&ecirc;ter une th&eacute;rapie ?</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
</body>
</html>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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</style>
</head>

<body>
<p class="Style1"><span class="Style3">La Journ&eacute;e M&eacute;morable</span><br />
  50&euro; : pour les pr&eacute;sentations m&eacute;morables et les membres de l&rsquo;Institut Milton H. Erickson d&rsquo;Avignon-Provence.<br />
  100&euro; : non-membre<br />
  35&euro; : adh&eacute;sion &agrave; l&rsquo;Institut Milton H. Erickson d&rsquo;Avignon-Provence<br />
  Cette journ&eacute;e est sp&eacute;cialement d&eacute;di&eacute;e aux d&eacute;butants (en hypnose et th&eacute;rapies br&egrave;ves) motiv&eacute;s ou h&eacute;sitants ou bien encore bouillonnants ou pusillanimes qui ont, ici ou ailleurs, r&eacute;dig&eacute; un m&eacute;moire, &eacute;crit un article ou entam&eacute; une recherche. Ils pourront pr&eacute;senter leur travail devant un public et b&eacute;n&eacute;ficier des commentaires stimulants d&rsquo;une &eacute;quipe chevronn&eacute;e pour les encourager, leur &laquo; mettre le pied &agrave; l&rsquo;&eacute;trier &raquo;, ainsi que d&rsquo;une aide &agrave; la publication dans la revue &laquo; HYPNOSE &amp; Th&eacute;rapies Br&egrave;ves &raquo;.<br />
  Un ap&eacute;ritif cl&ocirc;turera cette journ&eacute;e m&eacute;morable.</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1"><span class="Style3">7&egrave;me Universit&eacute; d'&eacute;t&eacute;</span><br />
  &quot;L'hypnose sous les platanes&quot;<br />
  Hypnose et inventivit&eacute; th&eacute;rapeutique.<br />
  450 Euros individuel, 610 Euros institution<br />
  4 jours de perfectionnement et de supervision au cours d'ateliers intensifs en un prolongement commun des formations des :<br />
  Dr Eric BARDOT, Dr Patrick BELLET, Dr Fran&ccedil;ois-Ren&eacute; CHARDON, Dr Jean-Claude ESPINOSA, Dr Philip ZINDEL, Jo&ecirc;lle MIGNOT, Teresa ROBLES et l'association &quot;Le RIRE M&Eacute;DECIN&quot;</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1"><span class="Style6">Programme</span><br />
  &bull; L'hypnose, un moyen d'aborder les probl&egrave;mes par le biais des &eacute;tats de conscience<br />
  &bull; L'enfant malade. Atelier avec &quot;le Rire M&eacute;decin&quot;<br />
  &bull; Sensibilisation &agrave; la th&eacute;rapie solutionniste<br />
  &bull; Para-dogs : quand il vaut mieux s'adresser au chien qu'&agrave; son ma&icirc;tre<br />
  &bull; Initiation &agrave; l'EMDR-HTSMA (hypnose, th&eacute;rapies strat&eacute;gique et mouvements oculaires)<br />
  &bull; Intuition et Hypnose : exercices pratiques<br />
  &bull; Utilisation de techniques paradoxales dans la psychoth&eacute;rapie &eacute;ricksonienne<br />
  &bull; L'hypnose et l'entra&icirc;nement du sportif<br />
  &bull; La dissociation en sexologie : atelier 1 approche diagnostique, atelier 2 approche th&eacute;rapeutique<br />
  &bull; La th&eacute;rapie avec les couples : sur la relation ou les individus ?<br />
  &bull; Apport de l'hypnose &eacute;ricksonienne dans les conduites addictives (alcool, tabac, boulimie)<br />
  &bull; Le diagnostic hypnotique</p>
<p class="Style1">&bull; Erickson &agrave; l'oeuvre. (videos)<br />
  &bull; Supervisions analogiques<br />
  &bull; Rencontres cliniques<br />
  &bull; Vos cas difficiles<br />
  &bull; Simulations de cas</p>
<p class="Style1">et d&eacute;gustation de produits r&eacute;gionaux, etc...<br />
Cl&ocirc;ture de l'universit&eacute; d'&eacute;t&eacute; par un pique-nique offert sous les platanes.</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1"><span class="Style4">Rencontres Cliniques du Vendredi</span><br />
  75 Euros individuel, 100 Euros institution<br />
  Supervision des cas apport&eacute;s par les participants</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1"><span class="Style2">STRASBOURG 2009. 2 modules NOUVEAU</span><br />
  Savoir pr&eacute;parer, commencer et conduire un traitement avec l'hypnose dans la lutte contre la douleur.<br />
  Universit&eacute; Louis Pasteur de Strasbourg avec le Pr Andr&eacute; Muller<br />
  Hypnose dans le traitement de la douleur aig&uuml;e 10 jours<br />
  12 au 15 janvier, 2 au 4 f&eacute;vrier, 16 au 18 mars<br />
  Hypnose dans le traitement de la douleur chronique dans ses dimensions physiques et psychologiques 3 jours<br />
  18 au 20 mai</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1">Renseignements : DEPULP. V&eacute;ronique Kieffer<br />
  03 90 24 49 23 sauf vendredi<br />
  <a href="mailto:v.kieffer@depulp.com" target="_blank">v.kieffer@depulp.com</a></p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1">M&eacute;moire clinique et/ou de recherche</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1">Un certificat de praticien qualifi&eacute; en hypnose &eacute;ricksonienne et th&eacute;rapie br&egrave;ve sera d&eacute;livr&eacute; &agrave; la remise d'un m&eacute;moire en fin de formation.<br />
  Cette formation contribue &agrave; la pr&eacute;paration de dipl&ocirc;mes universitaires et &agrave; la soutenance de th&egrave;ses de m&eacute;decine.</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1">Un programme tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute; est disponible sur demande</p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p class="Style1"><a href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Formations-IMHE-Avignon_ac4068.html" class="Style4">Consultez l'agenda...</a></p>
<p class="Style1">&nbsp;</p>
<p >&nbsp;</p>
<p class="Style1"><br />
</p>
</body>
</html>

  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Institut-Milton-H-Erickson-Avignon-Provence-Formation-Hypnose-Ericksonienne-et-Therapie-Breve_a25.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>7ème Université d’été 25 au 28 juin 2009: L’inventivité thérapeutique. Hypnose Ericksonienne et Thérapies Brèves</title>
   <updated>2009-07-16T00:15:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/7eme-Universite-d-ete-25-au-28-juin-2009-L-inventivite-therapeutique-Hypnose-Ericksonienne-et-Therapies-Breves_a87.html</id>
   <category term="Université d'Eté " />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/imagette-1105987-1410692.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-04-01T12:56:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Hypnose ericksonienne, hypnose thérapeutique, hypnose clinique, hypnose médicale
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/1105987-1410692.jpg" alt="7ème Université d’été 25 au 28 juin 2009: L’inventivité thérapeutique. Hypnose Ericksonienne et Thérapies Brèves" title="7ème Université d’été 25 au 28 juin 2009: L’inventivité thérapeutique. Hypnose Ericksonienne et Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
      L’originalité de l’Université d’été repose sur une organisation inédite : les ateliers sont proposés deux fois pour travailler plus intensément. Les participants sont ainsi assurés d’assister à tous les ateliers. D’une durée minimum de 3 heures, voire 6, les participants, répartis en petits groupes, bénéficient       <br />
       d’un temps important d’approfondissement du thème de travail et des techniques qui s’y rapportent. La disponibilité des intervenants, conférenciers internationaux, et leurs riches expériences professionnelles font de l’Université d’été un rendez-vous privilégié de perfectionnement et une véritable immersion d’inventivité renouvelée chaque année. Cette année, deux membres de l’association “Le Rire Médecin” viendront nous communiquer leur savoirfaire avec les enfants malades hospitalisés. Du rire et de l’intelligence.       <br />
              <br />
       Programme       <br />
       L’hypnose, un moyen d’aborder les problèmes par le biais des états de conscience.       <br />
       Sensibilisation à la thérapie solutionniste.       <br />
       L’enfant malade. Atelier avec Le Rire Médecin       <br />
       Para-dogs : quand il vaut mieux s’adresser au chien qu’à son maître.       <br />
       Initiation à l’EMDR-HTSMA (hypnose, thérapies stratégiques et mouvements oculaires).       <br />
       Intuition et hypnose : exercices pratiques.       <br />
       Utilisation de techniques paradoxales dans la psychothérapie éricksonienne.       <br />
       L’hypnose et l’entraînement du sportif.       <br />
       La peur ou comment échapper aux plantes carnivores (atelier 1) et les peurs et la sexualité (atelier 2)       <br />
       La thérapie avec les couples : sur la relation ou les individus.       <br />
       Apport de l’hypnose éricksonienne dans les conduites addictives (alcool, tabac, boulimie)       <br />
       Le diagnostic hypnotique.       <br />
       Erickson à l‘oeuvre (videos)       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Formations-IMHE-Avignon_ac4068.html">Pour consulter notre agenda cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/7eme-Universite-d-ete-25-au-28-juin-2009-L-inventivite-therapeutique-Hypnose-Ericksonienne-et-Therapies-Breves_a87.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Programme 7ème Université d’été 25 au 28 juin 2009: L’inventivité thérapeutique. Hypnose Ericksonienne et Thérapies Brèves</title>
   <updated>2009-07-16T00:14:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Programme-7eme-Universite-d-ete-25-au-28-juin-2009-L-inventivite-therapeutique-Hypnose-Ericksonienne-et-Therapies-Breves_a164.html</id>
   <category term="Université d'Eté " />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/imagette-1394577-1846833.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-04-01T12:47:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Hypnose ericksonienne, hypnose thérapeutique, hypnose clinique, hypnose médicale      <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/1394577-1846833.jpg" alt="Programme 7ème Université d’été 25 au 28 juin 2009: L’inventivité thérapeutique. Hypnose Ericksonienne et Thérapies Brèves" title="Programme 7ème Université d’été 25 au 28 juin 2009: L’inventivité thérapeutique. Hypnose Ericksonienne et Thérapies Brèves" />
     </div>
     <div>
      L’originalité de l’Université d’été est de proposer des ateliers d’une durée de 3 à 6 heures à       <br />
       deux reprises de façon à ce que les particants, répartis en petits groupes, puissent assister à       <br />
       TOUT le programme.       <br />
              <br />
       Nous terminerons ces journées au cours d’un grand barbecue aux goûts et saveurs de       <br />
       Provence sous les platanes.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Initiation à l’EMDR-HTSMA et sensibilisation à la thérapie solutionniste. Dr       <br />
       Eric Bardot</b>       <br />
       L'HTSMA est une modélisation intégrant les apports de l'hypnose, des thérapies brèves et       <br />
       du protocole de Francine Shapiro.       <br />
       Cet atelier aménera les participants à expérimenter l'intérêt de la construction de l'alliance et       <br />
       de la relation patient -hérapeute afin de mobiliser leurs ressources ainsi que la notion de la       <br />
       “place sure”.       <br />
       L’atelier (6heures) aura un aspect pratique avec démonstration et exercices.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Intuition et hypnose. Dr Patrick Bellet</b>       <br />
       Au delà des techniques de base, cet atelier développera la notion d’intuition à partir de       <br />
       moyens de communication tels que l’écriture automatique, les analogies aléatoires, le       <br />
       “surnommage” réciproque et interactif, le “pacing respiratoire”. Etonnement et découverte       <br />
       de formes métaphoriques intuitives.       <br />
       Atelier d’inventivité mutuelle pour développer des représentations symboliques et       <br />
       pratiques. Atelier de 3 heures.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Le diagnostic hypnotique. Dr Patrick Bellet</b>       <br />
       Cet atelier a pour but de développer une observation analogique du patient etune mise en       <br />
       place de moyens hypnotiques pour démarrer une séance d’hypnose ou une thérapie.       <br />
       Transposer et recadrer la symptomatologie en éléments dynamiques et malléables. Les cas       <br />
       cliniques des participants seront les bienvenus. Atelier de 3heures.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Hypnose et conduites addictives. Dr Jean-Claude Espinosa</b>       <br />
       Cet atelier abordera les différentes conduites addictives avec leur caractère compulsif.       <br />
       On verra les outils permettant de traiter ces conduites ; metaphores, contrôle des émotions,       <br />
       double lien ainsi que des suggestions directes très souvent indiquées dans le traitement       <br />
       de ces conduites. Atelier de 3 heures.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Hypnose et Sport. Dr Jean-Claude Espinosa</b>       <br />
       En dehors de la gestion du stress, du contrôle du schema corporel très souvent ignoré       <br />
       chez les sportifs , nous aborderons également la prévention des accidents dont les       <br />
       conséquences peuvent avoir un retentissement important dans la vie de ces sportifs. Atelier       <br />
       de 3 heures.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       La peur ou comment échapper aux plantes carnivores. Joëlle Mignot</b>       <br />
       La peur, sentiment ou émotion jalonne le récit de vie de nos patients et accompagne leur       <br />
       symptôme. Nous aborderons à la fois ses origines, ses effets ainsi que ses différents       <br />
       visages : anxiété, angoisse, effroi...       <br />
       Attention les plantes carnivores débarquent mais l'hypnose est là... Atelier de 3 heures       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>       <br />
       Les peurs et la sexualité. Joëlle Mignot</b>       <br />
       Dans la suite du premier atelier, nous aborderons plus spécifiquement les causes, les       <br />
       conséquences et le sens de la peur sur la sexualité à travers des exemples cliniques :       <br />
       pas-nique et troubles de l'érection, et-froid et vaginisme, qui-vive et anorgasmie... Atelier de       <br />
       3 heures       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       La thérapie avec les couples. Teresa Robles</b>       <br />
       Travail sur la relation et/ou sur les individus. Atelier de 6 heures.       <br />
       Dans cet atelier, je présenterai une proposition de travail qui utilise des       <br />
       thèmes universels et des règles pour la thérapie qui cassent les       <br />
       schémas rigides. Cette proposition peut être très utile chez les couples et       <br />
       familles qui ne veulent pas assister à une thérapie et en général chez les       <br />
       familles dites "résistantes".       <br />
       Apres une brève exposition théorique, les participants auront la possibilité       <br />
       d'observer et pratiquer plusieurs techniques.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       L’hypnose, un moyen d’aborder les problèmes par le biais des états de       <br />
       conscience. Dr J. Philip Zindel</b>       <br />
       L’état de conscience momentané est dépendant des conditions extérieures et intérieures       <br />
       d’une personne. Sa fonction réside à adapter le vécu intérieur aux exigences du monde       <br />
       extérieur, et il se trouve donc en changement constant. Il se compose de nombreuses       <br />
       dimensions telles que la vigilance, l’attention, la du temps, de l’espace, le degré       <br />
       d’introversion ou d’extraversion etc. Il peut, pour diverses raison, être dysfonctionnel, c’està-       <br />
       dire s’adapter non pas au monde extérieur mais à des vécus passés, comme dans les       <br />
       transes traumatiques. La thérapie par l’hypnose peut donc se concevoir comme un travail       <br />
       ciblé sur l’analyse des états de conscience ainsi qu’une recherche sur les possibilités       <br />
       d’agir directement dessus. Atelier de 3 heures.       <br />
              <br />
       <b>Para-dogs : quand il vaut mieux s’adresser au chien qu’à son maître.       <br />
       Dr J. Philip Zindel</b>       <br />
       Il existe une métaphore qui peut nous faire mieux comprendre pourquoi dans certains cas,       <br />
       s’adresser au conscient, même avec les meilleures intentions du monde, ne fait qu’éveiller       <br />
       des résistances, alors que de communiquer directement avec l’inconscient sera non       <br />
       seulement bien plus aisé et plus efficace, mais, en surplus, réjouira le conscient. Ceci est       <br />
       autant vrai pour la situation thérapeutique qu’en supervision.       <br />
       Dans cet atelier, nous réfléchirons comment établir cette communication et nous ferons       <br />
       quelques exercices pratiques tels que la transe modèle, l’histoire mensongère, la       <br />
       supervision en transe-miroir etc., qui nous permettront de faire l’expérience de ce niveau de       <br />
       communication. Atelier de 3 heures.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Faire rire, c’est sérieux. L’enfant malade. Hami Hattab.</b>       <br />
       Jouer pour les enfants hospitalisés ne s'improvise pas ! Les clowns du Rire Médecin sont       <br />
       des professionnels du spectacle qui bénéficient d’une formation régulière, à la fois artistique       <br />
       et médicale, pour intervenir en milieu hospitalier. Les comédiens travaillent en étroite       <br />
       collaboration avec le corps médical. Chaque matin, au cours de « transmissions »       <br />
       réunissant l’ensemble de l’équipe soignante, les clowns sont informés de la situation       <br />
       médicale et psychologique de chacun des enfants hospitalisés. Cela permet de préparer       <br />
       leur intervention pleine de tendresse, de poésie et de rire, dans le respect de la       <br />
       personnalité et de l’intimité de chaque enfant.       <br />
       Les clowns deviennent de vrais remèdes contre la morosité et les chagrins. Leurs       <br />
       interventions auprès des enfants, des parents et des soignants sont de véritables bouffées       <br />
       d’oxygène. Ils font aujourd’hui partie intégrante des hôpitaux, leur présence contribue au       <br />
       projet de soins et aide très souvent l’enfant à se battre contre sa maladie, en lui révélant       <br />
       que l’humour, le rêve et la fantaisie peuvent faire partie de sa vie. Atelier de 6 heures       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Formations-IMHE-Avignon_ac4068.html">       <br />
       Pour consulter notre agenda cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Programme-7eme-Universite-d-ete-25-au-28-juin-2009-L-inventivite-therapeutique-Hypnose-Ericksonienne-et-Therapies-Breves_a164.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La jeune fille anorexique: de la chrysalide au papillon. Anorexie. Formation Hypnose et Congrès 2007. Hypnose et Anorexie, hypnose ericksonienne et anorexie</title>
   <updated>2008-12-12T15:40:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/La-jeune-fille-anorexique-de-la-chrysalide-au-papillon-Anorexie-Formation-Hypnose-et-Congres-2007-Hypnose-et-Anorexie,_a122.html</id>
   <category term="Congrès 2007 Hypnose &amp; Thérapies Brèves " />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/imagette-1131316-1451021.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-12-20T15:33:00+01:00</published>
   <author><name>Dr BRUNO DUBOS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr BRUNO DUBOS - Psychiatre   RENNES
Formation Hypnose
Formation Hypnose Ericksonienne
Anorexie et Hypnose , troubles alimentaires et hypnose     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/1131316-1451021.jpg" alt="La jeune fille anorexique: de la chrysalide au papillon. Anorexie. Formation Hypnose et Congrès 2007. Hypnose et Anorexie, hypnose ericksonienne et anorexie" title="La jeune fille anorexique: de la chrysalide au papillon. Anorexie. Formation Hypnose et Congrès 2007. Hypnose et Anorexie, hypnose ericksonienne et anorexie" />
     </div>
     <div>
      Le travail avec les patientes anorexique reste pour les thérapeutes difficile et souvent décourageant devant les résistances des patientes, les rechutes nombreuses, voir les échecs.       <br />
       Les réflexions qui vont suivre sont les fruits d’une dizaine d’années de recherche  en prenant en compte les réussites et les  échecs lors du travail avec l’hypnose.       <br />
       Si très vite nous avons pressenti la grande utilité de l’hypnose au coté des autres formes de thérapies proposées pour ces patientes, la place de la vidéo dans notre pratique quotidienne nous fut d’une grande aide.       <br />
              <br />
       <span class="u">OBSERVER  LA JEUNE ANOREXIQUE</span>        <br />
              <br />
       Le thérapeute est confronté dans la relation avec ces jeunes filles et leurs familles à des processus que nous connaissons bien lorsque nous travaillons avec l’hypnose :       <br />
              <br />
                                           La focalisation de l’attention.       <br />
                                           La confusion.       <br />
              <br />
       La gravité de la situation, le caractère d’urgence, la pression familiale ou médicale, l’aspect parfois inquiétant ou très déstabilisant de ces patientes focalise notre attention, réduisant notre capacité à prendre en compte le problème de façon globale et simple, la ou peut se développer notre créativité thérapeutique.       <br />
              <br />
       Nous avons appris à écouter.       <br />
       Nous avons été, dans notre formation à la psychologie, entraînés à cela.       <br />
       Nous avons appris pendant toutes ces années de travail avec nos patientes, que l’écoute attentive des jeunes filles anorexiques et de leurs familles nous entraîne inexorablement dans leur complexité et dans leur propre confusion.       <br />
       Elles construisent, à travers leur «  orientation à la réalité », une définition de leur histoire, les causes de leur problème, font beaucoup cas de leurs «  états d’âmes », de leurs idées noires ou suicidaires parfois, des conflits avec leurs parents, de leur obsession de la maigreur etc.       <br />
              <br />
       Cela, repris par les médias et la littérature, semble avoir permis la suggestion pour nous, thérapeutes, que l’anorexie est un problème complexe, chronique, et selon un principe fondamental en psychologie, que chaque cas est particulier et unique.       <br />
       « Cette thérapie va être difficile et ardus, elle va durer longtemps, nous ne sommes pas au bout de nos peines etc. ».       <br />
              <br />
              <br />
       L’étude des bandes vidéo a mis en évidence que nous perdons trop souvent de vue un des fondamentaux du travail avec l’hypnose :       <br />
              <br />
       <span class="u">L’OBSERVATION.</span>       <br />
       Avant même d’écouter la patiente et sa famille, il convient avant tout d’observer en devenant momentanément « sourd »….. Et ce, dés la prise de contact dans la salle d’attente.       <br />
              <br />
       L’aspect général de la jeune anorexique.       <br />
              <br />
       Toutes ces patientes ne nous donnent pas la même impression au moment du premier contact visuel.       <br />
       D’une façon schématique, certaines d’entre elles sont très en retrait, fermées au contact, d’autres au contraire sont souriantes et plutôt avenantes.       <br />
              <br />
       Elles peuvent être habillées avec des vêtements simples très près du corps, sans recherche vestimentaire, sans maquillage. D’autres ont déjà tous les attributs de la féminité ou sont habillées avec des vêtements larges qui cachent leurs formes, ce que nous appelons : «  Les tenues de camouflage ».       <br />
              <br />
       Il convient d’être attentif à leur physionomie :       <br />
       Certaines jeunes filles n’ont aucunes formes, pas de hanches, pas de poitrine, pas de fesses.       <br />
       D’autres, au contraire, même si elles sont trop maigres, gardent d’une façon étonnante et presque sélective, des formes très féminines, la silhouette est bien marquée, les seins sont bien présents et le visage semble épargné par l’amaigrissement.       <br />
       Ces attributs féminins se retrouvent dans leur démarche.       <br />
              <br />
       Certaines anorexiques en revanche sont « raides » avec le bassin bloqué leur donnant une démarche très particulière « à petit pas », alors que d’autres à l’inverse, ont gardé une très bonne mobilité des hanches leur donnant une démarche féminine.        <br />
              <br />
       Le contact avec le thérapeute.       <br />
              <br />
       Nous attachons beaucoup d’importance à cette notion car elle détermine en partie l’approche relationnelle pour le travail avec l’hypnose.       <br />
              <br />
       Certaines anorexiques restent très à distance. Le contact physique (tendre la main pour dire bonjour par exemple) est très difficile voir impossible. Leur distance relationnelle est très grande.       <br />
              <br />
       D’autres, à l’inverse, sont en grande proximité, elles se laissent facilement approcher et peuvent même parfois être d’emblée dans une relation de séduction.       <br />
              <br />
       Observer les dissociations       <br />
              <br />
       Toutes ces jeunes filles, quelque soit l’étape du processus anorexique, sont dans un état de dissociation qui s’inscrit à plusieurs niveaux :       <br />
              <br />
       _ Le plus évident est la dissociation entre l’esprit d’un coté qui reste vif et le corps qui reste absent des préoccupations ou qui est au contraire rejeté car trop gros.       <br />
       Il existe classiquement un surinvestissement des fonctions intellectuelles sauf dans les cas de dénutrition majeure.       <br />
       Nous avons déjà signalé combien ces jeunes filles, dans la relation thérapeutique, insistent sur leurs « états d’âme », sur leurs préoccupations « intellectualisées » autour de leur poids, de la relation aux parents etc.       <br />
              <br />
       _ Il existe d’autres niveaux de dissociation qu’il convient d’observer attentivement car ils pèsent sur les stratégies thérapeutiques.       <br />
       D’une façon ordinaire, nous pouvons considérer que les sensations corporelles (surface de la peau, sensation interne de chaleur ou de froid) sont comme « accrochées » à des réponses émotionnelles accompagnées d’un vécu agréable ou désagréable.       <br />
              <br />
       Chez ces jeunes filles, il est remarquable de constater, pour peu que nous prenions le temps de l’explorer, qu’il existe des zones de la surface du corps qui, soit ne déclenchent aucun ressenti, comme si ces endroits étaient « anesthésiés », soit provoque un ressenti très nettement agréable ou franchement désagréable.       <br />
              <br />
       Il est fréquent, dés que le lien thérapeutique est installé, de demander à ces jeunes filles de « tester » leurs sensations avec de l’eau chaude lors de la douche et d’établir une carte détaillée de la surface de leur corps en relevant les zones neutres, agréables ou désagréables.       <br />
       Au delà de l’intérêt immédiatement thérapeutique d’aider ces patientes à ce recentrer sur leur corps, ces cartographies se sont avérée être toutes semblables qui correspond à la physionomie de ces jeunes filles :       <br />
       Les anorexiques sans aucune féminité sont le plus souvent anesthésiées sur une grande partie de leur corps avec parfois quelques sensations désagréables sur les zones sexuelles (seins, hanches, pubis, intérieurs des cuisses).       <br />
       Les jeunes filles anorexiques à la féminité plus affirmée sont beaucoup plus rarement anesthésiées. Il existe des sensations très agréables sur toutes les zones non connotées sexuellement, ces dernières donnant des sensations franchement désagréables.        <br />
              <br />
                <br />
       _ Dissociation et age clandestin.       <br />
              <br />
       Avant même d’écouter parler nos patientes, l’observation lors du premier contact met en évidence un autre niveau de dissociation :       <br />
       Si dans leur vie quotidienne, toutes ces jeunes filles revendiquent leur statut d’adulte, nous observons bien autre chose : Des adolescentes voir des toutes petites filles, dans leur gestuelle, leurs attitudes, ou bien nous pouvons avoir l’impression d’être en relation avec des femmes très âgées.       <br />
              <br />
       La prise en compte d’un age émotionnel différent de l’age officiel est fondamental pour le travail avec l’hypnose, et donne un éclairage sur le processus dans lequel ces jeunes filles sont installées.       <br />
              <br />
              <br />
       Observer la jeune fille anorexique dans les interactions familiales       <br />
              <br />
       Nous ne pouvons ici détailler l’ensemble des interactions que nous avons pu observer par l’étude des bandes vidéo. Elles sont développées dans l’ouvrage « GUERIR DES TROUBLES DES CONDUITES ALIMENTAIRES ».       <br />
       D’une façon schématique, il ressort une relative stéréotypie des interrelations, bien au delà des particularités propres à chaque famille et à chaque histoire et les jeunes anorexiques sans féminité sont dans des enjeux très différents des jeunes filles à la féminité affirmée.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="u">LES PETITS ANGES ET LES SAINTES</span>       <br />
              <br />
       Lorsque nous travaillons avec l’hypnose, nous apprenons à écouter nos sensations, nos impressions, nous utilisons nos propres métaphores des problèmes de nos patients, nous posons des hypothèses sur les processus en jeu afin d’élaborer une stratégie thérapeutique.       <br />
              <br />
       Au delà de tout ce que les jeunes filles peuvent nous dire sur les « cause » de leur état, au delà de ce qui peut être relayer par les médias, l’anorexie semble pouvoir être définie comme une impossibilité pour ces jeunes filles d’accéder à un statut de jeune femme :       <br />
       Etre autonome des parents, être dans la possibilité de faire des rencontres amicales et amoureuses, d’avoir une sexualité épanouie (et non purement « instrumentale », sans aucun ressenti agréable) etc.…       <br />
              <br />
       Nous considérons que cela est le seul critère de succès de la thérapie avec ces jeunes filles.       <br />
       Cependant, l’accession à ce statut de jeune femme ne peut se faire que par plusieurs étapes qu’il convient de respecter, car cela nécessite l’acquisition d’un certains nombres de compétences que ces jeunes filles n’ont pas forcément au début de la thérapie.       <br />
       Le non respect de ces étapes risque de réduire à néant tout progrès.       <br />
       Il ne suffit pas de prendre un appartement pour être autonome (certaines jeunes anorexiques habitent hors du domicile parental mes viennent tout le temps chez les parents).       <br />
       Il ne suffit pas d’avoir un ami, voir de coucher avec lui pour être une femme. Certaines anorexiques ont officiellement une vie sexuelle, mais elle peut être vécue de façon très négative.       <br />
              <br />
       Si toutes nos jeunes patientes anorexiques sont dans l’impossibilité d’accéder de façon satisfaisante à leur statut de femme, les deux profils que nous avions déjà vu émerger prennent ici toute leur importance.       <br />
       La relative stéréotypie des situations auxquelles nous avons été confrontés nous ont inspirés deux définitions métaphoriques de l’anorexie chez les jeunes filles : LES PETITS ANGES ET LES SAINTES.       <br />
              <br />
       Toutes les deux sont de façon systématique « impliquées » dans des enjeux relationnels du couple parental. Nous faisons l’hypothèse que l’une et l’autre et ce, dés leur enfance viennent « stabiliser » (homéostasie) un désaccord parental. Le maintient de cette de cette homéostasie est presque parfait jusqu'à l’adolescence ou de fait, avec les revendication d’autonomie, prémices au départ futur de la jeune fille, apparaît un déséquilibre relationnel avec un risque pour le couple parental de se retrouver à devoir gérer par lui-même ses conflits. Les « petits anges » et « les saintes se retrouvent dans une situation de double lien très puissant qui pourrait se résumer de la façon suivante : « Je grandit et j’abandonne mes parents à leur sort (trahison) ou je reste dans mon rôle auprès d’eux au prix d’un arrêt du processus de l’adolescence (loyauté).       <br />
              <br />
       Bien évidemment, cette hypothèse ne représente qu’un aspect du problème mais elle semble avec le recul trouver une certaine pertinence au vu de l’issue des stratégies que nous avons pu mettre en place avec ces jeunes filles.       <br />
              <br />
       <b>Les petits anges</b>       <br />
              <br />
       Ces jeunes filles donnent à voir une maigreur souvent affichée sans aucune féminité, leur donnant un aspect « pré pubère ».       <br />
       Leur démarche est caractéristique, à petits pas, le bassin est figé, rigide et la gestuelle est pauvre.       <br />
       Elles sont en retrait dans la relation au thérapeute voir parfois mutiques.       <br />
       Elles sont quasiment anesthésiées, elles ont peu de ressentis physiques.       <br />
              <br />
       Si dans le détail, leurs histoires sont apparemment différentes, toutes sans exception ont très tôt étés « le petit rayon de soleil de la maison » ; petites filles sages, bonnes élèves (ce qu’elles sont souvent au moment de la première consultation). Elles sont très impliquées dans la mésentente du couple parental (qui est systématiquement présente à l’observation du couple parental même si leur discourt peut être tout autre). En alliance très forte avec leur mère, le père est présenté soit comme quelqu’un de très passif, sans personnalité, ou au contraire très autoritaire voir décrit comme un tyran domestique. (Si le petit ange peut donner à voir un conflit fort avec sa mère, pour peu que l’on s’autorise à se détacher du discours officiel, l’alliance mère/fille reste très forte.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Les saintes</b>       <br />
              <br />
       Les jeunes filles présentent un amaigrissement qui peut être important mais « sélectif ». La silhouette reste résolument féminine ainsi que la gestuelle.       <br />
       Elles sont plutôt confortables dans la relation au thérapeute, la proximité est possible sans retrait ni crainte.       <br />
       Elles sont vêtues avec une recherche esthétique évidente, (contrairement aux « petits anges »), mais il est aussi courant de les voir porter des tenues de camouflages que nous avons déjà évoquées.       <br />
       Elles ne sont pas anesthésiées, l’essentiel des ressentis désagréables se concentre sur les attributs de la sexualité avec un vécu de «  saleté à l’intérieur ».       <br />
              <br />
       Il est frappant de constater à quel point, la encore, les processus à l’œuvre sont stéréotypés :       <br />
       Les jeunes saintes sont officiellement parfaites en tout, sages et bonnes élèves du moins jusqu’à l’adolescence.       <br />
       Le couple parental et la famille donnent à voir le même souci de la perfection. Il existe une mésentente dans le couple parental mais elle est activement dissimulée aux regards extérieurs, et si elle est visible, elle est systématiquement attribuée aux difficultés de la jeune « sainte ».       <br />
       Celle-ci est toujours impliquée dans le conflit parental mais d’une façon très différente des « petits anges » : Il existe une alliance très forte, une connivence qui ne nous échappe pas à l’observation de la jeune fille et de ses parents, avec le père, alliance dont la mère est totalement exclue.       <br />
              <br />
       Les « saintes » rentrent dans le processus de l’anorexie après l’émergence de la puberté et elles sembles bloquer cette évolution naturelle après en avoir expérimenté certains aspects ( sortie avec des amies, flirts,sexualité) nous retrouvons alors des signes de menace sur l’homéostasie du couple parental.       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="u">LES STRATEGIES THERAPEUTIQUES : DE LA CHRYSALIDE AU PAPILLON</span>       <br />
              <br />
              <br />
       Il est impossible de décrire en détail toutes les stratégies thérapeutiques qui peuvent être mises en œuvre. Elles sont développées dans le livre « GUERIR DES TROUBLES DES CONDUITES ALIMENTAIRES ». Nous nous contenterons d’en décrire les grands principes.       <br />
              <br />
       Notre expérience des processus de l’anorexie nous a appris qu’il convient de regarder les objectifs de thérapie de façon globale en se « décentrant » du symptôme ; hormis dans les cas de dénutrition grave ou le pronostic vital peut être en jeu.       <br />
       La reprise de poids, même si elle est pointée comme le premier objectif pour les parents plus que par les jeunes filles, ne peut être considéré comme une finalité de thérapie.       <br />
       Nous considérons que le succès thérapeutique consiste à aider ces jeunes filles à sortir de leur statut de «  petit ange » ou de « sainte » pour accéder à un vécu de jeune femme, et ce, de façon durable.       <br />
       La stabilisation de l’amaigrissement, la reprise de poids, le départ (plus ou moins réussi) de chez les parents sans réelle autonomisation ne sont que des changements de type I.       <br />
       L’accession au statut de jeune femme autonome s’accompagne toujours de profonds remaniements pour la jeune fille, pour le couple parental et la fratrie si elle existe. A ce titre la prise en compte de la dimention familiale dans la thérapie est utile.       <br />
              <br />
       Cependant, si nous nous concentrons dans un premier temps sur la thérapie individuelle avec ces jeunes filles, notre compétence à observer nous permet de nous fixer des objectifs simples pour éviter de rentrer dans la confusion :       <br />
       Accéder à la maturité sexuelle et relationnelle nécessite l’acquisition de compétences psychologiques et physiologiques. L’hypnose se révèle être à ce titre, un outil remarquablement pertinent, pour peu que le thérapeute respecte un certain nombre d’étapes fondamentales qui permettent à une petite fille ou à une adolescente de devenir une femme. Les « petits anges » sont moins compétentes que les « saintes » en matière de féminité ; se désengager des enjeux du couple parental ne peut être travaillé d’emblée sous peine d’échec : combien de fois des thérapeutes ont d’emblée et de façon directe proposé à leur patiente de « couper le cordon avec une mère trop envahissante pour que les choses aillent mieux ?       <br />
              <br />
              <br />
       La première étape du travail semble se situer au niveau du corps, dans une stratégie de réassociation. Il faut être persévérant et ne pas hésiter à proposer les mêmes interventions d’une séance à l’autre (le vécu y est de toute façon toujours différent pour la patiente).       <br />
       La réassociation entraîne toujours une levée progressive des anesthésies, il n’est pas rare d’observer un retour des règles sans que le problème de l’aménorrhée n’ait jamais été abordé !       <br />
       Ce travail de réassociation doit nécessairement s’accompagner, pour les saintes d’un apprentissage du «  nettoyage de sont intérieur » (vécu de saleté).       <br />
              <br />
       Ce n’est que dans un deuxième temps que sera abordé, souvent de façon indirecte, le renouveau hormonal avec les modifications physiques et psychiques qu’il induit. Ce travail est bien évidement plus ardu pour les « petits anges » qui entrent dans la nouveauté que pour les « saintes » qui ont déjà partiellement expérimenter cet état. A ce stade, l’homéostasie du couple parental est mise à mal de façon inéluctable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <body>       <br />
       <div align="center">       <br />
         <p>&nbsp;</p>       <br />
         <p align="center"><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"><img src="http://www.medecines-douces.com/images/4revues.jpg" alt="hypnose" border="0" /></a><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"> Pour lire la suite et vous abonner &agrave; la revue HYPNOSE &amp; Th&eacute;rapies Br&egrave;ves cliquez ici</a> </p>       <br />
       </div>       <br />
       </body>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/La-jeune-fille-anorexique-de-la-chrysalide-au-papillon-Anorexie-Formation-Hypnose-et-Congres-2007-Hypnose-et-Anorexie,_a122.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La créativité du patient face à l’immobilité du thérapeute. Formation Hypnose et Congrès 2007</title>
   <updated>2008-12-12T15:53:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/La-creativite-du-patient-face-a-l-immobilite-du-therapeute-Formation-Hypnose-et-Congres-2007_a121.html</id>
   <category term="Congrès 2007 Hypnose &amp; Thérapies Brèves " />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/imagette-1131312-1451016.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-12-19T15:30:00+01:00</published>
   <author><name>CFHTB</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Formation en hypnose
Formation en hypnose ericksonienne     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/1131312-1451016.jpg" alt="La créativité du patient face à l’immobilité du thérapeute. Formation Hypnose et Congrès 2007" title="La créativité du patient face à l’immobilité du thérapeute. Formation Hypnose et Congrès 2007" />
     </div>
     <div>
      Les Thérapies Brèves et l’hypnothérapie sont intimement mêlées : le nom même de notre Confédération y fait allusion.        <br />
              <br />
       En thérapie, il ya deux parties en présence : le patient et le thérapeute. Que se passe-t-il quand l’un ou l’autre ou les deux sont actifs c-à-d se mettent en mouvement? Le sujet est moins simple qu’il n’y paraît….       <br />
              <br />
       Reprenons brièvement quelques caractéristiques de nos thérapies.       <br />
              <br />
       1.   <span class="u">L’ACTIVITE DU THERAPEUTE</span>       <br />
              <br />
       Dans le courant des Thérapies brèves (la résolution de problèmes du BTC de Palo Alto, Erickson et ses thérapies stratégiques, les solutionnistes derrière Steve de Shazer…), loin de la neutralité bienveillante prônée par d’autres, l’influence a été très tôt affirmée et justifiée.        <br />
       L’Ecole de Palo Alto annonce comme axiomes de la communication :       <br />
       -	 on ne peut pas ne pas communiquer       <br />
       -	 toute communication exerce une influence à double courant.        <br />
              <br />
       Classiquement aussi, l’histoire de l’hypnose fut mêlée à celle de la suggestion.       <br />
       Nous gardons la bienveillance mais quittons la « neutralité » ! Le thérapeute peut donc être actif, mais il y a pour lui différentes façons de le faire, à des moments différents et avec des résultats différents sur l’activité plus ou moins créatrice du patient.        <br />
              <br />
              <br />
       2.   <span class="u">ETRE THERAPEUTE, C’EST ETRE UNE OCCASION DE CHANGEMENT</span>       <br />
       C’est ainsi qu’Erickson le définissait…       <br />
       Remarquons qu’une deuxième condition est nécessaire au changement, c’est que le patient saisisse cette occasion de changement.       <br />
       Mais le thérapeute, quelque soit l’école de thérapie à laquelle il se réfère, peut être une occasion de non-changement et finalement faire partie du problème plutôt que de la solution. Son travail a beau être actif, créatif…il peut  ne pas offrir d’occasion de changer. A Palo Alto on dira qu’il fait « plus de la même chose ». Steve de Shazer parlera «d’une différence qui ne fait pas de différence ».       <br />
              <br />
       Toute la progression qu’un thérapeute peut espérer de son expérience en thérapie tiendrait elle à cela : devenir de plus en plus souvent une occasion de changement durable ?       <br />
              <br />
       3.   <span class="u">LES THERAPIES BREVES SE VEULENT « TERMINABLES »</span>       <br />
       Certaines insisteront plus que d’autres sur la définition très précoce d’un objectif : « A quoi verrez vous que nous pourrons mettre fin à notre travail ? » Cette question définit d’emblée les critères de l’objectif atteint. La Question du Miracle fait la même chose chez les solutionnistes.       <br />
              <br />
       D’autres, tout aussi déterminés à une rencontre « terminable », se garderont cependant bien d’en préciser à l’avance les critères de fin…        <br />
       François Roustang dira même « Il n’y a pas de relation thérapeutique en ce sens que, dès son commencement, elle est marquée par le signe de sa disparition. »       <br />
              <br />
              <br />
       4.   <span class="u">AVEC QUI TRAVAILLONS NOUS ?</span>       <br />
       La systémique brève a clairement opté de travailler avec « Celui qui se plaint » et non avec « Celui dont on se plaint ».        <br />
              <br />
       D’autres voient les choses sous un autre angle. Parfois les deux parties se sentiront concernées et réaliseront un travail plus ou moins contractuel entre elles.       <br />
              <br />
              <br />
       5.   <span class="u">QU’ALLONS NOUS FAIRE DE CETTE THERAPIE ?</span>       <br />
       Nous partirons de la souffrance, de la plainte exprimée.        <br />
              <br />
       Parfois il n’y a pas de plainte exprimée. Dans son dernier livre « Traiter les cas difficiles », Dick FISCH dira « Pas de plainte, pas de thérapie ».       <br />
       D’autres tenteront avec le « Touriste » (comme nous l’appellerons plus loin), de profiter de sa présence dans notre cabinet pour lui tendre des perches…qui l’amèneront peut-être à exprimer une souffrance voire à prendre la décision de changer.       <br />
              <br />
       Mais, même quand il y a souffrance exprimée, le patient veut il réellement ce qu’il demande ? L’histoire nous le dira peut-être …        <br />
              <br />
       Un certain nombre de patients expriment une souffrance sans pour autant être actifs à la résolution de leur problème : ils s’en plaignent d’abondance mais n’imaginent pas que le changement puisse venir d’eux. Ils sont « victimes » et, comme le disait Yvonne DOLAN « Etre victime, c’est un choix de carrière »       <br />
       Roustang écrit (p 52) :        <br />
       « Les humains tiennent d’ailleurs plus à leurs souffrances qu’à leur bonheur et ils sont capables des plus subtiles inventions pour les entretenir. Pourquoi le thérapeute devrait-il vouloir des succès auxquels ses patients ne tiennent guère ?       <br />
              <br />
       Face à cette souffrance apportée, mise sur la table, plusieurs positions sont envisageables pour le thérapeute. Va-t-il tenter une « relation d’aide » ? Ou pourrait-il « ne rien faire » ?       <br />
       La première hypothèse est assez répandue au point qu’elle pourrait faire passer la seconde pour inhumaine, inimaginable : on ne va quand même pas rester les bras croisés face à quelqu’un qui souffre… ! Cela paraît être le plus élémentaire bon sens…       <br />
              <br />
       S’engouffrer dans la plainte du patient, dans cette porte ouverte, nous l’avons tous fait, avec plus ou moins de bonheur…        <br />
       Parfois, accidentellement ou délibérément, nous avons fait peu, ou moins, ou « rien ». Avec plus ou moins de bonheur…       <br />
              <br />
       IMAGINONS, TRES CLASSIQUEMENT, LA PREMIERE HYPOTHESE :       <br />
        NOUS UTILISONS NOTRE « BOÎTE A OUTILS » DE THERAPEUTE…       <br />
              <br />
       Selon que l’on aborde la situation en termes de « résolution de problème » ou en termes d’ « orientation vers les solutions » - et il y a 1000 autres façons de l’aborder, notre thérapie s’orientera différemment.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Par exemple, Nicholas Cummings, qui dirigea pendant deux ans le M.R.I de Palo Alto, a formulé ce célèbre paradoxe « Je ne vous abandonnerai jamais…si vous faites tout pour me rendre inutile aussi vite que possible », que l’on peut renverser en « Je vous abandonnerai sûrement si vous ne faites pas tout pour me rendre inutile aussi vite que possible ». Ce propos doit d’emblée être nuancé du fait qu’il est des moments de souffrance telle que le patient est une plaie vivante : ’un pansement est nécessaire, le changement n’est pas encore possible.       <br />
              <br />
       Mais la phrase de Cummings sonne  comme une exigence du thérapeute pour une activité maximale du patient pour arriver à son objectif. Et qui plus est, elle est linéaire plutôt que circulaire : c’est le patient qui est LA cause du non-changement. Et sous cet angle au moins, elle est largement contestable…       <br />
              <br />
        Par contre, quand il poursuit en disant « Il y a deux thérapeutes ici et le principal c’est vous ! », je le rejoins davantage.       <br />
              <br />
       Personnellement, je crois important de distinguer très tôt, dès la première séance si possible, si le patient est « Touriste », « Plaignant » ou « Client ». C’était d’ailleurs le sujet de mon intervention lors de notre dernier Forum à St Malo.       <br />
       Un « Touriste » est là, devant nous, est là parce qu’on lui a dit de venir (un juge, un parent, une autorité quelconque) mais il dit ne pas avoir de problème.       <br />
              <br />
       Un « Plaignant » se plaint mais attribue son problème à l’extérieur : il est « victime » d’un autre (conjoint, enfant, collègue… ou les événements de vie, la société, etc) : pourquoi changerait il, lui, alors que c’est « l’autre », l’extérieur qui doit changer.       <br />
              <br />
       Un « Client » - c’est ainsi qu’on le nommera à Palo Alto – se plaint lui aussi.        <br />
       Il pense qu’une partie au moins de son problème dépend de lui. Il est prêt à être acteur de son changement sur ce point.        <br />
              <br />
       John Weakland disait : « Si tous nos patients étaient des « Clients », nous finirions nos semaines le mercredi midi. Et s’ils connaissaient leur « problème », nous la finirions le lundi midi ! »       <br />
       	       <br />
       La question de François Roustang était donc : « Pourquoi les thérapeutes devraient-ils vouloir des succès auxquels ses patients ne tiennent guère ? »       <br />
       Une réponse possible serait de tabler sur un désir implicite du patient, en lien avec son ambivalence.         <br />
       (cfr Milton Erickson)       <br />
       	       <br />
       	SI nous souhaitons amener ce plaignant à se positionner en « Client »  alors que cela ne semble pas être sa demande explicite,  une position possible pour le thérapeute pourrait être, par exemple, de :       <br />
       	1.   Lui attribuer la propriété de son problème : c'est votre problème. Ce sera votre solution, vos bénéfices (même dans l'aide contrainte).  .       <br />
       	       <br />
       	2.   Exiger la réciprocité, le partenariat : "Je ne vous abandonnerai jamais si.... vous faites tout pour me rendre inutile aussi vite que possible. Ceci veut dire que je tomberai "en panne" si vous ne faites pas tout pour me rendre inutile aussi vite que possible !       <br />
       	       <br />
       	3.   Lui donner la première place : "Vous êtes le moteur de votre changement.       <br />
       	Le tandem en est une métaphore: "Vous devant, moi derrière". C’est vous qui donner la direction, moi je regarde si vous pédalez. Peut-être pédalerai-je avec vous, à vous de me convaincre       <br />
       	Et d’autres types de réponses pourraient être crées ou pratiquées dans un style actif, tentant de « convaincre » le patient, de façon directe ou indirecte,de réduire sa souffrance.       <br />
              <br />
       <span class="u">LES EXCEPTIONS ET LES RESSOURCES</span>       <br />
              <br />
       <b>Les exceptions :</b>       <br />
       La grille d’intervention en 5 points du M.R.I de Palo Alto relevait déjà l’existence d’exceptions c-à-d de circonstances dans lesquelles le patient avait déjà trouvé des solutions efficaces. S’il les avait pratiquées plus longtemps, peut-être ne serait il plus dans la souffrance de son problème. Pour des raisons diverses, il les a disqualifiées et ignorées.       <br />
              <br />
       Il y a aussi les solutions qui se sont révélées efficaces pour d’autres membres du système et qu’il a- ou non- utilisées pour lui.        <br />
              <br />
       <b>Les ressources :</b>       <br />
       Certains modèles utilisés en relation d’aide décrivent abondamment les manques du patient et toutes les bonnes raisons qu’il a d’aller mal. Orientés vers la recherche de « causes », ils accentuent une vision déterministe de la situation. Et nous connaissons la tendance à la réalisation automatique des prédictions… Ils ont peu ou pas de mots pour parler de ses ressources…alors que c’est sur celles-ci que le patient devra compter pour s’en sortir !       <br />
       Qu’il s’agisse de ses propres ressources ou de celles de son environnement.       <br />
              <br />
       Les ressources intérieures, Janet en parlait déjà dans sa métaphore dite « des pièces d’or ». Erickson considérait l’inconscient comme un grand     réservoir de ressources inexploitées, pas seulement un champ de manques, de traumas ou de refoulés.       <br />
       La métaphore dite du « Cheval d’Erickson », illustre la position du thérapeute dont nous parlons aujourd’hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les solutionnistes se contenteront même d’une description sommaire du problème, se focalisant essentiellement sur les exceptions et les ressources ! On pourrait dire qu’ils « laissent le patient se débrouiller » avec son objectif, ses exceptions (ce qui marche déjà) et ses ressources les plus variées.        <br />
              <br />
       Et ici, vous, moi, nous praticiens de la relation d’aide nous pouvons donner 1000 exemples de la créativité des patients, 1000 situations dans lesquelles tel ou tel patient nous a surpris par son inventivité créatrice. Avec ou sans hypnose, formelle ou pas, les patients nous étonnent !       <br />
              <br />
       L’arrivée dans notre boite à outil de l’E.M.D.R et plus récemment du HTSMA nous ont amené un autre protocole tout aussi hypnotique mais où la suggestion est réduite à son minimum. Dire au patient après une série de mouvements oculaires (ou d’autres mouvements alternatifs)  « Qu’est ce qui vous vient ? » ou « Qu’est ce que cela vous amène ? » ne suggère appremment que le fait qe quelquechose peut « lui venir » ou « survenir »…       <br />
       C’est bien peu spécifique comme suggestion !        <br />
              <br />
       Or nous recevons de ces patients des associations libres, des changements de scénarios, des recadrages, et autres solutions à leurs problèmes qui visiblement émanent d’eux et pas de nous. Ce travail hypnotique qui ne suggère pas de solution : il suggère explicitement que des solutions existent, mais que le thérapeute en ignore la teneur. Il suggère de façon plus ou moins explicite que ces solutions vont émerger du cheminement du patient, très largement inconsciemment, à notre surprise réciproque. Pour moi, nul désarroi dans cette absence de connaissance, plutôt une admiration devant « cette réponse qui était déjà dedans » (the answer within), cette force de la nature.       <br />
              <br />
       Ceci dit, dans les formes classiques de la relation d’aide, le thérapeute muni de sa boite à outils risque, dans certains cas, de tomber dans divers paradoxes de l’aide. J’en rencontre fréquemment au moins deux :       <br />
              <br />
       1.	  « Donne moi un poisson, tu m’aides pour un jour ; apprends moi à pêcher tu m’aides pour toujours ».        <br />
       -	Donner un poisson, c’est proposer une béquille qui ne fait que retarder le constat d’un non-changement et la nécessité d’un apprentissage; c’est installer une dépendance au long cours, un processus in-terminable.       <br />
       -	Etre l’occasion d’un apprentissage permet la pérennité du résultat : l’apprentissage est un acquis du patient et lui permet l’autonomie. Rendez moi inutile aussi vite que possible, disions nous…       <br />
       Mais cet apprentissage est une prise de risque : L’apprentissage de la marche, pour chacun d’entre nous, a été l’occasion de nombreuses chutes, de nombreux pleurs… et d’autant de nouveaux départs, obstinément, malgré la souffrance. L’autonomie, la liberté ne se reçoivent pas, elles se conquièrent, elles se paient.  La liberté dit BERGAÏEV n’est pas un droit mais un devoir. Devoir que de nombreux humains oublieront….       <br />
              <br />
       Ceci nous ramène à notre rôle de soignant, lequel vise à diminuer durablement une souffrance.  Mais aussi à notre condition humaine : l’humain qui ne viserait qu’à éviter la souffrance ne vivrait pas : la vie est projets, risques et pertes….       <br />
              <br />
              <br />
       2.    « Quand je le fais à sa place, je ne suis pas à la mienne et je l’empêche de prendre la sienne »       <br />
       Je pourrais remplacer le verbe « faire » par le verbe « vouloir » (ou souhaiter).       <br />
              <br />
       Certains patients sont dans ce paradoxe, tels ces parents qui « voudraient tellement » que leur ado comprenne enfin, désire enfin, soit enfin responsable, etc.       <br />
              <br />
       Mais nous, thérapeutes, pouvons aussi vivre ce paradoxe :       <br />
       Quelle que soit la sensibilité du thérapeute à la souffrance du patient, (avec ou sans compassion, commisération, apitoiement, pitié), quel que soit son fantasme de toute puissance et son désir de « sauver »,  c’est le patient qui vit sa vie et la choisit, vit sa souffrance et décidera - ou non - de changer. A nous thérapeute d’appliquer ici les phrases bien connues d’Epictète :        <br />
       « Il y a des choses qui dépendent de nous et des choses qui ne dépendent pas de nous : nos problèmes commencent quand nous voulons contrôler ce qui ne dépend pas de nous »       <br />
       Et de Marc Aurèle :       <br />
       « Donne moi la force d’accepter ce que je ne peux pas changer, le courage de changer ce qui peut l’être et la sagesse de distinguer l’un de l’autre »       <br />
              <br />
       Nous n’aurions donc rien à vouloir à sa place ni à faire à sa place ?       <br />
       Travaillons nous trop ? Faut il apprendre à travailler moins ?       <br />
              <br />
              <br />
       IMAGINONS UN THERAPEUTE SANS ATTENTE, QUI NE VEUILLE PAS (NE SOUHAITE PAS)  QUE LE PATIENT GUERISSE…..       <br />
        Pouvons nous imaginer un tel thérapeute qui n’aurait ni l’intention de guérir, ni celle de produire un changement favorable dans la vie du patient ?       <br />
              <br />
       Je cite Roustang (p45) :        <br />
       « Le thérapeute doit être indifférent au résultat et s’attendre tout aussi bien à un échec qu’à un succès de la cure. Sinon, il prendrait la place du patient et se livrerait à un forçage irrespectueux et inefficace.  Le patient doit toujours pouvoir renoncer à guérir de son mal-être si cela lui chante.       <br />
              <br />
       Il y a de nombreux humains qui se laissent mourir et d’autres qui se laissent vivre.  Ce qui nous passionne c’est d’amener quelques-uns avec la plus grande lucidité et le plus grand courage possibles à décider de leur vie et de leur mort.       <br />
              <br />
       Nous ne voulons pas guérir, nous ne voulons pas que l’interlocuteur se tourne vers la vie, vers le renouvellement de son existence, donc vers le changement favorable. Nous voulons seulement qu’il en décide.  Et c’est pourquoi nous ne pourrons jamais nous prévaloir de la bonne issue d’une cure, c’est lui qui l’a opérée.  Nous n’aurons pas davantage à nous désoler de nos revers qui ne sont pas notre fait, si du moins notre présence, notre intelligence et notre détermination ont poussé notre visiteur à la croisée des chemins.       <br />
       Je cite plus loin (p 55): « Le thérapeute doit attendre le moment favorable pour faire jouer son indifférence au succès et donc ne prendre jamais qu’un risque mesuré.  Il y aurait ainsi un temps où l’aide serait première, et la prise de risque seconde.  Puis un temps où le risque serait porté à un degré maximal.  La prudence la plus élémentaire réclame de répondre positivement à cette question : on ne laisse pas un enfant s’aventurer dans des actions qui dépassent ses capacités, et, pas davantage, on ne doit abandonner un patient à une solitude prématurée.  Mais cette réponse positive recèle une ambiguïté.  Qu’adviendrait-il à un enfant si les parents ne voulaient pas déjà, dès la naissance, qu’il puisse un jour marcher et s’en aller ?  Le cas n’est pas chimérique de père ou de mère qui compromettent l’avenir de leur enfant par une surprotection ininterrompue.  Il en est de même pour les thérapeutes incapables d’imaginer une fin, c’est-à-dire le commencement de leur inutilité.  Or cette inutilité commence dès le début.  Toute aide qui ne serait pas sous-tendue, au principe, par ce que je nomme l’indifférence au succès ne ferait en apparence courir aucun risque ; elle ne pourrait cependant, sans risque, qu’assurer l’échec parce qu’elle rendrait l’aide indéfiniment nécessaire.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ( P 56) En réalité c’est le thérapeute  qui a peur et qui ne supporte pas le vertige de la liberté.  «  La décision est une folie », disait Kierkegaard.  Qui n’en a pas senti le risque ne saurait tenir ferme lorsqu’un autre sous ses yeux l’affronte. » Fin de citation.        <br />
              <br />
              <br />
       ANY est probablement la patiente qui m’a donné l’occasion d’apprendre à dépasser cette peur et ce vertige.       <br />
       Dépressive majeure, lourdement médiquée et alcoolisée, elle consulte, se plaint, positionnée en victime des autres. Je lui propose X idées de changements et des tâches qu’elle n’effectue pas. Après quelques séances Any me dit : «  Vous savez Docteur, je n’ai pas envie de changer, j’ai seulement envie d’être écoutée ». J’accepte en lui mettant une condition : venir tous les mardis à 14h. Any sait que mes RV ne sont pas donnés à un rythme régulier et prédéterminé : ils sont rythmés par les tâches.  Elle me demande le pourquoi de cette exigence et je lui répond en bâillant que 14h est une heure postprandiale, que j’ai la digestion un peu lente mais que ma concentration à cette heure est bien suffisante pour écouter… Alors que chercher des solutions, créer des tâches, etc requiert plus d’énergie…  J’ajoute que le mardi, cette heure là est libre dans mon agenda…       <br />
       Le mardi suivant, cela fait 20 minutes qu’elle me parle, que je l’écoute tout en dessinant les plans de travaux que je projette de réaliser dans mon grenier. : elle me dit : « Ce que vous dessinez, ça me concerne ? » et je lui répond « Non, mais je vous écoute, continuez ». En sortant de cette consultation, Any a été voir son psychiatre, demander une cure de sevrage sérieuse, assortie de conditions qui accroissaient ses chances de réussite. Cela fait huit ans qu’elle est sortie de ses problèmes.…       <br />
       Quand j’ai arrêté de la porter à bout de bras, elle a pu prendre la décision de se prendre en charge elle-même : elle a fait ce qu’il fallait, elle l’a bien et durablement fait. Elle a travaillé « à son compte »….       <br />
       Vous et moi avons vécu et revécu ce genre d’expériences trop souvent pour qu’il s’agisse d’un hasard…       <br />
              <br />
       En 2003, j’ai interrompu mon activité de consultations pendant plus d’un an. A mon retour dans la pratique de la thérapie, j’ai eu l’impression que les résultats obtenus par les patients étaient meilleurs qu’avant. En tentant de comprendre ce qui se passait, j’ai fait l’hypothèse que c’est parce que j’en faisais encore moins….       <br />
       Cette position de non savoir (je ne sais pas mieux que l’autre ce qui est bon pour lui, votre inconscient sait mieux que moi et que votre conscient ce qui est bon pour vous, etc) est aussi une position de non-pouvoir : ce qui n’est pas sans rappeler la « position basse ». Si je suis l’expert, comment le patient pourrait-il l’être ?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <body>
<div align="center">
  <p>&nbsp;</p>
  <p align="center"><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"><img src="http://www.medecines-douces.com/images/4revues.jpg" alt="hypnose" border="0" /></a><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"> Pour lire la suite et vous abonner &agrave; la revue HYPNOSE &amp; Th&eacute;rapies Br&egrave;ves cliquez ici</a> </p>
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</body>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/La-creativite-du-patient-face-a-l-immobilite-du-therapeute-Formation-Hypnose-et-Congres-2007_a121.html" />
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  <entry>
   <title>Mots clés et phrases utiles en pré-anesthésie. Formation Hypnose et Congrès 2007</title>
   <updated>2008-12-12T15:31:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Mots-cles-et-phrases-utiles-en-pre-anesthesie-Formation-Hypnose-et-Congres-2007_a123.html</id>
   <category term="Congrès 2007 Hypnose &amp; Thérapies Brèves " />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/imagette-1131324-1451033.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-12-18T15:35:00+01:00</published>
   <author><name>Philippe Dumontier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Utiliser l’hypnose au bloc opératoire
Philippe Dumontier
Formation Hypnose
Formation Hypnose Ericksonienne     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/1131324-1451033.jpg" alt="Mots clés et phrases utiles en pré-anesthésie. Formation Hypnose et Congrès 2007" title="Mots clés et phrases utiles en pré-anesthésie. Formation Hypnose et Congrès 2007" />
     </div>
     <div>
      J’ai rencontré Paul-Henri Mambourg lors de l’Université d’été organisé par Patrick Bellet à Vaison-la-Romaine, en juillet 2006. Paul-Henri Mambourg m’a encouragé à venir vous faire part, ici, de ma pratique quotidienne :       <br />
              <br />
       Je suis anesthésiste-réanimateur et travaille à Angers dans un établissement privé de 110 lits de chirurgie à vocation essentiellement orthopédique. Le cadre est celui de cette spécialité et je ne parlerai donc pas de maternité ou d’autres spécialités… mais certainement plus d’anesthésie loco-régionale.. Je fais partie d’une équipe de 7 anesthésistes-réanimateurs, 8 chirurgiens orthopédistes, 5 chirurgiens de la main. Je crois que je suis le seul à pratiquer l’hypnose… en le disant…  et le seul à être formé… Mais, depuis le temps, j’ai l’impression que mes collègues me copient un peu…       <br />
              <br />
       Deuxième préambule : je ne pratique pas et ne parlerai pas de l’hypno-sédation telle que on peut la pratiquer sur le modèle de Marie-Elisabeth Faymonville. (quoique cela me soit arrivé quelques fois… comme par accident)       <br />
       Troisième préambule : je m’abstiendrai de faire un exposé théorique. Ce n’est pas le but d’une table ronde, et de bons spécialistes (et éventuellement théoriciens s’il en faut ici) ne sont pas loin…       <br />
       Quatrième préambule : 15 minutes, c’est court ! trop court pour développer tout ce que j’avais annoncé dans le bandeau d’accroche !       <br />
       Enfin, je n’utilise pas systématiquement tout ce que je vais décrire, pour tous les patients. Surtout pour ceux qui n’ont pas peur. Vous savez ce qu’adaptation, créativité et interaction veulent dire !       <br />
       Mais, quand cela commence-t-il ? Ça commence à la consultation pré-anesthésique.       <br />
              <br />
       La consultation pré-anesthésique.       <br />
       C’est le moment privilégié d’une rencontre. Outre l’aspect purement médical et anesthésique, (antécédents médicaux chirurgicaux, examen clinique, traitements, allergie, intubation, classification ASA, etc… appréciation et information du risque général et particulier, consentement éclairé…) il s’agit aussi d’apprécier l’anxiété du patient, en lui offrant la possibilité de dire, de verbaliser ses peurs… dans ce cas, il est intéressant de lui permettre de ressentir que nous reconnaissons sa peur.  Elle existe, elle est là, et nous la prenons en compte, sans la nier, et sans la magnifier. Écoutons les patients…       <br />
       Je n’hésite pas à placer le mot « peur » dans la conversation. Par exemple :  « Ce n’est pas toujours très agréable de se faire opérer… Il y a des moments plus agréables dans la vie…  C’est vrai, Ça fait parfois un peu peur… »       <br />
       « Et vous, vous auriez plus peur de quoi au juste ? »       <br />
       Et la personne parle de ne pas se réveiller, de se réveiller au milieu de l’anesthésie, de subir, de dépendre, d’être obligé de faire confiance, de n’avoir pas le choix, de ne pas savoir ce qu’on va faire, comment ça va se passer, d’avoir mal après, de ne pas être autonome dans les mois qui vont suivre, ou… de laisser son petit chat tout seul… « Vous ne savez pas trop ? » Ne pas chercher à savoir. Pas forcément. Certains disent : « Vous savez, moi, je suis anxieux de tout, c’est dans ma nature… »       <br />
       On peut faire comprendre que la peur, l’angoisse, ça varie, ça bouge. Donc que ça ne peut pas diminuer. Et que, au passage, nous (les ARE) sommes plutôt là pour qu’elle diminue avec l’utilisation de l’échelle analogique de peur. C’est la réglette de l’EVA : Echelle Visuelle Analogique. C’est celle qui est utilisée pour visualiser l’intensité de la douleur. Il en existe une très spéciale pour la peur, que j’ai contribué à mettre au point. Elle fonctionne très bien, sauf pour ceux qui ont une polyathrite ou une pathologie digitale parce qu’il faut utiliser son pouce et son index. Lorsque l’index appuie sur le pouce, la peur est à zéro. Lorsque l’index est le plus éloigné du pouce, l’empan le plus grand, la peur pourrait être maximale… à 10.       <br />
       « Et vous, en ce moment, vous seriez plutôt où ? à 3, à 4 ? »        <br />
       « Si vous dépassez 5 pour aller vers 6, vous me prévenez, j’interviens. » Mais je peux vous apprendre quelque chose pour que ça baisse…       <br />
       L’avantage de cet outil EVAD (échelle visuelle analogique digitale) est que vous l’avez toujours avec vous. ( même dans le métro, ou lors d’un topo comme celui-ci… ) et le patient également…        <br />
       L’hypnose peut être utilisée pour donner l’exemple qu’en très peu de temps il est possible de créer une détente, d’apaiser une anxiété en invitant le patient à se caler un peu mieux sur le siège où il est assis, à se concentrer sur quelques respirations… là, voilà…  Expérience de nouvelles sensations corporelles et de détente…       <br />
              <br />
       Dans la consultation préopératoire, comme je suis orienté « peur », je m’enquiers parfois des antécédents d’attaque de panique ou diverses phobies, en particulier les phobies des piqûres, Celles-ci peuvent bénéficier d’une désensibilisation à minima, rapide et efficace, adaptée des techniques de désensibilisation des thérapies comportementales et cognitives.        <br />
       Pour les fumeurs, il est utile et rentable de faire une sensibilisation à l’arrêt du tabac. C’est le conseil minimal antitabac. Celle-ci consiste à ne poser qu’une seule question : « Quand arrêtez-vous de fumer ? ». Des études ont montré que la consultation à minima avait comme effet d’être suivie dans l’année de 4% d’arrêt du tabagisme.        <br />
              <br />
       Il n’est plus possible en 2007 de prescrire une prémédication systématique par benzodiazépine pour tous les patients. La prémédication doit être adaptée, c’est-à-dire le plus souvent possible : pas ou peu de prémédication ou quasi placebo.        <br />
       Il n’est plus licite d’utiliser les benzodiazépines pour provoquer une amnésie de la situation.       <br />
       La prémédication peut toujours se faire au bloc opératoire selon l’anxiété du patient après avoir accueilli le patient et avoir établi un lien avec lui. De plus, quelle est la valeur d’une nouvelle information donnée au patient alors qu’il est sous l’influence d’une benzodiazépine ?       <br />
       Dans notre expérience quotidienne, cette attitude de pauci-prémédication est tout à fait satisfaisante.       <br />
       Autre outil utile parfois : apprendre à respirer. « Voulez-vous faire un exercice ? »        <br />
       « Vous vous installez un peu mieux sur la chaise, vous concentrez votre attention sur la respiration. Vous respirez… vous appréciez les sensations…       <br />
       Vous avez déjà fait ça ? vous pouvez fermer les yeux… »       <br />
       Etc… (cela dure trois minutes.) « Vous faites très bien cela… voilà… Maintenant, vous vous sentez comment ? » « Cette technique vous appartient maintenant        <br />
       où que vous soyez… vous pouvez vous en servir quand vous voulez… »       <br />
              <br />
       La peur fondamentale, celle que l’on perçoit le plus souvent en préanesthésie, est le fait de redouter la perte du contrôle de la situation. Tout ce qui permet au patient d’avoir le sentiment d’avoir la liberté de contrôler une partie de l’action, de garder une certaine autonomie, lui est bénéfique et l’apaise. Et ceci dès la consultation préopératoire.       <br />
              <br />
              <br />
       Au bloc opératoire.       <br />
       Un exemple choisi pour illustrer une rencontre au bloc opératoire avec l’accueil du patient en utilisant l’hypnose conversationnelle.       <br />
       « Bonjour Mr. Je suis le Dr. X, c’est moi qui vais prendre soin de vous, pour l’anesthésie. » Je me démasque un instant, pour que le patient puisse voir mon visage, et si possible mon sourire.       <br />
       « Êtes vous bien installé, là ? Voulez-vous vous installer mieux ? »       <br />
       « Vous êtes rentré quand à la clinique ? Avez-vous bien dormi cette nuit ?       <br />
       Vous n’avez pas bien dormi cette nuit ? »       <br />
       Première phrase utile : « Qu’est-ce qui s’est passé ? » « La douleur, et puis, un peu d’anxiété, vous dites » (Répéter ou reformuler.)       <br />
       Après cela seulement, je prends connaissance du dossier.       <br />
       « Ce n’est pas très confortable d’être ici. Vous êtes un peu… … ? »       <br />
       « Est-ce que vous avez peur ? ….   Bon ! c’est un peu normal. C’est pas très drôle d’être ici…. » Si besoin, je remets en route l’EVAD :        <br />
       « Bon, je vais vous expliquer….  Regardez …. ça, c’est la peur maximale… » Je montre l’empan maximum entre le pouce et l’index tendus. « Ça, c’est dix. Et ça, c’est : pas de peur du tout (le pouce touche l’index). ’Vous, vous êtes où ? Allez du maximum, les deux doigts complètement écartés vers le minimum. » ( ainsi on montre que la peur ne peut que diminuer ) et le patient arrête en cours de la diminution.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Ratifier en disant : « Bon, vous êtes à 5 environ. D’accord. Ça va. »        <br />
       ( on peut comprendre : « Bon, la peur : c’est terrible, mais on a presque déjà un peu ‘’joué’’ avec. » En tous cas, elle a été prise en compte, et même ça peut bouger, et plutôt dans le bon sens.  Y aurait-il une échelle ? et peut-être un rhéostat ? )       <br />
       Je donne le déroulement, les séquences : « Pour vous, il y a plusieurs étapes. D’abord, mettre la perfusion, puis faire l’anesthésie locale, encore attendre un peu que tout soit prêt, et enfin dans la salle d’opération mettre le médicament dans le tuyau de la perfusion, pour faire l’anesthésie générale. »       <br />
       Une phrase utile simple pour induire un état d’hypnose : « Vous êtes droitier ou gaucher ? » Les gens hésitent toujours. Surprise. Ils réfléchissent. Confusion.       <br />
       « Droitier ? Je placerai la perfusion au bras gauche, comme ça vous pourrez vous gratter le nez avec le bras droit si vous le voulez. D’accord ? »       <br />
       Autre phrase utile : « Quelle est votre activité professionnelle ? » Puis peu de temps après , l’autre phrase très utile : « Qu’est-ce que vous aimez faire quand vous voulez vous détendre ? » ( suggestion de détente, sans injonction ! )       <br />
       Utiliser la réponse ou la reformuler, si besoin. Ratifier : « Oui, vous aimez le jardinage. Super ! qu’est-ce que vous aimez faire dans le jardinage ? »        <br />
       « Les roses ! Alors je suis sûr que vous pourriez les voir, vos rosiers, si vous vouliez fermer les yeux… » « Mais vous pouvez à tout moment garder complètement le contrôle de la situation. » Paradoxe !       <br />
       « En particulier vous pouvez respirer tranquillement, calmement, régulièrement, pendant que je prépare les médicaments. » Si besoin : « Et maintenant, vous voulez m’aider ? »       <br />
       « Oui….  Alors vous savez ce qu’il faut faire pour m’aider ? »       <br />
       « Non ? Et bien… c’est simple,…. je vais vous le dire… Pour m’aider,…. il faut … ne rien faire. Juste respirer. Respirer, … régulièrement… »       <br />
       Et là, c’est parti : « Vous respirez un peu plus profondément, calmement, là…       <br />
       Vous êtes toujours dans le jardin  ? »       <br />
       « Je vais placer la perfusion. ( Je ne prononce jamais le mot piqûre, et très peu souvent aiguille. Utiliser le mot placer, mettre.)       <br />
       Fermez le poing. Voilà, serrez fort les muscles de l’avant-bras pour fermer le poing. Voilà… C’est bien. »       <br />
              <br />
       Je me suis entraîné à faire la ponction veineuse au milieu de l’avant-bras, et non pas au pli du coude, ceci sans mettre de garrot sur le bras. Pourquoi ? Parce que ça me détend d’être concentré et ça ne m’ennuie pas d’être avec le patient, en hypnose moi-même, et comme je suis un peu paresseux, ça m’évite de chercher un garrot !  Ça évite aussi au patient de ressentir la contrainte du garrot qui serre le bras, ça évite (je pense) de faire revenir par conditionnement des images de piqûres précédentes. Ainsi la situation est vraiment différente. (Cf TCC)       <br />
       Pour provoquer une vasodilatation au point de ponction, il suffit de taper légèrement, plusieurs fois, du bout de l’index, sans forcer, sur le segment de veine choisi. Un réflexe vasomoteur localisé produit une vasodilatation évidente et la plupart du temps bien suffisante.       <br />
       « Parfois dans votre jardin lorsque vous taillez vos rosiers, ça peut vous arriver de vous piquer avec une branche. » Attendre … « Oui ! bon, ce n’est pas agréable, mais ce n’est pas si terrible, alors, ici, ça peut être pareil. »       <br />
       « Voilà. J’y vais »       <br />
       « Voilà, c’est fait… »        <br />
              <br />
       Attention : troisième phrase utile :  « Lâchez tout ! » c’est la seule injonction que je me permette lors de toute la séance. Et là, le patient desserre le poing, mais lâche aussi tout le tonus qu’il avait fait venir dans le reste du corps. Il lâche aussi tout ce que son inconscient veut bien lâcher en même temps…       <br />
       C’est aussi l’utilisation du principe de la relaxation différentielle de Jacobson.       <br />
       « Voilà la première étape est terminée. C’est fixé avec l’adhésif ici, c’est solide, vous pouvez bouger le bras si vous voulez… ! »  ( autonomie !)       <br />
       Accompagner chaque geste d’une parole. Je prépare « les ingrédients », je prépare le médicament pour l’anesthésie locale.       <br />
       Pour l’anesthésie locale, je dépose le médicament dans l’espace où passent les nerfs. « Le médicament est un isolant qui va isoler votre bras ( votre pied ou telle zone corporelle ) du reste du corps. »       <br />
       Suggestion : votre bras ( votre pied etc… ) va être isolé du reste du corps.        <br />
       « Quand le médicament se résorbera, tard dans l’après-midi, la soirée, votre bras va se rattacher, ( suggestion de réunification du corps ) vous retrouverez toutes vos sensations, et la douleur va essayer de s’installer… »  Pour la douleur j’utilise le mot essayer et fait un petit topo sur la douleur pour expliquer au patient la gestion quasi préventive de la douleur. Et notamment l’anticipation de la douleur de ponction : « Est-ce que ça pique ? Est-ce que ça fait mal ? »       <br />
       Une réponse possible : « Vous allez sentir quelque chose. Ce n’est pas agréable, mais vous me direz ce que vous avez vraiment ressenti. »       <br />
       Alors ce que je ne m’entends plus dire : « Ça va bien se passer. Tout le monde supporte. Ça ne rate jamais. Détendez-vous ? Restez calme ! Calmez vous ! »       <br />
       Je ne dis jamais « Je vais essayer », « Je vais tenter »… encore moins, « On va essayer de… » « On ». « On va faire… ».  Mais: « Je vais faire, je vais placer… » C’est fou le nombre de choses que je place : la perfusion, les électrodes, l’oxymètre de pouls, le masque sur le visage  parfois.  Et même le patient sur le chariot ou la table d’opération, en disant : « Prenez place, ou prenez votre place, là… »        <br />
              <br />
       Quelle réflexion pourrait sous-tendre cette pratique ? Permettre au patient de vivre cet épisode d’intervention chirurgicale, portant sur son corps, qui mobilise des peurs archaïques, comme faisant partie de sa vie, ayant sa juste place dans son histoire personnelle, lui permettant de mobiliser le moins possible ses mécanismes de défense. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <body>
<div align="center">
  <p>&nbsp;</p>
  <p align="center"><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"><img src="http://www.medecines-douces.com/images/4revues.jpg" alt="hypnose" border="0" /></a><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"> Pour lire la suite et vous abonner &agrave; la revue HYPNOSE &amp; Th&eacute;rapies Br&egrave;ves cliquez ici</a> </p>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Mots-cles-et-phrases-utiles-en-pre-anesthesie-Formation-Hypnose-et-Congres-2007_a123.html" />
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  <entry>
   <title>Troubles attentionnels et hypnose orientée vers la solution ou les enfants lunaires. Formation Hypnose et Congrès 2007. Hypnose et trouble de l'attention, hypnose et troubles de la concentatrion, hypnose et hyperactivité, hypnose enfants hyperactifs</title>
   <updated>2008-12-12T15:27:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Troubles-attentionnels-et-hypnose-orientee-vers-la-solution-ou-les-enfants-lunaires-Formation-Hypnose-et-Congres-2007_a124.html</id>
   <category term="Congrès 2007 Hypnose &amp; Thérapies Brèves " />
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   <published>2008-12-12T15:59:00+01:00</published>
   <author><name>FISCHER</name></author>
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    <![CDATA[
Formation Hypnose
Formation Hypnose Ericksonienne
Troubles attentionnels,  hypnose et trouble de l' attention, hypnose et trouble attentionnel, hypnose et trouble de la concentration, troubles de la concentration, hyperactivité, hyperactivité et hypnose, enfants hyperactifs, hypnose et  enfant hyperactif     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/1131394-1451145.jpg" alt="Troubles attentionnels et hypnose orientée vers la solution ou les enfants lunaires. Formation Hypnose et Congrès 2007. Hypnose et trouble de l'attention, hypnose et troubles de la concentatrion, hypnose et hyperactivité, hypnose enfants hyperactifs" title="Troubles attentionnels et hypnose orientée vers la solution ou les enfants lunaires. Formation Hypnose et Congrès 2007. Hypnose et trouble de l'attention, hypnose et troubles de la concentatrion, hypnose et hyperactivité, hypnose enfants hyperactifs" />
     </div>
     <div>
      Il était tentant pour des praticiens de l’hypnose travaillant avec des enfants de l’utiliser avec ceux qui présentent des troubles de l’attention. Une idée fréquemment exprimée étant que ces enfants sont dans les nuages ou dans la lune, peut-on estimer qu’ils sont alors en état d’hypnose ? Notre propos sera d’abord de préciser les termes d’attention et de concentration. Puis de présenter ce qu’ont fait les grands praticiens de l’hypnose et nos façons d’utiliser l’hypnose dans ces cas. Pour enfin tenter de répondre à la question de l’efficacité de l’hypnose Orientée vers la Solution (HOS) dans ces difficultés en nous appuyant  sur les relations entre l’attention /concentration et l’hypnose.        <br />
              <br />
       <span class="u">LES DÉFINITIONS : ATTENTION ET CONCENTRATION </span>       <br />
       Il semble difficile de trouver dans la littérature une définition consensuelle des termes d’attention, de concentration car ces concepts croisent des domaines très variés comme la psychologie, la neurobiologie, les neurosciences.       <br />
              <br />
       Pour l’attention, nous pourrions retenir la distinction suivante :        <br />
              <br />
       	l’intensité :        <br />
       -	la vigilance ou la conscience-attention, ou le fait d’être en état de veille, (par opposition à l’état de sommeil). Nous pourrions également parler d’attention soutenue qui permet de maintenir une attention globale et qui correspond à la capacité de maintenir un état d’éveil lors de tâches monotones et longues.        <br />
       -	et l’alerte, qui caractérise l’état de préparation du sujet avant le traitement de l’information, elle est non spécifique et facilite le traitement inter-sensoriel.        <br />
              <br />
       	la sélectivité :        <br />
       -	le premier degré d’attention correspond à la focalisation de l’attention sur une cible.        <br />
       -	le second à la division ou au partage de l’attention sur plusieurs tâches.       <br />
              <br />
       Pour Conners (1999), l’attention oscille d’un état où elle est si focalisée que le sujet est insensible à tout ce qui l’entoure, à un état où elle est si relâchée que la moindre chose le distrait. Nous n’avons constaté aucune apparition du mot concentration sur les 18 critères du DSM IV, ni dans les échelles de Conners qui sont utilisées par la majorité des cliniciens pour établir un diagnostic de trouble de l’attention. Le DSM4 sous le titre trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité (sigle TDAH) distingue 3 types : mixte, inattention prédominante, hyperactivité-impulsivité prédominante.       <br />
       Guy Falardeau, pédiatre canadien est à l’origine d’une autre distinction. L’hyperactivité réside dans la difficulté à maintenir l’attention. Pour le lunatique, le problème se situe sur le plan de la focalisation, de la mobilisation de l’attention, autrement dit de la concentration. Pour nous le mot concentration renvoie à la focalisation que nous distinguons du mot attention qui renvoie à  l’attention soutenue. Néanmoins, nous avons constaté que les enseignants comme les parents emploient indifféremment les termes concentration ou attention. Les enfants utilisent surtout le mot concentration. En bons disciples d’Erickson, nous emploierons comme eux indifféremment ces deux termes lors de nos séances.        <br />
              <br />
       <span class="u">LIENS AVEC LITTERATURE</span>        <br />
       F. Roustang cite J. Haley dans « Zen and the art of therapy » : « Erickson, qui se situe souvent à la limite du cocasse, a raconté avoir hypnotisé un golfeur pour qu’il « vive uniquement dans le moment présent et puisse ainsi porter toute son attention sur un coup à la fois. Lors de son prochain parcours, il fut seulement conscient de chaque coup. Au seizième trou, alors qu’il réussissait sa meilleure performance, il ne connaissait pas son score et ne savait pas à quel trou il en était ». Et Roustang de conclure : « Image de ce qu’une concentration dans le présent peut donner d’efficacité à l’action ».       <br />
       Nous n’avons trouvé chez Érickson aucun cas d’enfant mentionnant des difficultés attentionnelles. Par contre, dans le tome I des « Collected papers », Erickson parle d’attention réactive  pour définir la capacité d’une personne à être hypnotisée.        <br />
       Dans son livre « Métaphores et suggestions hypnotiques », Corydon Hammond cite de nombreux auteurs qui depuis 1962 ont tenté de démontrer l’efficacité de l’hypnose dans l’amélioration de la concentration. Il semble qu’il y ait autant d’études qui confirment que d’études qui  infirment cette efficacité. Néanmoins, dans cet ouvrage des auteurs comme E. R. OETTING (1964), D. M. WARK (1989) utilisent la « transe éveillée ou vigile » : technique d’auto-hypnose par focalisation externe sur les éléments de l’environnement du sujet comme la feuille de papier, le dossier de la chaise, etc.       <br />
       K. Olness et D. Kohen, pédiatres américains ayant contribué à faire connaître et utiliser l’hypnose avec les enfants, consacrent un chapitre aux troubles de l’attention dans leur ouvrage « Hypnose et hypnothérapie chez l’enfant ». Citant Crasilneck et Hall en 1975, ils ne pensent pas que l’hypnose puisse constituer un « traitement primaire pour les troubles de l’attention ». Par contre elle peut participer à améliorer les conséquences de ce trouble et notamment l’anxiété, la perte de l’estime de soi, les difficultés relationnelles ou l’attitude négative envers l’apprentissage. Ils citent des auteurs présentant des études de cas, souvent uniques, améliorés par des séances d’hypnose traditionnelle. Les résultats sont difficiles à évaluer tant par le petit nombre de cas considéré que par les critères utilisés.        <br />
       J. Mills et R. Crawley (1985) citent le cas d’un petit groupe d’enfants hyperactifs et inattentifs améliorés après 8 mois de séance hebdomadaire au cours de laquelle leur est raconté en autres le conte métaphorique « d’Étincelle Bleue », le petit poisson qui ne pouvait jamais s’arrêter pour profiter des trésors que l’océan offre à contempler. J. H. et J. S.  Edgette suggèrent d’utiliser « une cousine germaine de l’hallucination visuelle négative » : la personne voyant comme à travers un tunnel, sa vision périphérique s’estompe et se focalise plus précisément sur ce qu’elle regarde. Ceci se fait souvent spontanément lors de transe yeux ouverts, on peut donc le mettre ici à profit chez les personnes qui ont des problèmes de concentration qui peuvent ainsi  apprendre à bloquer les stimuli visuels indésirables. Ils préconisent de l’utiliser avec les enfants hyperactifs comme chez les sportifs en leur apprenant à éviter les stimuli dérangeants dans leur environnement. Les athlètes de haut niveau feraient cela spontanément quand ils sont dans l’état mental idéal pour accomplir une performance.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="u">VIGNETTE CLINIQUE</span>       <br />
       Marion, 13 ans, est scolarisée en classe de 5ème. Elle présente 7 critères d’inattention au DSM IV. Ses difficultés attentionnelles entraînent des répercussions scolaires et relationnelles (amicales, familiales). Il lui arrive de partir dans ses pensées, se perdre en rêves éveillés, donnant souvent l’impression à ses enseignants ou son entourage familial d’avoir l’esprit ailleurs. En consultation, il lui arrive d’avoir le regard dans le vide, semblant absente, et « de revenir sur terre » si on la sollicite verbalement (« Allo la lune, ici la terre »)  ou visuellement. Il lui arrive de se plaindre de ces difficultés et semble souffrir d’oublier ou de ne pas pouvoir se concentrer ou ne pas pouvoir fournir des « efforts payants ».        <br />
       En revanche, les difficultés d’attention et de concentration  peuvent diminuer ou disparaître, lorsqu’elle est dans un environnement nouveau, ou absorbée par des tâches particulièrement intéressantes, dans les situations de tête-à-tête ou lorsqu’on lui donne une responsabilité comme la surveillance de sa petite sœur âgée de quelques mois. Lors de la première consultation, Marion définit elle-même son problème comme un problème de concentration et le cote 9 sur une échelle de gêne et 3 sur une échelle de capacité à se concentrer.       <br />
              <br />
       Dominique FARGES-QUERAUX (neuropsychologue)       <br />
       Hervé FISCHER (pédopsychiatre)       <br />
       Association A.C.T.I.I.F (Association Corrézienne pour des Thérapies Innovantes et des Interventions Familiales)       <br />
       19100 BRIVE France       <br />
              <br />
       Lors de la première séance, nous avons utilisé la métaphore du rapace qui fait des cercles concentriques pour visualiser sa proie et cibler son attention. Lors de la deuxième séance nous avons toujours travaillé la focalisation de l’attention avec une évocation de tir à l’arc qu’elle avait au préalable choisie puisqu’elle connaissait cet apprentissage. Lors de cette séance un pigeon s’est introduit dans le scénario.  Après de nombreux cercles concentriques, mais aussi de nombreuses facéties (ce qui avait déclenché une crise de fou rire en plein milieu de la transe)  il est venu « se  planter au milieu de la cible en plein dans le mille ». Marion a essayé, lors d’un travail à la maison, de retrouver cette image et elle a pu le faire juste avant une série d’exercices de mathématiques.       <br />
              <br />
       Les séances suivantes ont consisté à affiner les ancrages et la possibilité de les utiliser à l’école en plus de la maison. Elle a choisi une compétition d’aviron au cours de laquelle elle pouvait percevoir le bercement rassurant de l’eau juste avant le positionnement sur la ligne de départ ; le mouvement de synchronisation avec les co-équipiers (cf. l’attention partagée) et la focalisation de l’attention sur sa respiration. La sensation du plaisir de la réussite a été explorée lors de ces transes. Je lui ai demandé d’expérimenter ces ancrages lors de son travail à la maison en faisant au départ des séquences de travail courtes (20 à 30 minutes puis en augmentant progressivement le temps) puis durant les cours ou pendant ses heures d’étude surveillée où il lui était impossible de travailler. Et pour finir elle les a utilisés lors des contrôles. Lors des rendez-vous de suivi nous faisions le point sur ses réussites que j’aidais à amplifier.        <br />
       Lors de la séance bilan, Marion et sa mère font part d’améliorations scolaires. Aucune note au dessous de la moyenne sur les deux mois écoulés, et la mère ajoute le plus important à ses yeux : « nous n’avons plus de conflits au sujet des devoirs, Marion arrive à travailler seule dans sa chambre et de façon continue, sans se lever ou regarder les mouches voler ». Pour Marion, le plus important est qu’elle arrive à se mettre très rapidement en attention, de façon efficace et soutenue en utilisant les mécanismes de l’autohypnose. En cours, les enseignants notent une légère amélioration de son attention et un meilleur niveau de participation. La confiance en soi a été également améliorée.        <br />
              <br />
       <span class="u">DISCUSSION  </span>       <br />
       Toutes les définitions de la transe hypnotique font allusion à l’attention. C’est en général la première étape de l’induction, appelée classiquement fixation de l’attention. Pour G. Salem il s’agit du maintien de l’attention focalisée : « la transe se manifeste par un état de concentration accrue, avec diminution de la réceptivité aux stimuli extérieurs et réorientation de l’attention focale vers les phénomènes internes ». Pour F. Roustang dans « Qu’est-ce que l’hypnose ? », au chapitre « la fixation » : « L’hypnotiseur, qu’il faudrait nommer ‘éveilleur’ […] va d’abord chercher à diminuer le nombre des stimuli afférents […] Nous sommes donc en présence d’un phénomène d’attention, plus exactement de la concentration de l’attention, sur un seul stimulus ». L’attention concerne aussi la phase dite thérapeutique de la transe : Erickson, cité par Salem, définit la transe en 1958: « état d’attention et de réceptivité intenses avec une augmentation de la réactivité (réponse) à une idée ou à un groupe d’idées ». 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <body>       <br />
       <div align="center">       <br />
         <p>&nbsp;</p>       <br />
         <p align="center"><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"><img src="http://www.medecines-douces.com/images/4revues.jpg" alt="hypnose" border="0" /></a><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"> Pour lire la suite et vous abonner &agrave; la revue HYPNOSE &amp; Th&eacute;rapies Br&egrave;ves cliquez ici</a> </p>       <br />
       </div>       <br />
       </body>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Troubles-attentionnels-et-hypnose-orientee-vers-la-solution-ou-les-enfants-lunaires-Formation-Hypnose-et-Congres-2007_a124.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Créativité et Hypnothérapie intégrative. Formation Hypnose et Congrès 2007. Hypnose intégrative, Hypnose médicale intégrative, Hypnose Ericksonienne intégrative, médecine intégrative, santé intégrative</title>
   <updated>2008-12-12T12:24:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Creativite-et-Hypnotherapie-integrative-Formation-Hypnose-et-Congres-2007-Hypnose-integrative,-Hypnose-medicale_a133.html</id>
   <category term="Congrès 2007 Hypnose &amp; Thérapies Brèves " />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/imagette-1132339-1452600.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-12-11T08:56:00+01:00</published>
   <author><name>VARMA</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Djayabala VARMA Psychologue et formateur
Formation en Hypnose, Formation en Hypnose Ericksonienne
Hypnose intégrative, Hypnose médicale intégrative, Hypnose Ericksonienne intégrative, médecine intégrative, santé intégrative
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/1132339-1452600.jpg" alt="Créativité et Hypnothérapie intégrative. Formation Hypnose et Congrès 2007. Hypnose intégrative, Hypnose médicale intégrative, Hypnose Ericksonienne intégrative, médecine intégrative, santé intégrative" title="Créativité et Hypnothérapie intégrative. Formation Hypnose et Congrès 2007. Hypnose intégrative, Hypnose médicale intégrative, Hypnose Ericksonienne intégrative, médecine intégrative, santé intégrative" />
     </div>
     <div>
      Dans cette conférence sur le thème : « Créativité et hypnothérapie intégrative », j’aborderai les points suivants : - Qu’est-ce que la créativité ?       <br />
       - Comment exercer la psychothérapie d’une manière créative ? Je vous donnerai quelques exemples de la créativité en psychothérapie à partir de l’oeuvre de Milton Erickson. Je vous présenterai également la psychothérapie hypnotique telle que je l’enseigne et telle que je la pratique et qui permet d’obtenir d’excellents résultats.       <br />
        Or, qu’est-ce que la créativité ?       <br />
              <br />
       Carl Rogers définit la créativité de la manière suivante : « le mobile principal de la créativité paraît être la tendance de l’homme à l’accomplissement de soi, à l’utilisation de toutes ses potentialités, que ce soit pour résoudre des problèmes dans la vie ou en thérapie ou pour produire des oeuvres d’art symboliques » .  L’importance de la créativité en psychothérapie a été mise en évidence par l’expérience suivante de Michael Yapko, formateur en hypnose éricksonienne.       <br />
              <br />
       Michael a mené une enquête sur les échecs en psychothérapie. Il a fait paraître l’annonce suivante dans les journaux locaux en Californie : « Si vous avez déjà suivi une psychothérapie        <br />
       et si la thérapie vous a fait plus de mal que de bien, veuillez me communiquer votre        <br />
       expérience ». Il a reçu quelques centaines de témoignages. Il a relevé tous les facteurs communs responsables de ces échecs de la psychothérapie. La cause principale de l’échec de la psychothérapie a été que le thérapeute n’avait qu’une approche thérapeutique. Par exemple, si le thérapeute pratiquait la psychanalyse, il ne faisait que de la psychanalyse. S’il pratiquait la thérapie comportementale et cognitive, il excluait toute autre technique de sa pratique.   Pour minimiser les échecs en psychothérapie, le praticien a donc intérêt à être plus souple et plus créatif.  Or, il existe plusieurs principes de créativité que vous pouvez appliquer pour développer votre créativité en tant que psychothérapeute. La synthèse ou la combinaison est probablement le principe de créativité le plus utile en psychothérapie. Ainsi, vous pouvez stimuler votre imagination créatrice en vous posant des questions du type : « Qu’est-ce qui se passerait si je mettais ensemble ceci et cela ? Quelle autre chose est-ce que je peux intégrer à ceci ? Quelles idées est-ce que je peux combiner ensemble ? » .  Erickson s’est servi de ce principe de synthèse avec plusieurs de ses patients. Un de ses élèves, un jeune médecin, rapporte à Erickson que sa tante de cinquante-deux ans est très dépressive avec des tendances suicidaires. C’est une dame riche, célibataire, qui vit seule dans une grande maison à Milwaukee. Le médecin demande à Erickson de la soigner. Erickson s’engage à aller la voir quand il sera dans la région de Milwaukee. Quelques mois plus tard, quand Erickson se trouve à Milwaukee, il rend visite à cette dame. Il se présente en tant que psychiatre. Il discute avec elle et fait le tour de la maison. Ainsi, tout ce qu’il réussit à obtenir comme informations sur elle se limite à ce qui suit :        <br />
       1. Elle vit isolée. Elle est dépressive, passive et obéissante.         <br />
       2. Ses seules sorties se limitent à aller à l’église sans participation active.        <br />
       3. Sa seule passion est de cultiver des violettes africaines.        <br />
              <br />
        Avant de la quitter, Erickson lui donne les conseils suivants, en insistant sur le fait qu’il s’agit bien d’une prescription médicale à suivre à la lettre : « Vous allez faire pousser beaucoup plus de ces violettes africaines. Chaque fois qu’il y aura une fête à l’église, comme un baptême, une communion, un mariage, un décès, vous irez participer à ces cérémonies même si vous n’y  êtes pas invitée. Vous offrirez  un bouquet de ces belles fleurs à chaque occasion ».   Par la suite, la dame est trop occupée à entretenir ses violettes, à participer aux activités à l’église qu’elle n’a pas le temps de se sentir déprimée. Elle se fait remarquer par tous les habitants du village et elle est invitée systématiquement à toutes les réunions religieuses et sociales. A sa mort, dix-huit ans plus tard, tous les habitants du village sont présents à son enterrement. Ils l’ont surnommée « la Reine de la violette africaine de Milwaukee » .       <br />
              <br />
       Dans le cas de cette patiente, nous pouvons qualifier le travail d’Erickson d’approche utilisationnelle. En réalité, la créativité d’Erickson a consisté à utiliser en combinant tous les éléments positifs qu’il pouvait repérer chez cette personne déprimée.       <br />
              <br />
       En ce qui me concerne, l’hypnose est un état modifié de conscience où le patient se concentre sur la communication privilégiée avec le thérapeute. L’hypnothérapie consiste à utiliser cet état dans le cadre d’une psychothérapie brève. Avec une approche éricksonienne, le praticien peut faire des suggestions indirectes. Il peut accéder aux ressources de la personne et  les utiliser. Il peut également utiliser les phénomènes hypnotiques en thérapie. Or, l’hypnothérapie telle que je l’enseigne et telle que je la pratique comprend l’approche éricksonienne, l’hypno-analyse, la thérapie des états du moi, l’hypnomodification du comportement, l’hypnorestructuration cognitive et l’auto-hypnose. Dans une telle approche, nous retrouvons ce principe de la créativité, la combinaison ou la synthèse. Ainsi, l’hypnose peut être utilisée en association avec la psychanalyse, ce qui permet au praticien de pratiquer l’hypno-analyse pour traiter la cause ou l’origine du problème. L’hypnose peut également être associée à la thérapie comportementale et cognitive. Ce sont deux approches complémentaires. Erickson lui-même s’est servi de ces approches thérapeutiques.   Erickson a utilisé la technique d’hypno-analyse appelée dessin hypnotique pour aider une jeune étudiante de vingt-quatre ans à sortir de la dépression . Il a également utilisé d’autres techniques d’hypno-analyse comme l’écriture automatique et la régression en âge. Il a aussi intrégé à sa pratique certaines techniques provenant de la thérapie comportementale. Par exemple, un professeur d’astronomie vient le voir en hiver. Il laisse la porte du cabinet d’Erickson ouverte. Il ouvre la fenêtre du cabinet et demande à Erickson de le traiter pour la claustrophobie. Il devait prendre l’avion, le train et le bateau pour ses recherches à Bornéo. Après induction d’un état hypnotique, Erickson lui demande d’abord d’imaginer que la porte et la fenêtre sont fermées. Puis, il ferme la porte et la  fenêtre. Il effectue un recadrage en précisant que la porte ouverte était une fissure dans le mur qu’il a simplement fermée. Le patient a pu aller à Bornéo photographier l’éclipse. Dans ce cas, Erickson a utilisé la technique de l’implosion empruntée à la thérapie comportementale .  Erickson a également pratiqué la thérapie des états du moi. Il considérait que l’esprit humain était constitué de parties. Il a publié trois articles sur ce sujet. Dans un de ces articles, il explique comment il a traité avec succès un patient souffrant d’une  phobie obsessionnelle en communicant avec une personnalité duelle insoupçonnée à l’intérieur du patient .       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
        La thérapie des états du moi constitue une forme sophistiquée d’hypno-analyse. Elle se révèle indispensable dans le traitement de certains problèmes comme l’état de stress post-traumatique, les troubles du comportement alimentaire et même certains cas d’anxiété, de phobies ou de dépression.  Ainsi,  dans le cadre de l’hypnothérapie, il est possible d’intégrer différentes approches thérapeutiques.         <br />
              <br />
       Le principe de synthèse ou de combinaison peut également être utilisé à un autre niveau en associant l’hypnothérapie à d’autres types de psychothérapie. En particulier, je me sers de la thérapie des schémas, de la thérapie EMDR et des techniques de la psychologie de l’énergie. J’enseigne également des techniques d’affirmation de soi aux patients.       <br />
              <br />
        Dans ma pratique, je procède de la manière suivante :       <br />
       Au premier rendez-vous, après l’entretien d’anamnèse et la discussion sur l’hypnose, la première séance d’hypnose est consacrée surtout au renforcement du moi. Après la séance d’hypnose, je demande au patient de remplir trois questionnaires et de me les renvoyer par courrier avant le deuxième rendez-vous : un questionnaire pour évaluer l’anxiété, un deuxième pour mesurer le niveau de dépression et un troisième sur les croyances.        <br />
              <br />
        Les croyances erronnées sur soi, sur le monde et sur la vie sont à l’origine des troubles anxieux, phobiques et dépressifs. Ainsi, si nous n’intégrons pas la thérapie cognitive à la psychothérapie, la personne n’est pas à l’abri d’une rechute, en particulier dans les troubles anxieux, phobiques et dépressifs. Ces croyances peuvent être groupées sous forme de schémas.  Quel que soit le problème que je traite, dès le deuxième rendez-vous, j’enseigne l’auto-hypnose à mes patients. Cette technique est utile au patient de différentes manières :  - l’auto-hypnose lui permet de gérer efficacement le stress et l’anxiété - une pratique régulière de l’auto-hypnose permet de renforcer à domicile le travail thérapeutique. Ainsi, le patient participe activement à sa propre guérison.       <br />
              <br />
       - quand vous enseignez l’auto-hypnose à un patient pour un problème spécifique, il va trouver d’autres applications de cette technique dans sa vie quotidienne. Par exemple, j’avais enseigné l’auto-hypnose à une patiente pour l’aider à mincir. En jouant au basket-ball, cette personne s’est abîmé le tendon d’Achille. Elle a été plâtrée. Chaque fois que le médecin changeait le plâtre, elle s’est mise en auto-hypnose et s’imaginait ailleurs en vacances pendant les soins du médecin. Ainsi, elle a pu éviter de souffrir au cours de ces changements de plâtre.       <br />
              <br />
        A la troisième et à la quatrième séance, j’enseigne au patient les techniques qui proviennent de la psychologie de l’énergie. Il existe huit systèmes majeurs d’énergie qui ont en commun l’énergie vitale qui influence la santé et le bien-être de l’être humain. Au moins l’un d’entre eux, le système des méridiens, peut être utilisé en psychothérapie. De la même manière que le médecin acupuncteur plante des aiguilles sur des points des méridiens pour faire circuler l’énergie pour traiter des problèmes de santé, il est possible de tapoter sur des points précis des  méridiens pour éliminer toute émotion qui dérange et pour traiter des problèmes psychologiques. Ainsi, j’enseigne certaines techniques de la psychologie de l’énergie comme la thérapie du champ mental et les techniques de liberté émotionnelle. De cette façon, le patient dispose de techniques d’auto-régulation des émotions désagréables. Indépendamment des événements de la vie, il lui est possible de maintenir son équilibre émotionnel grâce à ces techniques. Ainsi, le patient accepte plus de responsabilité dans sa propre guérison ; il guérit plus vite, il devient rapidement autonome par rapport au thérapeute.       <br />
              <br />
        Après ces trois ou quatre séances de renforcement du moi et de stabilisation du patient, je traite les traumatismes du passé par la technique de l’EMDR. Les traumatismes du passé provoquent dans certains cas le syndrome de l’état de stress post-traumatique. Dans d’autres cas, ils sont à l’origine de troubles anxieux, phobiques et dépressifs. A mon avis, il n’est pas possible de changer le présent du patient en ignorant le passé.        <br />
       D’après mon expérience, la manière la plus rapide et la plus efficace de traiter les traumatismes du passé, c’est la thérapie EMDR. Une fois que le patient est libéré des traumatismes du passé, il se sent déjà nettement mieux. A ce stade, je redonne les questionnaires pour cibler les problèmes qui restent à traiter. Les changements sont alors plus rapides comme il ne restera plus d’obstacles provenant du passé. Je continue le traitement avec des techniques hypnotiques, la thérapie EMDR et les techniques provenant de la psychologie de l’énergie. A la fin de la thérapie, j’effectue une troisième évaluation pour vérifier s’il reste encore des problèmes à traiter.  A titre d’exemple, je vais vous citer le cas d’une de mes patientes. Il s’agit d’une jeune femme âgée de vingt-cinq ans.        <br />
       Depuis l’enfance, elle était anxieuse. Depuis l’âge de quinze ans, elle se sentait angoissée et déprimée. Au début du traitement, elle était en dernière année d’études d’ostéopathie. Elle mettait en doute tout ce qu’elle apprenait. De plus, elle avait des crises de boulimie. Elle a dû lutter avec elle-même pour réussir ses études. Ses angoisses s’aggravaient lors des examens et des travaux pratiques.        <br />
       En dernière année d’ostéopathie, elle s’angoissait beaucoup en pensant qu’elle pouvait faire du mal en soignant ses patients. Elle était consciente du fait que ses angoisses provenaient d’un événement traumatisant qu’elle avait vécu à l’âge de cinq ans. Quand elle était petite fille, elle jouait avec une voisine de son âge et le frère de cette voisine qui avait à peine trois ans. Les enfants jouaient dans le jardin de la voisine. Ma patiente transportait ce petit garçon sur le siège arrière d’un tricycle et ce garçon est tombé. Il a commencé à pleurer. Ma patiente a ramené le petit garçon à la mère sans oser dire qu’il était tombé. Elle a dit à la mère qu’il devait avoir froid. Quelques instants plus tard, le petit garçon s’est calmé.        <br />
       Quelques mois plus tard, une soeur aînée de ce garçon qui avait plus de 6 ans est décédée brusquement. Ma patiente enfant s’est sentie responsable de la mort de cette fille. Elle a confondu le petit garçon qui est tombé du tricycle et sa soeur aînée beaucoup plus âgée qui est décédée.  Après avoir enseigné des techniques d’auto-apaisement comme l’auto-hypnose et les techniques de la psychologie de l’énergie, j’ai commencé à traiter en EMDR le traumatisme lié à l’accident du tricycle qui s’est produit à cinq ans.        <br />
              <br />
       La technique d’EMDR repose sur la stimulation alternée du cerveau droit et du cerveau gauche pour traiter les traumatismes. Dès que j’ai commencé les stimulations bilatérales, la patiente était submergée par l’affect qui atteignait rapidement un niveau insupportable. Les techniques EMDR de tissage cognitif, de changement de direction des yeux ou de tapes sur les cuisses ou de stimulations auditives se révélaient vaines.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <body>
<div align="center">
  <p>&nbsp;</p>
  <p align="center"><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"><img src="http://www.medecines-douces.com/images/4revues.jpg" alt="hypnose" border="0" /></a><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"> Pour lire la suite et vous abonner &agrave; la revue HYPNOSE &amp; Th&eacute;rapies Br&egrave;ves cliquez ici</a> </p>
</div>
</body>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Creativite-et-Hypnotherapie-integrative-Formation-Hypnose-et-Congres-2007-Hypnose-integrative,-Hypnose-medicale_a133.html" />
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  <entry>
   <title>Fast-Track Trance States l'induction rapide à la Elman. Formation Hypnose et Congrès 2007</title>
   <updated>2008-12-12T12:28:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Fast-Track-Trance-States-l-induction-rapide-a-la-Elman-Formation-Hypnose-et-Congres-2007_a132.html</id>
   <category term="Congrès 2007 Hypnose &amp; Thérapies Brèves " />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/imagette-1132329-1452579.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-12-09T18:52:00+01:00</published>
   <author><name>Jane TURNER</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jane TURNER, Psychologue clinicienne, Paris
Formation en Hypnose
Formation en Hypnose Ericksonienne     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/1132329-1452579.jpg" alt="Fast-Track Trance States l'induction rapide à la Elman. Formation Hypnose et Congrès 2007" title="Fast-Track Trance States l'induction rapide à la Elman. Formation Hypnose et Congrès 2007" />
     </div>
     <div>
      <span class="u">QUI EST DAVE ELMAN ?</span>       <br />
              <br />
       Dave ELMAN, contemporain de Milton ERICKSON, est né en 1900 et mort en 1967. Son intérêt pour l’hypnose est dû en bonne partie aux résultats obtenus par un ami de son père. Ce dernier, atteint d’un cancer et en fin de vie, souffrait de douleurs rebelles. Alors que la médecine traditionnelle n’arrivait point à alléger ses maux, l’hypnose parvint à soulager sa souffrance. ELMAN, âgé alors de 8 ans, décide d’apprendre l’hypnose, ce qu’il fit en montrant, d’ailleurs, un certain talent. Néanmoins, ce n’est que bien des années plus tard, étant devenu musicien et professionnel de spectacle, que l’opportunité de faire de l’hypnose de façon plus formelle s’est présentée. À cette époque, ELMAN était impresario et organisateur de spectacles. Un soir, alors qu’il était bien trop tard pour annuler la séance, ses musiciens l’ont prévenu d’un empêchement. Au lieu de renvoyer le public, ELMAN improvisa un spectacle d’hypnose de théâtre, comme il faisait jadis, pendant son adolescence. À la suite de la représentation, des médecins, présents dans la salle, lui ont demandé de leur apprendre à se servir de l’hypnose. Sa nouvelle carrière d’hypnotiste médical était lancée.       <br />
              <br />
       <span class="u">INDUCTION RAPIDE À LA MODE DE DAVE ELMAN</span>       <br />
              <br />
       Voici un exemple d’induction rapide « à la Elman ».       <br />
              <br />
       « Êtes-vous prêt à expérimenter l’hypnose ? Toute hypnose est de l’auto-hypnose, de toute façon. Alors, si vous suivez ces instructions très simples, rien ne peut vous empêcher d’expérimenter l’hypnose. Vous pouvez résister si vous le souhaitez, mais ce n’est pas pour cette raison que vous êtes là, n’est-ce pas ? Alors, en suivant ces instructions, vous aurez une expérience de détente très agréable. Placez vos mains sur vos cuisses et fermez les yeux tout simplement. Prenez une grande inspiration, retenez-la, et maintenant à l’expiration, relâchez toutes les tensions de votre corps.        <br />
       Dirigez votre attention sur les muscles autour de vos yeux, maintenant.        <br />
       Relâchez-les tellement qu'ils ne fonctionnent plus. En gardant cette sensation de relâchement et de détente, imaginez, et faites comme si, vos paupières étaient tellement détendues qu'elles ne fonctionnaient plus. Et, lorsque vous êtes assez sûr qu’en gardant cet état de relaxation, vos paupières ne fonctionnent plus, testez-les pour vérifier. C'est cela. »       <br />
              <br />
       « Maintenant, laissez cette sensation de détente s’étendre depuis vos paupières jusque dans vos orteils, en prenant place dans tout votre corps. Laissez cette sensation de détente prendre place dans tout votre corps de la tête aux pieds. Faites que cette sensation prenne place dans tout votre corps du sommet de votre crâne jusqu’à la plante de vos pieds. C'est ça. »       <br />
       « Et on peut approfondir cet état de détente encore davantage. Dans quelques instants, je vais vous demander d’ouvrir les yeux et de les fermer à nouveau. Et, en les fermant de nouveau, vous saurez que c’est le signal pour vous de laisser approfondir encore davantage cette sensation de détente et de relâchement. Quand vous ouvrirez les yeux et vous les fermerez à nouveau, c’est le signal pour vous de laisser approfondir cet état de détente deux fois plus. Tout ce que vous avez besoin de faire c’est de le souhaiter, de vous y attendre, et de remarquer comment ça se fait. »       <br />
              <br />
       « Bien. Maintenant, ouvrez les yeux… et fermez les yeux. Ressentez comment cette détente prend place dans tout votre corps pour vous amener encore plus profondément dans cet état de détente et de relâchement. Et vous pouvez vous aider de votre imagination, bien entendu. Imaginez comment tout votre corps se trouve enveloppé de relaxation, entièrement enveloppé de relaxation, une relaxation comme une couverture chaude et douce, une couverture de confort et de relaxation. »       <br />
       « Et vous pouvez approfondir cet état de détente encore davantage. Dans quelques instants je vais vous demander d’ouvrir et de fermer les yeux encore une fois. Et, en fermant les yeux de nouveau, de doubler votre relaxation, faire qu’elle soit encore deux fois plus grande, deux fois plus profonde. »       <br />
              <br />
       « Et encore une fois, ouvrez les yeux… fermez les yeux et doublez votre relaxation… très bien. En gardant cet état de relaxation, tous les muscles de votre corps sont tellement relâchés, tellement détendus, comme s’ils ne fonctionnaient plus, comme si tous les muscles de votre corps ne fonctionnaient plus. »       <br />
              <br />
       « Dans quelques instants, je vais soulever votre main droite et votre bras droit par le poignet. Et si êtes vraiment bien relâché, si vous êtes réellement bien détendu, cette main et ce bras seront tout à fait souples et tout à fait flasques, comme une poupée de chiffon. Alors, quand je soulèverai cette main et ce bras, ils seront souples et flasques comme une poupée de chiffon et quand je soulèverai cette main et ce bras par le poignet, ils retomberont de nouveau. Pour que, lorsque la main touchera de nouveau la cuisse, une vague de relaxation parcoure votre corps depuis le sommet de votre crâne jusqu’à la plante de vos pieds. »       <br />
              <br />
       « Je vais les soulever maintenant. Excellent. »       <br />
              <br />
       « Maintenant, vous avez de la relaxation physique complète. Et saviez-vous qu’on peut se détendre de deux façons, qu’on peut se relâcher de deux manières ? Vous pouvez vous détendre physiquement et vous pouvez vous détendre mentalement. Vous m’avez démontré que vous pouviez vous relâcher physiquement, et maintenant, laissez-moi vous montrer comment vous pouvez vous relâcher mentalement. »       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      « Dans quelques instants, je vais vous demander de compter à rebours à partir de 100 - à haute voix - en doublant votre relaxation mentale avec chaque chiffre. Et je vous donne aussi le secret de la relaxation mentale : avec chaque chiffre, vous doublez la détente mentale ; vous laissez votre esprit se détendre deux fois plus avec chaque chiffre que vous dites pour que, lorsque vous aurez atteint le chiffre 96, tous les chiffres aient disparu. En doublant votre relaxation avec chaque chiffre, vous aurez fait en sorte que tous les chiffres disparaissent, pour que, lorsque vous aurez atteint le chiffre 96, ou peut-être encore plus tôt, tous les chiffres aient disparu. Vous aurez fait en sorte de vous relâcher tellement que tous les chiffres après 96 se relâchant aussi. »       <br />
              <br />
       « Commencez à compter à rebours à haute voix maintenant. C'est cela. Commencez à faire en sorte que les chiffres disparaissent, maintenant, en doublant votre relaxation mentale à chaque chiffre. Laissez les chiffres disparaître, maintenant. Souhaitez qu’ils disparaissent, attendez-vous à ce qu’ils disparaissent et remarquez comment ils ont disparu, en doublant votre relaxation mentale encore une fois. C'est ça. Et ils ont disparu, n'est-ce pas ? Excellent. »       <br />
              <br />
       « Et je sais que vous êtes bien détendu, et vous savez que vous êtes bien détendu, et vous savez que même dans cet état de détente profonde, vous pouvez avoir le sentiment qu’il y a un état de détente encore plus profond que celui-ci, n’est-ce pas ? C’est ça. »       <br />
              <br />
       « Et vous pouvez arriver à cet état de détente encore plus profond en suivant ces instructions très simples. Car, dans un instant vous vous retrouverez dans un endroit où il y a des escalators. Le premier escalator descend jusqu'au niveau A. Le niveau A est encore deux fois plus profond que le niveau où vous êtes actuellement, deux fois plus profond à la fois physiquement et mentalement que le niveau de détente où vous êtes actuellement. Quand vous serez arrivés au niveau A, dites simplement "A". Ensuite vous descendrez au niveau B. Le niveau B est deux fois plus profond encore que le niveau A, deux fois encore plus profond, à la fois mentalement et physiquement. Quand vous arriverez au niveau B, essayez tout simplement de dire "B". Ensuite, vous descendrez au niveau C. Le niveau C est le niveau le plus profond de tous les niveaux. Quand vous arriverez au niveau C, je vous offrirai des suggestions pour vous aider à profiter pleinement de cet état de détente et à vous servir de l’hypnose. »       <br />
              <br />
       « Maintenant, trouvez-vous dans cet endroit où il y a des escalators, et voyez descendre les escalators. Avancez d’un pas et commencez à descendre, plus profondément, deux fois plus, autant mentalement que physiquement, et lorsque vous vous trouvez au niveau A, dites simplement : "A"... c'est cela.        <br />
       Maintenant, descendez au niveau B. Et quand vous arrivez au niveau B essayez simplement de dire : "B". En descendant encore maintenant, c'est ça. En vous préparant maintenant à descendre au niveau C … et en descendant maintenant au niveau C... c'est ça. »       <br />
              <br />
       « Vous savez maintenant que cet état profond de détente, cet état de relaxation physique et mentale sera toujours disponible pour vous. Vous savez que tout ce que vous avez besoin de faire, c'est de suivre les instructions que je vous ai données, en sachant que s'il y a une urgence vous vous réveillerez immédiatement. »        <br />
              <br />
       « Désormais, chaque fois que vous désirerez atteindre le niveau C, vous le pourrez de deux manières. Soit en vous fermant les yeux de la manière particulière qui fait qu’en les ouvrant et en les refermant de nouveau, vous doublez votre confort et votre relaxation physique à chaque fois, puis en faisant que les chiffres disparaissent, et en prenant les escalators A, B, C ; ou bien en accédant au niveau C directement en vous souvenant des sensations caractéristiques de cet état. »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      « Chaque fois que vous serez dans cet état de détente et de relaxation profonde, vous serez parfaitement en sécurité. Vous pourriez revenir rapidement de cet état s'il y avait une situation d'urgence, mais il est toujours préférable, lorsque vous vous trouvez dans cet état, de revenir d'abord au niveau B et ensuite de passer de B à A. »       <br />
              <br />
       « Maintenant, simplement pour vous prouver que c’est vous qui contrôlez cet état, revenez doucement, respectueusement au niveau B, c'est cela. Et juste pour vous démontrer que vous pouvez toujours retrouver le niveau C, retournez au niveau C, maintenant. Chaque fois que nous travaillerons ensemble avec l'hypnose et chaque fois que vous ferez de l’auto-hypnose, vous pourrez aller encore plus profondément, encore plus rapidement. Tout ce que vous avez besoin de faire c’est de le souhaiter, de vous y attendre et de remarquer comment cela se fait, tout naturellement, tout simplement. »       <br />
              <br />
       « Maintenant, revenez au niveau B... et ensuite, au niveau A. Revenez à un état de conscience ordinaire et habituel. Prenez quelques instants pour revenir totalement ici. »       <br />
              <br />
       EXPLORATION DE L’INDUCTION RAPIDE À LA MODE D’ELMAN       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <body>
<div align="center">
  <p>&nbsp;</p>
  <p align="center"><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"><img src="http://www.medecines-douces.com/images/4revues.jpg" alt="hypnose" border="0" /></a><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"> Pour lire la suite et vous abonner &agrave; la revue HYPNOSE &amp; Th&eacute;rapies Br&egrave;ves cliquez ici</a> </p>
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</body>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Fast-Track-Trance-States-l-induction-rapide-a-la-Elman-Formation-Hypnose-et-Congres-2007_a132.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Hypnose et Résonance. Formation Hypnose et Congrès 2007</title>
   <updated>2008-12-12T12:59:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-et-Resonance-Formation-Hypnose-et-Congres-2007_a128.html</id>
   <category term="Congrès 2007 Hypnose &amp; Thérapies Brèves " />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/imagette-1132237-1452477.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-12-08T10:23:00+01:00</published>
   <author><name>Claude Michel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Claude Michel, psychothérapeute à Flers (France-Orne)
Formation en Hypnose
Formation en Hypnose Ericksonienne     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/1132237-1452477.jpg" alt="Hypnose et Résonance. Formation Hypnose et Congrès 2007" title="Hypnose et Résonance. Formation Hypnose et Congrès 2007" />
     </div>
     <div>
      Dans cette communication, je développerai la thèse suivante: si l'hypnose crée de façon privilégiée un type de relation favorable au changement, c’est parce qu’elle institue  un contexte propice à l’avènement de la résonance.       <br />
              <br />
       -Un premier exemple de résonance (  hors hypnose ou plutôt dans sa mouvance). A deux reprises, j’oublie de noter sur mon carnet de rendez-vous la séance d’un nouveau patient qui m’a  contacté par téléphone.  Ce patient - qui se  prénomme Jérôme - se présente une première fois à mon cabinet. Bien que  responsable de l’oubli, je donne la préférence à l’autre patient qui s’est présenté à la même heure et  j’attribue de façon péremptoire  la responsabilité de l’erreur à Jérôme. Même chose à la seconde séance : cette fois-ci, le rendez-vous est noté sur un carton mais je rabroue Jérôme en lui disant qu’il a mal noté. Je ne me reconnais pas :  je suis en train de maltraiter et d’humilier mon nouveau patient! J’enfreins la déontologie la plus élémentaire ! Jérome, très énervé, à la limite de l’injure, accepte de revenir une troisième fois. Cette fois-ci, pas de problème d’horaire, mais  j’ai noté sur mon agenda un autre nom! En fait, je suis en train de résonner avec mon patient de la même problématique que celle dont il souffre : maltraitance, humiliation, trahison… Inconsciemment, j’ai été instrumentalisé par sa problématique. C’est probablement dans les 20 secondes de la prise de rendez-vous téléphonique initiale que l’induction s’est produite. A cette date, je me souviens très bien de mon état d’esprit :  j’étais très énervé d’avoir été éconduit lors d’une tractation privée. J’avais par ailleurs pris la communication téléphonique après une intense séance d’hypnose vécue avec le patient précédent.       <br />
              <br />
       -Un second exemple (en contexte d’hypnose) : avec Jean-Baptiste, jeune homme de 30 ans, suivi pour des problèmes alimentaires depuis un an, je me surprends à faire une induction hypnotique avec un xylophone, ce que je ne fais qu’exceptionnellement avec les adultes ; or  il me dit, dans cette même séance, qu'il vient de se remettre à jouer du piano... Je suis moi-même en train d’envisager reprendre des leçons de piano ; la séance se poursuit dans une sorte de jubilation partagée, dégageant une forte énergie...       <br />
              <br />
       L’auteur montre ensuite comment les concepts d’empathie, d’accordage, de transfert-contretransfert se distinguent du concept de résonance tout en ayant des points communs…        <br />
              <br />
       Le concept de résonance a été introduit dans le champ clinique par Mony Elkaïm, neuro-psychiatre belge  dans les années 1980-90.  Il en a exposé le sens dans son livre-clef  Si tu m'aimes, je t'aime pas .       <br />
       Ce concept signifie  que deux personnes “vibrent” ensemble à la même fréquence, c'est-à-dire avec la même émotion et sur un même sujet et avec un effet d'amplification du vécu partagé.       <br />
       Le concept est emprunté au domaine de la physique des vibrations. Il désigne à l’origine un phénomène physique général fascinant. Il arrive qu’une  structure se mette à vibrer et que la vibration s'amplifie jusqu'à atteindre un niveau très élevé. On dit alors qu'elle résonne. Et elle résonne à une fréquence propre. Le “chant” du verre en cristal que l’on frotte est un exemple...       <br />
              <br />
       L’auteur présente les fines et judicieuses analyses de la résonance que Mony ElKaïm développe dans son livre…       <br />
              <br />
       …Récapitulons ce que nous avons appris de la résonance en élargissant le propos. D’abord une définition : la résonance est un processus intersubjectif permettant à un patient et à un thérapeute de partager dans le contexte d’une séance( ou à proximité)  un même vécu relationnel.       <br />
              <br />
       - On a donc d’abord un processus ou une expérience vibratoire. La résonance est induite par la problématique ou un élément de la problématique du patient qui fait vibrer le thérapeute  sur un vécu similaire mais qui lui est propre. Le principe de similitude est au cœur de la résonance ( premier critère de la résonance).       <br />
       Elle met en vibration 4 vécus: celui du patient avec son contexte de vie actuel, celui du patient dans son rapport au thérapeute, celui du thérapeute dans son rapport au patient, celui du thérapeute avec son contexte de vie.        <br />
       Un couplage singulier s'établit donc entre le thérapeute et le patient  (ou le système patient,  famille ou couple). Il s'établit à la faveur d'un  micro événement, d'une remarque apparemment anodine qui fait franchir un seuil au système thérapeutique. Une vibration émotionnelle se déclenche autour d'un élément de similarité, autour d'un vécu commun apparaissant en simultané ou en léger différé. Le vécu commun semble apporter la fréquence propre provoquant la vibration. Une amplification émotionnelle et cognitive ( qui va être accentuée  ou non par le thérapeute) se déclenche. On peut considérer que c’est la problématique du patient qui fournit l’induction, induction qui va rencontrer et capter chez le thérapeute des éléments problématiques similaires.       <br />
              <br />
       - Quel est le  contenu vibratoire? Premièrement, des éléments problématiques ( partagés par le patient et le thérapeute)   prenant la forme de pensées, d'images, de sensations, de mouvements ou de postures, ou de désirs ou d’émotions, de relations, de symptômes...Combien de fois ai-je eu mal au ventre avant que le patient ne me dise qu’il avait mal au ventre! La résonance opère donc dans des registres subjectifs très variés : on peut parler de résonance émotionnelle, cognitive, pulsionnelle, psychomotrice, corporelle, relationnelle en fonction de l’élément de similarité entrant en vibration.... Deuxièmement, on a aussi des éléments de solution qui sont soit des ressources implicites transmises par le patient au thérapeute à son insu en provenance de son subconscient, soit des ressources imaginées par le thérapeute dans le même temps où il vibre du problème.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      - En quoi consiste  le travail du  thérapeute ? Je distingue quatre aspects         <br />
       Le thérapeute doit d’abord effectuer un travail de repérage de la résonance. Bien des phénomènes de résonance passent inaperçus. Des évènements mentaux ou comportementaux surgissent, au premier abord anodins et qui, en fait, relèvent de la résonance.         <br />
       Je pointe à cette occasion le second  critère de la résonance : l’émergence d’un sens relatif au contexte.        <br />
               <br />
       Le second travail pour le thérapeute qui a réalisé l’entrée en résonance est de l’accepter et de l’assumer pleinement  sans dérobade, ni réticence, ni défense, en acceptant d’être impliqué.        <br />
              <br />
       En troisième lieu, il s’agit pour lui d’expliciter la résonance. Souvent la révélation déclenche une immense décharge émotionnelle, une forte libération d’énergie, signe typique qu’on a affaire à une résonance (troisième critère).        <br />
       Enfin, il s’agit  pour lui soit de l’amplifier au maximum soit de l’amortir (pour reprendre une expression de la physique vibratoire) selon l’orientation thérapeutique opportune.       <br />
              <br />
       - Comment précisément s'effectue la communication entre patient et thérapeute? Par quels canaux et selon quels mécanismes le patient parvient-il à transmettre sa problématique au thérapeute? …Pour qu'un pareil processus se produise, il faut que le thérapeute soit aussi souple et disponible que possible, souple dans ses pensées, son imaginaire, ses affects, ses théories, son corps afin qu'il puisse vibrer à la même fréquence que vibre le  patient. Le psychanalyste vibre le plus souvent au niveau du désir ou du fantasme; le thérapeute comportemental, du comportement; le systémicien, de la règle ; le guérisseur, du corps...A chacun son niveau ou instrument...        <br />
       La thérapie peut apparaître comme un grand jeu librement consenti par deux partenaires, un jeu rendant possible que des ponts se jettent, que des points de capiton  se cousent entre l’expérience similaire de deux  personnalités.        <br />
              <br />
        Dès lors, l’orientation de la psychothérapie change. Il ne s'agit plus  de comprendre ni programmer le changement mais de créer un contexte favorable pour que des processus vibratoires émergent à partir d’une communauté de vécu. Le “bon thérapeute” serait alors celui qui possède ces qualités...par delà ses compétences théoriques et ses affiliations... Il faut alors se demander quelle est la thérapie la plus propice à ce dessein.  Ma réponse est claire: l'hypnothérapie.       <br />
              <br />
       Hypnose et résonance ont des liens d'affinité évidents. Observons ce que fait le thérapeute ericksonien. Primo, dans la phase d'induction, il cherche à calquer sa respiration sur celle du patient. Il cherche à créer un rythme respiratoire commun.  C'est le “pacing”. Il adopte souvent une posture en symétrie. Secondo, il utilise les canaux sensoriels  privilégiés du patient,  il utilise son vocabulaire, il se glisse dans ses représentations cognitives : c'est ce que préconise la PNL pour favoriser l’accordage. Tertio, il invente des histoires, des allégories, des métaphores en similitude, mais aussi des théories en isomorphie, avec la problématique du patient. L’hypnothérapeute, disponible et ouvert, se plaçant souvent lui-même dans un état hypnoïde, cherche à  décrocher le patient des  perceptions sensibles externes, à créer chez lui confusion intellectuelle et dissociation, à favoriser un flou mental propice à l'émergence de quelque chose  d’essentiel ou de nouveau.        <br />
       Tout le dispositif vise à créer entre thérapeute et patient un rythme commun, une mise en phase propices à l’advenue d’une résonance. L'essentiel dans l'hypnose ne serait alors  ni la suggestion, ni la régression à un état de sensorialité primitive, ni l’état de conscience modifiée, ou plutôt , c’est tout celà en tant que conditions favorables à l'émergence d'un vécu commun que je propose d'appeler la “résonance hypnotique”. La résonance hypnotique est l’expérience vibratoire d’un vécu similaire éprouvé par le patient et le thérapeute dans l’ état d’hypnose . L’hypnose amorce la résonance.Toute la question pour le couple thérapeutique est de parvenir, après le franchissement d’un seuil, à  trouver la bonne fréquence vibratoire.        <br />
       L’hypnothérapeute va droit à l’essentiel, perd moins de temps, ne s’enferme pas dans des bastions, reste ouvert à tout, se laisse guider par l’intuition, improvise des allégories, file des métaphores, suit son instinct qui le mène vers des points de résonance. Il est important que le thérapeute se laisse guider par son instinct, telle une tête chercheuse, à la recherche des mots, des intonations, des symboliques, des métaphores inducteurs de résonance       <br />
       La pratique de l’hypnose partagée offre une  garantie maximale pour que des points de résonance apparaissent et que s’éprouvent, comme nous l’avons vu, un vécu problématique (des symptômes...) et un vécu thérapeutique (des solutions…).        <br />
       Quand, par résonance, le thérapeute  vit le problème de son patient  à son niveau personnel, il peut d’autant plus facilement rompre le charme vibratoire. Il sort de la prise de tête  partagée avec l’obsessionnel, il refuse l’excitation partagée avec l’hystérique, il évite l’évitement partagé avec le phobique... Il ferme une voie…  en suggère une autre...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <body>
<div align="center">
  <p>&nbsp;</p>
  <p align="center"><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"><img src="http://www.medecines-douces.com/images/4revues.jpg" alt="hypnose" border="0" /></a><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"> Pour lire la suite et vous abonner &agrave; la revue HYPNOSE &amp; Th&eacute;rapies Br&egrave;ves cliquez ici</a> </p>
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</body>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Psychologie et Thérapie. Echanges inspirés. Formation Hypnose et Congrès 2007. Hypnose Ericksonienne</title>
   <updated>2008-12-12T12:17:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Psychologie-et-Therapie-Echanges-inspires-Formation-Hypnose-et-Congres-2007-Hypnose-Ericksonienne_a134.html</id>
   <category term="Congrès 2007 Hypnose &amp; Thérapies Brèves " />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/imagette-1132348-1452611.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-12-03T11:02:00+01:00</published>
   <author><name>Dominique Megglé</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dominique Megglé
Formation en Hypnose
Formation en Hypnose Ericksonienne     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/1132348-1452611.jpg" alt="Psychologie et Thérapie. Echanges inspirés. Formation Hypnose et Congrès 2007. Hypnose Ericksonienne" title="Psychologie et Thérapie. Echanges inspirés. Formation Hypnose et Congrès 2007. Hypnose Ericksonienne" />
     </div>
     <div>
      <span class="u">PSYCHOLOGIE ET THERAPIE</span>       <br />
              <br />
       Plus j’avance dans les années de pratique, moins je vois à quoi la psychologie pourrait servir en thérapie et plus je crois qu’elle constitue un sérieux handicap pour le thérapeute, donc une perte de chance pour le patient. Classer une situation vivante dans une catégorie théorique bloque tout mouvement, toute évolution (Villien ). Donc, la psychologie empêche la guérison.       <br />
              <br />
       Laissons de côté son absence totale de base épistémologique sérieuse, sujet déjà traité ailleurs. A partir du moment où, avec les mêmes outils de communication, ceux de l’hypnose, nous sommes capables de traiter aussi bien une douleur physique que morale, je ne vois plus bien ni la place ni l’intérêt de la psychologie.        <br />
              <br />
       Le terme « psychothérapie » est devenu obsolète. Le mot « thérapie » suffit. Il est suffisamment vague pour nous permettre de rester modestes, donc efficaces. Quand on demandait à Erickson si ce qu’il faisait était une authentique activité de soins, il répondait : « Oui, mais ni le patient ni le thérapeute ne sont absolument obligés de le savoir. » Il me semble qu’à sa suite, nous devrions revendiquer de ne pas toujours savoir ce que nous faisons. Nous devrions revendiquer d’être des spécialistes de l’effet placebo.       <br />
              <br />
       De plus, analyser la problématique psychologique d’un patient suivant les termes d’une théorie est facile. Même l’imbécile trouve ainsi toujours quelque chose de complexe et d’impossible à traiter, et derrière sa découverte, il peut encore trouver quelque chose d’encore plus complexe et d’impossible à traiter. Il lui suffit de remonter dans le temps et de se fier à sa grille. Ce faisant, il n’est pas dérangé, il se trouve intelligent, il est content de lui quand il rentre chez lui le soir. S’il travaille en libéral, il garde la même trentaine de patients toute sa vie, il est parfois un peu déprimé. Il a réussi à éviter l’échange vivant et vrai entre êtres humains.  Voilà tout l’intérêt de la psychologie théorique pour le praticien : il n’est pas mince.       <br />
              <br />
       <span class="u">LA PSYCHANALYSE</span>       <br />
              <br />
       Actuellement, la psychanalyse se révèle pour ce qu’elle est dans l’histoire de la pensée : une parenthèse. Cette parenthèse est en train de se refermer parce que l’idéalisme philosophique sur lequel elle repose est moribond. On peut dater cette parenthèse : 1880 – 1980. Le XXI° siècle ne sera pas psychanalytique. De 1880 à 1980, nous avons été envahis par cette énorme construction intellectuelle, aux bases épistémologiques improbables.        <br />
              <br />
       Comment expliquer pareil succès pendant tout un siècle ? La psychanalyse était un mythe. Un mythe est une fable à laquelle toute une époque adhère parce qu’elle en a, d’une certaine manière, besoin : elle s’y retrouve. Le mythe a une fonction de régulation sociale. Comme d’autres idéologies du siècle dernier, la psychanalyse a aidé nos prédécesseurs à « tenir » au travers d’immenses bouleversements, comme l’humanité n’en avait jamais connu jusque là.        <br />
              <br />
       On ne se bat pas contre les mythes. C’est peine perdue. Ils s’effondrent tout seul quand ils sont devenus inutiles, quand l’époque n’en a plus besoin. Ils se fanent. C’est ce qui se passe de nos jours. Il n’y a plus de place aujourd’hui pour un théoricien de génie, l’un de ces « leaders charismatiques » dont le siècle passé s’était fait une spécialité, en psychologie ou ailleurs, en politique par exemple. Voilà pourquoi il est inutile d’écrire des « livres noirs de la psychanalyse ». Laissons les choses se faire, elles se feront. Une sorte de pragmatisme, parfois désabusé, s’est installé. Je crois que celui-ci prélude à un renouveau de la réflexion philosophique réaliste.        <br />
              <br />
       En effet, le praticien, comme le patient, privé de ces idéologies qui mettaient un écran entre lui et la réalité, est désormais affronté nu aux grandes questions de l’homme de tous les temps : la vie, la mort, le mal, le bonheur, le sens de la vie et de la souffrance. Avec son téléphone portable et le terrorisme islamiste, l’homme contemporain est bien plus proche dans ses questions de l’homme des cavernes, affronté nu aux dangers de la brousse, que de l’homme du siècle dernier, habillé de ses idéologies. Il a besoin de rencontres humaines vraies et vivifiantes.       <br />
              <br />
       <span class="u">LES PATIENTS</span>       <br />
              <br />
       Venons-en à l’intérêt de la psychologie pour les patients. J’ai tenté de démontrer ailleurs qu’ils sont, eux, les véritables auteurs des théories psychologiques et que les dits génies de psychologie du XX° siècle n’ont fait que leur prendre leurs idées. Je cite, en raccourci :       <br />
              <br />
        « Nos patients sont malades de logique. Ils raisonnent à perte de vue sur leurs sentiments, leurs pensées, leurs troubles et ses causes. Ils sont des théoriciens de la pathologie, bien plus doués là-dedans que les professionnels. Ils sont plus doués pour la théorie que les professionnels parce que, tout simplement, ils souffrent et que quand on souffre, on se demande pourquoi. Ils sont spontanément psychanalystes, gestaltistes ou systémiciens. L’un croit qu’il est malade du manque d’amour de sa mère qui lui préférait son père. L’autre est persuadé qu’il n’est « pas assez dans son corps et ses émotions ». Le troisième est sûr que s’il allait mieux, sa famille exploserait.        <br />
       « Les grands pionniers de la psychothérapie traditionnelle ont, en fait, « piqué » leurs idées aux patients. Ils s’en sont emparés pour écrire de gros volumes et asseoir leurs carrières dessus. Les théories officielles, si elles sont si nombreuses, le sont justement parce qu’elles reflètent la variété des théories qu’ont spontanément les sujets sur eux-mêmes . »        <br />
              <br />
       Le thérapeute efficace sera donc cynique et bienveillant. Il adopte les théories des patients sans y croire et les utilise pour mettre le bazar dans le système.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="u">LE BAZAR </span>       <br />
              <br />
       Mettre le bazar dans le système : voilà la besogne du thérapeute. Il s’agit de mettre le bazar dans le système névrotique du patient, qui est comme un jeu de quilles trop bien rangées. Regardez une anorectique, une boulimique, un patient unipolaire, une famille dysfonctionnelle. Les symptômes sont bien rangés, les rôles très bien distribués : ils sont à peu près prévisibles. Quel plaisir alors de balancer une bonne grosse boule qui renversera le maximum de ces quilles !       <br />
              <br />
       Il s’agit de mettre le bazar dans le système névrotique du patient, mais pas seulement. Il s’agit de mettre ce bazar dans tout le système, c’est-à-dire aussi dans celui du thérapeute. C’est même plus important, puisque si le bazar est mis des deux côtés, alors l’interaction entre les deux aura des chances d’être enfin vivante et que c’est à cela que le thérapeute doit tendre : c’est son métier. En effet, quand le thérapeute a la tête claire, il raisonne, il classe, il fige.        <br />
              <br />
       Erickson disait que le meilleur médicament en psychiatrie, c’était le whisky ; un verre de whisky pour le thérapeute avant de recevoir un patient qui l’angoisse trop. Evidemment, le conseil ne s’adresse pas à tout le monde, et c’est peut-être même un conseil angoissant s’il est pris avec sérieux. Ce qui est vrai, c’est qu’à trop raisonner et vouloir classer, on s’angoisse et en s’angoissant, on devient encore plus raisonneur, donc encore plus angoissé. Ce qui était vrai pour le patient l’est pour le thérapeute.       <br />
              <br />
       Une excellente solution pour se débarrasser une fois pour toutes de la psychologie théorique, c’est de lire Lacan, qui en est la forme la plus élaborée. Vous avez deux manières de lire Lacan. La première, c’est de le lire attentivement et de chercher à tout comprendre, mot par mot, phrase par phrase. Au bout d’une demi-page, vous entrez dans une douce confusion ; une page plus loin, vous êtes en transe légère ; une de plus en transe profonde. Continuez la lecture, vous en sortirez avec une amnésie totale. Seuls certains mots glanés ici ou là reviendront à votre conscience dans votre journée de consultation, comme des flash back miraculeux. Ces mots auront agi comme des suggestions post hypnotiques.        <br />
              <br />
       La seconde manière de lire Lacan est encore plus psychanalytique. Lisez-le d’emblée avec l’attention flottante, comme si vous étiez sur un divan. Les « mathèmes, forclusion du Nom du Père » et autres « objets a » danseront délicatement devant vos yeux ; là aussi, votre transe s’approfondira et tout cela n’aura bientôt plus aucune importance. En sortant de la lecture, vous vous sentirez dispos, prêt à consulter.        <br />
              <br />
       Lacan est le seul auteur un peu compliqué qui fasse cet effet-là. Hegel, lui, donnerait plutôt la migraine. Lacan est un maître pour aider le thérapeute à abandonner la psychologie. Lacan est un maître en hypnose. Il est vraiment dommage que le monde ne nous l’envie pas, le Paraguay mis à part.       <br />
              <br />
       Mais la meilleure manière, la plus confortable, la plus simple, de ne plus faire de psychologie théorique, c’est de ne plus en faire. Appuyé sur ce que j’ai dit plus haut, le thérapeute avisé voit dans ces théories des belles histoires, des métaphores : rien de plus mais ce n’est déjà pas si mal. Il fait entièrement confiance à l’expérience vécue du patient. Suivant ce qu’Erickson nous a appris, il accepte celle-ci et l’utilise. Il s’oublie, n’attend plus rien de spécifique ni du patient ni de lui-même. Il est devenu humble, essayant simplement d’être assez poli pour que le patient accepte de le laisser entrer dans son monde.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      u[LE THERAPEUTE]u

Erickson nous a appris à accepter intégralement l’expérience vécue du patient. Ce qui transparaît en filigrane, ce qu’il ne dit pas explicitement, mais qui en est la conséquence obligée, c’est que cette attitude conduit symétriquement le patient à accepter son thérapeute tel qu’il est, avec toute son expérience vécue, et cela est capital pour le succès de la thérapie. En effet, alors, l’échange humain devient vrai, complet, sur un pied d’égalité. Le patient accepte le thérapeute tel qu’il est et l’utilise, ou alors il va voir ailleurs. Erickson n’a pas mis sa vie de famille sur la place publique, il ne l’a pas cachée non plus. Dans son métier, il a pratiqué constamment l’utilisation de sa propre expérience de la vie. 

<body>
<div align="center">
  <p>&nbsp;</p>
  <p align="center"><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"><img src="http://www.medecines-douces.com/images/4revues.jpg" alt="hypnose" border="0" /></a><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"> Pour lire la suite et vous abonner &agrave; la revue HYPNOSE &amp; Th&eacute;rapies Br&egrave;ves cliquez ici</a> </p>
</div>
</body>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Psychologie-et-Therapie-Echanges-inspires-Formation-Hypnose-et-Congres-2007-Hypnose-Ericksonienne_a134.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L’hypnose conversationnelle en soins palliatifs. Formation Hypnose et Congrès 2007</title>
   <updated>2008-12-12T12:37:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/L-hypnose-conversationnelle-en-soins-palliatifs-Formation-Hypnose-et-Congres-2007_a131.html</id>
   <category term="Congrès 2007 Hypnose &amp; Thérapies Brèves " />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/imagette-1132321-1452571.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-12-03T10:35:00+01:00</published>
   <author><name>Barbara Sanchez-Diaz et Augusta Guiraud-Sobral </name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Barbara Sanchez-Diaz et Augusta Guiraud-Sobral 
Formation en Hypnose
Formation en Hypnose Ericksonienne
Hypnose et soins palliatifs, Hypnose en  fin de vie, Soins palliatifs     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/1132321-1452571.jpg" alt="L’hypnose conversationnelle en soins palliatifs. Formation Hypnose et Congrès 2007" title="L’hypnose conversationnelle en soins palliatifs. Formation Hypnose et Congrès 2007" />
     </div>
     <div>
      Introduction       <br />
       Comme nous le constatons dans cet accompagnement, nul besoin de « cérémonie sensorielle », nul besoin de fixer l’attention sur un point, un son ou une perception cénesthésique. Le thérapeute, par l’intermédiaire de l’hypnose conversationnelle, semble se contenter tranquillement, de raconter une histoire au patient. Mais attention, ne tombons pas du côté des images d’Epinal qui s’attachent parfois aux soins palliatifs, de la Mort comme un moment ou l’Amour règne, un temps sans douleur où les sujets sont d’accord pour mourir et où il suffit à l’accompagnant de raconter une belle histoire.       <br />
              <br />
       LA FIN DE VIE        <br />
       Cette période confronte patients, familles et soignants à une multitude de sentiments plus ou moins ambivalents : détresse de voir l’Autre partir, hâte que cela se termine, culpabilité de ressentir ces sentiments. De fait, la rencontre est angoissante, car ce que vit l’autre, cela me concerne et c’est quelque chose qui va m’arriver. Selon Philippe ARIES, sociologue et historien (son ouvrage « L’homme devant la mort »), il y a trois façon de vivre la mort de l’autre :        <br />
       - « nous mourrons tous » : la mort de l’autre vient chaque fois me ramener à l’idée que je suis mortel et qu’il faudra un jour que j’affronte cette épreuve.        <br />
       - « La mort de moi » : qu’est ce que ça me fait de voir la déchéance de l’autre, de voir la souffrance de l’autre et tout ce que cela me renvoie comme peur ou comme angoisse pour moi-même.       <br />
       - « La mort de toi » : c’est ce que la mort réveille au niveau de la séparation, de l’absence de l’autre, de la perte d’une relation en tant que besoin.       <br />
              <br />
       L’hypnose conversationnelle se caractérise par la spontanéité et l’improvisation, comme l’accompagnement de patient en fin de vie. Il y a une absence totale de mode d’emploi, car accompagner un sujet  vers sa mort, c’est se mettre face à un point de non savoir, non savoir-faire avec l’Autre, non savoir-faire avec la situation qui s’impose.       <br />
       La souffrance psychologique du sujet face à la mort est liée à tout ce qu’il a été depuis sa naissance, à tout ce qu’il a vécu ; alors, sans cesse, il va falloir réinventer, afin de s’accorder  à la singularité du sujet rencontré. L’utilisation de l’hypnose va permettre de continuer à inscrire, celui qui ne parle plus, et à qui on ne parle plus, comme un Sujet désirant. Les échanges peuvent se construire sur des souvenirs du patient, permettant de restituer l’identité  globale du sujet, quand cela est possible. Car souvent dans la relation  soignant/soigné nous ne disposons pas toujours d’autant d’éléments de souvenirs, comme dans le cas présenté, par contre nous avons la possibilité d’utiliser des contes et des métaphores et d’avoir recours au saupoudrage        <br />
       (ex : du long voyage, la boîte pour déposer les angoisses, la métaphore des nuages que vous regardez passer et jamais vous auriez comme idée de les arrêter, c’est plutôt un joli spectacle de les regarder passer, d’observer leur forme, leur couleur et puis de changer de nuage à notre guise, la vie c’est un peu comme les nuages, il y a des choses qu’on ne peu pas retenir, poursuivre avec la métaphore de la mer et de la tempête).       <br />
              <br />
       Le sujet en fin de vie connaît sa condition, certains ne peuvent pas la dire, d’autres ne veulent pas l’entendre. C’est en cela que les métaphores, les comtes, les souvenirs, permettent de parler de la Mort, de ce quelque chose qui va se terminer, sans avoir besoin d’utiliser ce mot  là.       <br />
       La menace de la mort physique ou psychique est une expérience traumatique qui favorise la dissociation, état dans lequel le sujet est parfois depuis plusieurs années,  cette visée protectrice, est renforcée par l’immobilité corporelle du sujet, quelque soit son environnement (qu’il soit hospitalier ou familier),  cette dissociation peut faciliter la réceptivité aux inductions hypnotiques.       <br />
              <br />
       LA MORT        <br />
       Elle est un événement dont les changements interviennent au  niveau biologiques mais aussi dans l’appareil psychique c’est ce que Michel DE M’UZAN nomme « le travail de trépas ». Dans son monde, les notions de temps et d’espace sont abolis, il semble qu’en fin de vie, le sujet soit progressivement affecté par la loi de l’intemporalité, la même qui règne dans l’inconscient. La seule quête essentielle est l’appétence relationnelle, alors que paradoxalement les liens qui l’attachent aux autres sont sur le point de se défaire et que certains liens font déjà défaut (travail de pré-deuil pour la famille et/ou les soignants)….       <br />
       Le sujet va chercher à les remplacer. Il  va  trouver un élu, une personne choisie, une rencontre mutuelle, et cette personne désignée peut être un proche ou un soignant, qui  va séduire, par sa réelle disponibilité, et qui va être capable d’entrer dans la sphère/la bulle du patient. Là où règne, une ambiance mortifère.       <br />
       Quelque chose qui s’apparenterait à ce que Winnicott nomme la préoccupation maternelle primaire, c’est être d’accord à se laisser absorber/phagocyter, comme l’est une mère pour et par son enfant, sans crainte, sans angoisse à la différence prés que l’élu à la mort  du sujet, aura un travail réel de deuil à réaliser.       <br />
              <br />
       Dans cette relation l’infra verbal et le corporel prévalent comme dans les premières relations de la mère et de son enfant, c’est une caresse, un sourire partagé, une intimité qui se crée.       <br />
       Le mourant forme avec son objet « sa dernière dyade ».       <br />
              <br />
       La  fonction  de cette personne  désignée, est d’être dans la rencontre réelle de l’être vivant, de soutenir la capacité à penser et à désirer, de créer un continuum (après l’équipe s’occupera de vous, après si votre famille à besoin  je pourrais continuer à les rencontrer). L’élu doit pour cela, s’accorder de la  réalité du corps qui est déformé par la maladie, ce sont en cancérologie, ces patients sans cheveux, amaigris, remplis d’ascite, au teint jaune parfois et souvent à la respiration  saccadée…. Signe d’une étape, du passage d’un état à un autre.            <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <body>
<div align="center">
  <p>&nbsp;</p>
  <p align="center"><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"><img src="http://www.medecines-douces.com/images/4revues.jpg" alt="hypnose" border="0" /></a><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"> Pour lire la suite et vous abonner &agrave; la revue HYPNOSE &amp; Th&eacute;rapies Br&egrave;ves cliquez ici</a> </p>
</div>
</body>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/L-hypnose-conversationnelle-en-soins-palliatifs-Formation-Hypnose-et-Congres-2007_a131.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Communication et  médecine d’urgence préhospitalière. Formation Hypnose et Congrès 2007</title>
   <updated>2008-12-12T12:53:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Communication-et-medecine-d-urgence-prehospitaliere-Formation-Hypnose-et-Congres-2007_a130.html</id>
   <category term="Congrès 2007 Hypnose &amp; Thérapies Brèves " />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/imagette-1132269-1452518.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-12-03T10:31:00+01:00</published>
   <author><name>Docteur Philippe Rault</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Docteur Philippe Rault
Anesthésiste Réanimateur
Formation en Hypnose
Formation en Hypnose Ericksonienne
Syndrome de Stress Post Traumatique     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/1132269-1452518.jpg" alt="Communication et  médecine d’urgence préhospitalière. Formation Hypnose et Congrès 2007" title="Communication et  médecine d’urgence préhospitalière. Formation Hypnose et Congrès 2007" />
     </div>
     <div>
      La confrontation à une urgence vitale extra-hospitalière médicale ou traumatologique génère légitimement stress et anxiété chez le patient et sa famille. De l'appel téléphonique jusqu'à l'éventuelle intervention de médecine préhospitalière, le médecin devra savoir s'intégrer dans un système faisant intervenir de nombreux acteurs dont certains ne participent pas directement aux secours (force de l'ordre, journalistes, élus).        <br />
              <br />
       Ainsi, le praticien aura tout à la fois besoin :       <br />
              <br />
       - de comprendre et répondre aux demandes du patient et de sa famille mais aussi à celles des autres acteurs des secours,        <br />
       - d'assurer une prise en charge médicale optimale dans un environnement parfois hostile que ce soit sur le plan physique et/ou psychologique,        <br />
       - de faire accepter ses décisions et d'accepter celles des autres,        <br />
       - d'éviter l'émergence de conflits ou participer à les désamorcer s'ils se sont produits,        <br />
       - de faire émerger chez le patient ses ressources de guérison.        <br />
              <br />
       Pour tout cela le praticien qui maîtrise certaines techniques de communication voit son efficacité augmenter parallèlement à sa sérénité. Nous voudrions apporter notre expérience de terrain dans ce domaine.       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="u">L’URGENCE EXTRA-HOSPITALIERE</span>       <br />
       <b>L'alerte téléphonique</b>       <br />
       En France, les appels à caractère médical transitent par le Service d'Aide Médicale Urgente - SAMU (glossaire) départemental. Le décroché téléphonique revient au Permanencier Auxiliaire de Régulation Médicale – PARM (glossaire) qui note le motif de l’appel, l’identité et les coordonnées géographiques de l'appelant. L'appel est ensuite transmis au médecin régulateur (glossaire) qui fait le choix du moyen de secours le plus adapté sur la foi des données d'interrogatoire.        <br />
       Les décisions prises dans ce contexte sont parfois à l'origine de divergences d’appréciations entre les  interlocuteurs et, à la prise en compte de l’élément spécifiquement médical, peut se rajouter les difficultés de la relation humaine.        <br />
              <br />
       <b>Sur les lieux d'une urgence extra-hospitalière</b>       <br />
       Le médecin régulateur prend donc parfois la décision d'envoyer sur les lieux de l'appel une équipe médicalisée, l'équipe du Service Mobile d'Urgence et de Réanimation - SMUR (glossaire). Cette équipe dite d'intervention primaire (glossaire) est alors intégrée au sein d'un réseau comprenant des intervenants multiples et aux intérêts variés et parfois divergents :        <br />
       - le patient et sa famille,        <br />
       - les confrères : médecin généraliste, médecin sapeur pompier,        <br />
       - les transporteurs : sapeurs pompiers, ambulanciers privés,        <br />
       - les représentants d’autres institutions : les forces de l'ordre, un élu,        <br />
       - les médias : journaliste, photographe, caméraman de télévision.        <br />
       La logique propre à chaque intervenant rend possible des désaccords le plus souvent d'ailleurs sur la forme que sur le fond.        <br />
              <br />
       <b>Le patient et le stress</b>       <br />
       Le patient et/ou son entourage restent des observateurs attentifs du déroulement des secours et il convient de veiller au mieux à leur confort moral dans des conditions parfois dramatiques où le stress est majeur. L'évènement traumatisant peut laisser des séquelles importantes que ce soit pour le patient mais aussi pour sa famille ou les témoins : c'est le  Syndrome de Stress Post Traumatique .       <br />
       Il est possible d'envisager que, par des techniques de communication adaptée, nous puissions limiter les troubles psychologiques post agressifs.       <br />
       Gardons également à l'esprit que le patient est notre plus fidèle partenaire, qu'il possède ses ressources, souvent insoupçonnées, pour aller vers l'amélioration et qu'il faut faire confiance à son désir de guérir.       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="u">ON NE PEUT PAS NE PAS COMMUNIQUER</span>       <br />
       Langage verbal, langage non verbal       <br />
       Le XXème siècle a vu l'émergence de l'école de Palo Alto (Californie) et il est maintenant classique d'indiquer que la communication s'articule autour de 2 axes :        <br />
       - le langage verbal qui constitue le fond du discours : il concerne le choix des mots et véhicule les données d’information. On parle parfois de langage digital.        <br />
       - le langage non verbal qui constitue la forme du discours : il est basé sur les modulations de la voix, son intensité, le débit des paroles et sur la façon de positionner le corps, de de déplacer et véhicule d'avantage la relation. On parle de langage analogique.        <br />
       La congruence, l'harmonie entre ces différents éléments structure, crédibilise la communication et augmente sa pertinence.La congruence représente une manifestation d'authenticité qui peut favoriser le même type de comportement chez l'interlocuteur.        <br />
              <br />
       <b> L’interaction</b>       <br />
       Chaque participant progresse selon sa logique interne et celle du médecin n’est pas forcément celle du pompier ou du gendarme alors que le but final est le même. A la notion d'interaction se rattache les concepts suivants :       <br />
              <br />
       * Circularité, rétro-action        <br />
       Ce concept nous invite à s'assurer que le message émis a été bien compris par l‘interlocuteur. En effet, ce qui est important dans la communication ce n'est pas seulement ce qui est dit par l'émetteur, mais ce qui est reçu par le récepteur : cela implique, si nécessaire de reformuler le message.        <br />
              <br />
       * Position haute - position basse       <br />
       Dans l’interaction, celui qui prend la position haute indique autorité, savoir, montre qu’il a raison, qu’il connaît et maîtrise : c’est potentiellement une position fragile, consommatrice d’énergie car il faut régulièrement prouver sa supériorité. En position basse cette nécessité n'existe plus : il s'agit plutôt d’accepter de se placer en retrait avec une certaine modestie, voire de l’humilité. Cette position est stable. Ainsi le médecin est d'emblée placé en position haute de part son statut et le patient en position basse. Les autres intervenants (pompiers, force de l'ordre, élus) peuvent, à certains moments, revendiquer la position haute.       <br />
              <br />
       * Position symétrique - position complémentaire       <br />
       Dans la relation, chacun est amené à promouvoir, à défendre son point de vue vers l’objectif commun et l’accord peut se faire soit dans la rivalité ce qui correspond à la symétrisation de la relation ou dans l’harmonie ce qui correspond à la complémentarité. La position complémentaire possède l’intérêt de s’accommoder de points de désaccord, nécessite maturité et effacement de l’individu au service du bénéfice ultérieur des protagonistes. Plus le nombre d'intervenants augmente et plus les risques de symétrisation augmentent, rendant le conflit d'autant plus possible.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      PROPOSITIONS PRATIC       <br />
       Positif, RéActif, Technique, Imaginatif, Calme       <br />
       En situation d'urgence il faut rester PRATIC       <br />
              <br />
       - Positif : rechercher les aspects positifs dans les propos ou les comportements de l’interlocuteur, questionner, préférer les phrases exprimées sur un mode positif, préférer ce qui est valorisant.        <br />
       - RéActif : attentif à l'environnement, aux réactions des personnes impliquées en sachant rester à l'écoute. Savoir être acteur, mais en même temps prendre de la distance pour évaluer les résultats obtenus.        <br />
       - Technique : que ce soit les techniques de sauvegarde du patient que les techniques de communication       <br />
       - Imaginatif : pour trouver ce qui sera recevable par l'interlocuteur, pour utiliser une métaphore permettant de faire passer un message plus subtilement.        <br />
       - Calme :  expérimenter le calme en soi pour influencer dans le même sens le patient et les intervenants : calme dans la conversation et aussi dans les déplacements.        <br />
              <br />
       <b>Le comportement non verbal</b>       <br />
       - Se déplacer sans précipitation  et limiter le nombre des intervenants.       <br />
       - Adapter sa voix : l'intensité baisse, la voix devient monocorde, insérer des silences réceptifs entrecoupés de « hum, je vois » « oui, je comprends ».       <br />
       - Messages d'attention : synchronisation gestuelle, corps penché en avant, hochements de tête.       <br />
       - Dire les mots positifs sur l'expiration, en les entourant d'une courte pause.       <br />
       - Savoir ne rien dire dans certaines situations        <br />
       - Savoir l'importance du contact physique.       <br />
              <br />
       <b>Le comportement verbal</b>       <br />
       Il faut garder à l'esprit que la logique habituelle du discours ne semble plus appropriée en situation aiguë : les explications rationnelles n'ont plus cours, l'esprit filtre et organise les informations selon une logique différente .       <br />
       Rester simple et sobre. Il nous semble pertinent de :       <br />
       - Décrire plutôt qu'expliquer : « cette perfusion participe à votre sécurité » plutôt que « je vais vous poser une perfusion car votre tension est très basse ».       <br />
       - Enoncer des vérités de base ou truismes, énoncés banals d'une évidence qui rassurent « les secours sont arrivés », « je prépare un calmant »       <br />
       - Faire appel aux ressources du patient : « vous avez déjà su faire face »       <br />
              <br />
       Donner des permissions. Permettre l'expression de la douleur et/ou de l'anxiété (pleurs, cris), de la colère : « vous pouvez pleurer si vous le désirez » plutôt que « allons, il ne faut pas pleurer… », au lieu de dire « détendez-vous, respirez tranquillement »on préfèrera : « lorsque vous serez prêt, vous pourrez vous … détendre … à votre rythme » .       <br />
              <br />
       <b>Employer les suggestions indirectes</b>.       <br />
       - suggestion composée : « Pendant que vous m'écoutez, le cœur devient plus calme, »       <br />
       - suggestion paradoxale : « vous n'êtes pas obligé de vous … détendre … maintenant, »        <br />
       - séquence d'acceptation : « vous avez fait un malaise, vous êtes tombé et maintenant … cela va mieux. »       <br />
              <br />
       <b>Modifier les positions</b>       <br />
       L’interaction est un mélange des différentes positions décrites et de la capacité à passer de l'une à l’autre en restant "PRATIC".       <br />
       Passer en position basse, on pourra employer :        <br />
       - la connotation positive des actions de l'interlocuteur, mais sans flatterie       <br />
       - le questionnement bien que la réponse soit déjà parfois connue       <br />
       - les truismes ce qui revient à dire des évidences.        <br />
       Passer en position complémentaire, il est possible d'utiliser :       <br />
       - la triangulation c'est-à-dire l'introduction d'un tiers dans l'interaction,       <br />
       - la reformulation qui permet de faire avancer la dynamique de la relation en reprenant ce qui a été compris du message de l'interlocuteur.        <br />
              <br />
       <b>Mémorisation périopératoire</b>       <br />
       Toutes les notions décrites jusqu'à présent sous-entendent que le patient est conscient. Il convient cependant de garder en mémoire que nous ne connaissons qu' imparfaitement le degré d'intégration des informations entendues par le patient lorsque celui-ci présente des troubles de conscience ou lorsqu'il bénéficie d'une anesthésie générale. Dans le domaine de l'anesthésie-réanimation, certaines publications font en effet état de mémorisation d'informations entendues pendant une anesthésie générale : c'est le concept de mémorisation périoprératoire . Cette mémorisation, favorisée par le stress peut aboutir à un véritable SSPT. Il nous semble donc qu'il convient de rester attentif aux mots prononcés quelque soit le statut neurologique du patient.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <body>
<div align="center">
  <p>&nbsp;</p>
  <p align="center"><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"><img src="http://www.medecines-douces.com/images/4revues.jpg" alt="hypnose" border="0" /></a><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"> Pour lire la suite et vous abonner &agrave; la revue HYPNOSE &amp; Th&eacute;rapies Br&egrave;ves cliquez ici</a> </p>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Communication-et-medecine-d-urgence-prehospitaliere-Formation-Hypnose-et-Congres-2007_a130.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Hypnose et fil de soi(e): Quand il s'agit de grandir... Formation Hypnose et Congrès 2007</title>
   <updated>2008-12-12T13:29:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-et-fil-de-soi-e-Quand-il-s-agit-de-grandir-Formation-Hypnose-et-Congres-2007_a125.html</id>
   <category term="Congrès 2007 Hypnose &amp; Thérapies Brèves " />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/imagette-1131399-1451152.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-12-02T16:02:00+01:00</published>
   <author><name>Christine GUILLOUX</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Christine GUILLOUX
Formation en Hypnose
Formation en Hypnose Ericksonienne     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/1131399-1451152.jpg" alt="Hypnose et fil de soi(e): Quand il s'agit de grandir... Formation Hypnose et Congrès 2007" title="Hypnose et fil de soi(e): Quand il s'agit de grandir... Formation Hypnose et Congrès 2007" />
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      Comment savoir qu'il est temps de changer? A quels signes sait-on qu'il est besoin de changer? Comment savoir que l'on est en train de changer? A quels signes reconnaît-on le changement? Et est-il nécessaire de se mettre à nu? ou de se décortiquer?       <br />
       Est-il nécessaire de prendre du volume pour passer d'un état à un autre? Milton H Erickson ne commençait-il pas par faire grossir ses patientes qui voulaient perdre du poids ? Y a-t-il à faire grossir son attente, sa demande, son besoin, sa lassitude dont on ne sait plus comment se dépatouiller pour décider de grandir ? Il est mille et une façon de venir en thérapie pour décider, avoir le courage de grandir. Décider de passer le gué, de franchir une étape ou simplement de l'achever. Décider de se dépêtrer des toiles du passé, de se débourber, de s'alléger de l'insupportable ou simplement du peu supportable. Peut-être est-il d'autres toiles que l'on peut se construire dans le tourbillon de nos interactions avec les autres.       <br />
       Grandir et se séparer       <br />
       Grandir, devenir grand. Il est des stades dans notre développement, des étapes de vie, qui peuvent être difficiles à franchir : enfance, adolescence, jeunesse, maturité, vieillesse. Passages marqués, remarquables et remarqués. Transitions, bousculades physiques et physiologiques, « crises d'identité » qui se traversent comme pierres de gué, comme rites de passage. Passages à l'âge adulte : il peut s'agir de quitter la maison des parents pour le jeune adulte. Mais comment quitter la maison quand le jeune adulte est en graves difficultés ? Comment le jeune adulte et la famille peuvent-ils alors se séparer ?       <br />
       Il est des bousculades alors d'un autre ordre : le jeune apparaît comme immature, malade alors que le système familial est en crise. Il n'y a ni victimes, ni bourreaux, mais des êtres en souffrance, des êtres en interactions paradoxales. Pour grandir, n'y a-t-il pas alors à accompagner, à réunir parents et enfants pour les aider à se séparer, à provoquer leur désengagement parents-enfants ?        <br />
       Passages d'un état à un autre. N'est-ce pas en quoi consiste le changement ? Étapes de croissance, de maturation, cycles et transitions sur le chemin de la vie. Passages subis, prédéterminés, passages facilités et agis. Et rien ne sera plus jamais comme avant. De terrain connu en terrain inconnu. Et à l'âge adulte, de décade en décade. Changements internes, évolution des rôles et des responsabilités, changements de perspectives, de vision du monde, de valeurs. Étapes de mûrissement, de confrontations, de compromis et d'abandons, de révision de sa copie de vie. Prêt à affronter d'autres choses, à élaborer d'autres projets, à s'engager dans de nouvelles directions, à devenir de plus en plus soi-même, à être dans l'apprentissage permanent de ces mouvements de la vie. Alors grandir ne serait-ce simplement que bénéficier de ces étapes, de ces transitions, pour se dépasser et saisir ainsi ces opportunités de nouveaux apprentissages? et ce, dans un monde qui change de plus en plus vite... Sagesses à tous les étages.       <br />
       Grandir passe par des moments d’alerte, des  éveils explosifs, des confusions sinueuses, des surprises, des déclics comme par des distractions, des questionnements, des mobilisations de ressources… tout au long du voyage. Ici nous vous proposons quelques étapes d’accompagnement d’un tel voyage, dans cette mutuelle acceptation, dans cette rencontre de créativités. Un voyage à l’élégance suprême.       <br />
              <br />
       1ère séance.  Où il est question de conduire, de ne pas conduire et se conduire entre deux (ou trois) rails.        <br />
       Léa, la soixante à peine effleurée, s'est toujours sentie entre deux feux, entre deux chaises, entre deux... Petite dernière d'une famille de quatre enfants, entre ceux qui ont connu la guerre et elle qui ne l'a pas connue, entre deux pays, entre les militaires et les civils, entre sa mère et sa fille, elle s'élance et se présente à moi comme une consœur. Entre la familiarité et la distance. Enseignant de yoga, fascinée depuis toujours par le corps et le mouvement, versée dans la spiritualité, elle s'est arrêtée de danser à l'âge de treize ans. Elle avance puis elle bifurque.        <br />
       Ce qui l'amène, c'est le souhait de conduire avec aisance, sans peurs et sans reproches. Elle conduit, certes, mais sur des routes familières, sur de "petites routes"  mais pas sur la grand-route.       <br />
       Sa fille a été un souci, une inquiétude et le demeure. Léa se sent coupable de n'avoir pas perçu combien Inès s'était sentie, enfant, souffre-douleur, et combien elle était suicidaire. Elle n'a pas su faire face à la violence de l'adolescente qui refusait l'accès à sa chambre. De sa mère, elle n'a soudain plus supporté l'emprise, les conseils, les ordres, les reproches. Une mère autoritaire, omnipotente dont elle a peur. Peurs d’avoir à parler d’elle, de son intimité, de ses questionnements, de ses difficultés relationnelles...       <br />
       Entre la mère et la fille. Tous comptes faits, les événements forts étaient pour l'une et l'autre, il y a quinze-seize ans. Comme sur l'autoroute où Léa s'est sentie « poussée, collée par un camion aux fesses, avec l'impossibilité de s'arrêter ». « Je ne peux pas m'arrêter quand je veux. ». Elle clame son amour de la conduite tout en frissonnant à sa peur des autres.       <br />
              <br />
       Léa vient en cachette de son mari. Elle a peur qu'il l'oblige à conduire.  Elle dit et redit son besoin de parler, de s'épancher, d'être écoutée, d'être prise en compte. Directement et indirectement. Elle dit son besoin d'aller à son rythme, pas trop vite. D'ailleurs, il en est de même pour ses activités professionnelles. Doucement, très doucement. « Vous allez me dire que je suis lente. Un ami m'a proposé de donner des cours de yoga dans une clinique psychiatrique. Pendant 15 ans, je lui ai répondu que je n'étais pas prête ». « Non, tu viens avec ton expérience ».  Un silence et elle renchéri t: « A mon mari, je dirai que je ne suis pas prête ». Alors, vient-elle voir un thérapeute pour une thérapie brève de 15 ans ?        <br />
       Vive et alerte, elle vient avec ses notes, son cahier de route qui s'étoffera progressivement d'un plan de vol. Mais nous n’en sommes pas là. Un question se pose : de quelle conduite s'agit-il ? Quelles sont les peurs, les ressources, les repères, les ouvertures, les perspectives ?       <br />
       Séances suivantes. Où l'on apprend qu'il est des règles à ne pas transgresser, des règles de conduite.       <br />
       Léa a noté ses peurs. Des peurs qui se nomment fille et mère. Le mari est sur le côté, de côté, sur le bas-côté. Inès s’est faite pilote d'essais, cascadeuse. Elle détient les rênes de ses prises de risque. Communiquer avec ses parents, à quoi bon?  Léa conserve les distances avec sa mère ainsi qu’avec sa fille, une mère courage qui veut tout régenter, une fille courage qui veut se régenter. Alors, sans prise sur sa fille, sans prise sur sa mère?       <br />
       Où il est question de ressources.... Où il est question de naître. De quelles ressources dispose-t-elle ? De la danse, de l'Age d'or de la peinture, de Puvis de Chavannes et des peintures symboliques, des opéras de Wagner, des oeufs à la coque,... Le yoga, étonnamment, n'est pas mis à contribution. Le yoga, lisse et lissé dans l'ici et maintenant.  Au sortir de l’enfance, la Grèce était, pour Léa, alors image de la naissance du monde, une sorte de début de naissance... Une ressource forte à laquelle s’accrocher.       <br />
       Où l'on apprend que grandir, c’est être au grand-jour et au matin du monde. Léa se souvient de ses rêves. Désormais, elle en use comme ressources. Images de matin du monde, avec Pâques, un ange de l'île de Pâques. C'est une rencontre de paix intérieure à laquelle elle accède en soulevant comme un couvercle de petites écailles. En sortent  des images de matin du monde, des oiseaux qui s'envolent, des images qui signifient pour elle un accomplissement.         <br />
       Où il est besoin de retrouver /reconnaître son chez soi        <br />
       Où il est des signes, des repères pour la sortie. Du droit de se taire au droit d'être soi-même. Balancements entre la mère et la fille : « Je peux laisser à ma mère ses propres peurs ; je peux lui dire qu'elle ne peut pas m'attraper, me rattraper; je fais les choses comme je veux les faire »; « Je croyais offrir la tranquillité à ma fille, celle que je n'avais jamais eu; j'ai fait ce que j'ai pu. ». « J'ai le droit d'être en relief et pas seulement à plat. Mon malaise en voiture, écrasée, être écrasée, cernée, c'est ma mère et un peu ma fille. » « Un oiseau passe : un signe, le regard bienveillant du grand- père, sans paroles aucune. » « Tout ce temps perdu à chercher la paix. Ma mère m'avait réduit au silence et je peux en sortir. Quand j'étais enfant, je me protégeais mal, je n'ai pas appris alors à conduire. Pour avoir des enfants, il faudrait avoir un permis de conduire.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Où l'on apprend que conduire est grandir, et qu’il est un bon moment pour « sortir »… Elle amène un rêve ancien dans sa maison d'enfance où il est une armoire où se trouvait un corps mort qu’elle balançait au-dessus du mur du jardin avec dégoût. Là, elle a pris le corps et l'a bercé avec amour, et l'a pris avec elle.  « Ce corps mort, tout sec, c'est une partie de moi. Je crois que je suis en train d'atteindre le plus beau jour... Je commence à m'accueillir. » Le corps dans l'armoire ressemble à une momie, à une chrysalide... un étui tout collé tout sec. L'armoire n'est plus à sa place, mais dans le couloir d'entrée, de sortie, un couloir qui a un côté utérin. « La naissance est la part qui me manquait. Maintenant je suis à la hauteur et peux reprendre ma tunique, je suis à la hauteur pour aller danser et m’élancer. »       <br />
       Elle prend de plus en plus la voiture, ce n'est qu'un véhicule. Comme elle sourit de plus en plus aux interruptions intempestives de son mari pour un oui ou pour un non. Petits dégustations au quotidien. Ce qu'elle illustre par une citation, d'un philosophe chinois. Tchouang Tseu enfant se promène avec un ami. Il passe sur un pont. « Oh! regarde la joie des poissons dans l'étang. » « Comment tu peux connaître la joie des poissons ? Tu n'en es pas un. » « A ma joie sur le pont ! »        <br />
       Où il est question de se réparer et de ne pas contrarier la nature. Elle vient avec les « Lettres au Greco » de Nikos Kazantzakis, pour qui le voyage est l'objet d'une quête intérieure. « A un moment, il raconte que dans sa jeunesse il avait trouvé un papillon en train de sortir de son cocon, il avait tiré, cherché à l'extirper et lui avait cassé une aile. Il s'était alors tellement reproché d'avoir voulu aller contre la nature. » Le cocon est une gousse de la nature pour inciter le papillon à le percer et à déployer ses ailes. A cette condition seulement, le papillon peut voler.       <br />
       Et hier, « la petite fille arrive sur une immense étendue et arrive vers la lumière. J'avais retenu prisonnière cette petite fille. C'est moi qui l'ait réparée pour qu'elle soit libre. » Alors, passage de chenille à papillon...       <br />
       Dernière séance. Où il est question d'explorer, de découvrir, de se découvrir. Où il est question de conduire sa vie sur la grand-route...       <br />
       Léa est toute légère. Elle a ouvert un livre et y voit « trois créatures de Dieu : la chenille, le poisson-volant et le ver à soie qui fabrique le soi. Ça a été très fort. »        <br />
       « Cette petite fille a réussi un tour de force extraordinaire, elle a pris dans l'armoire la chrysalide et elle l'a bercée au lieu de la balancer par-dessus le mur. Elle la prend et la porte pour que la chrysalide devienne papillon d'or et vole vers l'Orient. Je m'envole vers l'Orient vers le soleil et je n'en sais pas plus. » Elle rit avec mon mari du rapport à leur fille : « C'est important de respecter le silence. J’ai décidé de donner à Inès sa liberté inconditionnelle. » Les bretelles n'ont pas d'importance, elle peut les lâcher, son mari les lui lâche d'ailleurs. Elle a entrepris d'écrire un "livre à Inès" pour « dire sa légèreté, poser les bagages, vider le grenier, construire et ouvrir avec tous les sens » comme elle envisage d'en faire un à son mari.       <br />
       Retours arrière pour une conclusion et des ouvertures. Grandir, se risquer, cadrages pour un passage.       <br />
       Alors se demander ici ou ne pas se demander s'il s'est agi de grandir, de conduire. Se laisser porter dans cet accompagnement, avec ou sans hypnose, sans précipitation, par les besoins et les directions que se donne le patient au cours de son voyage, de son retour sur la grand-route. C'est comme si les embouteillages, les déviations, les canalisations, les goulots d'étranglement s'évanouissaient pour une grand-route où il est des paysages et des passages où personne n'est allé. Petites routes et grand-routes, indépendance et interdépendance, à son rythme, au rythme d’une danse, retrouver son chez-soi et continuer à grandir. La patiente est riche d’apports dans son introspection permanente et amène subrepticement, à son rythme, tous les ingrédients pour amener cette métaphore de la naissance du papillon, de la chrysalide au papillon. Image forte qu’elle rattache à ce « corps desséché », cette partie de soi qu’elle peut chérir comme une étape de sa vie, ce fil de soi(e) qui la conduit à la légèreté comme à l’élégance « d’être une grande ». La conduite en automobile n’était que le simple véhicule de son malaise, symptôme brandi, cachant d’autres besoins, d’autres respirations, d’autres destinations.        <br />
       
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       <div align="center">       <br />
         <p>&nbsp;</p>       <br />
         <p align="center"><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"><img src="http://www.medecines-douces.com/images/4revues.jpg" alt="hypnose" border="0" /></a><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"> Pour lire la suite et vous abonner &agrave; la revue HYPNOSE &amp; Th&eacute;rapies Br&egrave;ves cliquez ici</a> </p>       <br />
       </div>       <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-et-fil-de-soi-e-Quand-il-s-agit-de-grandir-Formation-Hypnose-et-Congres-2007_a125.html" />
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  <entry>
   <title>René MAGRITTE : l’art au service de l’hypnose. Formation Hypnose et Congrès 2007</title>
   <updated>2008-12-12T12:52:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Rene-MAGRITTE-l-art-au-service-de-l-hypnose-Formation-Hypnose-et-Congres-2007_a129.html</id>
   <category term="Congrès 2007 Hypnose &amp; Thérapies Brèves " />
   <published>2008-12-02T10:28:00+01:00</published>
   <author><name>Dr. Elisabeth Pernelle</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr. Elisabeth Pernelle, Praticien Hospitalier, C.H.Royan
Formation en Hypnose
Formation en Hypnose Ericksonienne     <div>
      Un chapeau melon et une cravate, un pardessus sombre sur une chemise blanche, silhouette parfois multipliée à l’infini de face ou de dos, tombant parfois du ciel comme une pluie dans ‘’Golconde’’ ou regroupées en grappe devant une fenêtre pour d’improbables’’ Vendanges’’, voici René Magritte. Plébiscité par les adolescents qui tapissent les murs de leurs chambres de ses posters, cloné par les publicitaires, exposé dans tous les musées d’art moderne du monde, Magritte nous a laissé un héritage artistique conséquent.       <br />
              <br />
       Les critiques artistiques semblent avoir tout dit de lui, pourtant une facette de sa personnalité mérite d’être examinée plus attentivement : celle de Magritte, le magicien, l’enchanteur, le thérapeute.       <br />
       René Magritte, né à Lessines en 1898 et décédé à Bruxelles en1967, a fait ses études à l’Académie de Bruxelles. Il y a développé une activité influencée par les recherches d’avant-garde comme le futurisme, le cubisme, l’orphisme, l’expressionnisme. En 1923, il découvre la peinture de Giorgio De Chirico et s’approche ainsi peu à peu des idées du surréalisme.       <br />
              <br />
       Plus qu’un nouveau style, le surréalisme est une nouvelle attitude face à la vie, à partir des théories freudiennes réhabilitant l’inconscient, le rêve et l’imagination, l’automatisme psychique. Le hasard est promu comme principe régulateur de la vie et de l’art, au-delà de la raison et de la logique. Dès 1925, peintres et poètes signent un manifeste affirmant le surréalisme comme moyen de libération de l’esprit et de tout ce qui lui ressemble. Peintres, sculpteurs, poètes se proposent de mettre en commun un même idéal ; parmi eux: De Chirico, Klee, Arp, Ernst, Man Ray, Picasso, Miro, Roy, Pellan. Le  surréalisme diffuse son influence en Europe dès 1925 avec Magritte et Delvaux en Belgique , Sima et Stirsky en Tchécoslovaquie, Brauner et Hérold en Roumanie, Belmer et Oelze en Allemagne, Dali en Espagne, Savinio en Italie …       <br />
              <br />
       En 1926, Magritte correspond avec André Breton et le groupe parisien, et séjourne à Paris de 1927 à 1930. André Breton exigeait pour chacun d’eux un engagement complet  qu’il soit poétique, politique ou littéraire. Il fallait selon André Breton une discipline militante vis-à-vis de l’univers ‘’des champs magnétiques’’. Le groupe surréaliste belge affichant une superbe indépendance face aux mots d’ordre de Paris, en peintre libre, Magritte rentre définitivement en Belgique en 1930. Magritte refusa tout symbolisme académique dans sa peinture et prit ses distances vis-à-vis de la psychanalyse. Pourtant on retrouve dans son style tous les éléments du courant de pensée surréaliste, mais plus encore : ses tableaux s’ouvrent sur un monde mystérieux recréant le climat du rêve, transformant par ses images paradoxales la banalité du quotidien en paysage de l’âme.       <br />
              <br />
       <b>Magritte montre le chemin aux hypnothérapeutes</b>        <br />
       Le chemin parcouru par Magritte dans toute sa carrière semble avoir suivi celui de l’évolution des sciences cognitives. Magritte, précurseur, exprime sa volonté de représenter sur ses toiles la vie éveillée qui est la traduction du rêve comme le rêve est la traduction de la vie éveillée. Il, souhaite interpeller chacun de nos sens : la vue qui ne peut qu’être troublée en regardant « Le faux miroir », l’ouïe est sollicitée avec « Un peu de l’âme des bandits » magnifique violoncelle en équilibre sur le col cassé d’un musicien invisible, mais c’est aussi l’ odorat avec le parfum subtil de la rose qui emplit toute une pièce dans « Le tombeau des lutteurs », le goût par ces représentations alimentaires comme celle de « La légende dorée » baguette de pain croustillante apte à déclencher plus d’un  réflexe salivaire, le  toucher enfin avec la représentation de cette main  près de ce rideau de velours de théâtre dans un collage vers 1966.        <br />
       Bien ancré dans le présent  et dans la réalité grâce à cette sollicitation des sens, le rêve et la poésie vont alors plus facilement toucher le spectateur avec plus d’intensité.       <br />
              <br />
       Pour Magritte ce n’est pas ce que le tableau montre qui est important c’est ce qu’il suggère. Les images sont des portraits d’idées et non des portraits d’objets ou d’individus.       <br />
       Selon  Claude Cossette l’image préoccupe les humains depuis la nuit des temps; de la préhistoire avec les taureaux des grottes de Lascaux en France, les tortues et oiseaux de la préhistoire québécoise, grandiose témoignage d’une nouvelle manière de regarder le monde, de se confronter à la distinction entre l’apparence et le réel, de le communiquer. L’homme raisonne et laisse des images sur son passage. En laissant des traces « imagiques », l’homme tente de se projeter sur l’univers pour y laisser sa marque, se l’approprier. Ces traces sont magiques aussi parce qu’elles comblent un besoin diffus, mystique : fonctions totémiques, représentations d’esprits tutélaires, anges gardiens des chasseurs algonquins ?       <br />
              <br />
       Spirituellement, l’image sert d’intermédiaire entre les dieux et les humains. L’église d’Occident considère l’image comme un lien biblique entre les érudits et ceux qui le sont moins. Les fresques italiennes de Benozzo Gozzoli, Ghirlandaio, Filippo et Filipino Lippi, véritables livres d’histoire en images déplacent encore des foules émerveillées.        <br />
       Ce sont aussi les fameuses images pieuses manipulées par les fidèles superstitieusement pour les confirmer dans leur croyance.       <br />
       Dans sa thèse Didier Michaux nous invite à réfléchir sur le sens hypnotique de certains cultes religieux au même titre que le plus grand pourvoyeur d’images actuel qu’est la  télévision parce que la force de l’image est universelle.       <br />
       Pour augmenter l’impact de l’image Magritte va s’aider des mots. Il nous invite à le suivre dans le pays enchanté d’Alice au pays des merveilles. Comme Charles Dodgson, il souhaite apporter une réforme au langage en trois temps successifs : d’abord organiser une démolition en règle de nos idées courantes sur les mots, établir un vocabulaire aux définitions très sûres et enfin émettre des suggestions pour la reconstruction d’un langage à l’abri de toutes ses faiblesses. Dans « La clé des songes » en 1930 les objets les plus courants changent de noms, deviennent provocateurs, créent un paradoxe, une confusion.       <br />
       Magritte disait que « les mots ont toutes sortes de sens et que les mots peuvent représenter des images, mais pas nécessairement ».Dans « La clé des songes » de 1927 l’image d’un sac à main est dénommée en lettres cursives :Le ciel , un canif ouvert devient L’oiseau . Les mots sont interprétés magistralement avec ou sans images en titre d’une œuvre ou livrés sur le sujet de la toile .Comme Lewis Carroll qui fait dire à Humpty- Dumpty : « C’est moi le maître et les mots veulent donc dire ce que je leur dis de signifier d’ailleurs je les paye pour cela ».L’époque du surréalisme est marquée par ces mots qui surgissent dans le décor même de la toile, catalyseur du sens  de l’œuvre. C’est le Coq Licorne de Dallaire, le mot abstinence sur une toile de Pellan.       <br />
       Magritte dit « Je peins des images qui ne sont pas indifférentes, elles ne sont pas indifférentes car elles sont poétiques » ; on retrouve l’esprit des poèmes  d’Eluard ainsi « La terre est bleue comme une orange ».       <br />
       Paradoxe, constatation impossible, chronologie méconnue, confusion , anticipation. Poésie donc. Magritte avait le don d’un thérapeute apte à induire une transe.        <br />
       
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      Il faut selon Magritte mobiliser toute la logique, la logique de la raison, la logique temporelle et donc les paradoxes et les apories. Les tableaux de Magritte explorent les mondes du paradoxe et de l’illusion, ils provoquent alors des émotions par auto-engloutissement de la réalité.       <br />
       Magritte cherche à détourner le symbole, crée d’autres symboles identifiables par notre inconscient seulement.       <br />
              <br />
       La peinture doit être poésie, la poésie appelle le mystère comme quelque chose de caché, de secret. Parfois le mystère est inaccessible à la raison et il faut l’accepter comme tel. Selon Heidegger, le mystère est inhérent à l’essence de la vérité .On ne peut expliquer le mystère, on peut le pressentir.       <br />
       Pour Magritte un tableau doit être fulgurant ; il doit susciter chez le spectateur l’intuition du caché. Magritte propose au regard une devinette ambigüe que résout l’intellect. Comme en hypnose, Magritte perturbe le rationnel.        <br />
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       Ainsi donc il crée avec des choses connues, l’inconnu .Le propos de Magritte est de poser des questions sans y apporter de réponses. A la liberté du peintre correspond celle du spectateur. Le discours délivré par le tableau, semblable à une induction de transe, en appelle à l’inconscient du spectateur et à ses réactions secrètes, à la fois par le biais de ce qu’il montre et de ce qu’il ne montre pas, mais qu’il suggère. Il y a des « Souvenirs de voyage » de Pise trop insistants qu’on ne peut ignorer et l’on se retrouve  en quête d’un merveilleux fil de conduite jusqu’à notre dernier jour : être cette plume souple et douce et soutenir cette tour !       <br />
              <br />
       Définir l’endroit où chercher nos ressources, on pense à Erickson et son arrière boutique pleine de stocks. Savoir faire la part de ce que le patient ose dire du non dit qui le rend douloureux, malade, inquiet.       <br />
       Définir l’apparent, le caché. Qu’y a t-il derrière le réel, derrière la réalité qui cache toujours autre chose ? D’abord examiner les choses et les objets en leur objectivité même, Objectivité qui passe au second plan dès lors que surviennent les lumières du mystère caché là.       <br />
       Des éléments dans la peinture de Magritte, en s’opposant provoquent un choc tout à fait apte à mettre « l’esprit en éveil », à le conduire sur le chemin de la pensée et des interrogations. Peindre la pensée qui peut être peinte, c’est assurément prendre la peinture comme un révélateur, un catalyseur c’est aussi un exercice d’intelligence.       <br />
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       Magritte nous change. C’est le mystère Magritte. Il nous fait prendre conscience que ressembler est un acte qui n’appartient qu’à la pensée, c’est devenir la chose que l’on prend avec soi. C’est ce que l’on pense qui est, parce que l’on pense, les choses deviennent compréhensibles. L’acte essentiel de la pensée est de devenir connaissance. La beauté de ses œuvres nous laisse cette joie; « un bienheureux étonnement intérieur »,une jubilation. Les patients ne s’y trompent pas.       <br />
       Magritte est lui aussi un thérapeute hors du commun, un thérapeute moderne.       <br />
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       Magritte fait resurgir des souvenirs de traumatismes gravés dans la mémoire, occultés par des censures qui préfèrent se manifester par des pathologies. Le fusil de chasse ensanglanté appuyé négligemment sur le mur tapissé de papier fleuri du couloir reste évocateur avec son titre « Le survivant ». Cette femme des « Jours gigantesques »  se démène pour éviter deux mains monstrueuses palpant le haut de sa cuisse, son visage est terrorisé et refuse de regarder cette partie d’un homme découpé que le peintre a représenté de dos.       <br />
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       Ce corps qui repousse l’agresseur en dit plus long que des années d’analyse. Avec « L’assassin menacé » s’agirait-il de rappeler à certain une macabre découverte ? Enfin la tentative de suicide dans « Echec et mat » laisse peu d’ambigüité face à ce revolver. Toutes ces œuvres deviennent support pour révéler une violence enfouie trop difficile à exprimer, au milieu d’autres œuvres le souvenir est perçu tout à coup comme plus banal, exprimable puisque ces œuvres sont vues par des milliers de gens qui visitent les musées ou regardent des livres d’art.       <br />
       
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  <p align="center"><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"><img src="http://www.medecines-douces.com/images/4revues.jpg" alt="hypnose" border="0" /></a><a href="http://www.livres-psy.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=3" target="_blank"> Pour lire la suite et vous abonner &agrave; la revue HYPNOSE &amp; Th&eacute;rapies Br&egrave;ves cliquez ici</a> </p>
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