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 <title>Hypnose Ericksonienne: Quoi de Neuf dans les Instituts Milton Erickson, Formation Thérapies Brèves, EMDR, Paris, Rennes, Avignon, Nancy, Nantes</title>
 <subtitle><![CDATA[Hypnose Ericksonienne, Médicale et Thérapeutique. Thérapies Brèves, EMDR. Formations en Hypnose, trouvez un Praticien, Thérapeute des Instituts Milton Erickson à Paris, Rennes, Avignon]]></subtitle>
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 <updated>2012-05-18T01:40:07+02:00</updated>
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   <title>Revue Hypnose &amp; Thérapies Breves, Hors Série 6 : Milton de A à Z</title>
   <updated>2012-05-03T12:25:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Hors-Serie-6-Milton-de-A-a-Z_a456.html</id>
   <category term="Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves" />
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   <published>2012-05-03T12:12:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alphabet des postures ericksoniennes     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4153540-6304591.jpg" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Breves, Hors Série 6 : Milton de A à Z" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Breves, Hors Série 6 : Milton de A à Z" />
     </div>
     <div>
      <b>Posture A : la thérapie comme un appel</b>       <br />
              <br />
       Lorsque le patient se présente avec une posture rigide, le clinicien peut adopter la posture de celui qui crée un appel. Et je veux entendre ce mot dans deux sens. Quand nous créons notre thérapie, nous pouvons à la fois en appeler à la bonne humeur intrinsèque du patient et nous pouvons créer une thérapie qui crée un appel. La thérapie a la réputation d’être une entreprise sinistre, mais cela n’est pas nécessaire.       <br />
              <br />
       Davantage qu’aucun thérapeute que j’ai étudié, Erickson faisait de la thérapie un appel. Il la concevait comme un drame théâtral sur le changement. L’impératif de sa thérapie était qu’en vivant cette pièce de théâtre, en vivant cette thérapie, vous deviendrez différent. Erickson lui-même vivait une thérapie qui était à la fois en elle-même un appel et qui faisait appel aux parties saines de ses patients.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Posture B : le banquier</b>       <br />
              <br />
       Les meilleurs banquiers prennent ce que le client leur donne et lui rendent avec des intérêts. Les cliniciens peuvent adopter une posture similaire. Parmi les thérapeutes les plus intéressants et les plus dévoués à leur métier que j’ai pu étudier, ont été des banquiers : Milton Erickson, mais aussi Victor Frankl, Carl Whitaker et Virginia Satir.       <br />
              <br />
       D’une certaine façon, ma posture du banquier vient de ma pratique de l’hypnose. Par exemple, en faisant une induction éricksonienne, si je demande au patient « Qu’êtes-vous en train de vivre là, maintenant ? », et que le patient répond : « Je suis confortable », je peux enchaîner par : « Vous êtes réellement confortable ». Chaque réponse positive peut être reprise avec une force supplémentaire. L’essence du banquier est de renforcer le positif et de réduire le négatif.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Posture C : le supporter</b>       <br />
              <br />
       Etre un supporter consiste à augmenter la motivation. Une des plus importantes leçons que j’ai apprises en étudiant l’hypnose avec Erickson était le principe, lorsqu’il s’agissait de donner des directives au patient, de clouer sur un « parce que » ouvert ou implicite, une raison pour faire les choses demandées. Quand vous suggérez une lévitation du bras à un patient hypnotisé, il est mieux de donner une raison : « Votre main peut s’élever vers votre visage parce que quand elle touche votre visage, vous pouvez prendre une respiration profonde et devenir vraiment confortable. » Ou : « Vous pouvez juste respirer… et vous relaxer vraiment. » Même un simple mot d’encouragement après une suggestion peut être motivant.        <br />
              <br />
       Par exemple : « Reposez-vous et soyez confortable. C’est cela ! » Dès qu’une raison pour faire une action est donnée, une motivation est présentée. L’idée d’accéder à la motivation, de développer la motivation et d’utiliser la motivation est centrale dans la thérapie éricksonienne. Une expérience de psychologie sociale qui mesurait la réponse aux rumeurs sociales a montré l’importance du mot parce que . Il avait été demandé à un étudiant complice d’attendre près de la photocopieuse d’une bibliothèque jusqu’à ce qu’un nombre convenu d’étudiants fasse la queue pour utiliser la machine. Dès que la queue s’était formée, il devait se tourner vers les étudiants et dire : « Je dois faire des photocopies immédiatement. » Le pourcentage de compliance était élevé de façon surprenante : dans à peu près 60 % des cas, l’étudiant était autorisé à passer en premier. On prit ces données comme référence (situation1).       <br />
              <br />
       Dans la situation 2, le comparse devait faire la queue comme tout le monde et dire ensuite : « Puis-je faire des photocopies, car mon professeur en a besoin immédiatement ? » La compliance augmenta à plus de 90 %, simplement en ajoutant les mots « parce que mon professeur en a besoin immédiatement ».        <br />
              <br />
       Dans la condition3, l’étudiant faisait la queue, puis la dépassait en disant : « Est-ce que je peux passer en premier, parce que j’en ai vraiment besoin ? » On l’autorisait à le faire dans 90 % des cas. Les chercheurs en déduirent que le mot parce que était opérant. Tant qu’il y avait un parce que, il y avait une motivation justifiée ; même si elle était spécieuse, elle augmentait la compliance.       <br />
       Nous, cliniciens, pouvons appliquer ce principe à la thérapie. Lorsque nous donnons des tâches, nous pouvons rajouter une raison qui affecte et renforce la motivation.       <br />
              <br />
       Mais l’utilisation de la motivation en thérapie peut être plus complexe que le simple fait de rajouter parce que. Je me rappelle une petite péripétie qui était arrivée à Erickson alors qu’il m’expliquait en détail l’importance centrale de la motivation dans son travail. Une fois, alors que je lui rendais visite chez lui, il répondit à un appel téléphonique d’une femme qui demandait à venir en thérapie. D’une manière autoritaire, Erickson lui dit : « Montez le Squaw Peak et rappelez-moi après que vous l’ayez fait », et il raccrocha. Je le regardais l’air interrogateur, et il me dit : « Elle m’a appelé parce qu’elle veut arrêter de fumer. J’ai entendu une ambivalence dans sa voix, je ne veux pas qu’elle amène son ambivalence dans mon bureau, aussi je lui ai donné une tâche pour tester sa motivation. »       <br />
              <br />
       Je vécus un exemple plus personnel de renforcement de la motivation lors de la première interaction que j’eus avec Erickson. Je lui écrivis pour la première fois en 1973, lui demandant si je pouvais venir à Phoenix pour étudier avec lui. Il répondit qu’il était trop vieux et trop malade pour accueillir des étudiants.       <br />
       Mais à la fin de se lettre, il avait rajouté : « Quand vous lirez mon travail (présupposant que je le ferai), n’étudiez pas le boniment, ni la technique, ni la rhétorique des suggestions. La chose vraiment importante, c’est la motivation pour changer, et le fait qu’aucun être humain ne connaît pleinement ses propres capacités. »        <br />
              <br />
       J’étais stupéfié que ce génie que j’admirais tant écrive des choses si personnelles dans une lettre à quelqu’un qu’il ne connaissait pas. Mais ce fut seulement quand je montrai de la motivation, lui réécrivant pour lui demander si je pouvais juste le rencontrer une fois, qu’il m’accepta finalement comme stagiaire.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Posture D : le moniteur d’auto-école</b>       <br />
              <br />
       La posture du moniteur d’auto-école est particulièrement susceptible d’intéresser les praticiens de l’hypnose. Les moniteurs d’auto-école comprennent que si vous êtes en marche arrière vous devez, pour passer en première, passer par l’intermédiaire du point mort. Le point mort est le point de départ pour qui veut passer la première vitesse.       <br />
              <br />
       En hypnose, nous construisons et créons un processus de dissociation. Lors du programme de training intensif de la Fondation Erickson, Brent B., Geary Ph. D. et moi-même, enseignons le modèle ARE pour l’induction : A-absorber ; R-ratifier ; E-obtenir (Elicit) une réponse. Par exemple, le clinicien peut absorber le patient dans une image visuelle, ratifier le changement qui survient lorsque le patient s’absorbe de plus en plus, et ensuite obtenir une dissociation.        <br />
              <br />
       A partir de cette dissociation, nous pouvons obtenir des réponses hypnotiques, dont des phénomènes hypnotiques, et des ressources pour le changement. La composante dissociation peut être un simple point de départ. Dans le style d’Erickson, je dirais au patient : « Vous pouvez être un esprit sans corps, un intellect, juste flottant dans l’espace… dans l’harmonie, juste dérivant dans le temps », créant ainsi un processus de dissociation qui peut ensuite être utilisé pour construire des réponses hypnotiques et des ressources thérapeutiques.       <br />
              <br />
       La description de méthodes hypnotiques subtiles dépasse le cadre de cet article. Il suffit de dire ici que ces techniques font partie inhérente de l’hypnothérapie éricksonienne. Les bonnes techniques nécessitent que nous établissions une période de dissociation avant de parvenir aux réponses et aux ressources.       <br />
              <br />
       La dissociation a des répercussions sur le timing employé par le clinicien. En empruntant les paroles d’une chanson populaire : « Tu peux parfois y arriver rapidement tout en prenant ton temps » . Amener le patient au point mort avant de passer la première vitesse est une bonne technique. Elle peut être utilisée en psychothérapie, tout comme en hypnose. Un bref répit avant de donner une directive peut énergiser l’instant.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Posture E : l’évocateur</b>       <br />
              <br />
       Lorsqu’elle fonctionne bien, la thérapie est un événement évocatif. Les thérapeutes peuvent être des dramaturges évocatifs.       <br />
       J’ai suivi 18 mois de cours pour étudier l’improvisation théâtrale car je considérais que la psychothérapie était plus proche de l’improvisation que de la science. J’étais curieux de savoir comment un expert enseignerait l’improvisation. En tant qu’élève, j’eus à réciter un monologue. Le professeur m’arrêta en plein milieu : « Jeff, m’admonesta-t-elle, utilise ton corps. » « Mon corps ? », répondais-je sur un ton niais.        <br />
              <br />
       En tant que thérapeute, j’étais habitué à être une « tête parlante », et je ne concevais pas d’utiliser une gestuelle dans une intention évocative.       <br />
       Les thérapeutes classiques n’utilisent pas leur corps pour communiquer. Ils n’utilisent pas la gestuelle pour amplifier certains points. Ils ne parviennent pas à être évocatifs dans la communication thérapeutique. Le but des dramaturges est d’évoquer : évoquer un sentiment, évoquer des perspectives, et ainsi de suite ; et ils le font par l’intermédiaire des acteurs qui utilisent leurs corps autant que le texte de leurs rôles pour donner de la force à leurs messages. Les thérapeutes peuvent utiliser leurs corps en tant que partie de leur art évocatif de la communication – afin d’évoquer intentionnellement émotion, réalisation, perspective.       <br />
              <br />
       Le théâtre a influencé bien plus de gens que la psychothérapie ne l’a jamais fait. Etudier le théâtre a changé ma façon de faire de l’hypnose. Dans mon cabinet, en faisant une transe pendant que le patient avait ses yeux fermés, je peux dire : « Et vous pouvez être ouvert (faisant le geste d’être “ouvert”) à l’expérience tandis que vous descendez à l’intérieur de vous (je fais le geste de la descente) pendant que je parle » (je me désigne par un geste). J’utilise mon corps pour renforcer les suggestions, même si le patient a les yeux fermés, car les gestes ajoutent des impacts subtils à la réponse voulue.       <br />
              <br />
       De la même manière, si vous aviez à téléphoner à la Fondation Erickson, vous seriez accueilli par l’entraînant « Fondation Erickson » de la réceptionniste, et même sans la voir, vous sauriez qu’à l’autre bout de la ligne il y a quelqu’un de souriant et de content de vous parler. Vous sauriez que la lumière est allumée et qu’il y a quelqu’un à la maison.       <br />
              <br />
       Je me souviens, penaud, d’avoir téléphoné à Erickson au début de notre relation. Je vivais en Californie et je voulais venir le voir à Phoenix pour apprendre sur la thérapie, apprendre sur la vie, mais je ne faisais pas partie de son groupe d’étudiants. Quand il répondit à l’appareil, je dis en hésitant : « Bonjour Dr Erickson, c’est Jeffrey Zeig. » Son ton était accueillant. « Jeff ! », dit-il, comme si j’étais un ami perdu de vue depuis longtemps. Je peux encore ressentir de l’émotion en entendant sa voix chaleureuse, et je peux clairement me rappeler ce que son enthousiasme signifiait pour moi à cet instant.       <br />
              <br />
       Nous, cliniciens, pouvons utiliser la communication paraverbale pour renforcer nos messages. Nous pouvons utiliser notre corps pour communiquer. Après avoir pris des cours de théâtre, mon enseignement s’est modifié. J’ai commencé à ajouter des « graphiques », des gestes stylisés, pour mieux faire passer les idées saillantes. Je souhaite ainsi créer des associations visuelles qui aident les étudiants à pouvoir utiliser certains points que  j’enseigne.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4153540-6304592.jpg" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Breves, Hors Série 6 : Milton de A à Z" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Breves, Hors Série 6 : Milton de A à Z" />
     </div>
     <div>
      <b>Posture F : le fermier</b>       <br />
              <br />
       Les fermiers préparent le sol avant de planter les semences. La technique d’Erickson de présager des futurs objectifs a été surnommée ensemencement par Jay Haley. L’ensemencement a été  une contribution innovante considérable d’Erickson à la thérapie mais elle reste mal comprise et sous-utilisée.       <br />
              <br />
       Tous les grands dramaturges présagent. J’ai lu récemment Haroun et la mer des Histoires de Salman Rushdie. Le livre le plus habile que j’ai jamais lu. Il est centré sur Haroun et son père, qui est conteur. Au début du livre, Haroun demande à son père : « D’où viennent les histoires ? » Son père lui répond qu’elles viennent de la mer des Histoires.       <br />
              <br />
       Haroun reproche à son père de ne pas lui en dire assez, et celui-ci continue : « Je bois les eaux, je me sens plein de vapeur, et les histoires apparaissent. » Haroun répond avec mépris : « Mais, Père, si c’est le cas... », auquel son père répond : « Pas de Siage ni de Maisage… » Dans le texte « Si » est écrit avec un I majuscule, et « Mais » avec un M majuscule.       <br />
              <br />
       Normalement, « siage » et « maisage » auraient dû être en minuscule. Mais écrits de cette manière, ces mots étaient des semences, car quelques pages plus tard, Haroun rencontre M. Si et M. Mais. Rushdie a subtilement présagé ce qui allait ensuite transpirer.       <br />
              <br />
       L’ensemencement a été présenté comme destiné à augmenter l’accessibilité d’un futur objectif. Il existe des centaines d’études en psychologie qui démontrent l’efficacité de l’amorçage, puisque c’est ainsi que les chercheurs ont appelé ce phénomène. Erickson ensemençait toujours les interventions qu’il comptait faire – et ceci n’est pas une exagération. Je me souviens avoir regardé une vidéo des archives de la Fondation Erickson dans laquelle il faisait de l’hypnose avec une femme. Au milieu de la transe, il lui demande ce qui semble être un illogisme : « Si vous étiez assise en face d’une femme blonde, là maintenant, vous n’auriez aucune raison d’être jalouse, n’est-ce pas ? » Déconcertée, elle leva les yeux et répondit : « Non. »       <br />
              <br />
       Par la suite, je regardai un autre enregistrement d’Erickson fait une semaine plus tard. Pendant cette séance, Erickson amena une femme blonde, et hypnotisa les deux femmes en même temps. Dans la séance précédente, Erickson avait ensemencé quelque chose qui allait se produire une semaine après.       <br />
              <br />
       L’utilisation de l’ensemencement change la mentalité du thérapeute concernant la thérapie. Le thérapeute devient stratégique. Le clinicien aura un but à l’esprit, et travaillera afin d’actualiser ce but. Il portera son attention au processus et au timing de l’intervention. Bien que l’amorçage ait été étudié abondamment, peu de travaux ont été consacrés à l’utilisation de l’ensemencement en thérapie.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Posture G : la personne de bonne humeur</b>       <br />
              <br />
       J’utilise le concept de bonne humeur pour indiquer la santé. Une des leçons les plus précieuses que j’ai reçues de Kay Thompson, dentiste qui fit partie de la première génération d’étudiants d’Erickson, fut l’importance de la physiologie. Les praticiens de l’hypnose parlent à la physiologie. En réalisant que la physiologie peut répondre, ils peuvent suggérer : « Votre circulation sanguine peut changer.        <br />
              <br />
       Votre verrue peut disparaître. Vos voies aériennes asthmatiques peuvent s’ouvrir. » Malheureusement, parler à la physiologie est devenue un art en déclin ; c’est cependant quelque chose que les cliniciens devraient faire plus souvent.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Posture H : l’humoriste</b>       <br />
              <br />
       Bonne humeur a aussi une autre signification : nous pouvons ajouter davantage d’humour à la thérapie. Erickson était assurément un des experts qui ont les premiers défendu l’utilisation de l’humour dans la psychothérapie ; mais lui seul a inventé son usage en hypnose. L’esprit inconscient est réactif à l’humour ; il n’est pas sérieux et terne. Pendant l’hypnose, et même durant son induction, Erickson racontait des blagues. Il attendait qu’une réponse à sa blague survienne chez son patient pendant la transe. La vie peut être sinistre, mais la thérapie ne doit pas l’être. Si les cliniciens prônent la bonne humeur, ils peuvent la confectionner pendant leurs séances.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.rayon-livres.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=88">Pour lire la suite, cliquer ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Hors-Serie-6-Milton-de-A-a-Z_a456.html" />
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   <title>Revue Hypnose &amp; Thérapies Breves, Hors Série 6 : The Ericskson's Touch. La quintessence hypnotique</title>
   <updated>2012-05-03T11:17:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Hors-Serie-6-The-Ericskson-s-Touch-La-quintessence-hypnotique_a455.html</id>
   <category term="Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves" />
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   <published>2012-05-03T10:56:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Nous remercions les éditions Satas de leur amitié et des facilités qu’elles nous ont accordées pour la reproduction partielle de la préface du Dr Richard Van Dyck du livre… Cet ouvrage est exemplaire pour sa présentation de la méthode éricksonienne et plus encore de son esprit, et il constitue une référence tant pour le débutant que le chevronné confirmé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4152488-6303136.jpg" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Breves, Hors Série 6 : The Ericskson's Touch. La quintessence hypnotique" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Breves, Hors Série 6 : The Ericskson's Touch. La quintessence hypnotique" />
     </div>
     <div>
      La méthode d’enseignement de Milton Erickson était telle que, dans l’esprit de l’étudiant, la confusion précédait toujours la clarté, et que le « un » n’était pas nécessairement suivi du « deux ».        <br />
       Faire confiance à « l’apprentissage inconscient » est une méthode performante et intelligente. Cependant, il faut admettre que la compréhension intellectuelle a aussi ses charmes et ses mérites. Le lecteur qui recherche des informations plus directes et des cadres de référence pour une analyse plus poussée de certains aspects importants du travail d’Erickson, se reportera avec profit aux écrits de Haley, de Erickson et Rossi, ou de Brandler et Grinder.        <br />
              <br />
       C’est par Kay Thompson, une collaboratrice de longue date du Docteur Erickson et qui avait animé des conférences aux Pays-Bas, que j’ai appris qu’Erickson recevait encore quelques visiteurs quand son état de santé le lui permettait. Le Docteur Thompson me donna une lettre de recommandation, et ce n’est pas seulement avec une grande curiosité, mais aussi avec un profond respect, confinant à la crainte révérencielle, que j’entrepris le voyage pour Phoenix.       <br />
              <br />
       En dehors de la profusion de la couleur violette, je ne savais pas trop à quoi m’attendre à mon arrivée. Ce qui m’a le plus frappé lors de ma première rencontre avec lui, c’est sa simplicité, son intérêt amical et son absence totale d’orgueil, Erickson était content d’avoir un visiteur qui venait des Pays-Bas et il engagea la discussion en racontant une histoire qui, comme je l’ai compris plus tard, était destinée à trouver un sujet qui éveille notre intérêt commun.        <br />
              <br />
       L’anecdote concernait la reproduction des vaches de souche « Frisian » dans le désert de l’Arizona et les problèmes d’irrigation que cet élevage impliquait. Il expliqua comment, il y a bien longtemps, les Indiens avaient creusé des canaux d’irrigation, et il conclut : « Vous vous demandez quel type de prospection leur a été nécessaire pour creuser ces canaux ? » Je me posais certainement la question, mais par-dessus tout, je cherchais à comprendre quel était le lien entre ces remarques et le but de ma visite.        <br />
              <br />
       Le séminaire avec Erickson me fournit encore bien d’autres occasions de me poser des questions. D’un thérapeute hors du commun, on doit attendre une façon d’enseigner hors du commun. Erickson jeta une pierre à un étudiant, et lorsqu’elle le toucha, cette pierre se révéla être une imitation, faite en mousse de caoutchouc. Il dit alors avec emphase : « Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles paraissent être. » Et il raconta alors une histoire de thérapie qui illustrait cette assertion.        <br />
              <br />
       A première vue, ses anecdotes semblaient seulement divertissantes. Certains d’entre nous voulaient en venir au « véritable enseignement » et poser des questions pour mieux comprendre. Erickson répondait par une autre histoire. Et il répondait à de nouvelles questions par encore plus d’histoires. Au lieu de nous permettre de digérer une histoire et de méditer sur son sens, Erickson commençait immédiatement une nouvelle histoire, lançant parfois quelques blagues pour accrocher d’abord notre attention, et quelquefois sans la moindre transition évidente.        <br />
       En dehors d’un bref commentaire, en une phrase, au début ou à la fin de chaque histoire didactique, Erickson ne donnait que très peu d’explications sur ce qu’il voulait nous apprendre.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4152488-6303137.jpg" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Breves, Hors Série 6 : The Ericskson's Touch. La quintessence hypnotique" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Breves, Hors Série 6 : The Ericskson's Touch. La quintessence hypnotique" />
     </div>
     <div>
      Cette méthode, qui nous obligeait à tirer nos propres conclusions, était parfois un peu pénible. Le sentiment de confusion et de léger inconfort qui en résultait était un des éléments qui contribuaient à ces changements périodiques de notre attention qu’Erickson appelait « transes naturelles » et qui facilitaient l’apprentissage inconscient.       <br />
       Au début du séminaire, j’avais l’intention de poser un certain nombre de questions. Je ne les ai jamais posées. Pour certaines de ces questions, j’ai eu des réponses sans les poser. Les autres, je ne les ai pas posées, parce que je sentais que je recevais déjà plus d’informations que je ne pouvais en retenir. Ce n’est que peu à peu que j’ai découvert une structure au séminaire, et ce n’est qu’une fois en Europe que j’ai commencé à saisir ce que j’avais peut-être appris.        <br />
              <br />
       Une des premières impressions que j’ai acquises concernant Erickson, était qu’il insistait bien moins sur le fait de réussir toujours ses thérapies qu’on ne l’aurait attendu en lisant la littérature qui lui était consacrée. Il soulignait que ce que l’on pouvait gagner était parfois limité, et se limitait quelquefois à un changement dans le jugement que le patient portait sur lui-même et sur le comportement qui posait problème. Il n’était pas toujours possible d’améliorer immédiatement les symptômes.        <br />
              <br />
       C’était un soulagement de l’entendre dire que, pour certaines personnes, un thérapeute ne peut rien faire. Et c’était aussi réconfortant d’apprendre que, quelquefois, Erickson lui-même ne jugeait pas bon de rencontrer le patient sur son propre terrain.        <br />
       Sans aucun doute, Erickson ne ressentait nullement le besoin de se poser en figure mythique. Il aimait plutôt à se présenter comme un artisan compétent qui avait le désir ardent de transmettre ses savoir-faire. Au lieu d’essayer d’impressionner son auditoire (ce qui se produisait de toute façon), il faisait un effort pour nous mettre sur des voies qui étaient importantes pour nous et si familières pour lui.        <br />
              <br />
       Son amour pour le travail bien fait transparaissait non seulement dans les collections d’objets d’art et de souvenirs dont il aimait à s’entourer, mais aussi dans le soin qu’il mettait à nous raconter l’histoire d’une thérapie ou à procéder à une induction.        <br />
       Les manières d’Erickson me rappelaient celles d’un de mes maîtres en neurologie, artisan remarquable aussi dans sa partie, que j’avais connu pendant mes études. On lui réservait en général les diagnostics difficiles. Il observait avec beaucoup de soin les patients dès qu’ils entraient dans la salle d’examen. Manifestement, mais c’était peut-être seulement à notre intention, on aurait dit qu’il pratiquait l’examen neurologique standard de façon distraite et superficielle.        <br />
              <br />
       Mais il semblait être attiré vers le lieu de la pathologie, sans avoir à le découvrir par des recherches laborieuses et méthodiques comme les autres praticiens. Bien entendu, sa grande expérience clinique lui avait appris à reconnaître des signes subtils dont nous n’avions même pas entendu parler, dont la plupart n’étaient même pas dans les livres ; et pour certains de ces signes, peut-être n’était-il pas lui-même conscient de les connaître. De son approche, il résultait cette même simplicité trompeuse si typique de la façon de faire d’Erickson. Il arrivait au diagnostic tout naturellement avec cette même facilité admirable dont faisait preuve Erickson pour dénicher, dans la façon de se présenter d’un patient, des éléments décisifs.        <br />
              <br />
       Il pourrait être dangereux pour les étudiants de mal interpréter cette forme de simplicité. En remarquant que les règles bien établies du recueil des informations ne sont pas respectées, les étudiants pourraient en déduire qu’il est bon de se contenter de suivre son intuition. Dans ses histoires didactiques, Erickson ne semblait pas rechercher d’informations particulières ni faire pratiquement aucun travail diagnostic. Mais il avait très habilement développé des manières d’en apprendre beaucoup tout en posant peu de questions. Il réussissait à rassembler ses informations, sans en avoir l’air. Il faudrait mener une recherche plus poussée sur les procédés diagnostiques d’Erickson afin de rendre ses méthodes plus accessibles aux autres. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <a class="link" href="http://www.rayon-livres.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=88">Pour lire la suite, cliquer ici </a>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Hors-Serie-6-The-Ericskson-s-Touch-La-quintessence-hypnotique_a455.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Revue Sexualités Humaines 13. Le fil rouge de l'inconscient : L’approche psychodynamique face aux troubles de la sexualité humaine. Jean-Marie SZTALRYD</title>
   <updated>2012-05-03T10:46:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-Sexualites-Humaines-13-Le-fil-rouge-de-l-inconscient-L-approche-psychodynamique-face-aux-troubles-de-la-sexualite_a454.html</id>
   <category term="Revue Sexualités Humaines" />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/4152173-6302878.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-05-03T10:35:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans l’enseignement du DIU de Sexologie et de Sexualité humaine de la Faculté de Paris 13-Bobigny, l’approche psychodynamique se caractérise par la prise en compte de la dimension de l’inconscient tant du côté du patient (demande, désir, symptôme), que du côté du soignant (la question du transfert et contre-transfert). Ce choix s’est défini et étayé à partir de nos expériences de cliniciens.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4152173-6302878.jpg" alt="Revue Sexualités Humaines 13. Le fil rouge de l'inconscient : L’approche psychodynamique face aux troubles de la sexualité humaine. Jean-Marie SZTALRYD" title="Revue Sexualités Humaines 13. Le fil rouge de l'inconscient : L’approche psychodynamique face aux troubles de la sexualité humaine. Jean-Marie SZTALRYD" />
     </div>
     <div>
      Cette contribution tournera aujourd’hui autour de la question du désir et de sa polysémie en trois grands points :       <br />
              <br />
       1- Je décrirai le contexte, les conditions sociales et normatives dans lesquels s’inscrit le désir.       <br />
       2- J’évoquerai quelques éléments théoriques concernant le désir.       <br />
       3- J’illustrerai cette question du désir avec quelques vignettes cliniques.       <br />
               <br />
       <b>Le contexte </b>       <br />
        Aujourd’hui, dans notre culture, désir, plaisir et performances sexuelles se déclinent à l’impératif. Cela crée une nouvelle revendication : droit au désir et droit au plaisir. Notre modernité se croit à l’apogée d’une liberté sexuelle qu’aucune culture n’aurait jamais pu connaître.       <br />
       On constate pourtant, tout au long de l’histoire, des périodes d’alternance entre liberté et répression de la sexualité. Mais ainsi va l’histoire : d’utopies en désillusions, d’avancées en régressions, de liberté en répression, et ce sur une toile de fond toujours la même : la conquête des pouvoirs économiques, politiques, religieux, scientifiques, sexuels à n’importe quel prix.       <br />
              <br />
       C’est une combinaison atomique qui produit le pire et le meilleur, le pire ou le meilleur.       <br />
       Cette dynamique produit l’histoire et le révisionnisme, les dictatures et les révolutions, l’être et son néant, le savoir et sa perversion. La période historique, récente, des années 1970 à aujourd’hui, est du côté de la liberté et de l’impératif au désir et au plaisir. En parallèle, on découvre depuis dix ans des statistiques affolantes : augmentation des viols, des viols sur mineurs, des incestes, des femmes battues et des femmes tuées, du harcèlement sexuel et de la pédophilie. Même s’il ne s’agit que d’une plus grande visibilité de ces phénomènes (augmentation des plaintes et relais médiatique), le jugement porté sur ces faits évolue. La liberté sexuelle trouve sa limite aujourd’hui aux frontières de l’inceste et de la pédophilie. Les réquisitoires récents (Outreau) n’ont rien à voir avec les opinions d’hier (la Lolita de Nabokov, ou Gabriel Matzneff, invité régulièrement chez Pivot pour ses amours décomposés).       <br />
              <br />
       La question qui se repose à chaque fois est celle de nos repères symboliques. Il s’agit de poser le débat au-delà de la simplification manichéenne : permissivité sans frontières ou retour à un moralisme précambrien. En fait, il s’agirait d’arrêter de parler de sexe pour ne rien dire ou pour faire de l’audimat (tous médias confondus). Cependant, on ne peut faire que ce constat : le sexe, le désir et l’impératif de plaisir sont devenus la toile de fond de notre imagerie quotidienne. Ainsi, si l’on est défaillant, impuissant, non-désirant, éjaculateur précoce ou sans plaisir, il y a un quasi-devoir d’ingérence promu par la médicalisation dominante et l’industrie pharmaceutique qui préconisent la chasse aux sexualités boiteuses, incitant les médecins généralistes à systématiquement poser des questions voire enquêter sur la sexualité de leurs consultants.       <br />
              <br />
       Nous pouvons donc nous demander si nous sommes en paix avec nos plaisirs, nos désirs, et leurs avatars. Notre époque est bavarde, mais nous confronte brutalement à un paradoxe insoluble entre permissivité affichée et répression politico-sociale.       <br />
       Ainsi : la volonté abolitionniste de la prostitution, la loi Sarkozy sur le racolage, l’anti-pornographie militante, l’opposition au mariage homosexuel, la volonté de réduire la violence à la télévision au prétexte qu’elle serait responsable de nombreux passages à l’acte.       <br />
       On observe un retour à la tentation moralisatrice. A ne plus penser le désir et la sexualité, le choix devient le tout permis ou le tout interdit alors qu’il s’agit de repenser la sexualité et d’en questionner les limites. La sexualité s’intrique au pouvoir et au politique, Foucault nous l’a appris. De fait, la résistance au pouvoir peut créer des espaces nouveaux pour déconstruire et questionner ce à quoi répondent les rapports de sexe, le désir, l’usage des plaisirs et les bénéfices secondaires de la répression dans notre société.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4152173-6302893.jpg" alt="Revue Sexualités Humaines 13. Le fil rouge de l'inconscient : L’approche psychodynamique face aux troubles de la sexualité humaine. Jean-Marie SZTALRYD" title="Revue Sexualités Humaines 13. Le fil rouge de l'inconscient : L’approche psychodynamique face aux troubles de la sexualité humaine. Jean-Marie SZTALRYD" />
     </div>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-Sexualites-Humaines-13-Le-fil-rouge-de-l-inconscient-L-approche-psychodynamique-face-aux-troubles-de-la-sexualite_a454.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Revue Sexualités Humaines 13. La Pleine conscience ou l'equilibre sexuel retrouvé. Un renouveau dans la prise en charge sexothérapique</title>
   <updated>2012-05-02T17:29:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-Sexualites-Humaines-13-La-Pleine-conscience-ou-l-equilibre-sexuel-retrouve-Un-renouveau-dans-la-prise-en-charge_a453.html</id>
   <category term="Revue Sexualités Humaines" />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/4149809-6299667.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-05-02T17:23:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Successivement balloté au gré de deux courants de pensée ciblant directement les symptômes, le champ des thérapies comportementales et cognitives est désormais en proie à un véritable océan de renouveau porté par le déferlement de la troisième vague.  Cette approche initiée dans les années 1980 s’est en effet singularisée par un changement de perspective thérapeutique radical caractérisé par une reconsidération du rapport entretenu au symptôme, par l’entremise de rouages telles l’exploration expérientielle de l’instant présent au travers d’une attitude de pleine conscience et l’acceptation des émotions.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4149809-6299667.jpg" alt="Revue Sexualités Humaines 13. La Pleine conscience ou l'equilibre sexuel retrouvé. Un renouveau dans la prise en charge sexothérapique" title="Revue Sexualités Humaines 13. La Pleine conscience ou l'equilibre sexuel retrouvé. Un renouveau dans la prise en charge sexothérapique" />
     </div>
     <div>
      Ces principes ont investi plusieurs interventions psychologiques, notamment la Mindfulness-Based Stress Reduction (MBSR) et la Mindfulness-Based Cognitive Therapy (MBCT) plus spécifiquement axées sur l’attitude de pleine conscience. Eprouvées auprès de divers populations et contextes psychopathologiques, ces deux interventions ont révélé, au travers de leurs résultats, un réel potentiel tant dans la prévention que dans le traitement de pathologies multiples.       <br />
              <br />
       Paradoxalement, l’exploration de la littérature ne fait apparaître aucune recherche ou application dans le domaine de la sexologie bien que cette discipline ait recours, depuis de nombreuses années déjà, aux thérapies comportementales et cognitives qui adoptent un positionnement pourtant comparable, à savoir la reconnaissance de l’implication de distorsions cognitives dans l’apparition et le maintien de dysfonctions sexuelles.       <br />
              <br />
       Peut-être pourrions-nous trouver un début d’explication dans l’article de Brotto, Krychman et Jacobson (2008) qui reproche aux techniques thérapeutiques sexuelles contemporaines d’ignorer l’importance de la connexion entre l’esprit et le corps fondamentale à l’approche de la pleine conscience, du fait d’une inclination vers une médecine davantage basée sur les preuves. La littérature scientifique a établi de longue date le lien entre dysfonctions sexuelles et facteurs cognitifs tel, par exemple, l’impact d’une perception négative de son corps ou d’une distractibilité étrangère à des stimuli sexuels sur l’apparition du trouble du désir sexuel hypoactif.       <br />
              <br />
       Au regard de ces éléments, les thérapies basées sur la pleine conscience qui accordent un rôle prépondérant au contrôle de l’attention et à la re-perception des pensées représentent ainsi une réelle promesse dans la prise en charge de ce type de problématiques.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Pleine conscience… intoxication médiatique ?</b>       <br />
              <br />
       Nul n’a désormais pu échapper à un courant d’intérêt majeur envers les bienfaits incontestés de la méditation de pleine conscience sur la santé et le bien-être à la lecture de magazines des plus populaires et de best-sellers signés par des plumes des plus légitimes, telles celle de Matthieu Ricard ou encore de Christophe André. En effet, la pleine conscience n’a de cesse de fleurir au travers de publications vulgarisées dans l’espoir de se faire connaître du grand public ou encore de livres-outil qui ont pour mission de renvoyer les lecteurs avides de recettes de « mieux-aller » à une prise en charge autogérée.       <br />
              <br />
       Si l’on ne peut que louer ces initiatives de diffusion mettant enfin au jour dans notre pays une pleine conscience jusqu’alors dédaignée, il est cependant bon de la recadrer dans son contexte scientifique, de sorte à ne pas faire l’amalgame entre cette approche fondée et d’autres davantage destinées à faire miroiter des solutions miracles à un public malheureusement parfois un peu cupide.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4149809-6299670.jpg" alt="Revue Sexualités Humaines 13. La Pleine conscience ou l'equilibre sexuel retrouvé. Un renouveau dans la prise en charge sexothérapique" title="Revue Sexualités Humaines 13. La Pleine conscience ou l'equilibre sexuel retrouvé. Un renouveau dans la prise en charge sexothérapique" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://sexotherapeute-sexotherapie.com/revue-hypnose-therapies-breves/la-pleine-conscience-ou-equilibre-sexuel-retrouve-un-renouveau-dans-la-prise-en-charge-sexothera?page=0,1">Pour lire la suite, cliquer sur l'image</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-Sexualites-Humaines-13-La-Pleine-conscience-ou-l-equilibre-sexuel-retrouve-Un-renouveau-dans-la-prise-en-charge_a453.html" />
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   <title>Milton H. Erickson, un nouveau Copernic</title>
   <updated>2012-05-02T16:51:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Milton-H-Erickson-un-nouveau-Copernic_a452.html</id>
   <category term="Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/4149637-6299427.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-05-02T16:39:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ce Hors-Série nous a paru évident pour deux raisons essentiellement : d’une part la popularité de la dimension éricksonienne de l’hypnose contemporaine ; et d’autre part, paradoxalement, le risque de son affadissement.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4149637-6299427.jpg" alt="Milton H. Erickson, un nouveau Copernic" title="Milton H. Erickson, un nouveau Copernic" />
     </div>
     <div>
      Comme si après la découverte de l’état hypnotique en tant qu’état physiologique en 1889, il n’était plus nécessaire de se soucier de l’hypnose.       <br />
       Comme si maintenant l’hypnose éricksonienne, après avoir contribué à légitimer l’usage de l’hypnose, en devenait une forme édulcorée, moins spectaculaire, facile d’emploi et accessible au tout-venant.        <br />
              <br />
       Comme si après cette véritable révolution copernicienne, ce changement de repères, les choses allaient de soi. Et confondre richesse subtile avec rapidité de mise en œuvre.       <br />
       Erickson était un clinicien savant, attentif et expérimenté. Aux connaissances classiques, il ajoutait ses observations et trouvait des raccourcis saisissants. Notre époque friande de recettes et de procédés prêts à l’emploi cherche des techniques reproductibles pour optimiser et rentabiliser. Bien sûr, pour des situations d’urgence où la réactivité est vitale, un tel savoir-faire est indispensable, mais en dehors de ces crises, ne se contenter que de la dimension instantanée du temps revient à s’amputer de possibilités de toute première importance.        <br />
              <br />
       Cinquante ans de pratique clinique démontrent la progressivité et l’évolution du travail d’Erickson qui s’inscrit à une époque donnée dans un contexte culturel précis. Tout l’intérêt d’Erickson et toute sa difficulté reposent sur la sophistication de son approche, cachée par la simplicité de ses synthèses thérapeutiques fondées sur un sens de l’observation exceptionnel. Son originalité est aussi dans la capacité à traiter des cas uniques qui sortent du cadre conventionnel, et d’en tirer des applications plus générales. Un renversement. Souvent.        <br />
              <br />
       Difficile de le suivre, comédien malin, metteur en scène habile, Erickson déroute ses interlocuteurs, patients ou élèves. Ses histoires charment et intriguent autant qu’elles agissent presque mystérieusement ce qui en fera, aussi, un « guérisseur »… Un livre récent en témoigne .       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.rayon-livres.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=88">Pour lire la suite, cliquer ici</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Milton-H-Erickson-un-nouveau-Copernic_a452.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Milton Hyland Erickson (1901-1980). Revue Hypnose &amp; Therapies Breves Hors Série 6</title>
   <updated>2012-04-27T16:19:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Milton-Hyland-Erickson-1901-1980-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Hors-Serie-6_a451.html</id>
   <category term="Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/4134282-6276757.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-27T12:32:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Erickson est né en 1901. C’est un descendant de Viking : il le fait savoir à un psychiatre sud-américain, fier de ses origines espagnoles, qui risquait de ne pas payer sa thérapie, comme il l’avait fait avec d’autres collègues. A bon entendeur, salut !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4134282-6276757.jpg" alt="Milton Hyland Erickson (1901-1980). Revue Hypnose &amp; Therapies Breves Hors Série 6" title="Milton Hyland Erickson (1901-1980). Revue Hypnose &amp; Therapies Breves Hors Série 6" />
     </div>
     <div>
      L’enfance à la ferme       <br />
              <br />
       Il est né dans une mine d’or, à Aurum (Nevada), dans une cabane adossée à la montagne. Trois murs en bois, le quatrième en roc. C’était encore l’époque, comme dans les westerns et Lucky Luke de la ruée vers l’or. Comme dans les westerns et Lucky Luke, la mine d’or ne tient pas ses promesses et elle est désertée par les pionniers. Papa et maman se replient dans le Middle West et deviennent de paisibles fermiers, comme dans Lucky Luke.       <br />
              <br />
       A la ferme, l’enfant aide son père. Plus tard, il demandera systématiquement à ses élèves s’ils ont été élevés à la ville ou à la campagne. Cela ne forge pas la même vision du monde. Ses enfants auront leurs potagers, parfois avec des formes bizarres, pas forcément carrées ou rectangulaires. Toute sa vie, il cultivera, et, souvent, son jardin l’intéressera plus encore que ses patients. Le plus curieux est sa collection de cactus démarrée dès son internat en psychiatrie et sans cesse enrichie jusqu’à sa mort. Le cactus pique.       <br />
              <br />
       C’est d’un veau qu’il apprit le maniement de la résistance au changement. Son père cherchait à faire entrer un veau dans l’étable en le tirant par le licol. Plus il tirait, plus l’animal faisait pile. Le petit Milton assistait amusé aux efforts désespérés de son père, ce qui exaspérait celui-ci. A la fin, le père excédé dit à Milton : « Vas-y, fais-le entrer dans l’étable, on va voir qui va rire. » Le petit Milton y va et tire de toutes ses forces sur la queue du veau, comme s’il voulait à tout prix l’éloigner de l’étable. La bête se précipite dans l’étable. Il en conclut : quand vous devez résister à deux forces contraires, vous choisirez toujours de résister à la plus faible.       <br />
              <br />
       Hiver dans le Middle West, 4 heures du matin. Le petit Milton s’est levé très tôt parce que, quand il s’était couché, il avait commencé à neiger. Il a hâte de voir le spectacle. De sa fenêtre, émerveillé, il contemple la neige épaisse et immaculée qui a complètement enseveli la grand-rue toute rectiligne et il a une idée. Vers 6 heures, les ouvriers se lèvent pour aller au travail qui est à l’autre bout de celle-ci. Il sort et descend toute la rue en zigzags. Il repart à sa fenêtre : ses traces de pas sont là, bien enfoncées dans la neige, dessinant de grandes ondulations à droite et à gauche. Il attend les premiers ouvriers. Tous vont suivre ses pas et ainsi rallonger de deux à trois fois leur parcours, plutôt que d’aller tout droit comme ils le faisaient d’habitude. Quand vous avez donné le stimulus initial, tout le monde vous suit. Par facilité, même si c’est bien plus compliqué. Ils ne s’en rendent pas compte. Ils le font automatiquement.       <br />
              <br />
       De multiples handicaps       <br />
              <br />
       Le petit Milton était dyslexique, daltonien et sourd au rythme.        <br />
              <br />
       Pour surmonter sa dyslexie, pour reconnaître les mots, il se plonge tellement dans les dictionnaires qu’il y gagne le surnom de « Monsieur Dictionnaire ». Des fois, il a des flashes qui lui font voir les mots. Plus tard, il dira que ces flashes étaient des hallucinations hypnotiques. De la dyslexie, il tirera son goût pour faire revenir les patients à leurs premiers apprentissages, ceux de la lecture et de l’écriture, comme base solide de la thérapie. Cela, les patients ne peuvent pas nier qu’ils l’ont appris et que maintenant, ils le font sans avoir besoin d’y penser.        <br />
              <br />
       Dans les scripts de ses séances d’hypnose établis par Rossi, on voit, ici et là, très nettement sa dyslexie. Devant certaines formulations bizarres d’Erickson, Rossi discernait de subtiles habiletés de communication, alors que, tout simplement, c’était le handicap d’Erickson qui s’exprimait. Celui-ci avait appris à l’utiliser dans l’intérêt de ses patients. Qui mieux qu’un handicapé de la communication pouvait en devenir un génie ?       <br />
              <br />
       Daltonien, Erickson a un goût prononcé pour la couleur pourpre. Sur la fin, il agrémentait ses chemises « purple » d’une cravate indienne, ce qui a fait croire aux babas cool californiens qu’il était l’un d’entre eux. Son « purple » est devenu la bannière éricksonienne : les disciples du maître, les Instituts Erickson et les maisons d’édition qui ont publié ses œuvres s’habillent ou habillent leurs livres en « purple » !       <br />
              <br />
       Il était incapable de reconnaître une mélodie et la musique était un supplice pour lui. De cette surdité au rythme, Erickson tire une observation visuelle accrue du rythme respiratoire des patients : ce rythme-là, on peut le voir, et Erickson observe minutieusement tous les indices corporels. La poitrine se gonfle, s’affaisse, se gonfle, s’affaisse… Or, si le thérapeute synchronise sa respiration sur celle du patient, il s’établit entre eux une communication d’un mode spécial. A un niveau non verbal, il y a un accord. Le patient n’en est pas conscient. La communication devient hypnotique.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4134282-6276758.jpg" alt="Milton Hyland Erickson (1901-1980). Revue Hypnose &amp; Therapies Breves Hors Série 6" title="Milton Hyland Erickson (1901-1980). Revue Hypnose &amp; Therapies Breves Hors Série 6" />
     </div>
     <div>
      <b>La poliomyélite</b>       <br />
              <br />
       A 16-17 ans, il est atteint par la poliomyélite ; les séquelles et les complications de celle-ci le poursuivront jusqu’à sa mort. La maladie commence comme une grippe, mais en quelques heures, les paralysies commencent et s’étendent. C’est la phase d’invasion virale. Si les paralysies touchent les muscles respiratoires, elles tuent le malade. Sinon, au bout de quelques jours, le virus n’est plus nocif, l’extension s’arrête, mais il faut plusieurs mois ou années pour récupérer la motricité. Cette récupération sera toujours incomplète. Il y aura toujours des séquelles.        <br />
              <br />
       Nous en sommes à la période d’invasion. Dans le couloir à côté de sa chambre, il entend les médecins dire à sa mère qu’il est perdu, ce qui le révolte : comment oser dire cela à une mère ? Quand elle revient, il lui fait signe qu’il veut voir le soleil et qu’une grosse armoire l’en empêche. Maman déplace l’armoire, mais il n’est jamais satisfait, l’armoire n’est jamais comme il le veut. Elle doit la redéplacer encore et encore. Il est satisfait quand elle est épuisée et va enfin dormir. Il tombe dans le coma et en émerge au bout de trois jours. Rapidement, il prend conscience de l’étendue de ses paralysies.       <br />
              <br />
       Un peu plus tard, il se rend compte qu’il peut faire lui-même sa rééducation. En autodidacte, il découvre la réalité et la puissance de phénomènes décrits une trentaine d’années avant par les chercheurs en hypnose de l’école de… Nancy ! Ce sont les phénomènes idéomoteurs : Milton repose dans la chaise à bascule où on l’a placé. Il a une simple mais très forte envie de regarder par la fenêtre qui est sur le côté. Sa chaise se met à basculer ! Pourtant, il est entièrement paralysé. La représentation du mouvement dans sa tête a suffi à mobiliser des faisceaux musculaires qu’il ne pouvait pas contracter volontairement. Dès lors, il utilise « sa » méthode muscle par muscle, groupe musculaire par groupe musculaire, articulation par articulation. L’observation de sa plus jeune sœur, bébé à ses pieds, qui, elle aussi, apprend à marcher le stimule. Il apprend beaucoup d’elle pour diriger sa rééducation.        <br />
              <br />
       De plus, Milton s’est fixé un objectif : quand il aura récupéré la marche, il fera un raid en canoë de plusieurs milliers de miles avec un ami. Au dernier moment, l’ami fait faux bond, effrayé par l’exploit. Milton part seul. Il fera son raid. Là, nous avons des observations savoureuses : comment il se met à la traîne des steamers sur le Mississippi à l’heure du déjeuner pour avoir des miettes de repas, comment il s’arrange pour qu’on l’aide le soir à traîner son canoë sur la rive parce qu’il n’en a pas la force. Il commence la « communication indirecte », d’autres diraient la manipulation.        <br />
              <br />
       De la poliomyélite, il garde une séquelle, la boiterie, et surtout un grand amour de la vie.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.rayon-livres.com/cgi-bin/pg-shoppro.cgi?ORD=viewcat&amp;id_category=88">Pour lire la suite. Cliquer ici</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Milton-Hyland-Erickson-1901-1980-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Hors-Serie-6_a451.html" />
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  <entry>
   <title>Revue Sexualités Humaines 13. DU SYMPTÔME AU SOUVENIR. Ou quand Monsieur Victor perd son désir sexuel… Steven REICHENBACH</title>
   <updated>2012-04-27T19:49:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-Sexualites-Humaines-13-DU-SYMPTOME-AU-SOUVENIR-Ou-quand-Monsieur-Victor-perd-son-desir-sexuel-Steven-REICHENBACH_a450.html</id>
   <category term="Revue Sexualités Humaines" />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/4134140-6276567.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-27T12:02:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voici un extrait de la prise en charge par EMDR d’un patient présentant une baisse du désir sexuel associée à une baisse de la rigidité lors de l’érection.     <div>
      <b>1- Déroulement des séances suivant le modèle en 8 phases de la thérapie EMDR       <br />
               <br />
       Première séance</b>       <br />
               <br />
       Motif de la consultation et anamnèse (Phase 1 de la thérapie EMDR)       <br />
       Je suivais ce patient, que nous allons appeler Monsieur Victor, de façon occasionnelle pour une symptomatologie anxieuse depuis trois ans. Il était alors dans un travail de séparation d’avec sa femme. Il vivait de façon culpabilisante ce divorce qu’il réclamait d’autant plus qu’il avait un enfant en bas âge. Il présente un style d’attachement anxieux-résistant avec une tendance à chercher une relation très proche. C’est ainsi qu’il me propose, lors d’un de mes voyages, de contacter le copain d’un copain qui pourra m’aider si je devais rencontrer des difficultés dans le pays lointain en question. Il a pu retrouver une femme aimante quelques mois après.       <br />
       Lorsqu’il revient me voir deux ans après, il me dit présenter une baisse du désir sexuel et une érection moins rigide depuis un an. Sa femme accepte difficilement ces difficultés qui représentent pour elle la preuve d’un manque d’amour envers elle.       <br />
       Dans ses antécédents, on note une ectopie testiculaire opérée plusieurs fois dans son enfance.       <br />
               <br />
       <b>Conceptualisation de cas :</b>       <br />
               <br />
       On peut poser comme hypothèse chez ce patient que son trouble du désir et sa baisse de rigidité à l’érection est multifactorielle :       <br />
       - psychogène : en raison de son anxiété permanente et qui est centrée sur son sexe et sur ses capacités érectiles ;       <br />
       - relationnelle : le manque de compréhension et donc de soutien de sa femme rend la résolution des difficultés plus difficile        <br />
       - organique : la cryptorchidie pour laquelle le patient a été opéré dans son enfance demande à être contrôlée au niveau urologique et endocrinien à la recherche d’une hypotestostéronémie.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4134140-6276567.jpg" alt="Revue Sexualités Humaines 13. DU SYMPTÔME AU SOUVENIR. Ou quand Monsieur Victor perd son désir sexuel… Steven REICHENBACH" title="Revue Sexualités Humaines 13. DU SYMPTÔME AU SOUVENIR. Ou quand Monsieur Victor perd son désir sexuel… Steven REICHENBACH" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
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  <entry>
   <title>La reliance. Armelle Touyarot, sage-femme. Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves.</title>
   <updated>2012-04-26T20:41:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/La-reliance-Armelle-Touyarot-sage-femme-Congres-International-Hypnose-et-Douleur-Confederation-Francophone-Hypnose_a449.html</id>
   <category term="Congrès Hypnose Douleur 2012" />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/4132469-6274025.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-26T20:38:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mme Armelle Touyarot, sage-femme Congrès International Hypnose et Douleur.     Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves     QUIBERON - FRANCE     Vendredi 18 Mai 2012 14h30 - 16h20     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4132469-6274025.jpg" alt="La reliance. Armelle Touyarot, sage-femme. Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves." title="La reliance. Armelle Touyarot, sage-femme. Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      La reliance, est un concept proposé et imposé dans les sciences humaines par Marcel Bolle De Bal, sociologue belge, à l’issue d’une concertation pluri-disciplinaire, présenté dans un article de la revue Connexions en 1981.        <br />
              <br />
       La reliance possède une double signification conceptuelle :        <br />
       - l’acte de relier ou de se relier : la reliance agie, réalisée, c’est-à-dire l’acte de reliance ;        <br />
       - le résultat de cet acte : la reliance vécue, c’est-à-dire l’état de reliance.        <br />
              <br />
       Relier s’entend comme : « créer ou recréer des liens, établir ou rétablir une liaison entre une personne et soit un système dont elle fait partie, soit l’un de ses sous-systèmes ». Edgar Morin en parle comme d’un virus : « … le virus  reliance… Il me vient de plus en plus souvent en bouche ou sous la plume, ce qui signifie qu’il a trouvé un terrain favorable et se multiplie comme un virus… Cette notion de reliance, j’en avais besoin. » Remplaçons le mot « lien » par le mot « association »… et la Reliance s’avère une perspective utile pour les praticiens de l’hypnose. Il semble que ce virus m’ait aussi contaminée… et la Reliance s’est de plus en plus imposée dans ma pratique. Je me suis mise à écouter mes patientes et mes patients avec cette notion en arrière-plan, à l’entendre dans leurs propos.        <br />
              <br />
       Créer ou re-créer des liens… Erickson le dit autrement en parlant d’hypnose : déclencher « la recherche de nouvelles combinaisons d’associations et de processus mentaux qui peuvent amener à la conscience des résultats bénéfiques aussi bien dans la vie quotidienne qu’en hypnose. » Sous l’angle de la Reliance, bien des situations problématiques en thérapie sont devenues plus faciles à aborder, et à traiter. Notamment la douleur…        <br />
              <br />
       Dans ma pratique de sage-femme, j’aborde maintenant la « douleur (aigue ?) de l’accouchement » en étudiant la manière dont elle se lie, ou s’associe, pour chaque patiente avec son bagage culturel, familial, expérientiel, etc… Il s’agit alors de délier, puis de lier d’une façon différente, bénéfique pour la patiente. Dans le traitement des douleurs chroniques, la Reliance favorise la créativité du patient et du thérapeute. Elle permet de diversifier les interventions, d’imaginer de nouvelles approches en autohypnose, de gagner en autonomie… on peut modifier son modèle relationnel…       <br />
              <br />
       <b>Objectifs :</b>       <br />
              <br />
           La douleur sous l’angle de la reliance       <br />
              <br />
           L’hypnose : un outil de reliance       <br />
              <br />
           Démonstration et exercice de reliance       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/La-reliance-Armelle-Touyarot-sage-femme-Congres-International-Hypnose-et-Douleur-Confederation-Francophone-Hypnose_a449.html" />
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  <entry>
   <title>Approche de l’hypnose dans la médecine corporelle (initiation). Christine Vervaeke, kinésithérapeute . Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves.</title>
   <updated>2012-04-26T20:45:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Approche-de-l-hypnose-dans-la-medecine-corporelle-initiation-Christine-Vervaeke-kinesitherapeute-Congres-International_a448.html</id>
   <category term="Congrès Hypnose Douleur 2012" />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/4132453-6274006.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-26T20:29:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Christine Vervaeke, Kinésithérapeute Congrès International Hypnose et Douleur.    Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves     QUIBERON - FRANCE     Vendredi 18 Mai 2012 11h20 - 13h     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4132453-6274006.jpg" alt="Approche de l’hypnose dans la médecine corporelle (initiation). Christine Vervaeke, kinésithérapeute . Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves." title="Approche de l’hypnose dans la médecine corporelle (initiation). Christine Vervaeke, kinésithérapeute . Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      L’atelier propose une approche de l’hypnose dans la médecine corporelle. Les bases théoriques de l’hypnose seront abordées. La vision de films permettra une bonne compréhension de l’utilisation de cet outil thérapeutique. Et bien sûr des démonstrations pratiques agrémenteront cet atelier.       <br />
              <br />
       <b>Objectifs :</b>       <br />
              <br />
           Montrer les indications de l’hypnose dans la médecine corporelle       <br />
              <br />
           Initier en  pratique à une transe hypnotique       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Approche-de-l-hypnose-dans-la-medecine-corporelle-initiation-Christine-Vervaeke-kinesitherapeute-Congres-International_a448.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Contractions utérines. Dr Gil HUBERT au Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves.</title>
   <updated>2012-04-26T20:27:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Contractions-uterines-Dr-Gil-HUBERT-au-Congres-International-Hypnose-et-Douleur-Confederation-Francophone-Hypnose_a447.html</id>
   <category term="Congrès Hypnose Douleur 2012" />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/4132439-6273988.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-26T20:23:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Gil Hubert, médecin anesthésiste Congrès International Hypnose et Douleur.     Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves     QUIBERON - FRANCE     Vendredi 18 Mai 2012 11h20 - 13h     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4132439-6273988.jpg" alt="Contractions utérines. Dr Gil HUBERT au Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves." title="Contractions utérines. Dr Gil HUBERT au Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      Agression sexuelle, vaginisme, accouchement et hypnose.       <br />
              <br />
       Nous rapportons le cas d’une femme âgée de 25 ans, primipare.        <br />
              <br />
       Dans ses antécédents, on retrouve une agression dans l’enfance, et une agression sexuelle 3 mois avant le début de sa grossesse. Les rapports sexuels sont difficiles, et lors du suivi de sa grossesse aucun toucher vaginal ne sera réalisé. Le travail débute dans la 40ème semaine d’aménorrhée.        <br />
              <br />
       Une analgésie péridurale est demandée à l’anesthésiste : la parturiente est présentée comme « immature », la dilatation du col est à 4 cm, la poche des eaux est intacte et la parturiente normotherme. La pose de la péridurale dure 45 minutes en raison de 2 montées du cathéter dans une veine.        <br />
              <br />
       Pendant toute la procédure, l’anesthésiste utilise communication hypnotique et hypnose conversationnelle. L’analgésie est ensuite efficace avec l’utilisation de naropeine 1 mg/ml associée à du sufentanil 0,16 mg/ml (débit continu 13 ml/H, bolus 6 ml).        <br />
       Cependant une heure après la pose de la péridurale, la sage femme signale à l’anesthésiste que la femme est anxieuse vis à vis de son accouchement et que lors de l’expulsion sa présence sera, très probablement, nécessaire pour majorer l’analgésie péridurale. Ceci est fréquemment constaté chez les femmes victimes d’agression sexuelle et/ou présentant un vaginisme (1-2) amenant même parfois à réaliser une extraction instrumentale voire une césarienne devant l’incapacité de la femme de se laisser examiner ou d’être active lors de l’expulsion (2-3-4).        <br />
              <br />
       L’anesthésiste propose à cette parturiente (la dilatation du col est à 8 cm) une hypnose afin qu’elle puisse envisager sereinement cet accouchement. Celle ci accepte. La séance comporte trois éléments : 1 – la création d’un lieu de sécurité fictif ayant un lien avec une activité ludique de la patiente. 2 – le recours à une métaphore. 3 – une suggestion post hypnotique proposant de réutiliser l’outil acquis à chaque fois qu’elle en ressentira le besoin.        <br />
              <br />
       A fin de la séance, la patiente est très satisfaite de cette expérience, se sent rassurée et sereine. Elle précise même qu’en arrivant au bloc obstétrical quelques heures auparavant, elle n’était pas prête à vivre un accouchement et qu’après, avec ces acquisitions elle se sent prête à en faire 10 (phrase qu’elle répétera de nouveau le lendemain).        <br />
              <br />
       Après la séance d’hypnose, le rythme cardiaque fœtal s’est amélioré avec quasi disparition des dip 1. A l’expulsion, aucune réinjection n’est effectuée sur la péridurale (demande fréquente des équipes obstétricales afin d’obtenir une anesthésie complète du périnée et de supprimer toute sensation de cette région pour permettre un accouchement par voie basse).        <br />
              <br />
       La femme sera active lors de son accouchement et pendant la phase d’expulsion aidée par des ventouses en raison de troubles du rythme de l’enfant et non par refus de pousser. Conclusions : ce cas clinique nous pousse à dépister systématiquement ces femmes dont la grossesse peut réveiller un syndrome post traumatique pour leur proposer une prise en charge incluant une hypnose.       <br />
              <br />
       <b>Objectif :</b>       <br />
       Rapporter la prise en charge par hypnose pour son accouchement d’une parturiente victime d’agression sexuelle et présentant un vaginisme 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Contractions-uterines-Dr-Gil-HUBERT-au-Congres-International-Hypnose-et-Douleur-Confederation-Francophone-Hypnose_a447.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Revue Hypnose &amp; Therapies Breves 24 : Hypnose, dissociation et trauma : 30 ou 150 ans de psychotraumatologie ? Gisela PERREN-KLINGLER</title>
   <updated>2012-04-26T20:47:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-Hypnose-Therapies-Breves-24-Hypnose-dissociation-et-trauma-30-ou-150-ans-de-psychotraumatologie-Gisela-PERREN_a446.html</id>
   <category term="Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/4131348-6272364.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-26T14:40:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quand Pierre Janet publia en 1851 son premier livre sur la dissociation, il se référait avant tout à des cas de « femmes hystériques ». Il fut le premier à lier les phénomènes dissociatifs à des vécus d’abus sexuels infantiles, ce que l’on appellerait aujourd’hui « trauma répétitif de type II ».     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4131348-6272364.jpg" alt="Revue Hypnose &amp; Therapies Breves 24 : Hypnose, dissociation et trauma : 30 ou 150 ans de psychotraumatologie ? Gisela PERREN-KLINGLER" title="Revue Hypnose &amp; Therapies Breves 24 : Hypnose, dissociation et trauma : 30 ou 150 ans de psychotraumatologie ? Gisela PERREN-KLINGLER" />
     </div>
     <div>
      Aujourd’hui, on considère ces vécus infantiles comme étant une cause possible de troubles dissociatifs complexes. On parle de « trauma complexe », ou de désordre de personnalité limite (Van der Haart, Nijenhuis, 2005), ou de troubles développementaux dus aux expériences traumatisantes durant l’enfance (De Bellis, 1999). Freud a commencé par suivre les hypothèses de son maître Janet, jusqu’au moment où le « trauma réel » se trouva converti en « trauma fantasmatique » dû au complexe d’Œdipe.        <br />
              <br />
       On suppose que cette conversion vers le fantasmatique s’est opérée pour des raisons personnelles inconscientes. Cette individualisation freudienne du trauma a conduit à une représentation intrapsychique du trauma qui a marqué la psychiatrie et la psychothérapie durant presque un siècle.        <br />
       La conception psychosociale du trauma n’a émergé que progressivement à partir des années de dictatures militaires en Amérique latine (1971-1984), qui ont vu l’arrivée d’un grand nombre de réfugiés politiques torturés porteurs d’une étrange symptomatologie. En même temps, les vétérans américains de la guerre du Vietnam témoignaient d’une symptomatologie similaire.        <br />
              <br />
       Les psychiatres de part et d’autre de l’Atlantique ont commencé à établir des liens entre les symptômes bizarres de ces survivants de la guerre et de la torture et leur récent vécu : c’est l’émergence de la psychotraumatologie moderne. Le diagnostic de « Post Traumatic Stress Disorder » (1980, DSM III), le « désordre de stress post-traumatique », est souvent appelé « névrose traumatique » en France, ce qui renvoie à la dimension personnelle du vécu. Le diagnostic de PTSD a permis des approches théoriques de plus en plus sophistiquées, basées sur la neuro-biologie cognitive ou sur l’entourage et les ressources sociales (« Conservation of Resources, COR », Hobfoll, 2007).        <br />
              <br />
       Ces différentes approches théoriques et phénoménologiques des symptômes ont aussi permis de sortir de l’impuissance thérapeutique résultant aussi bien des approches psychodynamique, comportementaliste ou existentielle.  Ces approches permettaient certes une bonne interprétation de « l’ininterprétable » (Klein, 1974), sans toutefois en libérer le patient. Les théories neuro-cognitives ont mis en évidence les aspects prioritaires dans l’approche thérapeutique des symptômes, ainsi que l’action des différentes techniques dans les zones du cerveau, tandis que l’approche « sociale et ressources » aide à rétablir un meilleur équilibre des ressources.         <br />
              <br />
       C’est donc une définition nouvelle du PTSD qui attribue les symptômes à des événements de violence hors de la norme survenus dans l’entourage de la personne (critère A1, DSM IV R), ainsi qu’à la réaction individuelle manifestée dans le vécu d’impuissance ou de la peur – mieux, la pensée – de mourir (critère A2). Le trauma n’existe pas en tant que tel : c’est un événement qui le devient à partir de l’interprétation qu’en fait la personne touchée, après coup.         <br />
              <br />
       Au début, les groupes essentiellement européens s’occupant des réfugiés et des survivants de l’Holocauste et des camps de concentration ont eu de la difficulté à faire la différence entre l’extérieur et l’intérieur, la société et la victime. Il y avait confusion entre prévention (lutte pour les droits humains) et thérapie, l’avant et l’après. Depuis lors, nous savons tous que l’un n’empêche pas l’autre, et que la prévention et l’activisme politique en faveur des droits de la personne renforcent l’aspect thérapeutique si l’on sait en tirer profit.        <br />
              <br />
       Aussi, les thérapeutes qui s’occupent des conséquences de traumatismes complexes de l’enfance se rendent compte que si l’on prenait au sérieux la question des droits de l’enfant, il y aurait moins d’adultes souffrant de ces symptomatologies graves et compliquées à traiter. Nous retrouvons alors ce que Pierre Janet avait enseigné : la symptomatologie du PTSD et du trauma complexe est personnelle, individuelle, mais elle est primordialement due à des causes extérieures. Elle affecte la personne dans toutes ses dimensions, tant biologique que mentale et sociale.       <br />
              <br />
       Dans le diagnostic des affections du trauma, il faut relever ce qui en principe dérange le plus le patient : les souvenirs récurrents intrusifs (critère B) et éventuellement aussi l’hyperexcitation (critère D). Cela signifie qu’on peut se concentrer sur les effets du stress vécu au niveau du système nerveux autonome sympathique. On peut tout à fait aussi considérer l’autre face de la médaille, la dissociation (critère C), ou rester dans l’approche biologique sur les mécanismes compliqués de l’autoprotection de l’individu touché.        <br />
              <br />
       Durant l’exposition potentiellement traumatique, ce n’est pas seulement le système sympathique du stress (fuite/combat) qui est sollicité, mais aussi le système parasympathique (impression de gel, se figer, ne rien sentir) qui contribue au mécanisme de dissociation. D’autres mécanismes biologiques renforcent la dissociation initiale parasympathique. Souvent les personnes touchées ne consultent que tardivement, car la dissociation leur permet de ne pas souffrir des conséquences post-traumatiques.        <br />
              <br />
       Tout au plus, ce sont les phobies post-traumatiques qui les dérangent dans les activités quotidiennes : par exemple le chauffeur de camion qui redoute de monter dans son camion, quand bien même le côté somatique ait été bien traité par la chirurgie. Incapable de reprendre le travail, ce chauffeur est alors catalogué comme « névrotique » et se retrouve bénéficiaire d’une rente… Mais si la dissociation émotionnelle ne gêne que rarement les victimes elles-mêmes, elle est par contre difficile à vivre pour l’entourage.         <br />
              <br />
       Dans les pages suivantes, j’aimerais présenter quelques vignettes cliniques de thérapie post-traumatique abordée sous l’angle de la dissociation.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4131348-6272365.jpg" alt="Revue Hypnose &amp; Therapies Breves 24 : Hypnose, dissociation et trauma : 30 ou 150 ans de psychotraumatologie ? Gisela PERREN-KLINGLER" title="Revue Hypnose &amp; Therapies Breves 24 : Hypnose, dissociation et trauma : 30 ou 150 ans de psychotraumatologie ? Gisela PERREN-KLINGLER" />
     </div>
     <div>
      <b>Exemples       <br />
       Cas 1 </b>       <br />
       <b>Anamnèse, symptomatologie et intervention </b>       <br />
       Originaire du Maghreb, cet homme dans la quarantaine, arrivé en Suisse vingt ans auparavant, me consulte pour des « crampes de l’œsophage et envie de vomir », phénomènes qui se manifestent depuis son arrivée, surtout en présence de gens en face desquels il aimerait faire bonne figure. Dans ces moments de crampes, il s’efforçait alors de ne pas laisser monter l’air de son estomac, et avalait et avalait jusqu’à avoir les larmes aux yeux.       <br />
              <br />
       De l’anamnèse ressortit qu’il avait été torturé dans son pays d’origine comme militant en faveur de la démocratie. Sa demande d’asile en Suisse avait été acceptée, il avait trouvé du travail et épousé une Suissesse, par ailleurs fille de policier. Le motif de la consultation était l’augmentation de la fréquence de ces crampes et de la gêne occasionnée. De fait, alors qu’il était en train de m’expliquer sa situation, il fut pris d’une série de crampes contre lesquelles il luttait jusqu’aux larmes.        <br />
              <br />
       Plutôt que d’entrer dans l’histoire précise de sa torture, de sa migration forcée et de la nostalgie de son pays ou d’interpréter ses larmes, je pensai que le rétropéristaltisme et les larmes qui l’accompagnaient pouvaient être compris comme un signe d’hyperexcitation parasympathique, donc de phénomène dissociatif.        <br />
              <br />
       Je suspectai derrière cela une hyperexcitation mal gérable et peut-être des souvenirs traumatiques, et je commençai par un exercice de respiration pour calmer le patient et l’associer. Avec une induction hypnotique, je le guidai avec un « pacing and leading » attentif (synchronisation et guidance), jusqu’à un état de calme qui s’étendait aussi à son estomac. Après une vingtaine de minutes – et à son grand étonnement –, le patient put se dire soulagé et libéré. Je lui expliquai les conséquences possibles de la torture, de l’émigration forcée et des difficultés d’intégration dans un pays aussi différent du sien. Je lui enseignai comment pratiquer cet exercice de respiration, et lui prescrivis de le faire deux fois par jour pendant au moins 15 minutes.        <br />
              <br />
       Je lui suggérai également de s’autoriser une fois par jour, après l’exercice, à faire un « petit voyage » dans son pays, dans un lieu qu’il aimait, et de s’y asseoir un moment pour voir, entendre, sentir, goûter et éprouver dans son corps tout ce que lui avait procuré ce pays et dont il manquait ici. J’expliquai qu’il n’y avait pas de médicament contre la nostalgie, et que c’était l’unique chose qu’il pouvait faire pour lui-même.         <br />
              <br />
       Il revint quatre semaines plus tard, content et racontant qu’il savait maintenant contenir ses crampes. Il avait également pris la décision de divorcer et n’avait pas besoin de mon appui pour cela.        <br />
               <br />
       Réflexions       <br />
       Je me suis retenue de chercher dans le passé traumatique les causes potentielles de ses crampes ou d’interpréter les « émotions » (larmes). Mais je considérai que – pour une raison inconnue – cette symptomatologie dissociative de longtemps était subitement devenue gênante : peut-être le divorce imminent ? Je me dis qu’en premier lieu, j’allais lui montrer comment calmer son système nerveux autonome (non volontaire) et lui expliquer ses difficultés et ses ressources face à la nostalgie (psychoéducation).        <br />
              <br />
       J’avais pensé que lors d’une deuxième séance, il aurait besoin de me parler de ses expériences traumatiques et m’étais préparée à faire un débriefing psychologique thérapeutique. Mais une fois les « crampes » maîtrisées et le lien rétabli avec les ressources de son origine, il sut se passer de moi.           <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4131348-6272368.jpg" alt="Revue Hypnose &amp; Therapies Breves 24 : Hypnose, dissociation et trauma : 30 ou 150 ans de psychotraumatologie ? Gisela PERREN-KLINGLER" title="Revue Hypnose &amp; Therapies Breves 24 : Hypnose, dissociation et trauma : 30 ou 150 ans de psychotraumatologie ? Gisela PERREN-KLINGLER" />
     </div>
     <div>
      <b>Cas II        <br />
       Anamnèse, symptomatologie et intervention</b>       <br />
       Cette femme, B., âgée de 35 ans, psychologue uruguayenne, suivit avec moi à Montevideo un cours sur le débriefing psychologique. Elle se différenciait du reste du groupe par une attention souvent variable et un regard fuyant ou dissociatif. De plus, elle avait évoqué à plusieurs reprises différentes phobies : oiseaux, plumes, places spécifiques.        <br />
              <br />
       Au moment où je proposai, comme promis au commencement du cours, une démonstration de la technique en entier, B. se leva et vint se présenter. Une fois assise, je lui demandai de quoi il s’agissait. Immédiatement son regard se fit dissociatif et d’une voix atone, elle me  dit : « Accouchement d’un enfant mort sept ans auparavant. » Je savais qu’entre-temps, elle avait accouché de deux filles en bonne santé, âgées alors de 5 et 3 ans.               <br />
              <br />
       Je n’entrerai pas ici dans la technique précise du débriefing comme je l’enseigne et la pratique, mais j’en résumerai le processus.       <br />
       Dans les faits, il s’avéra que B. avait porté une grossesse désirée presque jusqu’à terme. Le vendredi soir, au travail, la dernière chose dont elle se souvenait était d’avoir mangé un morceau de chocolat et senti bouger le bébé. Le lendemain, l’enfant ne bougeait plus. B. accoucha alors d’un enfant mort-né qu’elle ne voulut pas voir, et qui fut transporté au service de médecine légale situé dans la capitale. Après l’autopsie, le corps fut éliminé sans service funèbre ni enterrement. B. n’avait plus reparlé de cet épisode avec personne.        <br />
              <br />
       Pourtant elle avait été accompagnée par ses parents et son mari pendant tout le processus. Quand je lui demandai le sexe de l’enfant, B. finit par me répondre que c’était une fille. Mais elle refusa de me dire le prénom. Pourtant j’insistai, afin qu’elle puisse le prononcer pour la première fois : « Sonia ». Durant toute la démarche, j’avais dû insister pour qu’elle me regarde, et l’empêcher ainsi de fuir dans la dissociation.       <br />
              <br />
       Durant la phase émotionnelle (élaboration du ressenti à travers le corps, identification de la valeur lésée), B. évoqua sa haine à l’égard des médecins, quoiqu’elle fut consciente que ce n’était pas de leur faute. Tandis qu’elle continuait à parler de ce qui s’était passé et de ce qu’elle avait éprouvé, il m’apparut qu’il y manquait la tristesse, et j’évoquai celle-ci aussitôt.  Son regard, auparavant fuyant, se posa sur moi, et très tranquillement elle commença à parler de l’enfant et de la solitude vécue lors de l’accouchement. L’émotion élaborée fut nommée  « solitude triste » et la valeur fut l’appartenance.       <br />
              <br />
       Planter un jasmin rose dans son jardin (je me souvins des violettes d’Erickson) fut le rituel convenu, ainsi que la discussion avec son mari et ses parents. Je supposai que cela conduirait également à la discussion avec ses deux filles.         <br />
              <br />
       Après le processus, je découvris en B. une femme au regard calmement posé sur moi, associé.  Pour pouvoir moi-même répondre aux questions des observateurs sans la gêner, je l’invitai à aller se promener un moment en compagnie d’une autre participante. Elles revinrent toutes contentes. L’accompagnante me raconta qu’en sortant, B. exprima son envie de chocolat ; les quelques pesos qu’elles avaient sur elles suffisaient pour acheter une petite tablette et la partager. B. réalisa qu’elle n’avait plus remangé de chocolat depuis le fameux vendredi soir où elle avait encore senti bouger l’enfant.       <br />
              <br />
       Une année plus tard, B. vint me voir lors d’un congrès à Buenos Aires pour me remercier ; elle avait planté le jasmin, perdu toutes ses phobies et parlé avec son mari de leur première enfant. Elle en avait aussi discuté avec ses deux filles. Sa joie avait été à son comble quand elle avait entendu peu auparavant sa fille aînée répondre à quelqu’un qu’ « elles étaient deux filles à la maison, mais qu’au fond elles étaient trois, car elles avaient une sœur, Sonia, qui était morte juste avant la naissance ».                   <br />
              <br />
       Pour lire la suite cliquer sur l'image suivante       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4131348-6272413.jpg" alt="Revue Hypnose &amp; Therapies Breves 24 : Hypnose, dissociation et trauma : 30 ou 150 ans de psychotraumatologie ? Gisela PERREN-KLINGLER" title="Revue Hypnose &amp; Therapies Breves 24 : Hypnose, dissociation et trauma : 30 ou 150 ans de psychotraumatologie ? Gisela PERREN-KLINGLER" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
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   </content>
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   <title>Revue Sexualités Humaines 13 : SYMPTÔMES VOISINS, SYMPTÔMES COUSINS…Dyspareunie et vaginisme. Esther Hirch</title>
   <updated>2012-04-27T03:01:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-Sexualites-Humaines-13-SYMPTOMES-VOISINS-SYMPTOMES-COUSINS-Dyspareunie-et-vaginisme-Esther-Hirch_a445.html</id>
   <category term="Revue Sexualités Humaines" />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/4130861-6271702.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-26T12:52:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par son regard croisé, l’auteur revient sur des fondamentaux qui seront utiles aux sexologues débutants, mettant ainsi dans une perpective très pédagogique la question délicate du « voisinage » des symptômes dans la sexualité féminine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4130861-6271702.jpg" alt="Revue Sexualités Humaines 13 : SYMPTÔMES VOISINS, SYMPTÔMES COUSINS…Dyspareunie et vaginisme. Esther Hirch" title="Revue Sexualités Humaines 13 : SYMPTÔMES VOISINS, SYMPTÔMES COUSINS…Dyspareunie et vaginisme. Esther Hirch" />
     </div>
     <div>
      Très voisins, deux troubles seront traités ensemble à partir de l’idée du réflexe conditionné :       <br />
       - de contraction involontaire des muscles péri-vaginaux lors de toute tentative de pénétration quelle qu’elle soit (le doigt, le spéculum, le pénis) dans le vaginisme ;       <br />
       - de douleur pendant les rapports sexuels dans la dyspareunie, douleur tantôt superficielle, tantôt profonde, et ce même si la femme est désirante, réceptive et orgasmique…       <br />
               <br />
       L’examen gynécologique est bien accepté en général par la femme dyspareunique, avec l’espoir de découvrir la cause organique responsable de la douleur.       <br />
       Par contre, cet examen est pratiquement toujours impossible chez la vaginique. En effet, dès l’approche du toucher vaginal, la femme vaginique resserre les cuisses en contractant ses adducteurs, se rejette en arrière en poussant sur les étriers de la tableau d’examen voire saute de celle-ci, réactions parfois théâtrales témoignant de sa phobie.       <br />
       Lorsqu’elle parvient, malgré tout, à se dominer, l’examen permet de discerner un vaginisme superficiel d’un vaginisme profond.       <br />
       Dans le vaginisme superficiel, il y a contraction des muscles bulbo-caverneux, du muscle constricteur du vagin et des muscles péri-vaginaux, empêchant tout accès au vagin.       <br />
       Dans le vaginisme profond, il y a contraction du muscle releveur de l’anus, si bien que l’entrée dans le vagin est possible sur 1 centimètre.       <br />
              <br />
       Pour lire la suite, cliquer sur l'image suivante
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4130861-6271714.jpg" alt="Revue Sexualités Humaines 13 : SYMPTÔMES VOISINS, SYMPTÔMES COUSINS…Dyspareunie et vaginisme. Esther Hirch" title="Revue Sexualités Humaines 13 : SYMPTÔMES VOISINS, SYMPTÔMES COUSINS…Dyspareunie et vaginisme. Esther Hirch" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-Sexualites-Humaines-13-SYMPTOMES-VOISINS-SYMPTOMES-COUSINS-Dyspareunie-et-vaginisme-Esther-Hirch_a445.html" />
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  <entry>
   <title>Chut, on tourne ! Dr Catherine Eliat. Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves.</title>
   <updated>2012-04-10T02:12:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Chut-on-tourne--Dr-Catherine-Eliat-Congres-International-Hypnose-et-Douleur-Confederation-Francophone-Hypnose_a444.html</id>
   <category term="Congrès Hypnose Douleur 2012" />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/4079732-6191087.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-10T02:00:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Catherine Eliat, médecin anesthésiste Congrès International Hypnose et Douleur.   Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves   QUIBERON - FRANCE   Vendredi 18 Mai 2012 11h20 - 13h     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4079732-6191087.jpg" alt="Chut, on tourne ! Dr Catherine Eliat. Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves." title="Chut, on tourne ! Dr Catherine Eliat. Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      « Madame, votre bébé est en siège… Pour éviter une césarienne il est vous est conseillé de tenter une version par manœuvre externe (VME). La VME est faite par l’obstétricien qui va mobiliser le bébé à travers la paroi abdominale maternelle pour le retourner… »        <br />
              <br />
       Oui mais… ce geste est souvent vécu par les patientes comme anxiogène, désagréable et douloureux, et sa mauvaise réputation conduit parfois à un refus. Or l’accouchement par voie basse d’un bébé en siège ne peut s’envisager qu’avec des conditions obstétricales optimales,  certaines équipes programmant systématiquement des césariennes. Nous avons étudié de façon prospective, en comparant deux groupes de patientes (groupe témoin et groupe hypnose), l’apport de l’hypnose au cours de la version, évaluée en termes d’anxiété, de douleur, de confort et de succès sur des échelles visuelles analogiques (EVA).        <br />
              <br />
       A ce stade de l’étude, l’hypnose diminue la douleur et améliore le confort de façon statistiquement significative, diminue l’anxiété de la patiente et ne semble pas modifier le taux de réussite de la version. De simples suggestions de confort ne suffisent pas à assurer une analgésie hypnotique.        <br />
              <br />
       L’installation de l’analgésie en hypnose lors d’un soin douloureux, en-dehors de toute analgésie ou anesthésie médicamenteuse comme c’est le cas dans cette étude, mérite donc une attention et un soin particulier de la part du soignant. En améliorant le vécu d’un soin obstétrical, l’hypnose permet un travail utile à la patiente dans son histoire médicale comme dans la construction de sa maternité.       <br />
              <br />
       <b>Objectifs :</b>       <br />
              <br />
           Montrer intérêt d’une intervention en hypnose lors d’un moment particulier de la vie, en contexte obstétrical       <br />
              <br />
           Techniques d’analgésie hypnotiques       <br />
              <br />
           Encourager le développement d’études scientifiques pour la crédibilité de l’hypnoanalgésie       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Chut-on-tourne--Dr-Catherine-Eliat-Congres-International-Hypnose-et-Douleur-Confederation-Francophone-Hypnose_a444.html" />
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   <title>Les maux doux. Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves.</title>
   <updated>2012-04-10T01:58:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Les-maux-doux-Congres-International-Hypnose-et-Douleur-Confederation-Francophone-Hypnose-Therapies-Breves_a443.html</id>
   <category term="Congrès Hypnose Douleur 2012" />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/4079727-6191074.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-10T01:54:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mmes Véronique Lezé, IADE, Manuela Valotaire-Lebreton, IDE et Dr Christine Retif, médecin anesthésiste Congrès International Hypnose et Douleur.   Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves   QUIBERON - FRANCE   Vendredi 18 Mai 2012 11h20 - 13h     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4079727-6191074.jpg" alt="Les maux doux. Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves." title="Les maux doux. Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      Quand la douceur de nos mots peuvent remplacer les maux, c’est cela la bienveillance,non ? Et si nous imaginions un mouchoir en tissu blanc… un de ces précieux mouchoirs de grand-mère… doux comme de la soie… un mouchoir peut-être carré, peut-être rectangle… peut-être brodé, ou peut-être pas…        <br />
              <br />
       Ce mouchoir est tenu par plusieurs personnes… des personnes qui le tiennent du bout des doigts, deux doigts serrés l’un contre l’autre, et le bout de tissu entre les deux doigts… chacune tire légèrement sur son bout de mouchoir en tissu blanc… si bien qu’il est tendu, tendu et droit…        <br />
              <br />
       Et une autre personne fait tomber… au centre de ce mouchoir en tissu blanc… quelques gouttes d’une huile essentielle très précieuse… peut-être une odeur connue… peut-être une odeur nouvelle…        <br />
              <br />
       Et la minuscule goutte d’huile se répand… se répand sur le mouchoir… s’étale d’une façon lente et certaine… de proche en proche… de fibre en fibre… peut-être la couleur du mouchoir change un peu, peut-être il devient légèrement translucide… un peu comme si la lumière pouvait mieux passer au travers… et peut-être le contact du doigt sur le tissu change aussi… peut-être le toucher devient encore plus doux et plus soyeux… C’est toujours le même mouchoir… le mouchoir en tissu blanc… et se répand maintenant jusqu’aux narines un doux parfum, peut-être une odeur fruitée, peut-être fleurie, peut-être ambrée, ou peut-être une autre odeur encore… ce mouchoir en tissu blanc contient désormais cette délicate senteur… une senteur délicieuse et agréable… Et si les doux mots pouvaient se répandre comme ça, de proche en proche… et de bouche en bouche… tel un parfum qui se diffuse de nez en nez, et chacun lui trouve une senteur qui lui appartient.       <br />
              <br />
       <b>Objectifs :</b>       <br />
              <br />
           Naissance d’un groupe hypnose en anesthésie-réanimation au CHU de Nantes       <br />
           Sensibilisation des personnels des blocs et des réanimations. Comment donner envie… d’avoir envie… de communiquer autrement.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
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   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Les-maux-doux-Congres-International-Hypnose-et-Douleur-Confederation-Francophone-Hypnose-Therapies-Breves_a443.html" />
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   <title>Hypnose et douleurs après chirurgie du canal carpien sous ALR. Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves.</title>
   <updated>2012-04-10T01:51:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-et-douleurs-apres-chirurgie-du-canal-carpien-sous-ALR-Congres-International-Hypnose-et-Douleur-Confederation_a442.html</id>
   <category term="Congrès Hypnose Douleur 2012" />
   <photo:imgsrc>http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/imagette/4079720-6191065.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-10T01:48:00+02:00</published>
   <author><name>Eric Sonne</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mme Muriel Beneteau-Rion, infirmière anesthésiste et les Drs Olivier Belze et Arnaud Gouchet, médecins anesthésistes. Congrès International Hypnose et Douleur.   Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves   QUIBERON - FRANCE  Vendredi 18 Mai 2012 11h20 - 13h     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hypnose-ericksonienne.org/photo/art/default/4079720-6191065.jpg" alt="Hypnose et douleurs après chirurgie du canal carpien sous ALR. Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves." title="Hypnose et douleurs après chirurgie du canal carpien sous ALR. Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose &amp; Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      La pathologie du canal carpien est courante ; elle motive de fréquentes interventions chirurgicales, réalisées dans notre établissement avec une anesthésie locorégionale, et en hospitalisation ambulatoire. Nous avons voulu évaluer l’impact d’une intervention hypnotique lors de la réalisation de l’anesthésie loco-régionale, sur l’existence de douleurs postopératoires précoces et retardées.        <br />
              <br />
       Pour ce faire, deux groupes de patients ont été constitués, de manière aléatoire. Dans le groupe des patients ayant fait l’objet d’un accompagnement hypnotique au bloc opératoire, les douleurs post-opératoires précoces sont significativement plus faibles que dans le groupe de patients « témoins » ayant été opérés de la même pathologie (syndrome du canal carpien) sans intervention hypnotique.        <br />
              <br />
       Cet effet semble se prolonger dans le temps, les douleurs persistantes semblant aussi plus rares et plus modérées. Ces résultats encourageants nous incitent à élargir les indications de l’hypno-anesthésie en chirurgie fonctionnelle ambulatoire.       <br />
              <br />
       <b>Objectifs :</b>       <br />
              <br />
           Identifier les facteurs de risque de douleurs à distance de l’intervention       <br />
              <br />
           Positionner l’approche par l’hypnose dans la prévention de ces douleurs       <br />
              <br />
           Valider le recours à l’hypnose en association avec l’ALR dans cette indication       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Diffusé par hypnose-ericksonienne.org</div>
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   <link rel="alternate" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-et-douleurs-apres-chirurgie-du-canal-carpien-sous-ALR-Congres-International-Hypnose-et-Douleur-Confederation_a442.html" />
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